07/07/2018

Les mouvements sociaux américains des années soixante

 

 

Je vous propose aujourd’hui de faire une petite pause dans notre étude de l’histoire du XVIIIe siècle genevois, de changer de continent et de faire un saut de deux siècles en avant dans le temps. Comme vous le savez peut-être, je trouve tout à fait passionnant l’étude des années soixante aux Etats-Unis, ce qui m’a évidemment mené à m’intéresser aux années cinquante et à la Beat Generation, à lire Kerouac, Burroughs, le couple Cassady, Joyce Johnson, Hunter Thompson, Leary, Rubin, un peu Ginsberg, mais aussi Bukowski et Fante. A proprement parler, l’expression Beat Generation ne désigne toutefois pas un mouvement social, mais plutôt un petit groupe d’artistes, essentiellement des écrivains et des poètes, qui fréquentent les marges sociales de la société new-yorkaise des années quarante et cinquante, qu’on appelle hipsters jusqu’en 1957, puis parfois beatniks. Les écrivains de la Beat Generation ne parviennent à la notoriété que vers la fin des années cinquante avec la publication de Howl de Ginsberg en 1956 (dont l’éditeur est ensuite arrêté pour obscénité), de On the road de Kerouac en 1957 et de Naked Lunch de Burroughs en 1959. Leurs écrits explorent les grands thèmes qui vont être au cœur de bien des événements des années soixante, dont notamment le voyage intérieur et extérieur, l’usage des drogues et ses effets, et la sexualité.

 


Mais venons-en aux années soixante américaines en tant que telles. Ce qui est particulièrement stimulant avec cette décennie, c’est le nombre d’événements détonants et subversifs qui surviennent. A contrario, en Europe et ailleurs, on observe une quantité moindre de ce type d’événements durant cette décennie. On peut d’ailleurs en conséquence légitimement se demander s’il y a un effet d’exportation des événements américains aux pays européens ou si chacune des deux zones géographiques et culturelles évoluent de façon autonome. A partir de 1960 donc, un grand nombre de mouvements sociaux voient le jour aux Etats-Unis. Des mouvements étudiants actifs sur les campus, comme la Society for a Democratic Society (1960-1969) ou le Free Speech Movement (qui se forme à Berkeley en Californie en 1964), le mouvement pacifiste contre la guerre au Vietnam (n’oublions pas que la conscription est toujours en vigueur depuis la Seconde Guerre Mondiale et jusqu’en 1973), des mouvements féministes, des mouvements de défense des droits des LGBT, des mouvements écologistes et le mouvement libéral (rappelons la rupture entre libéraux et conservateurs en 1965, l’alliance entre libéraux et extrême gauche entre 1965 et 1969, et la fondation d’un parti libéral en 1971). Le mouvement pour les droits civiques, qui est le mouvement de défense des droits des Afro-américains, existe déjà depuis les années cinquante, mais durant les années soixante il va progressivement se radicaliser et aboutir aux Black Panthers. En parallèle de ces mouvements militants, il existe ce qu’on appelle la contre-culture, ou le mouvement hippie à partir de 1965. Selon Michael Allen, les mouvements militants et le mouvement hippie sont deux choses bien différentes. Les premiers sont politisés, engagés, organisés, actifs politiquement, alors que le second n’a aucune de ses caractéristiques : c’est un mouvement avant tout culturel (ou spirituel si l’on suit l’analyse de Michel Lancelot).

 


Entre 1960 et 1965, le professeur de psychologie de Harvard Timothy Leary, sa League for Spiritual Discovery, l’écrivain du Meilleur des mondes Aldous Huxley (qui décède en 1963), Ginsberg et d’autres artistes et intellectuels, se lancent dans une croisade pour faire connaître et reconnaître parmi la bonne société les vertus de la psilocybine et le diéthylamide de l’acide lysergique (LSD), mis au point en Suisse à la fin des années trente par les laboratoires Sandoz (Novartis depuis 1996) et légal aux Etats-Unis jusqu’en 1966. Cette croisade tournera mal et Leary sera arrêté en 1970 (il s’évadera mais sera à nouveau arrêté en 1972, cf. ses Mémoires acides). Cette croisade par le haut en faveur du LSD est suivie d’une croisade par le bas, lancée par l’écrivain Ken Kesey, auteur de Vol au-dessus d’un nid de coucou, qui traverse en bus de long en large les Etats-Unis avec Neal Cassady et les Merry Pranksters dans le but d’organiser des happenings et des concerts psychédéliques où ils font découvrir le LSD au tout-venant. L’action de ses différents acteurs aboutit à la formation d’un groupe de jeunes usagers du LSD, amateurs de rock, de spiritualités orientalisantes, de sexualité libérée et de modes de vie alternatifs. Ce sont les hippies.

 


Revenons maintenant à la thèse de Michael Allen selon laquelle nous devons distinguer entre hippies et mouvements militants. Si elle semble assez juste, il faut tout de même noter qu’une petite partie d’entre eux forment le Youth International Party, dont les membres sont appelés les yippies et qui ont toutes les caractéristiques des hippies tout en étant aussi très investis politiquement. Mais justement, leur existence même permet d’accréditer la thèse de Allen : les yippies sont la frange militante des hippies. Bien sûr, on ne peut exclure que bien des hippies participaient aussi aux grands rassemblements pacifistes, mais cela reste sporadique et peu idéologique. Plus encore, selon David Laderman et Michael Allen, cette dichotomie hippies et mouvements militants transparaît aussi dans les valeurs qui sont présentes chez les hippies. Leur idéal de société n’est ainsi pas la société communiste mais la communauté agraire autosuffisante, le road-trip et plus généralement le voyage renvoient aux grandes migrations américaines ainsi qu’à la figure des cow-boys et à la conquête de l’Ouest (la Destinée Manifeste), la liberté individuelle revendiquée par les hippies s’oppose au contrôle de l’Etat.

 


Contrairement au Mai 68 parisien, bien plus marquée à gauche, bien que ré-interprétable différemment comme je l’ai montré ici, les sixties américaines sont donc porteuses d’une dualité entre mouvements militants-politiques et mouvements culturels. Une dualité que l’on retrouve en fait aussi chez les principaux auteurs de la Beat Generation avec un Kerouac plutôt conservateur, un Burroughs plutôt libéral et un Ginsberg plutôt libertaire. Cette complexité rend l’étude des années soixante d’autant plus intéressante à mon avis.

 

 



Adrien Faure

 

 


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28/12/2017

Lénine et les Etats-Unis

 

 

Dans le cadre d'un séminaire d'histoire à l'Université de Genève, portant notamment sur la perception des Etats-Unis à travers l'étude d'écrits contemporains américains et non américains, j'ai relu un texte classique de Lénine pour essayer d'y retracer sa vision des Etats-Unis. 

 

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme a été rédigé au printemps 1916, entre janvier 1916 et juin 1916, par le marxiste russe et leader du Parti Bolchevik (parti issu de la scission du Parti ouvrier social-démocrate russe de 1912) Vladimir Ilitch Oulianov (1870-1924), dit Lénine, lors de son exil en Suisse, à Zurich. Le texte a été rédigé pendant la Première Guerre Mondiale, mais avant la révolution russe de février 1917. Il a été publié en avril 1917, après la révolution russe de février 1917 à Saint-Pétersbourg (Petrograd), mais avant le coup d’État bolchevik d'octobre 1917 (aussi nommé la révolution russe d'octobre 1917). Il a été rédigé avant L’État et la révolution, qui fut, lui, rédigé après le retour en Russie de Lénine.

L'édition française (et allemande) a toutefois été publié en 1921 et comporte une préface écrit le 6 juillet 1920. Cette préface a donc été rédigé après la Première Guerre Mondiale, après la prise de pouvoir du Parti Bolchevik et après l'échec des soulèvements allemands et hongrois de 1918. Dans la préface, Lénine mentionne certains éléments du contexte américain de 1920, et notamment la censure et la répression dont sont victimes les communistes américains (page 2) dans le cadre de la Première Peur rouge (1917-1920), période où socialistes, communistes et anarchistes sont réprimés par les autorités qui sont effrayées par leurs actes de sabotage et par la prise de pouvoir bolchevik en Russie. Dans cette préface de 1920, il décrit aussi les États-Unis comme étant, avec l'Angleterre et le Japon, une des trois grandes puissances mondiales (page 2), militaires notamment (« armés de pieds en cap »). Le leadership militaire américain datant de 1945, Lénine a peut-être tendance à exagérer un peu la puissance militaire américaine.
Enfin, il mentionne aussi la guerre hispano-américaine de 1898 (page 5) qui opposa les États-Unis à l'Espagne au sujet de l'indépendance de Cuba et qui permit aux États-Unis d'annexer les Philippines, Porto Rico et Guam.

Le texte L'impérialisme, stade suprême du capitalisme s'inscrit dans le cadre de la théorie marxiste (orthodoxe) du matérialisme historique selon laquelle l'évolution des sociétés humaines est déterminée par l'évolution du mode de production et qu'à chaque nouveau mode de production (de l'infrastructure) correspond une nouvelle superstructure culturelle, morale, idéologique, politique, etc. Ou, autrement dit, à chaque mode de production correspond un certain type de rapports sociaux. Marx dit ainsi dans Misère de la philosophie (1847) :

« En acquérant de nouvelles forces productives, les hommes changent leur mode de production, et en changeant le mode de production, la manière de gagner leur vie, ils changent tous leurs rapports sociaux. Le moulin à bras vous donnera la société avec le suzerain; le moulin à vapeur, la société avec le capitalisme industriel. »

Selon Marx, la société humaine a traversé les modes de production suivants : le communisme primitif, l'esclavagisme de l'Antiquité, le servage du Moyen-Âge, le capitalisme de l'époque moderne. Selon lui, après le capitalisme devrait advenir le socialisme (c'est-à-dire ce qu'il appelle la dictature du prolétariat), puis le communisme (la société sans classes et sans État). Lénine s'inscrit à la suite de cette théorie de Marx en distinguant entre deux stades du capitalisme : le capitalisme de libre-concurrence et le capitalisme de monopole, débutant vers 1860, qu'il appelle aussi impérialisme. Lénine présente les États-Unis comme un exemple de « pays avancé du capitalisme moderne » (page 6), représentatif de ce mode de production capitaliste monopolistique. Ci-après, voici les caractéristiques associées à ce mode de production, qui caractériseraient les États-Unis de 1916 selon Lénine.

Dans la partie I, Lénine met l'accent sur la concentration de la production : de moins en moins de producteurs possèdent de plus en plus de parts de marché au point que la production en vient à être dominée par des oligopoles, des trusts (c'est-à-dire des entreprises en position de force sur plusieurs marchés proches au sein d'un secteur de production donné) ou des cartels qui s'entendent sur les prix et se partagent les débouchés (page 8) et ne se font plus concurrence. Les chemins de fer et les voies de navigation américaines seraient en outre sous contrôle de ces grands oligopoles. (page 9). Lénine pense que ce sont les crises qui renforcent la concentration. Il mentionne ainsi la première Grande Dépression de 1873-1896 et la crise de 1900. A noter que la façon dont Lénine emploie le mot « monopole » est incorrect. Il faudrait parler d'oligopoles, car les situations qu'il décrit concerne des situations où plusieurs acteurs dominent un marché, et pas un seul acteur.

Dans la partie II, il parle de la concentration des banques : de moins en moins de banques possèdent de plus en plus de capitaux. Ces banques acquièrent de plus en plus de parts d'entreprises, contrôlant ainsi de plus en plus l'économie par ce biais, et par leur contrôle sur le crédit dont dépendent les entreprises. Dans le même temps, les entreprises acquièrent des parts des banques. Il y a inter-acquisition entre les entreprises et les banques (page 16). Mais, selon Lénine, le capital financier (les banques) dominent (page 17). En outre, les membres du gouvernement sont les mêmes qui travaillent dans les banques et sont à la tête des grandes industries. A noter que Lénine semble penser que les banques se contentent de prêter les dépôts, ce qui n'est pas le cas. Il pense aussi que l'investissement n'est pas un travail/une compétence utile, mais ce qu'il appelle le sur-profit : lorsque les banques prennent une partie du profit que les capitalistes industriels extraient de leurs salariés (en ne payant pas leur valeur de travail/leur pleine productivité).

Dans la partie III, Lénine décrit : les investissements des banques (le système des participations) et comment ce système donne un contrôle des banques sur de vastes pans de l'économie, le contrôle que le capital financier acquiert sur le gouvernement par les emprunts d’État, la corruption des autorités politiques. Il soulève aussi un point intéressant : les mœurs américaines de 1916 semblent être choquantes aux yeux des Européens (page 23). Il présente les États-Unis comme l'un des deux pays les plus avancés avec l'Allemagne, et comme un des banquiers internationaux, piliers du capital financier mondial, mais pas comme un pays riche en colonies.

Dans la partie IV, il décrit l'investissement occidental et le présente comme une forme de parasitisme. Les investisseurs américains sont présentés comme en retard sur les autres investisseurs occidentaux. Dans la partie V, il aborde le fait que les monopoles privés et les monopoles d’État s'interpénètrent (page 30). Dans la partie VI, il présente les États-Unis comme un jeune État capitaliste. Dans la partie VII, il affirme que trois États dominent le monde : l'Allemagne, l'Angleterre et les États-Unis. Il dit des États-Unis qu'ils ont une « forte concentration politique » (page 40), ce qui est dur à interpréter, ainsi qu'un développement très important des chemins de fer dont une partie du capital est dans les mains d'investisseurs anglais ou français.

 

Dans la partie VIII, il met les États-Unis dans la catégorie des États-rentiers/usuriers qui se partagent le monde avec d'autres et ont des États-débiteurs. Il affirme que l'immigration vers les pays capitalistes dominants, comme les États-Unis, va croissant (page 44), mais qu'il y a division entre les ouvriers : les ouvriers immigrés ont les pires jobs, tandis que les ouvriers américains ont les meilleurs emplois. Dans la partie IX, il souligne que c'est aux États-Unis que se trouvaient les derniers anti-impérialistes démocrates bourgeois lors de la guerre d'Espagne. Cela fait probablement référence aussi à une certaine tradition politique isolationniste américaine (la Old Right, Thoreau). Dans la partie X, il résume ce qu'il a dit préalablement.

 

Dans sa description du monde et des États-Unis, Lénine ne donne pas à ces derniers un rôle particulièrement différent des autres grands pays européens dont il parle. Il ne leur donne en tout cas pas un rôle de leader ou d'hégémon mondial. S'il fait d'eux un État capitaliste, il n'en fait pas l’État capitaliste par excellence. S'il y a d'ores et déjà leadership économique et culturel américains, Lénine ne le mentionne ou ne le perçoit pas.


Questions que soulève le texte

1) Est-ce ce que vraiment l'investissement, c'est-à-dire le prêt de capitaux, est fondamentalement lié au colonialisme, aux guerres de conquête ?

A priori il me semble que non, car il est imaginable que des investisseurs investissent des capitaux dans autre chose que des entreprises coloniales ou militaristes. Le lien que Lénine dresse semble donc possible, mais non nécessaire.

2) Est-ce que le XIXe siècle était vraiment un siècle de libre concurrence ?

Roderick Long, qui enseigne à la Auburn University, et Kevin Carson, affirment que le XIXe siècle est un siècle caractérisé par une intervention vigoureuse et systématique du gouvernement dans l'économie qui s'accompagne parfois d'une rhétorique favorable au laissez-faire :

« I
t remains true that the late 19th century American economy was characterized by vigorous and systematic government intervention on behalf of big business (wrapped sometimes in laissez-faire rhetoric and sometimes in progressive rhetoric). A government that routinely brings in police or the army to break up strikes is hardly a laissez-faire regime. »

Pour la période 1865-1901, ils citent comme exemples d'interventions gouvernementales : l'habitude du gouvernement d'envoyer la police briser les grèves, ainsi que 4 interventions étatiques décrites par l'anarchiste américain Benjamin Tucker : les barrières douanières protectionnistes, le contrôle de l’État sur la monnaie, le système légal de patentes et de copyrights, la légalisation de titres de propriété sur des terres ou ressources naturelles obtenues par expropriation étatique ou influence politique.

« In the 1880s, free-market anarchist Benjamin Tucker identified the domination of business interests in the Gilded Age as grounded in a variety of state-imposed monopolies, stressing four in particular: Protectionist tariffs; the monopolization of credit through government control of the money supply; the suppression of competition via informational monopolies (patents and copyrights); and the assignment of titles to land and natural resources on the basis of expropriation and political pull rather than homesteading and trade. Alongside these, Tucker listed the monopolization of security services represented by the institution of the state itself. »

Ces élément sont tirés d'un article intitulé « The myth of nineteenth century laissez-faire » :
https://c4ss.org/content/19663.

3) Les États-Unis du début du XXe sont-ils vraiment à cette époque une société de cartels, de trusts et d'ententes entre syndicats patronaux ?

Roderick Long, mais aussi Murray Rothbard, affirment que oui, mais que
les travaux des historiens James Weinstein et Gabriel Kolko montreraient que durant la période 1890-1920 les monopoles et oligopoles ont été créés par l’État et les autorités politiques sur demande et lobbying de grandes entreprises. Ces situations oligopolistiques ne découleraient donc pas de mécanismes de concurrence libre mais d'interventions politiques :

« The rigging of the market in favor of big business did not end with the Gilded Age. Dionne’s claim that in that era “monopolies were formed too easily” ignores historical research by James Weinstein and Gabriel Kolko showing that the supposedly anti-business regulations of the Progressive era (and likewise, Butler Shaffer has shown, those of the New Deal) were actually lobbied for by the corporate elite, in order to prop up monopolies that could not survive in an unhampered market. Dionne’s vision of the New Deal as coming to the rescue of a government that was previously “helpless” and “handcuffed” by “anti-government ideology” is ludicrous; Roosevelt’s big-government, pro-cartelization policies were largely a continuation of Hoover’s. And given the destruction of affordable health insurance in the early 20th century via the political might of the medical establishment, as documented by historian David Beito, Dionne’s claim that laissez-faire left the poor “unable to afford health insurance” is literally adding insult to injury. »

4) A quel point l'évolution des États-Unis et du monde après 1916 a-t-elle vraiment emprunté la direction que Lénine pensait qu'ils prendraient ? Les cartels, ententes et trusts se sont-ils maintenus ?

Charles Johnson décrit dans un article intitulé « The Many monopolies » les États-Unis comme une économie comportant de nombreux monopoles : il cite notamment : le monopole sur le secteur de la santé, les monopoles de la distribution de l'eau, du gaz et de l'électricité, les monopoles sur les infrastructures de communication et de transport, le monopole de l'agro-business, le monopole des assurances automobile.

Cf. :
https://c4ss.org/content/15952

5) Est-ce que réellement les crises économiques ont renforcé la concentration économique aux États-Unis ?

6) A quel point il y a une différence entre les mœurs américaines et les mœurs européennes dans les années 1910-1920 ?

7) Y a-t-il un lien entre ce que décrit Lénine et ce qu'on appelle souvent, à tort ou à raison, la globalisation ?

Notes :
Progressive area : 1890-1920 aux USA
The Gilded age : 1865-1901 aux USA (de la fin de la Guerre de Sécession à 1901)



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