15/05/2014

Ce qui a été fait à la Jeunesse Socialiste Genevoise


C'est l'heure de rédiger quelques lignes de bilan pour que l'on puisse comprendre ce que j'ai bien pu faire de ma présidence à la Jeunesse Socialiste Genevoise (JSG) ces deux dernières années. Je ne vais donc pas parler de ce qui a été fait par la JSG, car cela vous le savez déjà (certes probablement fort partiellement) si vous suivez le parti sur les réseaux sociaux ou via notre journal (ou éventuellement parfois par les médias et la presse). Je ne vais pas non plus aborder ma fonction sous l'angle des devoirs administratifs, médiatiques, ou communicationnels, car cela ne présente pas grand intérêt pour le lecteur je crois.


Alors qu'ai-je pu bien faire ces deux dernières années de présidence ?

Il faut vous représenter qu'à peu près au moment où j'abandonnais (contraint par la raison) mes positions social-libérales il y a deux ans, Romain de Sainte-Marie et Olga Baranova quittaient la JSG (pour un investissement conséquent au sein du Parti Socialiste Genevois) et me laissaient avec une toute nouvelle équipe de camarades très motivés. Le futur du parti était donc totalement ouvert. Et j'en ai profité.
Ma démarche a suivi trois angles d'attaque.

D'abord, radicaliser les positions du parti et lutter contre les idées social-libérales. Cela fut un long combat, mais au final il ne subsiste plus d'idées social-libérales au sein de notre parti. Il est impossible de le retracer ici, mais cela représente un sacré paquet constant de débats, et un gros travail d'apprentissage commun, avec comme clef de voûte le travail qui fut fait sur le Manifeste (des heures de débat d'abord en groupe de travail, puis douze heures de débat en assemblée, puis encore quelques heures durant la seconde année). La victoire sur les idées social-libérales devait nous amener à la situation actuelle où le parti est certes divisé entre trotskistes, réformistes, et libertaires, mais où chacun d'entre nous se retrouve sur des positions socialistes. Ce qui fait tout de même un joli pluralisme au sein de notre section.
Bien entendu, cette radicalisation du parti impliquait un affermissement de l'autonomie de la JSG vis à vis du PSG. Mais comme ce dernier a toujours soutenu cette autonomie, cela n'a pas posé vraiment de problème.

Ensuite, démocratiser au maximum toutes les structures du parti pour se rapprocher le plus possible de l'autogestion. Avec la nouvelle équipe de membres arrivée il y a deux ans, nous avons entrepris une ré-organisation du comité, des statuts, du pouvoir de l'Assemblée Générale (AG), etc. En pérennisant le système de l'AG hebdomadaire, en réduisant les compétences du comité, en contraignant les membres du comité à rendre des comptes directement à l'AG chaque semaine, et en virtualisant nos moyens de communication (afin d'obtenir un échange quotidien et rapide entre tous les membres, de l'AG ou du comité), nous avons réalisé une forme de mandat impératif de l'assemblée des membres à son comité. C'est toutefois quelque chose de constamment remis en question et je ne suis pas certain que cela perdure. Cela reste néanmoins un acquis important qui fut obtenu.

Enfin, créer une ambiance conviviale. Cela peut paraître simpliste, mais c'est essentiel. Il est impossible d'imaginer militer chaque semaine, voire plusieurs fois par semaine, si les membres du parti ne s'apprécient pas. C'est pourquoi un certain accent a été mis sur les activités festives durant ces deux dernières années.

Voilà en trois points, le cœur de ce qui a été réalisé à l'interne du parti ces deux dernières années.
Dans mon prochain billet, je reviendrai sur mes principaux échecs à la Jeunesse Socialiste.



15:27 Publié dans Jeunesse Socialiste Genevoise | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Les commentaires sont fermés.