21/07/2012

Europe ?

Europe ?

Qui donc peut-il être aujourd'hui  contre un grand projet de coopération entre tous les pays européens ?


Qui peut s'opposer à ce que la paix et des échanges harmonieux soient établis au sein d'une grande organisation européenne de tous les pays frères qui la composent ?

L’Europe est pour la Suisse une évidence géographique, une bénédiction politique, et un bienfait économique.

Et pourtant, nous ne devons absolument pas adhérer à l'Union Européenne.

L'Union Européenne ne représente pas ce rêve européen auquel j'adhère, mais une tromperie libérale pour mieux soumettre les peuples aux intérêts des classes dominantes.

L'UE est devenu l'un des principaux acteurs défendant des politiques d'austérité néo-libérale et créant une précarité crasse dans ses pays membres du sud.
Qui plus est elle a attaqué la démocratie en niant le droit à l'autodétermination des populations membres lorsqu'elle a soutenu la mise en place de gouvernements composés de technocrates sans légitimité populaire.

C'est pourquoi l'UE est notre adversaire, au même titre que le FMI ou que toute organisation libérale.
Et c'est pourquoi la Suisse ne doit pas y adhérer.

Mais les fondements de l'UE sont pourris, car dans ses prémisses existentiels réside la volonté de construire une fédération européenne.
Et qui dit fédération dit suppression de la souveraineté budgétaire et politique !

Nous ne pouvons soutenir un projet de fédération européenne qui supprimerait notre autonomie. Ce dont nous avons besoin est d'une confédération européenne où chacun des pays membres pourra collaborer avec les autres dans un respect réciproque et en toute amitié fraternelle.

Oui l'Europe est notre horizon, mais pas cette Europe, une autre.

17:57 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : europe, ue, confédération européenne | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

20/01/2012

Vive l'indépendance de la Rom-anie !

Vive l'indépendance de la Rom-anie !

Les Roms sont une population persécutée et rejetée.
Où qu'elle demeure, elle est sans cesse victime d'une forte stigmatisation.

Certains disent que les Roms sont des populations naturellement nomades, toutefois, 90% des Roms sont en réalité sédentaires !

http://www.a-part-entiere.org/stereotypes_sedentaires.php...

Si les Roms se déplacent c'est parce qu'ils ne trouvent pas de quoi vivre dignement sur leurs propres terres où ils habitent. En Roumanie notamment, ils subissent des persécutions et son parfois chassés par des milices d'extrême droite.

La solution qui semble s'imposer à mes yeux, est la création d'un État pour les Roms.

Il pourrait s'agir d'un État multiculturel et fédéral comme la Suisse, à même de permettre à toutes les différentes populations de Roms de s'organiser dans un vivre-ensemble convivial.

L'Union Européenne pourrait coordonner la création de cet État et définir sa localisation géographique. Il s'agirait que certains pays se dévouent, et effectuent un don de ressources et de terres (notamment des terres où les Roms vivent d'ores et déjà, mais aussi d'autres terres).

Alors vive l'indépendance de la future Rom-anie !

17:17 Publié dans Les Roms | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : roms, rom-anie, europe | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

16/01/2012

Pas d'hésitation !

Pas d'hésitation !

Le 25 novembre dernier, j'avais publié une analyse établissant l'équation suivante :

Austérité progressive = fin progressive de l'Etat-providence = polarisation sociale et idéologique = renforcement de la lutte des classes = renversement du capitalisme

Puis, le 29 novembre, suite à de nombreuses critiques remettant en cause mon excès de déterminisme, j'avais remis mon hypothèse en question tout en arguant que, normativement parlant, il n'en était pas moins souhaitable de dépasser le capitalisme.


Aujourd'hui, je tiens à dire que pour le moment c'est mon analyse première qui s'impose empiriquement.
Je constate en effet tous les jours l'évolution négative de la crise de la dette avec son cortège de coupes dans l'Etat-social et les droits sociaux fondamentaux. Quant à l’État keynésien, il semble ne plus être d'actualité.
Au Portugal on supprime carrément les jours fériés, alors qu'en Grèce les malades ne sont même plus tous soignés... En France, la perte du triple A assure une mauvaise passe pour le pays, tandis qu'en Espagne le chômage des jeunes atteint les 40%.

La moyennisation de la société n'a jamais été autant remis en question qu'en ce moment en Europe.
Nous assistons présentement à l'inversion d'une tendance avec un retour à des conditions de vie antérieures.

En réaction à cette évolution, la droite joue les pyromanes en soutenant activement le processus.
Quant à la gauche européenne... pour le moment elle semble penser, comme les évêques du Saint Siège, que économie de marché et équité sont compatibles. Un message relativement juste lorsqu'il fait beau temps, mais absolument illusoire en période de crise systémique !

Alors, la gauche européenne doit se reprendre et ne pas hésiter.
L'Histoire est avec elle et il lui suffit de l'accompagner.
Tandis que l'Etat-social s'écroule, la gauche européenne doit incarner la polarisation idéologique qui va de pair avec le processus actuel de polarisation sociale. Cela signifie proposer un modèle d'organisation de la société adéquat à la situation présente, c'est à dire soutenir un véritable système socialiste d'économie planifiée démocratique.
Sans cela, la gauche européenne est condamnée à perdre, ou à laisser les nationalistes l'emporter.

Pas d'hésitation donc !


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Texte du 25 novembre, Génération post Etat-providence, génération révoltée

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/11/25/generat...

Texte du 29 novembre,
Hésitation ?

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/11/29/hesitat...

13:25 Publié dans Austérité et Etat-providence | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : etat-providence, gauche, droite, europe | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

09/10/2011

Indignation et mutation idéologique en Europe

Indignation et mutation idéologique en Europe

Cette année 2011, la social-démocratie est, symboliquement et idéologiquement, morte.

Que ce soit en Espagne, en Grèce, ou au Portugal, partout les gouvernement sociaux-démocrates de centre gauche ont échoué à gérer les crises (systémiques) auxquelles ils ont été confrontées.

Ainsi, on a pu voir que la social-démocratie ne fonctionnait pas, tant elle dépend du bon fonctionnement du capitalisme pour mener à bien ses politiques humanistes (qui péjorent ensuite la bonne marche du capitalisme... la boucle est bouclée!)

L'échec de la social-démocratie sonne évidemment le retour du socialisme sur le devant de la scène idéologique.
Ce socialisme prend la forme, présentement, d'un rejet total du capitalisme, sans que ce refus se concrétise encore formellement en un mouvement socialiste politique et idéologique à part entière.
On peut interpréter ainsi le mouvement des Indignés. Ces derniers rejettent avec fracas le capitalisme, mais peinent à proposer une alternative. C'est pourquoi, peu à peu, ils construisent à grands traits une utopie socialiste tout ce qu'il y a de plus concrète.

Ces mouvements des Indignés, essaimant dans tout l'Occident, annoncent la fin des compromissions de la gauche avec le capitalisme, et la fin des sociaux-libéraux vendus au capital (ces derniers ayant pullulé dans d'honorables partis de gauche ces dernières années).

Victoire de la gauche au Danemark, adoption du PS suisse du dépassement du capitalisme, mort du New Labour du centre-droitiste Tony Blair avec sa reprise en main par un proche des syndicats, et enfin, apparition du concept de démondialisation dans le discours du PS français.
Tous ces faits marquent la fin de la droitisation de l'Europe : le capitalisme libéral a suffisamment dégoûté les gens !

Les futures victoires électorales annoncées de la gauche en France (PS), en Italie (PD) et en Allemagne (SP) représenteront des situations importantes et intéressantes à observer pour se faire une idée de l'évolution idéologique de la gauche européenne.
Espérons que celle-ci suivra la ligne du socialisme et abandonnera le paradoxe perdu de la social-démocratie !

18:17 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : indignation, social-démocratie, socialisme, politique, europe, gauche | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg