27/01/2012

De la démocratie libérale à la barbarie

De la démocratie libérale à la barbarie 

Nos démocraties libérales assurent théoriquement (formellement) un certain nombre de droits et de libertés fondamentales à leurs citoyens. La catégorie des droits sociaux est celle qui soutient la construction de l’État providence social-libéral.
Tant que les démocraties libérales assuraient le maintien de ces droits fondamentaux (à la base de leur fondements idéologiques formels), alors la démocratie libérale donnait un sens au capitalisme.

Mais j'apprends, dans le Courrier International, que en Grèce des parents sont si pauvres qu'ils se retrouvent à devoir abandonner leurs enfants !
Au XXIème siècle, en Europe, des couples doivent donc abandonner leurs enfants à cause de la pauvreté !

N'est-ce pas la preuve flagrante de la décadence morale des démocraties libérales en Europe ?
N'est-ce pas la démonstration parfaite de la barbarie capitaliste ?

La décadence du régime capitaliste en Grèce appelle une saine révolte.
Les classes jetées dans la misère doivent se mobiliser et renverser le gouvernement corrompu de pantins technocrates, laquais du système en place, afin d'instaurer une véritable démocratie socialiste.

Il est extrêmement inquiétant de voir qu'il n'y a qu'un pas entre nos démocraties libérales du XXIème siècle, et les conditions de vie du capitalisme sauvage du XIXème siècle...

12:57 Publié dans Décadence idéologique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : démocratie libérale, barbarie, décadence | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

19/11/2011

La décadence idéologique appelle une saine révolte ! (suite)

La décadence idéologique appelle une saine révolte ! (suite)

En Grèce, le consensus en faveur du sauvetage du capitalisme va jusqu'à l'extrême droite.
Le nouveau gouvernement grecque l'a en effet intégré à son union de massacreurs des droits sociaux afin de poursuivre avec davantage de violence politique sa barbare austérité.

Ceci devrait doucher les espoirs de tous les nationalistes qui croyaient encore vainement que l’idéologie conservatrice et nationaliste représentait « une troisième voie ».

Et bien non !

L'extrême droite n'est qu'une forme de capitalisme xénophobe et primaire.
L'union de tous les pro-capitalistes prend donc une teinte brunâtre particulièrement peu ragoûtante.

*

En Italie, un gouvernement technocratique (et anti-démocratique) a été mis en place.
Mais qu'est-ce qui se cache derrière ce masque technocratique ?
De la neutralité idéologique ?

Et bien non !

Derrière les masques se cachent de petits experts en survie du capitalisme !

Technocrates, nationalistes, capitalistes, libéraux, tous unis dans le même bateau contre les forces humanistes de gauche et contre les droits fondamentaux des individus !!

Le mot de la fin par le journaliste italien Giuletto Chiesa :

« Il faut mobiliser la plus vaste opposition sociale possible et se préparer à bâtir une nouvelle opposition politique.

(...)

Le devoir d'un président de la République aurait dû être, entre autres, de soustraire le pays au chantage des puissants, qu'ils viennent de l'intérieur ou de l'extérieur.
Au nom de la Constitution.

S'il le faut, nous nous en chargerons nous-mêmes. »

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Précédente note traitant ce sujet :

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/11/15/la-deca...

 

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15/11/2011

La décadence idéologique appelle une saine révolte !

La décadence idéologique appelle une saine révolte !

La formation d'un gouvernement d'union nationale en Grèce est le symptôme de la décrépitude de la démocratie politique représentative actuelle.

Lorsque social-libéraux de droite et social-démocrates de centre gauche s'unissent, toute différence idéologique est symboliquement abolie.

Il s'agit d'une atteinte claire au principe du pluralisme politique.


Concrètement, les partis pro-capitalistes s'unissent dans une situation de crise du capitalisme pour tenter d'assurer la survie du capitalisme, et donc de préserver les intérêts des classes dominantes qui sont avantagées par la situation actuelle.
La survie du capitalisme signifie, pour les social-démocrates, sacrifier tout principe moral en appliquant des politiques d'austérité à l'opposé de leur positionnement axiologique. C'est le syndrome du paradoxe perdu de la social-démocratie.


A présent, en Grèce, l'extrême gauche se retrouve doublement renforcée pour mener la révolte des classes précarisées et moyennes.
D'une part, par l'échec de la social-démocratie qui a vendu son âme au capitalisme pour assurer la survie de l'élite politique qu'elle représente (ou simplement par auto-limitation idéologique).
D'autre part, par la politique d'austérité qui, saccageant l'Etat-social, polarise la société.

De plus, vu la situation, l'aliénation idéologique devrait s'estomper devant la conscience de classe, et permettre ainsi les mobilisations nécessaires au renversement politique et social, qui se fera par les urnes, ou par la révolution.


Il reste à espérer que une fois arrivées au pouvoir, les forces anti-capitalistes sauront mettre en place un système novateur, à l'équilibre entre socialisme scientifique et socialisme utopiste !