15/11/2011

La décadence idéologique appelle une saine révolte !

La décadence idéologique appelle une saine révolte !

La formation d'un gouvernement d'union nationale en Grèce est le symptôme de la décrépitude de la démocratie politique représentative actuelle.

Lorsque social-libéraux de droite et social-démocrates de centre gauche s'unissent, toute différence idéologique est symboliquement abolie.

Il s'agit d'une atteinte claire au principe du pluralisme politique.


Concrètement, les partis pro-capitalistes s'unissent dans une situation de crise du capitalisme pour tenter d'assurer la survie du capitalisme, et donc de préserver les intérêts des classes dominantes qui sont avantagées par la situation actuelle.
La survie du capitalisme signifie, pour les social-démocrates, sacrifier tout principe moral en appliquant des politiques d'austérité à l'opposé de leur positionnement axiologique. C'est le syndrome du paradoxe perdu de la social-démocratie.


A présent, en Grèce, l'extrême gauche se retrouve doublement renforcée pour mener la révolte des classes précarisées et moyennes.
D'une part, par l'échec de la social-démocratie qui a vendu son âme au capitalisme pour assurer la survie de l'élite politique qu'elle représente (ou simplement par auto-limitation idéologique).
D'autre part, par la politique d'austérité qui, saccageant l'Etat-social, polarise la société.

De plus, vu la situation, l'aliénation idéologique devrait s'estomper devant la conscience de classe, et permettre ainsi les mobilisations nécessaires au renversement politique et social, qui se fera par les urnes, ou par la révolution.


Il reste à espérer que une fois arrivées au pouvoir, les forces anti-capitalistes sauront mettre en place un système novateur, à l'équilibre entre socialisme scientifique et socialisme utopiste !

07/11/2011

La lutte des classes au XXIème siècle

La lutte des classes au XXIème siècle


Aujourd'hui, on peut proposer un découpage en classes sociales en fonction du mode de vie et du mode de consommation, découlant du niveau de fortune et de revenu, eux-mêmes conséquences du mode de production et de la place dans le mode de production.

Hypothèse pour Genève (mais on devrait obtenir plus ou moins les mêmes résultats pour la Suisse)

Classes dominantes – 10% de la population genevoise
[Nombre de millionnaires à Genève, ils détiennent plus de 85% de la fortune totale du canton.]

Classes moyennes supérieure – 20 à 30 %
- classe moyenne supérieure très aisée
- classe moyenne supérieure aisée

Classe moyenne inférieure – 40 à 50 %
- classe moyenne inférieure peu aisée
- classe moyenne inférieure précarisée

Classes précarisées – 15 à 20% de la population genevoise
[moyenne suisse officielle + moyenne genevoise basée sur étude de la précarité des HUG]

NB : Les pourcentages en ce qui concerne les classes moyennes sont une hypothèse basée sur les travaux de l'économiste Alain Lipietz.


La lutte des classes n'est fortement visible et ressentie par les individus que lorsqu'une polarisation sociale élevée est en place. Cette polarisation sociale était clairement présente jusqu'à l'instauration et le développement de l'Etat-social en Europe. La lutte des classes, dans une société fortement polarisée, amène forcément à un renversement des classes dominantes par les classes dominées.


3 facteurs amenant progressivement, de nos jours, à une polarisation sociale importante


1. L'idéologie néo-libérale

Expression idéologique des désirs et des fantasmes des classes dominantes, l'idéologie néo-libérale précarise les classes moyennes en abattant pallier par pallier l'Etat-social. En agissant ainsi, la classe dominante œuvre à sa propre destruction puisqu'elle renforce la polarisation sociale qui finira par l'abattre en provoquant un soulèvement (réformiste ou révolutionnaire).

2. Les limites de la social-démocratie

Dans le cas où l'Etat-social a dû s'endetter passablement pour mener à bien ses politiques sociales et qu'il atteint ses limites de financement, il se retrouve contraint (dans le cadre des logiques capitalistes) d'appliquer une politique d'austérité renforçant les inégalités et par conséquent la polarisation sociale.

3. Les limites naturelles

La croissance économique, nécessaire au bon fonctionnement du capitalisme, dépend de l'accès aux ressources, notamment des ressources énergétiques. 85% de l'énergie consommée provient du pétrole, du gaz, et du charbon. Avec la raréfaction prochaine de ces ressources, les gouvernements pro-capitalistes devront forcément restreindre leurs dépenses, réduire l'Etat-social, et polariser la société.


L'Histoire est encore en marche.
La lutte des classes est notre réalité.
Le renversement du capitalisme et des classes dominantes est inévitable.
Reste à œuvrer pour que le bon système le remplace!