26/03/2012

Étatisation des banques

Étatisation des banques

Dans le cadre de notre réflexion collective sur le lancement d'une nouvelle initiative populaire fédérale de la JSS, je développe ci-dessous un petit argumentaire en faveur d'une des idées d'initiative qui me tient à cœur : l'étatisation des banques. Cette proposition a notamment été soutenue par le comité directeur de la JSS. Elle est aussi intégrée au programme de la JSG.

Les banques ont provoqué la crise financière par leurs investissements et leurs crédits pourris.
Cette crise financière s'est ensuite transmise à l'économie réelle créant chômage et pauvreté.
Mais ce n'est pas tout.
Les banques ont ensuite dû mendier à la collectivité pour éviter la faillite, endettant ainsi les États qui se sont retrouvés avec la crise de la dette que l'on connaît.
A la suite de cela, les gouvernements européens ont profité de cet endettement étatique pour mettre à bas l'Etat-providence et pour renverser les institutions démocratiques, remplaçant des gouvernements élus par des pantins technocrates.
On assiste ici à une contradiction systémique flagrante du capitalisme : soit l’État sauve les banques en saccageant l'Etat-social et par conséquent en jetant dans la misère sa population tout en détruisant son économie, soit l’État ne sauve pas les banques, mais alors l'économie capitaliste s'écroule et la population se retrouve dans la misère...
Une seule résolution possible de cette contradiction propre au capitalisme : le socialisme !

Les banques sont le cœur du problème et de la solution.
Le problème vient du fait qu'elles ne sont pas contrôlées par la collectivité et par des instances démocratiques. Des managers surpayés, des traders avides, et de gros actionnaires cupides, forment le trio infernal qui guide les choix stratégiques des banques.
Reprendre le contrôle des banques est donc essentiel si l'on veut éviter toute nouvelle crise financière induite par les logiques capitaliste qui prévalent lorsque les banques sont laissées à elles-mêmes.
La solution vient du fait que si le peuple contrôle démocratiquement les banques, il se donne les moyens d'auto-déterminer son avenir économique. Car contrôler les banques, c'est contrôler le crédit. Et contrôler le crédit, c'est contrôler le développement économique, donc c'est avoir le pouvoir de choisir ce qui est nécessaire et ce qui ne l'est pas au bien-être collectif.
Démocratiser les banques passe donc évidemment par une étatisation.

Avec le contrôle démocratique des banques, la population pourra en plus de cela imposer un fonctionnement égalitaire au sein de ces institutions, limiter les écarts salariaux, imposer une réelle transparence, etc.

Enfin, l'étatisation des banques représentera une source de revenus bienvenus pour la collectivité qui pourra ainsi financer de nouvelles avancées sociales.

19:07 Publié dans Étatisation des banques | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : étatisation des banques, banques, crise, crise financière, dettes | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg