03/06/2012

Jeunes, brisons les chaînes de la bien-pensance paternaliste !

Jeunes, brisons les chaînes de la bien-pensance paternaliste !

Vendredi, les députés du Conseil des États ont décidé (sur proposition du PDC Ruth Humbel) de s'attaquer à la liberté des jeunes de fumer en décidant d'élever la limite d'âge à 18 ans et non plus à 16 ans.

Cette restriction des libertés des jeunes est une atteinte honteuse aux droits des jeunes !

Il est évident que les jeunes qui souhaitent boire et fumer avant 18 ans continueront de le faire, malgré cette loi ridicule et paternaliste.

Tout ce qu'il reste donc c'est le symbole que représente cette attaque des bien-pensants moralisateurs et conservateurs contre la jeunesse.

Les jeunes de moins de 18 ans sont une catégorie qui jouissaient d'ores et déjà de peu de droits.
Et bien à présent ils en auront encore moins !

Pourquoi ces attaques contre les jeunes ?

Parce que les jeunes sont de moins en moins nombreux dans cette société vieillisante.
Parce qu'ils sont la catégorie de population qui vote le moins.
Parce que les jeunes sont peu politisés et peu mobilisés.

La jeunesse représente donc la catégorie sur laquelle se défouler et à laquelle on peut imposer ses caprices de petit bourgeois sans trop de craintes pour son statut de politicien.

Face à cette expression méprisante du paternalisme du Conseil des États, il nous faut réagir et réclamer :

- l'abaissement de la majorité à 16 ans

- l'abaissement du droit de vote à 14 ans

- un renforcement des cours d'éducation citoyenne au cycle avec au moins deux heures de cours par semaine

- la création d'un cours d'initiation à la politique dans tous les établissements du post-obligatoire

- des quotas minimum de jeunes sur les listes électorales

- la reconnaissance des associations d'élèves du post-obligatoire en tant qu'acteur syndical représentant officiel des élèves et apprenants

Nous avons d'ores et déjà dû payer davantage que tout le monde lors de la réforme sur le chômage (LACI) !

Assez d'être des victimes faciles !
Mobilisons-nous !

20:55 Publié dans Jeunesse et engagement | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : jeunesse, bien-pensance, paternalisme, majorité, droits, libertés | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

23/05/2012

Editorial One FM : Les jeunes et la politique

Mon éditorial sur One FM de ce matin : Les jeunes et la politique

C'est la crise.

L'austérité, épidémie néolibérale, ravage les pays du sud de l'Europe.
En Grèce, elle jette de plus en plus de gens dans une précarité intolérable.
Mais l'austérité n'est pas une fatalité et les peuples s'indignent et se révoltent, renversant leurs gouvernements.
On assiste au grand retour de l'espoir, au grand retour d'une gauche capable de faire face au grand capital.

En Suisse aussi l'indignation et la révolte couvent.
900 000 pauvres, dont 400 000 working poor, sont là pour nous rappeler la réalité inégalitaire de notre société contemporaine.
A Genève, les 18% de Genevois ne pouvant accéder à des soins de santé subissent de plein fouet l'inégalité de notre système capitaliste.

Alors de quoi avons-nous besoin pour dépasser cette crise ?

Nous n'avons pas besoin de nouveaux gestionnaires sans imagination, nous n'avons pas besoin de nouveaux inventeurs de gadget futile, nous n'avons pas besoin de nouveaux businessmen charitables.

Non.

Nous avons besoin d'une nouvelle génération de gauche, d'une nouvelle génération qui soit capable de penser une époque révolutionnaire de façon révolutionnaire.
La jeunesse, force d'espérance et de changement, peut et doit transformer la société afin de construire un monde plus juste, plus égalitaire, et plus heureux.

Pour cela, la jeunesse doit se mobiliser, et doit s'engager en politique, notamment en allant voter pour Anne-Emery Torracinta le 17 juin prochain.

16:48 Publié dans Jeunesse et engagement | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : jeunesse, engagement, politique | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

28/04/2012

100 publications, cent interrogations, sans compromission, sang politique

100 publications, cent interrogations, sans compromission, sang politique

Voilà atteint un chiffre symbolique pour mon blog.
Je ne pensais pas avoir autant écrit, et pourtant les voici.
Ces 100 billets, fruits de mes lectures, et de mes réflexions.

100 publications que l'on peut lire comme autant d'interrogation que je me fais à moi-même.
Revenant volontiers sur mes pas, j'admets tout à fait errer souvent sans trouver de réponse exacte, ou aussi exacte ou pertinente que je le souhaiterais.

Le propos de ce blog n'a jamais été de traiter l'actualité en tant que telle, certains le font bien mieux que moi, et je m'y livre rarement.
Mon propos est d'interroger le sang de la politique.
Les parlements, les médias, les partis, sont autant de veines et d'artères porteurs de ce liquide vitale.
Mais le sang de la politique, ce qui irrigue le cœur, c'est à dire la société, c'est l'idéologie.

Il s'agit donc pour moi de revenir aux fondements de la construction humaine collective, d'interroger à ma façon les projets de société pour lesquels s'enflamment les Hommes, et de comprendre les différents modèles de société qui s'offrent à nous.

Certes, je suis parfaitement et totalement partial et engagé.
Mais c'est justement parce que mes publications n'ont de sens que parce qu'elles ont un but militant derrière elles : celui d'essayer de définir le meilleur chemin pour la société hors du capitalisme.

Il est clair que beaucoup de gens pensent que je perds mon temps.
Personnellement je reste néanmoins convaincu qu'il est plus que jamais temps de nous poser des questions fondamentales, et de tenter d'y apporter des réponses.

Le sociologue Pierre Escofet disait dernièrement dans Gauchebdo : « Les jeunes sont plutôt conservateurs et le monde capitaliste et libéral leur va très bien. De toute façon, ils n'ont pas la culture politique pour le remettre en question. »

Si elle veut à nouveau arriver à porter un nouveau projet de société, une nouvelle utopie, ma génération doit revenir aux fondements de la société, aux idéologies.
J'espère donc que nous serons plus nombreux à l'avenir à nous offrir le droit et les moyens de repenser le monde.

Car ce dont la société a besoin aujourd'hui, ce n'est pas d'une nouvelle cohorte de gestionnaires pragmatiques ou de jeunes cadres dynamiques vendus au capital, mais c'est d'une nouvelle génération d'utopistes engagés !

17:01 Publié dans Au sujet du Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : 100 publications, 100, blog, politique, idéologie, jeunes, jeunesse | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

14/12/2011

La jeunesse en marche !

La jeunesse en marche !

Le 4 octobre 2010, je fondais avec Julien Vogler, Kevin Fernandez, et Gérald Laury, la Gauche des Collèges de Genève. Notre collectif se livra pendant une année et demi à un travail d'information engagée et de politisation active visant à conscientiser et mobiliser nos camarades sur des thèmes qui nous importaient, comme l'écologie, les inégalités sociales, la xénophobie, la diversité culturelle, etc. Durant ce laps de temps, nous publiâmes un certain nombre de manifestes, de tracts, et d'affiches, avec le soutien, plus ou moins prononcé, de nos professeurs, tout en subissant par contre une attitude plutôt répressive de la part des directions de nos établissements scolaires respectifs. Notre activité s'étendit à la majorité des collèges de Genève, ainsi qu'à l’École de Culture Générale, raison pour laquelle nous prîmes alors le nom de Gauche du Post-Obligatoire Genevois.
Notre collectif rassembla plusieurs dizaines de jeunes qui souvent restèrent uniquement pendant de courtes périodes de temps.
Au final, il me semble que nous avons agi aux mieux de nos moyens et de nos forces.

Aujourd'hui, je pense que l'on peut dire que le projet prend fin avec l'enterrement de la Jeunesse Humaniste, collectif mort-né qui tenta de se développer sur les restes de la Gauche du Post-Obligatoire Genevois.

Quel impact réel avons-nous eu sur nos camarades ? A vrai dire, difficile de le savoir, car peu d'entre eux semblent avoir rejoint les rangs des mouvements sociaux ou des partis politiques humanistes (c'est à dire de gauche). L'impact le plus important de notre action collective est celui qui s'est porté sur nous-mêmes, les acteurs de ce collectif, étant donné que la plupart d'entre-nous a rejoint à présent un parti politique humaniste. Personnellement, c'est par mon activité au sein de la Gauche des Collèges que j'ai d'ailleurs été repéré et recruté par la Jeunesse Socialiste Genevoise.

Il y a donc des esprits militants qui sommeillent chez les jeunes et il s'agit de les éveiller, d'incarner cette main tendue qui se révélera véritablement lorsque l'étincelle de l'indignation ou de la révolte aura mobilisé l'énergie politique potentielle contenue dans chacun. C'est pourquoi il revient aux militants politiques de gauche (et notamment aux jeunesses de gauche) d'occuper le terrain des établissements de formation des jeunes pour concrétiser cette main tendue pleine d'espérance réciproque.

Car les futurs changements sociaux ne se réaliseront pas sans la mobilisation de la jeunesse. C'est en effet par l'union des jeunes, des précaires, et des intellectuels, qu'émergera une force de changement capable de transformer la société.