Le postmodernisme et l’héritage hippie

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Par postmodernisme, j’entends ce mélange de militantisme et de recherche intellectuelle qui se déploie à travers le monde académique (particulièrement celui des humanités), le monde médiatique, le monde artistique et, dans une moindre mesure, le monde politique en tant que tel, et s’attelle à repérer, condamner et dénoncer, de façon systématique, des privilèges (structurels, systémiques) dont jouiraient certains groupes (les hommes, les Blancs, les hétérosexuels, les cisgenres, etc.) à l’encontre d’autres dans les pays occidentaux.

Quand on fait la généalogie du postmodernisme, quand on le déconstruit (deux activités intellectuelles particulièrement appréciées des postmodernistes), on le fait souvent remonter aux mouvements sociaux et militants des années 60. Comme tout le monde le sait, cette décennie et la suivante sont un moment d’émergence d’un mouvement social particulier qui est celui des hippies. Or, on a vite fait de voir en les hippies des précurseurs du postmodernisme, car on s’imagine les hippies comme des sortes de militants aux longs cheveux, adeptes de substances illicites, manifestant sans relâche pour diverses causes politiques. J’aimerais vous proposer une interprétation différente, en me basant sur les travaux de Michael Allen, de David Laderman et de Michel Lancelot.

En dehors du petit groupe des Yippies, les membres du Youth International Party, qui correspondent bel et bien au cliché décrit plus haut, les hippies ne sont pas des militants. Être un hippie, en effet, c’est adopter des croyances (non politiques) et un certain mode de vie comportant certaines pratiques : des croyances spirituelles en rupture avec celles qui prédominaient dans les années 60, une exploration de nouveaux espaces intérieurs (notamment par l’utilisation de certaines drogues) et extérieurs (c’est la révolution des sacs à dos qu’annonce Kerouac en 1958), le rock, une libération de la sexualité, la vie en communauté (surtout à partir de 1969) et des styles vestimentaires décalés. Il y a donc un ethos hippie, mais pas une politique hippie.

Mais c’est sur le plan des valeurs, de l’axiologie, que la différence entre postmodernisme et hippies me semble criante. D’un côté, un mouvement hippie qui place en son centre l’individualité et ses incroyables potentialités inexplorées, la paix entre tous, l’amour universel et la liberté (sexuelle notamment nous l’avons dit), de l’autre, une configuration postmoderniste qui place en son centre l’identité de groupe, tribale, le conflit permanent entre ces groupes, le ressentiment envers les groupes « privilégiés » et un certain puritanisme. C’est pourquoi, on peut affirmer qu’il n’y a pas de continuité entre le mouvement hippie et les postmodernistes.


Adrien Faure

Commentaires

  • Voici la réponse du génial Jordan Peterson aux postmodernistes:

    https://www.youtube.com/watch?v=LquIQisaZFU

  • Postmodernisme, une chiure de mouche dans un océan de merde, les architectes sont des branleurs, du moins depuis qu'il y a des usines à architectes, allez faire un tours dans les banlieues françaises, regardez l'horreur en face et ensuite on ose encore prononcer le terme "d'architecte" et de "postmodernisme" en s'appuyant sur quelques exceptions rarissimes qui confirment la règle ?

    Parlons de hunziker et ses délires de schtroumpf qui n'a rien de schtroumpf, un budget et quelques complices dans quelques départements liés aux blanchisseurs de fonds pillés au tiers-monde, voilà la réalité !

    Il y a Hundertwasser, qui d'ailleurs refusait d'être encartonné dans une catégorie et qui planait avec son épouse, un type sans doute très bien, authentique et qui avait du génie, j'ai eu l'occasion de le rencontrer à Venise avec son épouse, nous avons mangés ensemble dans un endroit magique, le vin et les délices de la tables y ont contribué, c'était une soirée et une rencontre enrichissante et le type écoutait sans se prendre pour un surhomme, mais peut-on le ranger dans le postmodernisme ?

    Non !

    Non, parce que c'est une personne qui écoute, qui accepte les débats contradictoires, un esprit raffiné et muni d'une intelligence hors du commun, ce n'était pas le cas de Hunziker, qui était lui, un postmoderniste, un personnage imbus et sans rhétorique, en deux mots, un gros con !

  • @G. Sferis,

    Je viens de regarder la vidéo de Jordan Peterson, après avoir posté mon comm. !

    Ouf, je ne suis pas le seul !!

  • @ Corto!

    Merci et tant mieux, car les postmodernistes ne sont rien d'autres que des destructeurs au service des mondi alistes!

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