04/03/2016

Les drogues, ces formidables outils de développement personnel

 

 

J'ai le plaisir d'accueillir un troisième témoignage sur mon blog.

Bonne lecture ! 

Adrien Faure

 

 

Tout a commencé une nuit de janvier 2015 dont je me souviendrai toute ma vie. Je suis à un gros événement de musique électronique dans la banlieue parisienne. J’ai passé des dizaines d’heures à faire des lectures et recherches sur les effets et risques de la MDMA, et ce soir c’est bon : je me lance enfin. A 1h30 du matin, les 130mg de MDMA que j’ai avalé plus tôt commencent à faire effet. Ca commence par un sentiment de bien être : soudainement, je suis d’humeur inhabituellement positive. Je ferme les yeux. Une bouffée indescriptible de chaleur monte dans mon corps. Inspiration, expiration… 2 minutes passent, je me sens toujours aussi bien physiquement, et là une vague extrêmement puissante de bonheur surgit de l’intérieur : je réouvre les yeux et je suis obligé de sourire. La MDMA a déclenché le flot de sérotonine qui se déverse dans mon cerveau, et l’effet est au delà de tout ce que j’avais pu imaginer : un bonheur à l’état pur m’a complètement envahi.



Je suis heureux, heureux, heureux d’être là, à cette glorieuse soirée, en compagnie d’amis, avec de la bonne musique, un show lumineux fascinant. Je me mets à réfléchir, et des pensées toutes plus heureuses et optimistes les unes que les autres me viennent à l’esprit : ma vie est merveilleuse. Plus j’y pense, et plus j’ai une chance incroyable de vivre dans un pays riche, avec une famille et des amis qui m’aiment, avec un job que j’apprécie et des collègues sympas… Mon appartement est génial ! Je suis aux anges. Je me sens reconnaissant envers tous les événements et personnes qui ont contribué à cette situation incroyablement chanceuse dans laquelle je suis. Sortant de mes pensées, plus souriant que jamais, je me mets à regarder les gens autour de moi, et c’est peut-être là l’effet le plus incroyable de la MDMA : je suis rempli d’amour et d’intérêt pour *toutes* les personnes autour de moi. Je ne peux m’en empêcher : il faut que je fasse un énorme calin à mon ami qui est là avec moi ce soir. Je le remercie d’être présent dans ma vie, d’être venu avec moi ce soir, je suis reconnaissant de tout ce qu’il m’a apporté, et je suis si heureux de pouvoir profiter de cette amitié dont il me fait grâce. Regardant autour de moi, je suis plus fasciné que jamais par l’effet de la MDMA : à chaque visage d’étrangers que je regarde, je suis envahi d’amour et d’intérêt. Je veux en savoir plus sur chacune des personnes autour de moi, qui me semblent toutes plus intéressante les unes que les autres, chacune dans leur individualité. Je les aime, et je veux les rencontrer, apprendre à les connaître. Approcher quelqu’un est d’une facilité déconcertante : comment ai-je pu être réticent à aller parler à une jolie fille ? Ma légère anxiété sociale a complètement disparu. Il y a une fille plutôt mignonne à ma gauche : trouver des mots justes et sympas pour l’aborder sans être lourd, c’est extrêmement facile. Si facile ! Quelles bêtise ces constructions sociales qui font qu’on n’ose pas aller vers les autres.



La soirée continue et se termine de la même manière : bonheur et amour des autres. On pourrait croire que ces effets, bien que très positifs, ne durent que pendant les 6h après une prise de MDMA, mais rien ne pourrait être plus faux. Il y a cette phrase en anglais que j’aime bien : what has ben seen can’t be unseen. Ce regard positif et optimiste sur ma vie que la MDMA m’a montré, cet intérêt pour autrui et la bêtise de l’anxiété sociale, ces effets là m’ont été durables, ça a indéniablement changé ma vie. Concernant la MDMA en elle même, je ne suis pas devenu addict, je n’en consomme que 3 à 4 fois par an pour des occasions très spéciales, afin que ce merveilleux produit chimique garde son effet magique.



Une autre substance psychoactive a eu un effet très positif et durable sur ma vie, il s’agit du 2C-B. Parler de cette drogue méconnu a toujours été quelque chose de bien plus compliqué, car ses effets sont difficilement descriptibles à l’aide de mots, mais je vais tenter de faire de mon mieux pour décrire. A dose raisonnable (mois de 25mg), on est plongé dans un état qui paraît proche de celui de sobriété : on peut réfléchir, intéragir avec autrui et son environnement de manière tout à fait normal. Le 2C-B rend plus léger, on se sent bien dans son corps, mais l’effet le plus notable et intéressant et celui sur le mode de pensée. Le point de vue est différent : le 2C-B change le prisme qu’on a sur la réalité. Il déconstruit toutes sortes de schémas mentaux préfaits qu’on possède : des choses qui paraissaient évidentes ne le sont plus du tout. Le 2C-B fait prendre du recul sur ce qu’on voit, et ce à quoi on pense. On sort du cadre de pensée qu’on a habituellement, et on peut regarder les choses sous une autre lumière, une lumière plus neutre, plus analytique, avec des préjugés bien moindres. C’est cette lumière différente qui à mon sens rend le 2C-B tout à fait merveilleux dans son genre (au delà du fait que c’est une substance peu toxique).



Pour prendre un exemple tout à fait concret, j’ai eu une période de chômage. Un soir où j’avais pris du 2C-B pour une soirée en club, une fois rentré chez moi je me suis mis à réfléchir sur ma vie. C’est alors que j’ai cessé de me voiler la face, que j’ai osé à regarder la vérité en face : mon hygiène de vie n’était pas saine. Je me complésais dans cet état de chômage, je ne faisais pas vraiment d’effort pour trouver du travail. Je n’avais pas de rythme de vie ordonné… Et je perdais le sens des priorité. Ce soir le 2C-B m’a mis une claque : il m’a fait sortir de ce confort intellectuel flemmard dans lequel je m’étais installé.



J’ai ici chosi d’insister sur l’aspect de développement personnel : utilisées avec précaution, dans le respect des mesures de sécurité, et avec parcimonie, des drogues comme la MDMA ou le 2C-B peuvent réellement produire des effets bénéfiques durables. On est ici bien loin de ces préjugés qui veulent que les drogues transforment leurs utilisateurs en zombies asociaux et dépendant.

 

Doud17 (pseudonyme)

(24 ans)



 

12:28 Publié dans Drogues | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

" ....ma vie est merveilleuse"
C'est tout de même assez triste de devoir prendre une drogue pour se rendre compte que sa vie est merveilleuse.

Écrit par : omar | 04/03/2016

des conneries, tout ça.....si vous avez besoin de drogue pour votre développement personnel, vous avez du souci à vous faire....

Écrit par : vieuxschnock | 05/03/2016

Vieux refrain, que celui des merveilles engendrées par les drogues:
Baudelaire n'aurait jamais écrit les Fleurs du Mal sans elles.
Les musiciens de jazz les plus inspirés l'ont été grâce à elles, etc.
Voir aussi les progrès accompli par l'Occident grâce aux expériences de Timothy Leary.
Cela ma rappelle le commentaire d'un de nos anciens Conseillers d'Etat au cours d'une discussion dans un des Collèges de Genève avec partisans ce la contraception (vers 1968): "Si elle avait existé à son époque nous n'aurions jamais eu les oeuvres de Bach" (cité de mémoire).
P.S.
1. Bach était le huitième enfant de la famille.
2. J'interprète (un peu méchamment peut-être) le "nous n'aurions jamais eu" comme signifiant "je n'aurais jamais pu jouir de".

Écrit par : Mère-Grand | 06/03/2016

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