03/02/2013

Fonder un bar-coopérative autogéré ? (suite)



Après avoir exposé mon idée, j'ai tenté de trouver des jeunes motivés par le projet, et des informations sur comment le réaliser pratiquement. Par bonheur, je connais quelques personnes (dont un jeune entrepreneur que je remercie chaleureusement) qui ont pu me donner quelques conseils et explications que je retranscris ici. Merci de bien vouloir me dire si je fais erreur sur quoique que ce soit.

D'abord je suis assez content, car j'ai trouvé 8 personnes de motivés par le projet, et 2 autres prêts à aider bénévolement pour lancer le projet, sans oublier John Goetelen qui a offert gracieusement sur cette plate-forme ses services de coach.

Pour lancer le projet il faudra de l'argent. Donc soit les coopérateurs-travailleurs arrivent à rassembler l'argent nécessaire, soit il faut obtenir d'une manière ou d'une autre un crédit (on m'a parlé par exemple de la Banque Alternative). Si l'on prend un crédit, on m'a conseillé de se constituer en Société Anonyme (bon, la forme juridique officielle ne changera rien au modèle final, ce sera de toute façon une coopérative autogérée égalitaire), car les SA peuvent prendre des crédits sans que leurs propriétaires ou gestionnaires ne soient poursuivis en cas de faillite. Mais j'ai quand même l'impression de sortir un peu du projet de base. Se passer de crédit serait évidemment idéal, notamment parce que le crédit implique toujours un intérêt à payer (sauf dans les cas des banques islamiques ?)

En ce qui concerne les coûts, trouver un local est paraît-il difficile, car les régies ne sont pas très enthousiastes à l'idée de transformer leurs locaux en bar. Par contre reprendre un bar coûte un prix d'entrée, de... 120 000 à 200 000 francs !! (Ce qui implique que jamais je ne trouverais pareille somme sans obtention d'un crédit.)

En outre, à cela s'ajoute la nécessité d'avoir une patente. On m'en a proposé une pour 500 francs par mois. Par contre, il n'est pas nécessaire que qui que ce soit ait un diplôme de cafetier. La seule contrainte c'est l'argent.
Par ailleurs, si l'on souhaite se décharger des frais administratifs, les fiduciaires prennent au moins 2000 francs.

Ceci étant dit, il y a une autre possibilité, c'est de se constituer en association avec un but précis. Dans ce cas il s'agirait d'une coopérative autogérée égalitaire associative, dont les travailleurs seraient rémunérés.
Les avantages sont qu'il n'y a pas besoin de patente, et qu'il est plus facile de trouver un local.
Cela semble donc clairement plus avantageux de se constituer en association.

Voilà c'est tout pour le moment. 

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31/01/2013

Fonder un bar-coopérative autogéré ?



A présent que j'ai découvert qu'il n'y avait qu'une seule coopérative autogérée à Genève, la Librairie du Boulevard, et éventuellement le Jardin de Cocagne (je manque d'informations sur ce dernier), je me dis que le tissu économique genevois est finalement assez pauvre de ce point de vue là... (Si vous connaissez d'autres coopératives autogérées à Genève, merci de bien vouloir m'en informer, je suis preneur !)

Il semblerait que même nos bars de gauche aient préféré adopter le modèle économique dominant (je ne les en blâme pas, je constate).
Ce qui m'amène à me dire que nous devrions y remédier par nous-mêmes, nous autres jeunes socialistes (j'emploie le terme socialiste ici de manière générale et a-partisan), puisque nous sommes de loin les premiers à fréquenter les bars à Genève.

Fonder un bar qui serait une coopérative (selon le principe de la propriété des travailleurs sur leurs moyens de production) et autogérée (prise de décision collective des travailleurs sur le fonctionnement de leur coopérative), et qui reposerait sur une égalité de revenu (même revenu pour le même temps de travail), voilà un beau projet.

Concrètement, il faudrait rassembler quelques jeunes motivés et prêts à mettre un peu d'argent pour les frais de départ (location, achat du mobilier, achat des fournitures pour la vente). Ensuite, on pourrait imaginer un tournus dans les présences pour faire tourner le bar, ce qui permettrait un revenu d'appoint par exemple pour des étudiants comme moi.

Le projet peut-il ensuite réussir à tourner financièrement ?
Étant donné son statut de coopérative autogérée il devrait probablement attiré bien des gens désireux de soutenir un autre modèle de société. Rendez-vous compte : le seul bar-coopérative autogéré de Genève !
Et puis il faudrait compter sur les évènements particuliers, conférences, concerts, et autres meeting alternatifs.
Sans oublier une déco bien socialiste, et une bibliothèque militante.

Bon, il ne me reste plus qu'à trouver un groupe de jeunes motivés.

A suivre, j'espère.

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