27/02/2016

Comment j'ai appris l'empathie avec la drogue

 

 

Bien trop souvent tout ce qu'on lit sur les drogues est caricatural ou limité. Dans les médias on parle trop de politique de la drogue et pas assez des expériences vécues par des individus. Je vais donc tâcher d'y remédier sur ce blog en accueillant une série de témoignages sur le sujet. 

Alors ouvrez vos chakras et bonne lecture avec ce premier témoignage de Ariel Zerh (vous pouvez retrouver davantage de ses écrits ici).

Adrien Faure

 

 

J'ai commencé mon sevrage des antidépresseurs il y a maintenant un peu plus de 48 heures. [NB: Ce texte a été écrit en réalité juste après le début de mon sevrage, qui est maintenant fini depuis un certain temps.]

J'ai consommé cette drogue (légale, pas chère, prescrite par mon médecin) tous les jours pendant presque deux mois. En premier lieu, pour réussir à sortir la tête de l'eau (la piscine représentant mon travail de chercheur). Quand j'ai vu que ça suffisait pas à éviter la noyade, je me suis fait mettre en arrêt maladie avant que les dégâts ne provoquent trop de séquelles sur ma psyché. Parfois, dans la vie, il faut juste savoir fuir. Et sans honte. Cela demande d'ailleurs un certain courage, de fuir... Perso, je continue d'avoir légèrement honte d'être en arrêt maladie et d'être momentanément addict à ces médicaments, même si je sais que je ne devrais clairement pas avoir honte et que j'ai fait des choix globalement responsables (quoiqu'en diront ceux qui répètent "tu devrais pas toucher à ces merdes" sans comprendre).

Je n'aime pas les antidépresseurs. J'ai beau être un junkie, je suis un junkie responsable... Je sais ce qu'il se passe quand tu prends une drogue de recyclage sérotoninergique pendant deux mois, tout les jours, puis que tu arrêtes. C'est partiellement une des raisons qui me poussent à écrire cet article à 2h du matin au lieu de dormir comme les gens honnêtes. Ecrire m'occupe bien l'esprit, et me laisse moins de temps pour ressentir les effets de manque.

En premier lieu, pour mes lecteurs qui ne connaissent pas bien le fonctionnement du cerveau, je vais faire un résumé TRÈS vulgarisé et donc probablement faux sur plein de points (je ne suis pas neurologiste) mais ça vous aidera à comprendre un peu mieux comment l'esprit fonctionne.

RAPPEL POUR LA LECTURE : Je n'ai jamais consommé la moindre drogue illégale et je tiens à le rappeler, parce que les drogues illégales sont illégales et l'illégal c'est mal. Par contre mon chat (ce salaud) a déjà consommé pleins de produits bizarres et il m'a tout raconté en détails donc je peux en parler en connaissance de cause. Mais c'est pas moi, c'est lui.

1/ Les neurotransmetteurs du bonheur

Vous avez des neurotransmetteurs dans le cerveau qui gèrent votre humeur. Un neurotransmetteur, c'est une molécule qui se fixe sur le récepteur qui lui est propre et active des neurones qui ont un effet positif ou négatif. C'est simple comme ça. On va s'intéresser à trois neurotransmetteurs qui gèrent les émotions positives :

Sérotonine : Neurotransmetteur de la joie. Vous rend heureux quand y'en a beaucoup... Malheureux quand y'en a pas assez.

Exemple de drogues associées :

MDMA (composant de l'ecstasy) Relâche vos stocks de sérotonine, qui vont donc inonder vos récepteurs, vous rendant gaga de bonheur.

Antidépresseurs : Recycleurs de sérotonine. En gros, quand votre sérotonine arrive sur le capteur, elle transmet le signal de bonheur puis s'en va. L'antidépresseur arrive, et lui fait "HOPOPOP tu vas ou comme ça ? Retourne sur le capteur !". Ainsi, vous ressentez plus de bonheur pour la même quantité de sérotonine relâchée.

Note au passage : ne mélangez JAMAIS un relâcheur de sérotonine avec un recycleur de sérotonine. Comme vous le devinez aisément, c'est une interaction extrêmement puissante et potentiellement mortelle. Imaginez que vous prenez une douche, mais que le siphon est bouché : ça fait inondation totale et saturation. La saturation, au mieux ça bousille vos capteurs et vous êtes bons pour des semaines ou des mois de déprime avant que le cerveau ne se réadapte, et au pire ça vous tue ("Syndrome sérotoninergique"). [Edit : Il apparait que ce commentaire est possiblement faux, la réalité étant plus complexe que cela, mais dans le doute je conseille d'éviter les mélanges]

- Dopamine : Neurotransmetteur de la motivation. Au centre de ce qu'on appelle le "système de récompense" du cerveau. Un système partagé par tout le règne animal, d'ailleurs. C'est la base de notre fonctionnement : je suis motivé à faire quelque chose grâce à ma dopamine --> Je fais un truc productif --> Mon cerveau me récompense avec de la dopamine et puis un peu de sérotonine bonus.

Exemple de drogues associées : Cocaïneamphétamines. Les drogues les plus addictives sont celles qui jouent sur la dopamine. Le cerveau étant programmé pour être toujours en recherche de dopamine, nous sommes crées pour être des animaux productifs. Mais s'il suffisait d'appuyer sur un bouton pour ressentir tout les bienfaits du travail bien fait ? Bah on passerait nos journées à cliquer dessus plutôt qu'a vivre une vraie vie. Voilà comment on peut se retrouver facilement accroc à ces drogues : pourquoi faire des efforts pour que notre cerveau nous récompense, quand on peut directement saisir le butin ?

- GABA : Neurotransmetteur anti-stress. Basiquement c'est la molécule qui dira à ton esprit : "Heyyy mannn chill ouut duuuude". Tranquillité et sérénité...

Exemple de drogues associées : Benzodiazépines. Un des médicaments les plus durs à arrêter. Potentiel addictif très important.

L'alcool agit également sur les recepteurs GABA. L'effet est rallongé si consommé avec du red-bull grâce à la taurine (source : http://www.wellnessresources.com/studies/taurine_activates_gaba_receptors/).

Interactions à éviter : Benzodiazépines/Alcool, potentiellement mortel, empiré avec du red bull. Evitez la surconsommation d'alcool surtout, c'est littéralement une des drogues les plus destructrices pour votre cerveau.

 

2/ Quand on s'amuse à régler et dérégler son cerveau, on comprend mieux comment il marche.

La consommation plus ou moins régulière de diverses drogues (par mon chat) a profondément changé la façon dont je perçois l'esprit humain (et l'esprit chat). A commencer par la compréhension de mon propre fonctionnement.
Quand on expérimente avec de nombreux produits agissant sur les neurotransmetteurs, en gros quand on s'amuse à faire joujou avec les boutons qui contrôlent notre humeur, on prend conscience au bout d'un moment de comment la réalité est subjective et dépend de notre chimie neuronale. Une même personne peut paraître chiante ou très intéressante selon votre bonne humeur, par exemple (votre niveau de sérotonine). Vous pouvez trouver une personne plus sexuellement attirante avec suffisamment d'alcool. Un bon café le matin vous motive pour la journée.

A force d'habitude, on perçoit de plus en plus finement les changements dans notre humeur selon ce qu'on consomme. Aujourd'hui, quand je consomme du café, je suis capable de ressentir très exactement la montée dopaminergique, et la descente qui s'ensuit, d'une manière beaucoup plus fine qu'avant. Cette connaissance assez fine du cerveau m'est d'ailleurs d'une grande aide pour diminuer et arrêter les antidépresseurs. Je me sens malheureux, je sais que je n'ai pas de raisons objectives de l'être, je sais que c'est juste mon cerveau qui se réadapte au manque de sérotonine. Je me fais fouetter et je sens la douleur comme un autre, mais j'ai les yeux bien ouverts sur mon bourreau, et je mesure avec finesse les coups qu'il me porte. Et je sais que ça va passer.

Enfin et surtout, relativiser sur la nature chimique de mon propre esprit m'aide surtout à relativiser sur le fonctionnement d'autrui, et de comprendre certains comportements. Parmi les comportements les plus problématiques, il y a, par exemple, l'addiction...

3/ TOUT est addiction

Définition de l'addiction :

"L’addiction, ou dépendance est, au sens phénoménologique, une conduite qui repose sur une envie répétée et irrépressible, en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour s'y soustraire."

Quelques exemples d'addictions :

  • Certaines drogues (pas toutes)

  • Jeux vidéo

  • Jeux d'argent

  • L'achat compulsif

  • Troubles du comportement alimentaire

  • Dépendance affective et/ou sexuelle

  • Dépendance au travail, dite "Workaholisme" ou "Ergomanie"

Cette liste est très diversifiée, et bien sûr non-exhaustive. Mais, pour synthétiser, qu'est ce que c'est une addiction ? Le plus simple résumé de l'addiction c'est simplement : le cerveau a besoin de ses molécules du bonheur, et il va se les procurer coûte que coûte.

Vous-même, si vous vous trouviez tout d'un coup projeté dans la vie d'un berger marocain, vos sources de plaisir habituelles ne vous manqueraient-elles pas ? Ne ressentiriez vous pas un manque d'internet, de télévision ? De vos petites habitudes en général ?

N'est-ce pas une forme d'addiction ?

Et pour ceux de mes lecteurs qui voudraient créer une distinction en parlant d'addiction "physique" au contraire des addictions "psychologiques" : Sachez que cette distinction n'a pas de sens. Le psychologique EST du physique, et le physique est du psychologique : le ressenti ne se trouve pas dans une sphère éthérée, mais bel et bien physiquement dans notre cerveau. D'ailleurs, les seules drogues qui peuvent entraîner la mort suite à un arrêt brutal sont l'alcool et les anxiolytiques.

4/ Un peu de compréhension et d'empathie dans ce monde de brutes

Parce que comprendre comment marche le cerveau peut nous aider à accepter des fonctionnements différents des nôtres, sans les juger.

a) La toxicophobie

Une méconnaissance générale de ce que sont les drogues, associée à de nombreux mythes qui circulent sur ce sujet, entraîne ce qu'on peut appeler de la toxicophobie chez la plupart des gens.  Avec des conséquences graves sur les victimes (rappel : les victimes sont les toxicomanes, et non pas les "honnêtes gens" qui, oh mon dieu, doivent supporter la vue de personnes malades en bas de leur immeuble). Je vous conseille cet article de mélange instable (ainsi que le reste de son blog) pour comprendre un peu mieux le sujet.

On pense que la drogue fait "perdre la tête". C'est faux. Un toxicomane est une personne relativement responsable et en pleine mesure de ses capacités. Cet article du New-York Times explique que la science prouve que les toxicomanes au crack (une des drogues les plus addictives) sont tout à fait responsables dans leurs choix. Non, on ne perd pas tout contrôle avec "ces saloperies". Non, on ne devient pas toxicomane en essayant une fois une drogue. On devient toxicomane quand on a déjà suffisamment de douleur dans sa vie pour entretenir une addiction. Non les toxicomanes ne sont pas forcément des gens violents ou pas fréquentables. Oui, vous en fréquentez probablement sans même le savoir.

Traitons un peu les toxicomanes comme ce qu'ils sont : d'abord des victimes de leur environnement, car ils n'ont pas CHOISI d'être malheureux, qui sont tombés dans la drogue pour échapper à un quotidien qui leur était insupportable autrement... En bref, ce sont des victimes, et nous avons le devoir moral de les aider.

b) Le fat-shaming

Une autre raison qui me pousse à écrire cet article : J'ai encore lu aujourd'hui les articles de "L'observatoire de la grossophobie et du body-shaming" (une lecture éclairante).
Les personnes en surpoids que je connais correspondent en général à trois catégories :

-Soit la personne ne désire pas être en surpoids, et elle a un problème hormonal ou génétique qui l'empêche de mincir.
-Soit elle ne désire pas être en surpoids, et elle a une addiction importante à la nourriture, peut-être même accompagné de troubles alimentaires.
-Soit elle accepte son surpoids, ça ne la dérange pas (voir même c'est ce qu'elle désire), et donc elle est en surpoids et elle se sent très bien comme ça et PERSONNE N'A A PORTER DE JUGEMENT LA DESSUS ! Son corps, c'est sa propriété, n'est-ce pas ?

Le premier cas est conséquence d'un dysfonctionnement du corps, le deuxième est conséquence d'un dysfonctionnement psychologique (et donc corporel également, puisque le cerveau est un organe bel et bien tangible), et le troisième est un choix de vie. Dans les trois cas, nous sommes d'accord pour dire que nous n'avons pas de jugement à apporter. En premier lieu, personne n'a à faire la leçon à une personne en surpoids sur ce qu'elle devrait être ou ne pas être. En second lieu, personne n'a à juger de la psychologie d'une personne, même dans le cas ou cette personne souhaite mincir et n'y arrive pas.

La grossophobie est une oppression extrêmement grave. On considère que "si elles se bougeaient le cul elles y arriveraient". On traite ces personnes de "faibles", on dit qu'elles n'ont "pas assez de volonté pour mincir", et autres bullshit - mais on ne réalise pas qu'il s'agit d'un problème d'addiction, nourri par des causes plus profondes. Ce sont les mêmes mécanismes et problématiques que l'addiction à n'importe quelle autre drogue.

Au passage : si vous vous sentez insultés parce que je compare le fait d'avoir du surpoids à de la toxicomanie, c'est que vous avez de la toxicophobie en vous.

c) La dépression

J'ai lu hier une femme expliquer que son compagnon n'accordait pas d'importance à la dépression de sa partenaire, arguant en des termes virils que la dépression c'est "une excuse de faibles" et autres considérations ignorantes.

La dépression, c'est un déficit en dopamine. Point. C'est à la fois affreusement complexe et extrêmement simple. Un neurotransmetteur vous manque, et tout est dépeuplé.

J'aimerais prendre une de ces personnes qui prennent les dépressifs pour des "faibles", des "lâches" ou des "feignants", et une fois, rien qu'une fois, lui faire sentir les effets du manque de dopamine. S'il y a bien une chose dont je suis sûr, c'est que cette personne ne viendra plus jamais se ramener sa soi-disant "force mentale" devant un dépressif.

Conclusion

Une seule conclusion : NE PAS JUGER. JAMAIS. SOUS AUCUN PRÉTEXTE.

On ne connait pas le ressenti des gens.

Par définition on ne PEUT pas vivre ce que vit quelqu'un d'autre, car toute personne est spéciale, tout parcours de vie est différent, tous les cerveaux sont uniques.

Et ceci est à relier avec le thème de l'oppression : vous ne pouvez pas, vous n'avez PAS le droit, de juger de la gravité de l'oppression d'un groupe, quand vous ne faites pas parti de ce groupe. Ne pas arriver à mesurer l'importance d'une oppression est un privilège de dominant. Vous ne vivez pas l'oppression au quotidien, elle n'a pas forgé votre vie, vos pensées, votre cerveau, vos fonctionnements. Elle ne vous fait pas souffrir régulièrement, quotidiennement. Vous ne comprenez pas et vous ne pouvez pas comprendre, et moi non plus.

Quand quelqu'un expose son vécu, une seule chose à faire : l'écouter, en respectant son ressenti. 

Ne jugez pas, jamais. N'en voulez pas à autrui s'il ne vous a pas dit "Bonjour". Laissez toujours le bénéfice du doute : cette personne cache-t-elle une dépression ? Peut-être est-ce un effort surhumain pour elle de souhaiter la bonne journée à quelqu'un ? On ne sait pas, on ne peut pas savoir.

Le prochain qui vient affirmer que les phobies c'est ridicule, et que la dépression suffit de se bouger pour la guérir magiquement, et qu'il suffit de se calmer pour gérer l'anxiété, et qu'il suffit d'arrêter d'être triste pour être heureux, et que t'es faible et gnagnagna, bah comme promis plus haut je lui réserve un traitement à ma façon.
Je le ligote dans ma cave. Je lui injecte des doses savamment calculées de divers produits directement en intraveineuse. De la norépinéphrine pour augmenter son anxiété, et aussi de quoi inhiber ses récepteurs GABA, dopamine et sérotonine, et puis pour le fun je lui fait avaler de l'acide lysergique diéthylamide pour quintupler sa perception de l’expérience, et puis tiens un peu de datura aussi (pour la déconne), et quand il sera au plus profond de la détresse psychologique la plus inimaginable, alors je le regarderais dans les yeux et je lui dirais :

"Enfin ça va, fait pas ta chochotte, c'est juste un mauvais moment à passer ! Rah, les gens sont douillets, j'te jure ! Tu devrais te prendre en main, t'étonne pas de te sentir si mal si tu te laisse aller comme ça ! C'est que dans ta tête, tout ça, après tout !"

Juste retour des choses.

 

Ariel Zerh

(28 ans)

Son site : ici

 

 

 

 

 

16:03 Publié dans Drogues | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Enfin un bon article sur la drogue. On en redemande. Le ton est aussi très accrocheur, on sent le vécu. Je me réjouis des prochains.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/02/2016

....dommage que vous ayez eu besoin de drogue pour apprendre l'empathie.....si les drogues peuvent faire un tel miracle, cela justifie leur emploi....
Pour ma part, je suis un vieux schnock, et j'ai bien testé quelques potions magiques dans ma jeunesse, mais de là à dire que c'est ce qui m'a appris l'empathie, je n'irais pas jusque là....ha!

Écrit par : vieuxschnock | 28/02/2016

Pour une fois que je rejoins vos idées... (vos amis conservateurs ne vous rejoignent pas sur ce thème, contrairement à ce qui se passe sur le plan économique, où l'approche libertarienne ne fait que servir leurs intérêts).

Puisque l'on parle de réfléchir de façon un peu "alternative" aux problèmes, j'ai trouvé un article intéressant qui remet un peu en question l'approche de l'un de vos "maîtres à penser" sur le plan économique: http://evonomics.com/what-happens-when-you-believe-in-ayn-rand-and-modern-economic-theory/

Écrit par : Warren | 29/02/2016

Bien le bonjour Adrien l'amoathie c'est bien mais savoir s'en protéger c'est beaucoup mieux dirait une personne que ne nommerai pas mais qui décharge les émotions des gens souffrant de ce qu'il faut bien nommer le mal être des autres
Dés l'âge de deux ans je n'avais que des tombes d'enfants violés ,assassinés ou morts de la gripe Espgnole pour discuter .Puis ma mère n'ayant plus que le mot suicide en bouche et m'ayant dit j'aurais dû te tuer ,je me suis mise dans la tête que si je mourrais elle aurait la vie sauve ce qui dans un milieu religieux hermétique peut se comprendre puisque Jésus était mort pour nous laver de tous les péchés et que cette doctrine infusée dès l'âge de deux ans a le temps de se frayer un chemin dans le mental pour faire du gosse une victime de choix qui sera un aimant à catastrophes ou maladies désignées comme inconnues par certains médecins
Devenue proche aidante j'ai supprimé tout ce qui aurait pu me transformer en zombie ,mon cerveau avait enfin une occupation tant souhaitée ,empécher un proche de mourir
Et tellement occupée j'ai oublié que j'étais abonnée à un traitement hormonal sous forme d'injections mensuelles et ce durant 25 ans auquel j0ai mis fin car il me tirait vers le bas c'est à dire en dépression et quand on sait le choc du décès d'un proche il vaut mieux avoir la tête sur les épaules et abandonner l'idée qu'il faut à tous prix continuer à vouloir sauver ceux qui sentent à distance un don qui peut se retourner contre nous c'est éd dire l'écoute
Donc vous voilà prévenu ne tombez pas dans le même piége que d'autres .Celui ci oblige à vivre en autarcie qu'on le veuille ou pas et quand on est connu et qu'on a été soignant toute sa vie il est important d'écouter son propre ressenti .Il y va de notre propre survie
Surtout ne faites pas de nombrilisme et entourez vous de gens optimistes ,il en existe encore
Alors bon courage et très bonne journée

Écrit par : lovejoie | 04/03/2016

J'ai beaucoup apprécier cet article, il m'a fait réfléchir sur ma condition de malade psychiatrique et sur la vision que j'avais des autres malades. Je comprend que la volonté de s'en sortir (comme tout les autre sentiment ...) soit physique, mais comment et quoi faire, face à quelqu'un qui se voile la face et qui n'arrive pas a avancer. Comment faire quand on voie sa meilleur amie sombrer dans la drogue et qu'on est impuissant. Que faire quand un autre amis s'enferme chez lui, seul, sans répondre pendant des jours, voire des semaine. Comment faire quand la personne elle même n'a pas envie de s'en sortir, parce que tout ce qu'elle pence connaitre est cette situation et qu'elle à peur du changement.
Je pence que si la personne concerner n'a pas eu un déclic qui lui dit, "bon, arête tes connerie", c'est difficile, voire impossible de l'aider.

Écrit par : Chloé | 14/08/2016

Les commentaires sont fermés.