<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://adrienfaure.blog.tdg.ch/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Utopies concrètes</title>
<description>Le Blog d'un militant socialiste</description>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/</link>
<lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 09:28:18 +0200</lastBuildDate>
<generator></generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/19/du-mauvais-usage-du-terme-salarie.html</guid>
<title>Du mauvais usage du mot « salarié »</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/19/du-mauvais-usage-du-terme-salarie.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Salariat, salariés</category>
<pubDate>Sun, 19 May 2013 20:00:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;On trouve régulièrement dans la presse de gauche (par exemple dans le journal de &lt;em&gt;SolidaritéS&lt;/em&gt;) une drôle de confusion par rapport au mot «&amp;nbsp;salarié&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, on peut lire par exemple :&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Les salariés fonctionnent en autogestion dans leur coopérative.&amp;nbsp;» &lt;br /&gt;Ce qui est perturbant, car du moment que les travailleurs fonctionnent en autogestion dans une coopérative, ou autrement dit du moment qu'ils sont propriétaires de leurs moyens de production et que le rapport de domination capitaliste a été aboli, alors ils ne sont plus des salariés, mais des travailleurs libres, autonomes, indépendants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'abolition de la propriété privée des moyens de production amène justement les travailleurs à abolir le salariat, et par conséquent à ne plus être, de facto, des salariés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi, il est erroné de dire qu'un travailleur resterait un salarié après l'abolition du rapport salarial. La catégorie sociale des salariés n'est en effet qu'une sous-catégorie de celle des travailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mots ont leur importance, et ils montrent peut-être dans le cas présent qu'un trop grand nombre de gens à gauche ont oublié qu'un objectif central du socialisme consiste bel et bien à abolir le salariat.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/16/du-mauvais-usage-du-mot-economie.html</guid>
<title>Du mauvais usage du mot « économie »</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/16/du-mauvais-usage-du-mot-economie.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Economie</category>
<pubDate>Thu, 16 May 2013 23:36:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.45cm;&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;On tombe de manière récurrente dans la presse sur un étrange usage du mot «&amp;nbsp;économie&amp;nbsp;». Il semblerait en effet que pour bon nombre de journalistes, y compris dans la presse de gauche (aïe), le mot «&amp;nbsp;économie&amp;nbsp;» désigne aujourd'hui les patrons. Ainsi, on lit souvent des phrases telles que&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L'économie et les syndicats s'opposent sur les salaires.&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Pourtant, qu'est ce que l'économie en fait&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;L'économie est-t-elle constituée de patrons&amp;nbsp;? Certes oui, mais est-t-elle uniquement composée de patrons&amp;nbsp;? Non, il y a des travailleurs, et qui plus est, il y a bien entendu davantage de travailleurs que de patrons. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Donc, déclarer que l'économie équivaut aux patrons est erroné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;En outre, qu'est ce qui pré-existe&amp;nbsp;? Le patronat ou les travailleurs&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Il est évident que l'aventure humaine commence avec le travail, et c'est seulement après que se forme le capital. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Bien entendu, le mot «&amp;nbsp;patronat&amp;nbsp;» lui-même est polysémique. Un autoentrepreneur est-il un patron par exemple&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Je pense que le mot «&amp;nbsp;économie&amp;nbsp;» devrait désigner patronat et travailleurs, mais que s'il fallait trancher pour savoir si ce mot désigne davantage le patronat ou les travailleurs, je dirais qu'il désigne davantage les travailleurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;L'emploi de ce mot dans les médias me semble donc problématique, et relève un peu de la propagande en mettant l'accent sur le patronat plutôt que sur les travailleurs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Le capital est seulement le fruit du travail et il n'aurait jamais pu exister si le travail n'avait tout d'abord existé.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Abraham Lincoln&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/15/presence-des-eleves-en-classe-non-obligatoire-hypotheses.html</guid>
<title>Présence des élèves en classe non obligatoire : hypothèses</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/15/presence-des-eleves-en-classe-non-obligatoire-hypotheses.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Instruction publique</category>
<pubDate>Wed, 15 May 2013 16:45:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Suite à ma &lt;a href=&quot;http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/09/reformer-l-instruction-publique.html&quot;&gt;proposition&lt;/a&gt; de donner la possibilité aux élèves du cycle de ne pas être pénalisés pour leur non présence en classe, j'ai interrogé un de mes élèves (15 ans, en dernière année du cycle, 11ème Harmos, niveau A) pour lequel je travaille comme répétiteur. Le résultat m'a semblé intéressant.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon lui, sur une classe de 20 élèves en 11ème année Harmos, niveau A, qu'il juge dans la moyenne des classes motivées, 75% des élèves continueraient d'aller en cours normalement ou quasi-normalement (c'est à dire ne louperaient volontairement que quelques cours d'une matière ou l'autre), et seul 25% des élèves iraient à seulement 50% ou moins des cours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur une classe de 20 élèves en 11ème année Harmos, niveau A, qu'il juge dans la moyenne des classes peu motivées, 50% des élèves continueraient d'aller en cours normalement ou quasi-normalement (c'est à dire ne louperaient volontairement que quelques cours d'une matière ou l'autre), et 50% des élèves iraient à seulement 50% ou moins des cours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le voit, la distinction (faite par mon élève, et non par moi) entre classes motivées et peu motivées, m'amène à renforcer ma conviction en faveur de davantage d'implication des élèves dans l'élaboration des programmes scolaires (enfin actuellement il n'y a simplement pas de possibilité pour les élèves de donner leur avis). &lt;br /&gt;En outre, d'après mon élève, les élèves sont assez grands et assez matures dès la 10ème année pour choisir plus spécifiquement leur parcours scolaire désiré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, selon lui, sur une classe de niveau B, 11ème Harmos, seul 25% des élèves iraient à seulement 50% ou moins des cours, et 75% des élèves à 25% ou moins des cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut constater qu'il a une image assez négative de la participation volontaire des élèves de niveau B aux cours, ce qui s'explique peut-être par le fait qu'il est dans un cours de niveau A.&lt;br /&gt;Pour rappel, le nouveau système scolaire comprend à présent 3 niveaux et non plus seulement 2 (A et B).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, ajoutons qu'il pense que les élèves de 9ème année Harmos (1ère année du cycle) viendraient à tous les cours, tandis que la 10ème année Harmos représenterait une étape intermédiaire entre celle décrite plus haut et celle de 1ère année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, ces chiffres n'ont pas de valeur généralisable, et c'est pourquoi je m'occuperai l'année prochaine de réaliser un sondage sur les élèves d'un cycle entier.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/14/reformer-le-capitalisme.html</guid>
<title>Réformer le capitalisme ?</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/14/reformer-le-capitalisme.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Réformisme</category>
<pubDate>Tue, 14 May 2013 16:12:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En tant que membre d'un parti réformiste comme le PS et de sa branche réformiste radicale la JS (et le Mouvement des idées socialistes), je me dois de poser la question du réformisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on réformer le capitalisme pour réaliser le socialisme&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;Si j'ai pu le penser autrefois, je dois bien me rendre à l'évidence que historiquement aucune tentative réformiste de réformer le capitalisme pour réaliser le socialisme n'a abouti à du socialisme, et je vois mal comment l'équilibre politique actuel aurait la moindre chance de changer ce constat historique étant donné l'abandon du socialisme comme objectif par la majeure partie de la gauche en Europe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le socialisme ne peut se réaliser que par le bas, pas par le haut, comme on a pu le voir avec la Catalogne en 1937 ou avec la Hongrie de 1956, ou à l'inverse en 1937 en France lorsque le Front populaire fit tout pour contrer les pulsions révolutionnaires du mouvement ouvrier prêt à instaurer le socialisme.&lt;br /&gt;Ainsi, même si un gouvernement composé de militants aussi radicaux que moi arrivait au pouvoir et instaurait l'autogestion dans toutes les entreprises, que se passerait-il&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;Et bien il est possible que nombre de travailleurs n'en veuillent pas forcément et reviennent aux formes capitalistes d'organisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autonomie véritable ne se donne pas, elle se conquiert. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le réformisme ne peut mener au socialisme, alors que pouvons-nous faire nous autres militants dans nos partis et nos mouvements politiques socialistes&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;D'abord, les outils de la démocratie semi-directe (initiatives populaires, référendums, et même pétitions dans une moindre mesure) nous permettent de proposer des changements directement au peuple.&lt;br /&gt;Ensuite, l'activité parlementaire et la gestion du pouvoir par des socialistes peuvent permettre de réaliser certaines réformes positives, notamment dans la démocratisation du pouvoir lui-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un autre niveau, c'est par l'action consciente, autonome, et politique, des usagers sur leurs espaces de vie (notamment par l'organisation associative), des travailleurs sur leur travail (notamment par l'action syndicale), et des étudiants sur leur lieu d'étude, que peut se construire directement des pans d'une société socialiste, et c'est par ces luttes que le socialisme peut être rendu possible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, il reste la lutte culturelle&amp;nbsp;: les mouvements socialistes doivent former un mouvement culturel proposant des idées et un mode de pensée différent (c'est aussi la lutte idéologique), et mettant cela en pratique dans leurs rapports immédiats avec autrui. Un mouvement culturel ne réalisera probablement pas le socialisme, mais il peut y participer et instiller des idées et des débats nécessaires parmi la population. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/13/liberalisme-culturel-ou-progressisme-l-erreur-michea.html</guid>
<title>Libéralisme culturel ou progressisme ? L'erreur Michéa.</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/13/liberalisme-culturel-ou-progressisme-l-erreur-michea.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Libéralisme</category>
<category>Progressisme et libéralisme culturel</category>
<pubDate>Mon, 13 May 2013 12:22:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Un argument de Michéa, qui est presque devenu un lieu-commun rabâché par une certaine gauche conservatrice (voire communautariste), consiste à dire qu'en France la droite fait la promotion du libéralisme économique tandis que la gauche social-démocrate fait la promotion du libéralisme culturel, et qu'ainsi tous deux marchent main dans la main sur la voie du capitalisme libéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première erreur de Michéa consiste à croire que les classes populaires ont forcément envie de revenir à une société pré-capitaliste communautariste (Gemeinschaft), ce qui n'est à mon sens pas le cas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième erreur de Michéa, la plus importante car elle ruine sa thèse, consiste à confondre libéralisme culturel et progressisme. En effet, le libéralisme culturel n'est pas identique au progressisme, car le libéralisme culturel ne peut que prôner la liberté des mœurs, mais il ne peut nullement prôner la coercition collective pour mettre en place une certaine vision d'un idéal culturel ou moral, contrairement au progressisme&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;Par exemple, le libéralisme culturel sera contre l'interdiction de l'avortement par la collectivité, mais il sera aussi contre son remboursement par la collectivité, car ce remboursement passerait par une coercition collective (l'impôt pour financer ce remboursement notamment). Au contraire, le progressisme, s'il est lui aussi contre l'interdiction de l'avortement par la collectivité, et en plus de cela favorable à son remboursement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà, la gauche social-démocrate étant progressiste et non favorable au libéralisme culturel, la thèse de Michéa s'effondre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/12/qu-est-ce-que-le-socialisme.html</guid>
<title>Qu'est ce que le socialisme ?</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/12/qu-est-ce-que-le-socialisme.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Socialisme</category>
<pubDate>Sun, 12 May 2013 14:18:25 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;M'étant éloigné du marxisme, je me dois de formuler une nouvelle définition du socialisme, et cette-dernière sera castoriadienne. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le matérialisme historique et ses différentes phases ne voient qu'une succession d'infrastructures et de superstructures dans l'évolution historique, et le socialisme est pour Marx un moment déterminé de l'histoire. &lt;br /&gt;Pour Castoriadis au contraire, le socialisme, qui a certes une finalité structurelle ou organisationnelle, est un un projet d'autonomie et de liberté qui tente de voir le jour de nombreuses fois dans l'histoire, sous des noms différents. S'il n'est réalisé que rarement complètement, le socialisme n'en reste pas moins une pulsion historique qui revient donc de manière récurrente. &lt;br /&gt;J'irais même plus loin en disant que le socialisme commence dans l'individu, lorsque celui-ci adopte comme état d'esprit et comme projet de vie le projet d'autonomie et de liberté. Le socialisme est donc intemporel puisqu'il peut fort bien apparaître de manière isolée hors des sentiers balisés de l'histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les individus ayant adopté le projet socialiste (le projet d'autonomie et de liberté) et se réunissant pour le réaliser deviennent donc le mouvement socialiste. &lt;br /&gt;Et c'est ce mouvement qui jette les bases de la première démocratie en Grèce antique, puis c'est lui qui réapparaît avec la révolte des esclaves dans la Rome antique, et c'est encore lui qui est à l’œuvre lorsque se forment les premières républiques modernes.&lt;br /&gt;La révolution française, loin d'être une simple révolution bourgeoise ou libérale, est l'expression de ce mouvement pour l'autonomie. &lt;br /&gt;Puis, le mouvement socialiste prend son nom véritable en se confondant avec le mouvement ouvrier. Après le mouvement ouvrier, ce sont les femmes qui portent le projet socialiste en se battant pour leurs droits. Puis le mouvement des jeunes lors de mai 68 qui brise le conservatisme, et enfin le mouvement écologiste qui s'attaque à l'exploitation sous de nouvelles formes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, le socialisme est quelques fois réalisé&amp;nbsp;: la Commune de Paris en 1871, la Catalogne républicaine en 1937, le soulèvement hongrois de 1956, Marinaleda sûrement aujourd'hui sous une forme modeste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ayant tracé ce cheminement historique du mouvement socialiste et du socialisme, on peut voir que toute conception d'une classe en soi, d'une classe déterminée à réaliser le socialisme, est une erreur. Les individus qui se battent pour réaliser le socialisme le font parce qu'ils pensent que ce projet de société est valable, en tous temps, en tous lieux, par amour de la liberté, par amour de l'autonomie. &lt;br /&gt;Le capitalisme pourrait nous abreuver d'or et d'argent, il pourrait nous engloutir sous des monceaux de victuailles et de richesses, que nous voudrions toujours le socialisme, car c'est moins une question de niveau de vie, que de liberté.&lt;br /&gt;Bien sûr, ces individus ont une histoire, des origines, qui leur ont permis d'adhérer ua projet socialiste. Cette adhésion ne sort pas de nulle part. Toutefois, il faut abandonner les déterminismes économiques et cesser de croire qu'une mythique classe ouvrière réalisera le socialisme. &lt;br /&gt;Le socialisme sera réalisé par ceux qui croient en ce projet de société. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il à présent donner une définition des structures d'une société socialiste&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;Je me contenterais de dire que la société socialiste est celle où l'individu peut le plus se gouverner par lui-même et le moins déléguer sa souveraineté à autrui. C'est celle où la liberté a été réalisée par la suppression de toute exploitation et par l'élimination de la domination. C'est enfin la gestion des individus sur leurs espaces de vie, de travail, sur ce qui les touche et les concerne, de manière horizontale, et autogestionnaire. &lt;br /&gt;(Pour une description plus détaillée, se référer à mes autres textes sur les structures du socialisme.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/12/le-socialisme-se-suffit-a-lui-meme-suite.html</guid>
<title>Le socialisme se suffit à lui-même (suite)</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/12/le-socialisme-se-suffit-a-lui-meme-suite.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Socialisme</category>
<pubDate>Sun, 12 May 2013 13:23:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;J'aimerais compléter ma précédente publication en généralisant le principe que j'y ai affirmé. En effet, si j'ai dit que l'écologie politique est une composante du socialisme, cela n'est pas valable que pour elle. Le socialisme n'est pas qu'un type d'organisation idéal du mode de production et des institutions politiques, ces points n'étant que des implications de ses prémisses éthiques, le socialisme contient aussi, implique, le progressisme, le féminisme, l'internationalisme, etc. &lt;br /&gt;Et voilà pourquoi il est vain d'accumuler des listes de mots pour se définir politiquement (SolidaritéS est un expert la-dedans), car du bon sens donné au mot «&amp;nbsp;socialisme&amp;nbsp;» découle tout le reste. &lt;br /&gt;C'est aussi pourquoi un socialiste ne peut être ni conservateur, ni nationaliste, ni productiviste.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ajouterais que la tentation inverse est simplement une erreur.&lt;br /&gt;Penser que le féminisme impliquerait le socialisme ne me paraît pas fondé, car le féminisme est tout simplement une catégorie moins globale. Et c'est pareil pour l'internationalisme ou le progressisme, ou l'écologie politique. Seul le socialisme peut impliquer l'ensemble de ces courants, car seul le socialisme a une portée aussi générale puisqu'il se confond avec le projet d'autonomie et de liberté en tant que catégorie éthique fondamentale, impliquant toutes les sous-catégories de projets autonomisants.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Le socialisme est donc un tout qui se suffit à lui-même.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/11/le-socialisme-se-suffit-a-lui-meme.html</guid>
<title>Le socialisme se suffit à lui-même</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/11/le-socialisme-se-suffit-a-lui-meme.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Socialisme</category>
<pubDate>Sat, 11 May 2013 19:29:44 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;C'est par ma lecture de Marx que j'ai compris que le socialisme n'avait pas besoin d'une reconceptualisation à la sauce néo-socialiste (et encore moins écosocialiste), et c'est par ma lecture de Cornelius Castoriadis que j'ai compris que le socialisme n'a pas besoin du marxisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à présent, je me rends compte, toujours grâce à ma compréhension des écrits de Castoriadis, que le mouvement socialiste, le mouvement d'émancipation qui traverse l'histoire et les individus, comprend le mouvement écologiste et décroissant. &lt;br /&gt;L'objection de croissance, la décroissance, l'écologie politique, ne sont qu'une des composantes de ce mouvement socialiste, de ce mouvement de lutte pour la liberté et l'autonomie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étant conséquent, par la présente, j'abandonne l'usage du terme «&amp;nbsp;objecteur de croissance&amp;nbsp;» pour définir mes idées politiques. &lt;br /&gt;Je suis socialiste, et le socialisme se suffit à lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/09/reformer-l-instruction-publique.html</guid>
<title>Réformer l'instruction publique</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/09/reformer-l-instruction-publique.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Instruction publique</category>
<pubDate>Thu, 09 May 2013 18:13:03 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Voici quelques propositions pour réformer l'instruction publique dans le sens du projet socialiste d'une société plus autonome et plus libre.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Réforme du contenu enseigné&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;1. Renforcement des cours d'éducation citoyenne au cycle. &lt;br /&gt;Dans l'état actuel des choses, ce cours sans structure est une quasi farce où les élèves n'apprennent presque rien. Il faut impérativement que ce cours soit donné par un professeur issu des sciences politiques, afin qu'il puisse offrir un contenu sérieux, et précis. L'apprentissage du fonctionnement des institutions politiques est essentiel si on veut former des citoyens informés. Une dotation horaire d'une heure par semaine en dernière année du cycle (11ème Harmos) me semble par ailleurs un minimum pour ce cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Création d'un cours d'initiation à la politique au post-obligatoire (en 1ère ou en 2ème année par exemple). &lt;br /&gt;Ce cours enseignerait aux élèves à connaître les enjeux de la politique, les idéologies politiques, et les partis politiques (ainsi que les autres acteurs concernés, par exemple syndicaux ou associatifs), formant ainsi des citoyens intéressés et conscients des enjeux de la cité. Il devrait être donné par un professeur issu de la philosophie (ou éventuellement de l'histoire ou de la science politique). &lt;br /&gt;Deux heures par semaine sur un an me semble le minimum pour ce cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Renforcement de l'enseignement de l'histoire suisse dans les cours d'histoire (que ce soit au cycle ou au post-obligatoire).&lt;br /&gt;Aujourd'hui, les élèves n'apprennent quasiment rien sur l'histoire suisse, et ne connaissent ni la révolution genevoise, ni l'épisode du Comité d'Olten.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Introduction de l'enseignement de l'histoire économique dans les cours d'histoire (cycle et post-obligatoire). &lt;br /&gt;L'histoire économique n'est pas vraiment enseigné aujourd'hui en cours d'histoire, et cela voile aux élèves un pan de compréhension du monde (par exemple, il serait je pense fort souhaitable que les élèves puissent apprendre comment l'Europe en est arrivée là où elle est aujourd'hui, ou autrement dit, comment s'est déroulé son développement économique, et comment a pu se faire la Révolution industrielle, phénomène unique dans l'histoire de l'humanité).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Introduction de l'enseignement de la sociologie au post-obligatoire. &lt;br /&gt;Cet enseignement existe déjà dans la plupart des pays européens, nous avons simplement du retard à reconnaître l'importance de la sociologie dans la compréhension du monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. Mise à option des mathématiques et du français en 3ème et 4ème année au collège. En effet, rien ne sert de surcharger les élèves de cours qu'ils ne souhaitent pas forcément suivre. 4 ans de mathématiques et de français non voulus, c'est bien trop, 2 ans me semble suffisant pour transmettre un contenu minimal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. Réforme du cours d'éducation sportive qui devra proposer des modules à options dès le cycle jusqu'au post-obligatoire. &lt;br /&gt;Il est absolument abusif de demander aux élèves de faire tout et n'importe quoi avec leur corps. Un tel modèle à modules contraindra les professeurs à faire preuve d'originalité et à se renouveler pour proposer du contenu attractif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Réforme de l'organisation disciplinaire &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Suppression de la pénalisation et de la sanction de la non présence des élèves aux cours (au cycle et au post-obligatoire).&lt;br /&gt;Il est absurde qu'une classe soit complètement stoppée dans ses activités parce que certains élèves ne sont pas intéressés par le contenu des cours. Par conséquent, il faut accepter que les élèves peu motivés par le contenu d'un cours ne soient pas toujours présents à celui-ci. C'est la seule solution que je vois aux gros problèmes de discipline qu'endurent aujourd'hui élèves et professeurs (au cycle). En outre, un élève qui n'assiste pas à un cours se sanctionne lui-même, puisque son contenu devra être rattrapé par lui-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Facilitation des renvois (au cycle et au post-obligatoire).&lt;br /&gt;Si des élèves ne sont pas intéressés par le contenu d'un cours, mais qu'ils viennent néanmoins à ce cours et y expriment d'une manière ou d'une autre leur manque d'intérêt, il est souhaitable que les professeurs puissent leur demander de partir. &lt;br /&gt;On pourrait se passer des carnets de notation dans ce cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Suppression des retenues (au cycle et au post-obligatoire).&lt;br /&gt;Le système des retenues est inutile du moment que les élèves n'assistent pas contraints à des cours qui ne les intéressent pas, car ils ne causent plus de problèmes disciplinaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Réforme de l'organisation de la gestion de l'enseignement&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Création d'une Assemblée générale des élèves dans chaque établissement (dont les tâches administratives seraient gérées par un comité élu) dont tous les élèves seraient automatiquement membres (au cycle et au post-obligatoire). Cette Assemblée déciderait de l'organisation de la vie de l'établissement en collaboration avec les professeurs (qui sont déjà réunis au sein de la FAMCO et de l'Union), et avec des représentants du Département de l'instruction publique (mais aucun des trois acteurs ne pourraient l'emporter sur les autres, ils devraient avoir chacun 1/3 des voix).&lt;br /&gt;L'ensemble des Assemblées générales des élèves seraient réunies au sein d'une Fédération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Participation des élèves à l'élaboration des programmes d'enseignement, à travers des commissions réunissant des délégués des professeurs (les Responsables de discipline) et de l'Assemblée générale des élèves, et de représentants du Département de l'instruction publique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Suppression de la Direction de chaque établissement. Ses membres s'occuperaient uniquement des tâches de gestion, et seraient soumis aux décisions prises par les élèves, les professeurs, et les représentants du DIP. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;NB : Je sais que je suis plutôt ambitieux avec les élèves (très jeunes) du cycle. Il est possible qu'il soit plus facile de commencer par réformer le post-obligatoire, avant le cycle.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/08/le-mcg-touche-le-fond.html</guid>
<title>Le MCG touche le fond</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/08/le-mcg-touche-le-fond.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>MCG</category>
<pubDate>Wed, 08 May 2013 17:27:01 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Avec son dernier tout-ménage, le MCG touche le fond, et fait une belle démonstration de sa vacuité idéologique.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Populisme est encore un mot trop recherché pour définir cet amas de lieux-communs sans fondement qui se veut un discours politique.&lt;br /&gt;Permettez-moi de revenir sur les points les plus erronés que j'ai trouvé pendant ma lecture de cette mauvaise propagande. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les dealers&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des dealers à Genève. &lt;br /&gt;Que propose le MCG ? &lt;br /&gt;Répression policière accrue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, s'il y a des dealers (c'est à dire une offre), il faut bien qu'il y ait des consommateurs (une demande) sur ce marché (noir) ! &lt;br /&gt;Par conséquent, ce marché ne disparaîtra jamais, et mieux vaut faire preuve de pragmatisme et de bon sens en légalisant et encadrant le marché, plutôt qu'en poursuivant la spirale de la répression, coûteuse et inefficace.&lt;br /&gt;On pourra ainsi surveiller la qualité des produits vendus, mettre en place des lieux de vente adéquats (avec comme conséquence la disparition des dealers dans les rues), suivre médicalement les consommateurs, et financer le tout par une taxation sur la vente des produits. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les mendiants&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des mendiants à Genève.&lt;br /&gt;Que propose le MCG ?&lt;br /&gt;Répression policière accrue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, l'interdiction de la mendicité est complètement inutile et inefficace, et qui plus est coûte des millions chaque année en frais de justice, policiers, et postaux (pour les envois des factures en Europe de l'est...) Pareil aveuglement frise donc l'obsession et l'incompétence, tant il est évident que l'interdiction doit être levée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les frontaliers&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des frontaliers à Genève.&lt;br /&gt;Que propose le MCG ?&lt;br /&gt;Stigmatisation et rejet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, les frontaliers ne prennent nullement le travail des Genevois. La dernière étude commanditée par la Fédération des entrepreneurs romands (c'est pas vraiment des gauchistes eux) et réalisé par le professeur d'économie de l'université de Genève Yves Flückiger le prouve bien : les frontaliers ne prennent que les emplois que les Genevois ne veulent ou ne peuvent pas exercer. &lt;br /&gt;La lutte contre le chômage passe par le partage du temps de travail, la création d'emplois étatiques dans des secteurs nécessaires, par l'amélioration de l'insertion des jeunes sur le marché du travail, et par un crédit (public par exemple) à bas taux à de potentiels entrepreneurs-coopérateurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les «&amp;nbsp;prisons-palaces&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Le mythe de la prison comme lieu de plaisance est largement entretenu par le MCG.&lt;br /&gt;Comment peut-on dire des absurdités pareilles ?&lt;br /&gt;Les MCG a-t-il le moins du monde conscience de ce que représente l'emprisonnement d'un être humain ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'emprisonnement, il faut le rappeler semble-t-il, consiste à priver un individu d'une grande part de ses droits et de ses libertés. La condition de prisonnier n'est certainement pas une condition enviable ni plaisante. Une prison n'est jamais un palace ! (Et je ne parle même pas l'horreur que doit représenter une prison totalement surpeuplé comme Champ-Dollon...) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le bonneteau&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ridicule non affaire sur lequel le MCG tente bêtement de capitaliser des voix de quelques mécontents. &lt;br /&gt;Les citoyens sont bien assez grands pour ne pas participer d'eux-mêmes à pareille escroquerie pour attrapes-nigauds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les villas&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, une jolie démonstration du caractère bourgeois du MCG qui, bien qu'il critique formellement la crise du logement, affirme qu'il faut à tout prix préserver la zone villa pour mieux entasser les précaires dans des grosses tours de béton, alors qu'en déclassant les zones villas de Genève on pourrait au contraire construire suffisamment de logements pour en finir avec la crise du logement, au plus grand profit des 83% de locataires genevois.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/05/le-socialisme-un-projet-pour-la-liberte.html</guid>
<title>Le socialisme, un projet pour la liberté</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/05/le-socialisme-un-projet-pour-la-liberte.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Liberté</category>
<category>Socialisme</category>
<pubDate>Sun, 05 May 2013 17:48:06 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Certains militants pensent parfois que le socialisme serait composé de deux courants antagonistes, dont l'un (dominant) serait exclusivement tourné vers l'augmentation du niveau de vie de la population (et en premier lieu des catégories dominées de la population) via la croissance de l'Etat-providence, et dont l'autre, plus libertaire, se concentrerait sur la réalisation de l'autogestion (la gestion des travailleurs sur leurs moyens de production, la gestion des usagers sur leur lieu de vie, la gestion des étudiants sur leurs lieux d'étude, etc.).&lt;br /&gt;Mais à mon avis, c'est une erreur de vouloir opposer l'un à l'autre, comme il est erroné de chercher à opposer l'égalité ou la justice à la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette erreur provient probablement d'une confusion sur l'essence et la finalité du projet socialiste, ou bien d'une non adhésion au projet socialiste en tant que tel.&lt;br /&gt;Car le socialisme n'est pas seulement un projet égalitariste par amour de l'égalité, pas plus qu'il n'est un projet de justice par adulation de la justice. Le projet socialiste met simplement l'égalité et la justice au service de la liberté, et affirme que sans égalité et sans justice, il ne peut y avoir de liberté réelle. &lt;br /&gt;Le développement de l’État-providence, l'extension du respect des droits sociaux, l'amélioration des conditions de vie, sont partie intégrantes du projet socialiste car ils servent sa finalité&amp;nbsp;: la réalisation de la liberté.&lt;br /&gt;En effet, nul n'est libre sans accès à des soins, sans accès à l'instruction, sans accès à des transports publics de qualité, sans accès à un minimum vital, etc.&lt;br /&gt;La liberté passe nécessairement par l'instauration d'un bon niveau de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, la critique du capitalisme, la critique de l'exploitation, n'est pas qu'une critique envers un niveau de vie insuffisant (puisqu'un niveau de vie suffisant est absolument nécessaire à toute liberté réelle), c'est aussi, et ce de manière essentielle, une critique contre l'exploitation en tant qu'aliénation de la liberté. &lt;br /&gt;Car l'existence structurelle du patronat est productrice d'une domination qui aliène la liberté des travailleurs, et qui nie leur autonomie à décider souverainement de ce qui les concerne en premier lieu&amp;nbsp;: la gestion de l'organisation du travail. De même, l'existence d'une autorité extérieure à celle des étudiants et des professeurs au sein de l'université aliène la liberté des usagers de leur espace de vie (étudiants et professeurs) à décider souverainement. Ces exemples montrent que la liberté n'est pas qu'une question d'augmentation du niveau de vie, de réalisation de la justice ou de l'égalité, mais bien aussi une question de démocratie réelle, d'autonomie réelle des individus, et de suppression de toute exploitation ou domination (de toute hétéronomie). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le socialisme se confond avec le projet d'autonomie, avec le projet de liberté, et vouloir lui ôter une de ses composantes ne fait pas sens selon moi.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/02/cahuzac-transparence.html</guid>
<title>Cahuzac &amp; transparence</title>
<link>http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2013/05/02/cahuzac-transparence.html</link>
<author>noreply@blog.tdg.ch (Adrien Faure)</author>
<category>Transparence</category>
<pubDate>Thu, 02 May 2013 23:38:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;L'affaire Cahuzac, où un ministre haut placé d'un gouvernement social-démocrate se permet de ne pas participer à l'effort de solidarité entre les membres de la société en cachant des centaines de milliers d'euros en Suisse, met en évidence la dégénérescence de la social-démocratie française, incapable de réaliser ne serait-ce qu'un pas en direction du socialisme.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Face à cette situation désastreuse, nombreux sont ceux qui appellent à l'instauration de la transparence pour les élus. Certes, cela semble être une bonne idée pour éviter des cas comme celui de Cahuzac, mais cela ne va pas au fond du problème.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Le fond du problème c'est qu'un individu qui possède un bien immobilier va être moins incité à soutenir l'extension du contrôle de la collectivité sur le sol et le logement, de même un individu riche sera peu tenté par l'idée d'accroître l'impôt sur la fortune, quant à celui qui a investi beaucoup de capitaux, il sera peu enclin à augmenter la taxe sur les gains du capital. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;On pourrait continuer longtemps avec ce type d'exemples qui nous montre simplement la nécessité que la transparence ne concerne pas que les élus, mais aussi, et déjà, les candidats. Je pense en effet que dans une véritable démocratie, il est souhaitable que les citoyens puissent choisir à qui ils délèguent leur souveraineté en toute transparence, et en pleine connaissance des intérêts de chaque candidat, ce qui implique de connaître la situation économique des candidats, comme la fortune, la possession immobilière, le revenu, les capitaux mobiliers, etc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Donc oui à la transparence, mais pas seulement après les élections&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Article publié dans la&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Cuite Finale&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;em style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;de mai, le journal de la Jeunesse Socialiste Genevoise.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;em style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;Je suis toujours très chargé à cause de mes études. Je me remets sérieusement à écrire sur ce blog pendant les vacances, après les examens, car je manque actuellement de temps pour avancer vraiment dans mes recherches personnelles (par contre j'essaie d'écrire de la fiction, mais c'est une autre histoire...)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
</channel>
</rss>