07/03/2014

Pourquoi je ne soutiens plus les trotskistes de Der Funke


Il m'est régulièrement arrivé de défendre les mêmes positions que les trotskistes de Der Funke, et même, parfois, de faire front avec eux dans des débats internes contre des membres plus proches du social-libéralisme que du socialisme.
Toutefois, il faut bien admettre qu'à présent que les tendances plus modérées sont moins présentes au sein de notre parti, les funkistes ne cachent plus leurs travers...

Tendance à l'autoritarisme

En faisant voter par une majorité de notre assemblée l'interdiction aux membres de la Jeunesse Socialiste Genevoise de se revendiquer librement de notre parti dans leurs rapports avec le Comité des jeunes, et en accompagnant cette interdiction de la menace d'exclusion des membres qui contreviendraient au vote de la majorité de l'assemblée, les trotskistes de Der Funke ont démontré le peu d'intérêt qu'a pour eux la démocratie. En imposant ainsi à une minorité le silence sur son appartenance partisane, les funkistes ne sont pas démocrates, mais autoritaires. Ce travers va totalement à l'encontre du projet socialiste et n'est que la démonstration de leur faible compréhension ou adhésion au dit projet.

Tendance au centralisme et au bureaucratisme

En s'attaquant régulièrement au fonctionnement quasi-autogestionnaire de notre parti afin d'y renforcer le pouvoir d'un petit groupe de membres sur le reste des membres, les trotskistes de Der Funke ont montré qu'ils sont adeptes d'un centralisme anti-socialiste et anti-démocratique. Qui plus est, en demandant sans cesse le renforcement du pouvoir du comité dans le but d'en faire non un simple organe exécutant, mais au contraire un organe dirigeant, les funkistes ont prouvé doublement le peu de respect qu'ils ont pour la démocratie au sein de notre parti, et leur désir de voir apparaître des chefs et des donneurs d'ordres.

Une propagande inefficace

La propagande de Der Funke est empreinte d'un marxisme archaïque qui se refuse à faire référence à des auteurs marxistes ayant réfléchi après 1940... Ce marxisme rudimentaire produit comme résultat une propagande suintant les premières décennies du siècle dernier, et ignorant les évolutions de fond qui ont suivi. De même, cette ignorance a comme corollaire une forme et un vocabulaire absolument pas en phase avec la société contemporaine. Voilà pourquoi je ne peux que constater que leur propagande n'est pas un grand bienfait pour la régénération et la diffusion des idées marxiennes ou marxistes au XXIème siècle, mais plutôt une limite à cette régénération et à cette diffusion.

Un discours incohérent sur la libre-circulation 


C'est sur le plan de la libre-circulation enfin que les trotskistes de Der Funke font preuve d'une vaste incohérence. Voilà une organisation qui prétend défendre les travailleurs, qui met en évidence les faiblesses existantes dans la libre-circulation avec l'Union Européenne, et qui en tire comme conclusion qu'il s'agit de rompre les accords de libre-circulation. Pourtant, la rupture des accords de libre-circulation n'a comme conséquence que l'instauration de contingents, avec ce que cela implique comme affaiblissement des conditions de travail pour les travailleurs que les funkistes prétendent défendre. La lutte pour l'organisation des travailleurs contre l'exploitation n'a pas besoin des contingents, au contraire, la libre-circulation est d'ores et déjà une amélioration par rapport aux contingents, et c'est à l'intérieur de cette libre-circulation que l'on peut ensuite s'engager en faveur de la défense des intérêts des travailleurs. 



Pour toutes ces raisons, je considère dès à présent Der Funke et ses membres comme des adversaires internes, au même titre que les social-libéraux ou les carriéristes.
En espérant que ce message les fera réfléchir sur ce qu'est le socialisme et sur ce qu'il n'est pas !


17:58 Publié dans Der Funke | Lien permanent | Commentaires (54) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg