06/03/2016

Mon classement des meilleures drogues : Amies, Amantes, Compagnons

 

Où Ariel Zerh se prête à l'exercice de la taxinomie. Bonne lecture !

Adrien Faure



ATTENTION ce billet est TOTALEMENT FICTIF je n'ai JAMAIS pris la moindre drogue parce que la drogue c'est MAL et ILLEGAL et il ne faut RIEN FAIRE d'illégal sinon tu vas aller en PRISON, donc tout les effets décrits ici ont été purement IMAGINES ou alors c'est d'autres gens qui ont pris de la drogue qui m'ont raconté et du coup j'ai décidé d'écrire là dessus. C'est bien compris ? Je suis un homme qui RESPECTE LA LOI et même si un jour j'avais fait quelque chose d'illégal je ne serais JAMAIS allé sur internet le raconter. Hors je n'ai RIEN FAIT d'illégal, vu que, je le répète, cet article est totalement FICTIF.

Si jamais vous décidez de tester un de ces produits, ce que vous ne devriez pas faire car c'est ILLEGAL, soyez sûrs de pratiquer la Réduction des Risques, de nombreuses ressources sur internet existent dans ce cadre. Si vous avez un doute, contactez moi, je ne me suis JAMAIS drogué mais je sais quand même comment réduire les risques au maximum.



Ceci étant dit. Voilà mon classement personnel des meilleures drogues [de ce que j'en imagine d'après ce qu'on m'a raconté]


Dans l'ordre, des meilleures jusqu'aux pires :



LSD : Je t’appelle affectueusement la Reine des Molécules. Ma passion, mon aventure, mon amour. Pas d’addiction, pas d’overdose possible, pas de mauvaise descente. Tu m’as ouvert à un monde où l’humain n’est jamais censé pénétrer, et j’ai nagé dans des paradis que je n’aurais jamais pu explorer de mon vivant. Tu es mon jouet favori autant que je suis le tiens, et notre relation continuera, je l’espère pour toujours, dans sa beauté éthérée.

Champignons : Mes autres amours.  Comme le LSD, vous n’apportez ni addiction ni risque d’overdose. Vous m’avez aidé à prendre des décisions difficiles, vous m’avez éclairés et montré la voie plus d’une fois quand j’étais perdu. Vous êtes mon remède le plus précieux, celui qui soigne mon âme, celui qui me montre le chemin à prendre. Je ne serais pas la même personne aujourd’hui sans vous. Vous me donnez des nausées, et votre goût est ignoble, mais c’est un petit prix à payer pour la sagesse que vous apportez. Vous êtes mes guides spirituels et je suis en partie votre création.

MDMA : Tu transcendes ma nature humaine et tu fais de moi un être de pur amour extatique. Tu es la chimie de l’amour distillée dans mon cerveau. Si seulement il n’y avait pas ce dur prix à payer à chaque fois… Parce que je sais que, trois jours exactement après que tu m’aies prise, tu me feras souffrir. Une partie du bonheur que tu m’auras apporté se transformera en son opposé et m’accablera pour une bonne demi-journée.

25B-Nbome : Cousin du LSD, tu es presque aussi bon que lui, tu m’en fais littéralement voir de toutes les couleurs, tu m’as montré toi aussi des choses incroyables, et je t’en remercie encore. Les mêmes remerciements pour tes petits frères, 25C et 25I, presque aussi bons dans votre art psychédélique.

4-HO-MET : Clone chimique des champignons, tu prends et tu donnes à peu près les mêmes éléments à mon esprit, même si je sens qu’il te manque quelque chose par rapport à ton pendant naturel.

Kétamine : Tu m’as allongé sur un lit, et tu m’as fait enchaîner les orgasmes pendant presque deux heures. Tu es une amante extraordinaire, même si notre amour fut bref.

Méthoxetamine : Tu me prends dans tes bras comme une mère, tu me couches au lit et tu m’enveloppe dans ton bien-être. Tu me consoles et me fait oublier mes chagrins. J’ai un petit surnom affectueux pour toi : Méthomaxétamine, en souvenir de mon ami brisé que tu arrivais si bien à réconforter.

MDAI : Petite sœur de la MDMA… Ta grande sœur est une femme fatale, mais toi je te vois plutôt comme une amie précieuse. Tu m’apportes énormément de bonheur, ta présence me fait un bien monstrueux. Mais tu fais payer le même prix.

4FA : Tu es comme un barman amical : Je viens vers toi avec le sourire, tu m’offres de la bière  et un bon moment. Je t’apporte mon bonheur, tu le multiplies et me le renvoies.

Antidépresseurs : Un ami de longue date, qui t’apporte du soutient dans les coups durs. Il n’est pas particulièrement passionnant, mais il sait te réconforter.

Benzodiazépines : Mon pote rasta. Sa présence me détend et m’apaise de mes angoisses. Il me rassure sur le présent et le futur quand l’inquiétude me prend à la gorge.

Cocaïne : Tu es un ami complètement instable. Tu peux être très bon un jour, très mauvais l’autre, au petit bonheur la chance. Sortir en ta compagnie coûte une blinde. Tu m’emmène parfois haut, tu me boostes, me donne de l’énergie, tu me motives et tu me donnes confiance. Sauf qu’après avoir passé un bon moment avec toi, tu refuses qu’on se sépare, et tu peux alors devenir très violent, jusqu’à ce que j’accepte de continuer la soirée, et ainsi tu peux m’entraîner dans un cycle infernal. Même si je te fréquente occasionnellement, je me méfie de toi, parce qu’au fond tu es un pervers narcissique, et tu as réduit plus d’un homme en esclavage.

Buphedrone/Pentedrone : Les amphétamines, les petits frères de la cocaïne. Au moins, avec vous, je sais à quoi m’attendre. Mais vous avez la fâcheuse tendance vous aussi à vouloir me contrôler. Plus d’une fois, en descente, vous avez eu la maîtrise presque totale sur ma volonté. Vous m’avez appris à être humble, parce que vous avez temporairement été plus fortes que moi. J’avais confiance en ma capacité à toujours garder le contrôle, vous m’avez prouvé que je pouvais avoir tort.

Cannabis : Ta présence est agréable, mais sans plus. Et avec toi, on bouffe comme des porcs, et ça c’est malsain pour mes troubles alimentaires.

Alcool : On te prend pour un gars inoffensif mais je te sais extrêmement toxique, au fond. Tu as bon goût et tu es un bon ami à petites doses… Mais nos abus ensemble coûtent très cher le lendemain, le corps entier ne s’en rappelle que trop bien. C’est pourquoi je ne te fréquenterai plus que par petites doses.

Graines de LSA (hawaiian woodrose, morning glory) : Vous êtes toxiques, vous donnez la nausée, vous rendez malade.  Vous êtes des personnages très intéressants, vous êtes capables de m’apprendre beaucoup, mais vraiment, vous m’en demandez trop

PB22 : Cannabinoïde synthétique. J’admets t’avoir un peu malmené, j'ai été imprudent avec toi. Mais quand même, tu m’as violé, avec violence, sans amour et sans sentiments. Je ne veux plus jamais te revoir, connard.

Tabac : Tu es extrêmement addictif. Tu es toxique. Tu défonces un peu. Je ne vois pas d’intérêt à ton amitié.



Ariel Zerh (28 ans)
Son site : ici



 

 

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Commentaires

Aïe ! Dans le genre raccourci on peut difficilement faire mieux.
Mais bon, il a bien dit qu'il parlait des meilleures.
Donc il semble exclure tous les dérivés du pavot et privilégie les psychotropes indiquant ainsi ses préférences.
Heureusement qu'il précise au début qu'il n'a rien testé !

Écrit par : Pierre Jenni | 06/03/2016

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