14/04/2014

La beauté est quelque chose d'objectif

S'il y a bien une thèse qui fait dissensus aujourd'hui c'est celle-ci.
Que ce soit dans le monde académique ou dans la rue, la quasi totalité des individus considèrent que la beauté est quelque chose de subjectif. Pourtant, la plupart des gens sont prêts à admettre que bien des choses sont objectives (par exemple beaucoup de gens sont d'accord que la science vise à découvrir une connaissance objective du monde, ou encore qu'il y a des principes éthiques objectivement valables), mais pas concernant la beauté.
Je vais essayer de présenter quelques éléments argumentatifs en faveur de la thèse selon laquelle la beauté est quelque chose d'objectif, en me basant sur un livre de Roger Pouivet, Le réalisme esthétique. L'auteur ne va pas forcément aussi loin que la présente thèse, mais je fais l'hypothèse que la plupart des éléments qu'il présente permettent d'arriver à une thèse plus forte.
Le livre de Pouivet est construit autour de 3 parties bien distinctes. La première vise à montrer qu'il existe un monde réel, indépendant de nous (c'est la thèse du réalisme métaphysique), la deuxième que l'on peut connaître ce monde sans avoir besoin de fondement certain à notre connaissance (c'est la thèse du réalisme épistémologique).
La dernière partie aborde ce qui nous intéresse ici : la question du réalisme en esthétique, que je ne vais pas différencier ici d'une conception objectiviste.

Un premier élément intéressant réside dans le fait que les gens ont une tendance à être intuitivement objectivistes lorsqu'ils évaluent esthétiquement, spontanément, quelque chose. Par exemple, les gens s'exclament « C'est beau ! » devant quelque chose qu'ils considèrent comme étant beau, et non « J'ai l'impression que ceci est beau ». Il y a donc une forme de tendance intuitive à l'être humain à penser sa perception esthétique comme étant objective. Ce qui est curieux vu que la plupart des gens acceptent aussi la thèse selon laquelle la beauté est quelque chose de subjectif.

Alors, comment défendre l'objectivité de la beauté ?
Prenez un papillon avec de grandes ailes bleues, et imaginez que vous le trouvez beau. Il vous est impossible d'imaginer ce papillon-ci comme n'étant pas beau, sauf si vous modifiez certaines de ses propriétés (par exemple vous pouvez l'imaginez sans ailes). Ainsi, la propriété d'être beau du papillon est constitutive et indissociable de ses autres propriétés, et donc la propriété esthétique du papillon est une propriété réelle du papillon, et objective puisqu'elle ne dépend pas de votre bon vouloir (vous ne pouvez pas considérer ce papillon comme étant laid par jeu de l'esprit).
Pouivet affirme toutefois que les propriétés esthétiques sont des propriétés extrinsèques (qui dépendent d'une relation entre individu et objet), et non intrinsèques. Ainsi, si l'être humain n'existait pas, peut-être que la beauté n'existerait pas non plus (ce qui intuitivement peut surprendre je trouve).

Pouivet développe ensuite une théorie intéressante sur la compétence esthétique. Tout comme il y a des réactions appropriées à avoir face au danger (par exemple, en cas d'incendie ne pas rester au beau milieu du brasier) il y aurait des réactions appropriées à avoir face aux propriétés esthétiques. Ces réactions appropriées nous permettent de tendre vers le bien (soit vers la réalisation de notre nature humaine), et sont le fruit de dispositions (vertus) adéquates que nous devons développer. Ce sont ces dispositions (vertus) adéquates qui font que nous ressentons les émotions appropriées face à telle ou telle propriété esthétique.
Les individus incapables de ressentir des émotions devant la beauté sont donc des handicapés ou des incompétents esthétiques (et c'est là que l'on voit comme cette thèse peut choquer), et la bonne inculcation des bonnes dispositions esthétiques découle de la bonne socialisation (éducation/formation) esthétique.

En conclusion, il est évident que ces quelques éléments que j'ai retenus de ma lecture de Pouivet ne sont pas suffisants pour justifier une thèse aussi forte que celle que j'avais envie de soutenir, mais ils permettent toutefois d'introduire le débat et de montrer quelques pistes pour remettre en question les (quasi) dogmes du subjectivisme (relativisme) esthétique.

13:56 Publié dans Réalisme/objectivisme esthétique | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

@Adrien en vous lisant on voit que vous naviguez toujours à contre -courant courage pour votre objectivité /rire
toutes belle fêtes de Pâques

Écrit par : lovsmeralda | 14/04/2014

La beauté correspond effectivement à des vertus tout à fait objectives, et les lois morales sont aussi objectives au fond que les lois physiques. Cela dit Adrien je ne vois pas le rapport avec l'idée que le sentiment esthétique depend d'une bonne socialisation, pour moi c'est exactement le contraire, la bonne socialisation dépend entièrement de l'éducation esthétique, ou de la formation esthétique autonome, car cela peut exister aussi. Les vertus acquises par la formation esthétique sont placées dans le corps social et la société s'améliore, mais la société n'améliore en elle-même rien du tout, même si évidemment les individus tendent à être portés par leurs proches, et si l'ensemble des individus proches forme bien une société. L'éducation passe par des enseignants, des parents. Mais pas forcément par l'ensemble de la société, et surtout pas par les hommes politiques, les dirigeants. En tout cas c'est mon avis.

Écrit par : Rémi Mogenet | 14/04/2014

@Rémi, j'utilisais le mot "socialisation" au sens sociologique du terme, soit comme (plus ou moins) équivalent au mot "éducation" et "formation" (en fait plus exactement, fruit de la somme des influences construisant l'individu dans une société donnée) :-)

Écrit par : Adrien Faure | 14/04/2014

Mais on est éduqué - notamment esthétiquement - aussi par la nature, les papillons, les étoiles, il est un peu absurde de réduire l'éducation au produit des influences sociales. On aura du reste beau jeu de dire alors que les critères esthétiques changent d'une société à l'autre. Justement ce qui ne change pas d'une société à l'autre ce sont les formes naturelles, c'est bien par là que les qualités esthétiques deviennent objectives. On ne voit pas un papillon parce qu'on appartient à une même société que lui. Si la sociologie dit que les papillons font aussi partie de la société, il faut peut-être qu'elle vérifie dans le dictionnaire, je ne crois pas qu'il accepte un tel sens.

Écrit par : Rémi Mogenet | 14/04/2014

@Rémi, oui les expériences personnelles hors société sont aussi formatrices, je suis d'accord.

Écrit par : Adrien Faure | 14/04/2014

@Adrien c'est sûr qu'objectivement la beauté peut faire partie d' une recherche scientifique mais suggestivement parlant grattez le verni et vous verrez ce qui reste de votre objectivité initiale
Quand à la socialisation Socialiste ,excusez du peu mais le Tonton le plus flingueur de l'humanité et ses acolytes a su objectivement parlant montrer au monde entier le but du mot : Socialisation et de ses nombreuses dérives

Écrit par : lovsmeralda | 14/04/2014

La granda belezza:
présenter un visage que nous considérons comme laid ou un visage que nous considérons comme beau à un Papou, à un Caucasien , un Han, un Wolof, etc
le laid restera laid et le beau évidemment ..
Comment objectiver ce constat? si je me souviens bien , par la perception des axes de symétrie "entre les yeux , position du nez etc."
l'Art consiste peut-être à retravailler ces concepts "Francis Bacon" mais avec des œufs au petit déjeuner. Afin de dépasser le réalisme Jdanovien, l'ouvrier qui disparait de nos vues "était"forcémnet beau.
Adrien! et les travaux pratiques.....

Écrit par : briand | 14/04/2014

Peut être que les critères d'esthétisme sont objectifs dans la mesure où l'on trouve une harmonie géométrique dans le cosmos dans la vie organique comme dans l'ossature humaine, dans les proportions du nombre d'or phi: 1,618.

Nous trouvons esthétique tout ce qui raisonne comme une harmonique d'une structure qui existe dans notre corps.

Écrit par : aoki | 14/04/2014

Il faudrait plus parler d'incarnation que de socialisation...

Écrit par : Rémi Mogenet | 14/04/2014

Mouif, je ne cacherai point que j'adhère très peu à cette thèse biscornue.

"Par exemple, les gens s'exclament « C'est beau ! » devant quelque chose qu'ils considèrent comme étant beau, et non « J'ai l'impression que ceci est beau ». Il y a donc une forme de tendance intuitive à l'être humain à penser sa perception esthétique comme étant objective. "

Les gens s'exclament aussi : "Putain, on se pèle les couilles !", et non "Darling, j'ai la vague impression qu'on se pèle les couilles". Pourtant, le ressenti vis à vis de la température extérieure dépend bien de l'individu, de son état physique / psychologique à l'instant donné, de sa capacité naturelle à résister au froid, de ses expériences précédentes, etc. Ce n'est qu'une manière de parler, on ne va pas re-préciser à chaque phrase qui sort de notre bouche qu'il ne s'agit que de notre avis personnel et faillible.

De même, notre conception de la beauté (d'un autre individu, d'un animal, d'un paysage... mais aussi d'un son ou d'une musique) est largement influencée par le carcan social, par les préférences personnelles, par le vécu, par la connaissance ou non de la technique qui a amené à une œuvre, etc.

Il peut certes théoriquement subsister des codes généraux qui reviennent chez une majorité d'êtres humains (symétrie du visage, variété des couleurs d'une fleur,...), que ce soit par le hasard ou à cause de raisons plus bassement biologiques / copulatoires / liées à la survie de l'espèce. Néanmoins, chaque être humain vit différemment des autres ce rapport à la beauté, de manière unique. Certains vont préférer les beaux couchers de soleil, quand d'autres ne jureront que par la montagne vaillante et sauvage. Certains trouveront qu'un bébé c'est moche, et d'autres très moche.
Et, surtout, en dehors de l'humanoïde, il existe tout un Univers... Qu'on retrouve un caractère chez l'intégralité des êtres humains ne signifie pas que celui-ci soit "objectif" ou "vrai". L'objectivité est un concept qui va bien au delà de nous...


"il vous est impossible d'imaginer ce papillon-ci comme n'étant pas beau, sauf si vous modifiez certaines de ses propriétés (par exemple vous pouvez l'imaginez sans ailes)."

Il y a pourtant juste à zoomer un peu sur sa tronche : un papillon, c'est très moche, pour info. :o (http://www.visoflora.com/images/original/papillon-macro-visoflora-38828.jpg)

Écrit par : jéjé the kaka | 14/04/2014

Adrien,

Je n’adhère pas à la démonstration. En fait je ne vois pas de démonstration ici.

Vous écrivez:

«Par exemple, les gens s'exclament « C'est beau ! » devant quelque chose qu'ils considèrent comme étant beau, et non « J'ai l'impression que ceci est beau ». Il y a donc une forme de tendance intuitive à l'être humain à penser sa perception esthétique comme étant objective.»

Or le fait de dire «C’est» et non pas «J’ai l’impression que c’est» ne démontre pas la validité objective de l’appréciation. L’humain tend en général à projeter hors de lui ses impressions et à les objectiver. Le fait de dire «Je pense» ou «j’ai l’impression que...» n’est de loin pas la forme la plus répandue. Dire «J’ai l’impression» dénote plus sûrement la justesse de position du sujet que la validité de son appréciation sur l’objet, et encore moins ce cette appréciation soit référente et universelle. Ce que vous qualifiez d’objectif est pour moi projeté.



«Prenez un papillon avec de grandes ailes bleues, et imaginez que vous le trouvez beau. Il vous est impossible d'imaginer ce papillon-ci comme n'étant pas beau, sauf si vous modifiez certaines de ses propriétés (par exemple vous pouvez l'imaginez sans ailes).»

Imaginez que vous le trouvez beau... cela fait beaucoup de conditions pour une réalité supposée objective: il faut imaginer, et imaginer qu’on le trouve, et qu’on le trouve beau. Trois conditions. Mais imaginons. Qu’est-ce qui fait que je pourrais le trouver beau? Vous ne donnez aucun critère de ce que devrait être la beauté. «... grandes ailes bleues...» en serait l’un des attributs. Et petites ailes vertes, est-ce aussi un critère? Et moyennes ailes en pointes, noires et jaunes? Qu’est-ce qui fait la beauté? Ici vous citez un exemple très exclusif. Imaginons un papillon avec de grandes ailes bleues dans un monde où tous les papillons ont de grandes ailes du même bleu, et où il y a des papillons partout. Du moment où ce qui désigne un objet beau est forcément différent du non-beau, le fait que tous les papillons soient pareils fait que plus aucun n’a de caractère spécifique de beauté. En effet à quoi pourrait-on le comparer pour dire qu’il est beau, et que donc d’autres le seraient moins? A rien. Donc il ne serait ni beau ni non-beau.

Il manque des critères pour dire ce qu’est la beauté, hors du sentiment personnel (même partagé par des milliers de gens). Un coucher de soleil peut être beau pour des millions de personnes, et laid pour certaines parce qu’il rappellerait une souffrance.

En architecture on parle d’harmonie des formes pour désigner une certaine beauté. Le rapport 22/7 (le nombre d’or) fait partie des critères. La symétrie d’un visage est souvent associée à la beauté (pas seulement mais c’est un critère). Dans la dissymétrie on peut aussi trouver quelque chose de beau mais quel est l’élément structurel qui fait alors dire que c’est beau? Et est-ce beau en soi, tout seul, ou en comparaison de choses anciennes? La beauté est-elle le produit d’une culture et avant tout comparative? Le beau est peut-être une configuration, je le pense du moins, mais toute configuration a des critères. On les ressent intuitivement mais on peut les analyser. La beauté d’un texte est entre autre le produit du rythme des syllabes et des assemblages de consonnes, des sons, du choix des mots, autant que du contenu. En musique, la tierce ou la quinte sont plus souvent inspiratrices de beau que la dissonance de deux sons n’ayant qu’un demi-ton d’intervalle et joués ensemble.

Peut-on quantifier l’émotion qui fait dire que c’est beau, ou la décrire et y trouver des éléments identiques entre tous les humains, comme par exemple un changement dans l’état émotionnel et dans la longueur d’onde active dans le cerveau?


Vous écrivez encore:

«Les individus incapables de ressentir des émotions devant la beauté sont donc des handicapés ou des incompétents esthétiques...»

Houla, comment pouvez-vous en juger? Un agent de police en fonction et en surveillance ne peut se laisser aller à admirer un coucher de soleil. Est-il handicapé? Qui juge, qui objective que d’autres personnes qui ne ressentent pas la même chose que vous au même moment seraient des handicapés ou des incompétents?

Tout cela n’est que spéculations et projections. Aucune démonstration rigoureuse de l’objectivité de la beauté.


Par contre je suis en accord avec l’idée que le sentiment de la beauté éveille de bonnes choses en nous et qu’il est profondément structurant émotionnellement. Mais éveille-t-il notre «nature»?

«Ces réactions appropriées nous permettent de tendre vers le bien (soit vers la réalisation de notre nature humaine), et sont le fruit de dispositions (vertus) adéquates que nous devons développer. Ce sont ces dispositions (vertus) adéquates qui font que nous ressentons les émotions appropriées face à telle ou telle propriété esthétique.»

Pourquoi notre nature ne serait-elle pas autant mauvaise que bonne? N’est-ce pas le cas? Et pourquoi devrions-nous développer des dispositions adéquates que nous n’aurions pas déjà? D’ailleurs si nous ne les avions pas déjà, comment saurions-nous qu’il faut les éveiller, les développer, et lesquelles il faut éveiller?

Bien à vous.

Écrit par : hommelibre | 14/04/2014

Je mets un comm en plusieurs fois, il ne passe pas en une fois:

1) Adrien,

Je n’adhère pas à la démonstration. En fait je ne vois pas de démonstration ici.

Vous écrivez:

«Par exemple, les gens s'exclament « C'est beau ! » devant quelque chose qu'ils considèrent comme étant beau, et non « J'ai l'impression que ceci est beau ». Il y a donc une forme de tendance intuitive à l'être humain à penser sa perception esthétique comme étant objective.»

Or le fait de dire «C’est» et non pas «J’ai l’impression que c’est» ne démontre pas la validité objective de l’appréciation. L’humain tend en général à projeter hors de lui ses impressions et à les objectiver. Le fait de dire «Je pense» ou «j’ai l’impression que...» n’est de loin pas la forme la plus répandue. Dire «J’ai l’impression» dénote plus sûrement la justesse de position du sujet que la validité de son appréciation sur l’objet, et encore moins ce cette appréciation soit référente et universelle. Ce que vous qualifiez d’objectif est pour moi projeté.



«Prenez un papillon avec de grandes ailes bleues, et imaginez que vous le trouvez beau. Il vous est impossible d'imaginer ce papillon-ci comme n'étant pas beau, sauf si vous modifiez certaines de ses propriétés (par exemple vous pouvez l'imaginez sans ailes).»

Imaginez que vous le trouvez beau... cela fait beaucoup de conditions pour une réalité supposée objective: il faut imaginer, et imaginer qu’on le trouve, et qu’on le trouve beau. Trois conditions. Mais imaginons. Qu’est-ce qui fait que je pourrais le trouver beau? Vous ne donnez aucun critère de ce que devrait être la beauté. «... grandes ailes bleues...» en serait l’un des attributs. Et petites ailes vertes, est-ce aussi un critère? Et moyennes ailes en pointes, noires et jaunes? Qu’est-ce qui fait la beauté? Ici vous citez un exemple très exclusif. Imaginons un papillon avec de grandes ailes bleues dans un monde où tous les papillons ont de grandes ailes du même bleu, et où il y a des papillons partout. Du moment où ce qui désigne un objet beau est forcément différent du non-beau, le fait que tous les papillons soient pareils fait que plus aucun n’a de caractère spécifique de beauté. En effet à quoi pourrait-on le comparer pour dire qu’il est beau, et que donc d’autres le seraient moins? A rien. Donc il ne serait ni beau ni non-beau.

Écrit par : hommelibre | 14/04/2014

Bon, il a finalement passé en une fois. Le deuxième ne sert plus à rien. :-)

Écrit par : hommelibre | 14/04/2014

Mais il vrai que tout ce que nous trouvons beau révèle une part de soi, c'est peut être la vraie vertu de l'esthétisme.

Écrit par : aoki | 15/04/2014

@ Jéjé: pas mal le papillon en gros plan!

Et la tique? Je trouve ça beau comme un avion cargo:

www.delhommealanimal.com/wp-content/uploads/2012/08/tique.jpg


@ Adrien: si vous voulez vous pouvez supprimer le comm mis à double:

"Je mets un comm en plusieurs fois, il ne passe pas en une fois:

1) Adrien,

Je n’adhère..."

Il recommence le comm que j'ai posté avant et que je croyais perdu dans les limbes informatiques... :-) De plus il n'est pas complet, je me suis arrêté quand j'ai vu apparaître l'original.

Écrit par : hommelibre | 15/04/2014

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