28/11/2015

Ce qui ressort d'un examen philosophique des dérives islamisantes

 

J'ai le plaisir d'accueillir sur mon blog Hachim Ibram, pour une analyse philosophique des dérives islamisantes. Bonne lecture !

 

Actuellement, un diagnostic analytique de l'Islam sous ses dernières formes contemporaines et sur la base des derniers événements auxquels la communauté internationale a assisté, permet d’énoncer le constat suivant : la communauté musulmane souffre de nombreuses maladies intellectuellement mortelles. L'une de ses nombreuses pathologies intellectuelles extrêmement dangereuses pour elle-même et pour l'humanité entière est le fait de prétendre croire quelque chose. Si je prétends croire, par exemple, qu'un prophète a révélé un livre saint, même si un tel fait peut être vrai ou faux, cela n'impliquera jamais qu'il suffit de prétendre le croire pour le croire. Ce phénomène extrêmement fatal se retrouve dans tous les cas de conversions hâtives et irréfléchies, qui conduisent à engager de jeunes Européens idéalistes ou pessimistes, pensant à tort se conformer à un modèle religieux, dans une carrière de terreur qui flatte leur besoin de sensations fortes. Mais les individus non-convertis qui, en vertu d'un tel statut de non-convertis, estiment être des croyants, uniquement parce qu'ils sont nés croyants, ne sont pas forcément en meilleure santé intellectuelle. Non seulement il est possible qu'ils aient affaibli leur croyance, ou que celle-ci se soit simplement égarée en chemin, mais il est encore très probable que cette absence de croyance soit accompagnée du crime intellectuel le plus lourd en conséquences à ce jour : faire semblant de croire.

Ce fléau est exactement celui qui frappa les Allemands, lorsqu'ils s'unirent avec Hitler pour crier Siegheit et qu'ils firent ensemble semblant de croire qu'ils étaient réellement élus pour exterminer les communautés israéliennes et les homosexuels. Une telle fausse croyance avait causé 60 millions de morts et beaucoup de blessés. Cela n'exclut pas que les plus tordus parmi ces têtes blondes l'aient vraiment cru. Notons, au passage, que la civilisation, la culture, et l'éducation germaniques étaient, de très loin, les meilleures du monde, ce qui n'a pas empêché ces Allemands de commettre une erreur intellectuelle aussi lourde en conséquence que ce péché consistant à faire semblant de croire.

Ceci étant dit, il n'est pas très difficile de prévoir combien plus graves seront les conséquences du péché intellectuel qu'une grande partie de la communauté musulmane est en train de commettre ou est tentée de commettre. Cette communauté est de très loin, celle qui actuellement brille le moins d'un prestige intellectuel ou culturel. De plus, jamais une époque n'a connu des moyens techniques et médiatiques qui facilitent si aisément l'acte consistant à feindre une croyance ou à faire semblant de l'avoir. En France, par exemple, tous les musulmans sont prêts à admettre que l'éducation est loin d'être à la hauteur pour permettre aux jeunes adolescents des quartiers défavorisés de s'immuniser contre la maladie du prétendre croire et la tumeur du faire semblant de croire.

Cette tartufferie appelée aussi auto-duperie peut être si critique que le sujet qui fait semblant de croire se retrouve si bien prisonnier d'une telle fausse-croyance qu'il devient impossible de le persuader qu'en réalité il ne croît pas, étant donné qu'il n'obéit pas aux normes morales qu'impliquerait une authentique croyance. La conséquence d'une telle irresponsabilité intellectuelle est qu'il ne sera ni possible d'abandonner une fausse-croyance, ni de la soigner jusqu'à en faire une croyance naturelle et spontanée, croyance au demeurant inoffensive lorsqu'elle prend une forme compatible avec les valeurs universelles. C'est exactement cela que l'on entend lorsqu'on parle de fanatisme. Un fanatique n'est jamais seulement quelqu'un qui croit vraiment quelque chose, car il est immoral de reprocher à un individu de simplement croire ce qu'il croit ; par contre, ce qu'un fanatique est, c'est un imposteur de la croyance, un menteur qui fait semblant de croire. Une conséquence catastrophique de l'apparition du fanatisme est que les autres croyants, les croyants intellectuellement honnêtes (soit parce qu'ils se contentent de croire uniquement ce qu'ils sont certains de croire, soit parce qu'ils admettent que leur croyance n'implique jamais nécessairement la fausseté d'une autre croyance), les croyants qu'ont peut donc appeler tolérants peuvent être victimes d'une pression intellectuelle, d'une violence intellectuelle, d'une incitation intellectuelle, d'une intimidation intellectuelle, d'un chantage intellectuel, et de toutes sortes de crimes intellectuels qui consistent à forcer un individu, à vouloir modifier sa croyance ou à tromper son intelligence par de fallacieux raisonnements qui cherchent leur autorité dans des théologies improvisées ou des jurisprudences caduques. Un tel état de chose est aussi très marqué par la séduction intellectuelle consistant à proférer de mielleux susurrements sataniques supposés être religieux, mais qui, en réalité, ne sont que des méthodes de séduction qui opèrent en sollicitant le charisme que peut comporter la fausse piété religieuse ou la fausse pudeur religieuse, ou encore la fausse chasteté religieuse.

Il n'est pas judicieux de prêcher le respect intellectuel car ceux qui perpètrent des crimes physiques, des viols, des meurtres et des attentats bel et bien réels, sont par définition imperméables à tout raisonnement intellectuel. Cause en est qu'ils ont tout simplement perdu la raison. Autrement dit, ils sont simplement des fous, et aucun jeune musulman ne doit se laisser impressionner par une folie générale qui a simplement pris le vêtement religieux pour prétendre marcher sur un chemin droit qui n'est, en vérité, qu'un sinueux ravin de honte et de perdition insensée. 

Ce qu'il faut faire pour s'immuniser de toutes ces contagions, c'est d'abord vérifier la valeur et la raison de sa croyance avant d'évaluer son contenu : au lieu de s'interroger sur la vérité de tel précepte ou de telle loi religieuse, ou de telle obligation rituelle, commencez par vous demander si vous possédez des raisons de croire, si votre croyance est légitime intellectuellement ; ainsi, au lieu de vous demander quel discours religieux a raison ou quelle secte à tort, ou quel groupe est égaré, ou quel mouvement est conforme, commencer par vous demander si vous avez déjà essayé de justifier rationnellement votre propre acte de croire. Une telle entreprise vous permettra de savoir si vous croyez vraiment ou si vous vous rendez simplement coupable de pseudo-croyances. Un tel examen conduira à vous demander si vous croyez parce que vous désirez croire ou si vous croyez parce que vous êtes convaincus.

Pour conclure, ce qui ressort de cette description analytique de la croyance, c'est que, s'il y a bien une liberté qui doit se mériter, c'est bien la liberté de croire ; car, jusqu'à aujourd'hui, personne, aussi libre qu'il ait pu être, n'a réussi à croire que le monde était une bulle de savon rose ou une vieille girafe à vélo. De même qu'il est interdit par les lois de la physique de léviter dans les airs si vous n'êtes pas un oiseau, il faut comprendre que les lois de l'esprit interdisent de croire à volonté. Cela ressort de la responsabilité intellectuelle, de l'éthique de la croyance religieuse. Aujourd'hui, un musulman a le devoir d'être responsable de ses croyances et de sauvegarder son autonomie et sa sécurité intellectuelle.

 

 

Hachim Ibram,
Membre du département de philosophie de Genève

 

 

 

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