14/12/2011

La jeunesse en marche !

La jeunesse en marche !

Le 4 octobre 2010, je fondais avec Julien Vogler, Kevin Fernandez, et Gérald Laury, la Gauche des Collèges de Genève. Notre collectif se livra pendant une année et demi à un travail d'information engagée et de politisation active visant à conscientiser et mobiliser nos camarades sur des thèmes qui nous importaient, comme l'écologie, les inégalités sociales, la xénophobie, la diversité culturelle, etc. Durant ce laps de temps, nous publiâmes un certain nombre de manifestes, de tracts, et d'affiches, avec le soutien, plus ou moins prononcé, de nos professeurs, tout en subissant par contre une attitude plutôt répressive de la part des directions de nos établissements scolaires respectifs. Notre activité s'étendit à la majorité des collèges de Genève, ainsi qu'à l’École de Culture Générale, raison pour laquelle nous prîmes alors le nom de Gauche du Post-Obligatoire Genevois.
Notre collectif rassembla plusieurs dizaines de jeunes qui souvent restèrent uniquement pendant de courtes périodes de temps.
Au final, il me semble que nous avons agi aux mieux de nos moyens et de nos forces.

Aujourd'hui, je pense que l'on peut dire que le projet prend fin avec l'enterrement de la Jeunesse Humaniste, collectif mort-né qui tenta de se développer sur les restes de la Gauche du Post-Obligatoire Genevois.

Quel impact réel avons-nous eu sur nos camarades ? A vrai dire, difficile de le savoir, car peu d'entre eux semblent avoir rejoint les rangs des mouvements sociaux ou des partis politiques humanistes (c'est à dire de gauche). L'impact le plus important de notre action collective est celui qui s'est porté sur nous-mêmes, les acteurs de ce collectif, étant donné que la plupart d'entre-nous a rejoint à présent un parti politique humaniste. Personnellement, c'est par mon activité au sein de la Gauche des Collèges que j'ai d'ailleurs été repéré et recruté par la Jeunesse Socialiste Genevoise.

Il y a donc des esprits militants qui sommeillent chez les jeunes et il s'agit de les éveiller, d'incarner cette main tendue qui se révélera véritablement lorsque l'étincelle de l'indignation ou de la révolte aura mobilisé l'énergie politique potentielle contenue dans chacun. C'est pourquoi il revient aux militants politiques de gauche (et notamment aux jeunesses de gauche) d'occuper le terrain des établissements de formation des jeunes pour concrétiser cette main tendue pleine d'espérance réciproque.

Car les futurs changements sociaux ne se réaliseront pas sans la mobilisation de la jeunesse. C'est en effet par l'union des jeunes, des précaires, et des intellectuels, qu'émergera une force de changement capable de transformer la société.