24/12/2013

Du socialisme castoriadien (complément)


Il ne semble pas que le propos de mon texte ait été bien saisi au vu de certains commentaires que l'on m'a fait à son sujet.

Les point 1 et 2 de mon texte visait à arriver au point 3, soit à affirmer le caractère universel du projet socialiste. Cette universalité, on aurait aussi pu l'établir par d'autres biais (cf. mon texte sur l'objectivisme par exemple), mais ce qui est intéressant avec Castoriadis, c'est sa définition du socialisme qui permet de retracer le parcours du socialisme à travers plusieurs événements et mouvements historiques.
Le point 4 reprend cette définition du socialisme, mais cherche à établir ce qui fait que quelque chose est socialiste. Ainsi, un projet de société politique est socialiste parce qu'il comprend des mesures socialistes fondées sur des valeurs socialistes. Un projet de société socialiste expérimenté collectivement (comme une coopérative autogérée ou un éco-village) est socialiste parce qu'il est l'application pratique des valeurs socialistes à l'organisation sociale. Un individu socialiste est socialiste parce qu'il adhère à des valeurs socialistes et qu'il les met en application.
Il y a donc toujours un aspect adhésion aux valeurs socialistes (quel que soit le niveau d'échelle), et un aspect respect de ces valeurs en pratique.
Je suis socialiste parce que j'adhère à l'idée que la liberté est la valeur fondamentale de toute organisation sociale certes (parce que condition du bonheur), mais je respecte aussi cette valeur de liberté en pratique en n'opprimant jamais quiconque.
La liberté impliquant égalité et solidarité pour être une liberté réelle et respectueuse d'autrui, j'applique ces préceptes à moi-même d'abord en me montrant solidaire envers autrui, etc.
Il ne faut donc pas dissocier un idéal politique d'un idéal individuel, d'une pratique individuelle, et il ne faut pas les opposer. Ce n'est pas anodin si des militants quittent la politique pour vivre dans des fermes autogérées dans les montagnes. Leur désir de vivre selon leurs principes les poussent simplement à un moment donné de cesser d'attendre l'avènement révolutionnaire, et à vivre leurs idéaux immédiatement en pratique.
Pour éviter cette rupture entre militantisme et aspirations personnelles, je pense que l'individu socialiste doit trouver un moyen de concilier les deux, un peu comme le font les personnes œuvrant dans les coopératives Lungo Maï mais qui militent aussi en faveur de l'ensemble des travailleurs et soutiennent leurs luttes. Idéal politique et idéal individuel ne s'opposent pas, mais forment un tout qu'il faut vivre de la manière la plus harmonieuse possible selon moi.

17:00 Publié dans Castoriadis Cornelius, Socialisme | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

ENSEMBLE, STOPPONS LE CAPITALISME, LE COMMUNISME, LE SOCIALISME. OPTONS POUR LE CAPITAL, NOTRE CAPITAL :

* Deux capitaux : la nature, l’Homme
* Deux obligations : préserver, gérer
* Deux moyens : des états intellectuels, un système informatique
* Deux finalités : ni tortures, ni harcèlements
* Deux reconnaissances : mon travail, mes loisirs
* Une mission : mes sécurités et celles des autres

Je travaille :
• j’ai droit à un toit sécurisé, sans bruit.
• J ai droit à des aliments salvateurs.
• J’ai droit à une éducation
• J’ai droit à des soins
• J’ai droit à des loisirs
• J’ai droit à des voyages

• J’ai le devoir de faire mon métier correctement,
• J’ai le devoir de continuer à me former dans ce métier, ou dans un autre, si celui-là ne me plaît plus
• J’ai le devoir de respecter les habitudes alimentaires du pays où je vis, ainsi que ses lois et son projet de société
• J’ai le devoir de donner un peu de mon temps aux autres
• J’ai le devoir de prévenir suffisamment à l’avance l’endroit où je pars en vacances, pour que cette région ou cette nation puisse m’accueillir et garantir mes sécurités physique, alimentaire, sanitaire

Je ne suis plus en phase avec le métier que je pratique :
J'’ai le droit de passer des tests de capacité pour un autre métier de mon choix, et de me former à ce métier pour le jour où une place se libère. je respecte les décisions politiques si cela est un peu long et honore mon emploi en cours.
Je ne suis plus en phase avec le pays où je suis né :
j’ai le droit de demander à un autre pays de m’accueillir, et j’ai le devoir de proposer l’une de mes compétences à ce pays pour travailler dans ce pays.

Je ne veux pas travailler :

Je ne veux pas travailler dans ma patrie :
• j’ai droit à un toit sécurisé, sans bruit.
• J’ai droit à des aliments salvateurs
• J’ai droit à une éducation que je peux refuser
• J’ai droit à des soins
• J’ai droit à des livres
• J’ai droit à des spectacles culturels, sportifs J’ai droit aux sports, aux études
• J’ai droit à savoir pourquoi je ne veux pas de cette société et je peux exiger que ma patrie mette la thérapie nécessaire à ma disposition
• Je n’ai pas droit aux voyages à travers le Monde et à certains biens de consommations

Si je pense être asocial, je peux toutefois aider les autres de temps en temps. Je ne peux pas revendiquer un statut d’artiste ou de sportif pour m’ exonérer de travail, si ce statut ne m’a pas été attribué par le public.

Écrit par : Le Sauder | 26/12/2013

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