18/11/2013

Pourquoi parler de romantisme ?



Cette question, je l'ai senti poindre sur bon nombre de lèvres à la publication de mon dernier billet.
En effet, pourquoi parler de romantisme ?

Mais parce qu'il faut être capable d'expliquer d'où viennent nos positions radicales !
Tout le discours argumentatif, rationnel, logique, toute cette belle construction de l'esprit, n'est venu se greffer qu'après l'engagement.
Ce n'est qu'un outil au service de la cause, et non la cause elle-même.


A la base de l'engagement (en tout cas à la base de l'engagement intègre et sincère), il y a peut-être ce temps d'empathie, d'identification, que l'on ressent avec la victime de l'injustice, avec cet autre être humain qui souffre, et qui nous ramène à nous même et à notre propre condition humaine.
Ou bien, l'engagement naît de la confrontation avec la froideur et la dureté du monde capitaliste et de ses modalités impitoyables qui nous révulsent et nous indignent.


Mais ce qui transforme cette émotion, cet engagement, cette révolte, en une remise en question totale de l'ordre bourgeois et du régime patronal, en un virulent et exaltant ethos révolutionnaire, c'est la pulsion romantique.

Car aujourd'hui il n'y a plus de conscience de classe, mais il y a le romantisme, assumé.

22:31 Publié dans Romantisme | Lien permanent | Commentaires (56) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Tout simplement parce que les racines du socialisme sont "bâties" sur le regret et l'envie !

Écrit par : Corto | 19/11/2013

Adrien, on dirait que le socialisme vient dans votre plume du retour, au XIXe siècle, du catholicisme, avec son rejet originel des riches et des grands, comme l'illustre la parabole du chameau et de l'aiguille. Ce retour a eu lieu après la philosophie des Lumières, qui était libérale, et croyait au progrès guidé par les hommes éclairés, sur le modèle anglais: Voltaire défendait cette vision du monde. C'est sans doute vrai, et en ce cas le catholicisme social des Bretons est romantique. Mais surtout quand il s'oppose à l'Etat central, qui lui n'est pas romantique! Au fond, le socialisme n'est romantique que s'il n'arrive pas au gouvernement. Mais quand même il existe dans le socialisme global un fond matérialiste voire dogmatique qui n'est pas romantique, et qui ne favorise pas spécialement la liberté. Que des artistes de tempérament romantique comme William Morris ou André Breton n'aient jamais pu s'accorder avec les socialistes et les communistes "réguliers" montre ce qui sépare le socialisme orthodoxe (tel qu'il se présente aux élections) de la liberté, et du romantisme, à mon avis.

Écrit par : Rémi Mogenet | 19/11/2013

Je ne parle pas du communisme pure et dure, mais le socialisme n'est rien d'autre qu'une extension de l'église catholique, avec deux joues gauches pour les contribuables et les entrepreneurs !

Adrien, êtes-vous fonctionnaire ???

Écrit par : Corto | 19/11/2013

Ah enfin, merci pour ces billets.

Je comprends tout à coup le lien entre le socialisme et le romantisme gluant du "je souffre donc je suis"... univers du pathos pour le pathos complètement stérile...

Il y a un monde entre le socialisme bourgeois qui a le temps de pleurer et de s'apitoyer constamment sur le sort de ceux qui souffrent (comme cela fait du bien)et la lutte véritable pour l'amélioration des conditions humaines. Il y a un monde entre les intelligentsia de pacotille par exemple de fonctionnaires genevois surpayés et un syndicat comme par exemple IG metall en allemagne et dont le trésor de guerre (entendre les réserves financières)leur permet de ne se laisser imposer de diktats par personne.


Tout un monde de différence dans le fond entre ceux qui ont appris à "compter" et ceux qui ne savent que rêver...

Écrit par : quidam | 19/11/2013

Un syndicat même puissant n'est pas forcément socialiste...

Écrit par : Rémi Mogenet | 19/11/2013

@Corto, pourquoi le regret ?

(Je suis étudiant.)

Écrit par : Adrien Faure | 19/11/2013

Rémi Mogenet, la solution à l'apparente incompatibilité entre socialisme et romantisme réside dans le socialisme libertaire et conseilliste :-)

Écrit par : Adrien Faure | 19/11/2013

@Quidam, deux mondes complémentaires certainement.
Je cherche surtout à expliquer l'engagement radical des jeunes militants vous savez, des étudiants principalement justement, pas des ouvriers du syndicat IG metall. Et cet engagement radical je l'explique par le romantisme :-)

Écrit par : Adrien Faure | 19/11/2013

@Quidam, mais vous avez tort d'opposer le rêve avec la vie brut de la dure réalité du monde du travail ouvrier. Ce sont deux mondes complémentaires. Mai 68 c'est l'alliance entre ces étudiants rêveurs et les travailleurs.

Écrit par : Adrien Faure | 19/11/2013

Adrien Faure est étudiant et socialiste, c'est à dire qu'il se prépare un avenir doré dans un pays rempli d'or et de fric sale provenant en grande partie des dictatures sanguinaires de gauche, tout un programme !

Vous voyez Adrien, qu'un ouvrier mal payé ou bien payé trouve une justification sociale au travers d'une idéologie prenant plus en compte les masses laborieuses, passe encore, mais qu'un future technocrate, comme vous en chérissez la destinée prenne cause pour les travailleurs tout en restant assis dans son fauteuil de parasite, alors là, je suis sceptique !

Écrit par : Corto | 19/11/2013

Vous êtes ridicule Corto.
C'est vous qui parasitez mon blog.
C'est fou comme certains semblent vouloir à tout prix me voir devenir technocrate ou haut fonctionnaire^^ Ou m'imaginent assis sur un tas d'or.
Savez-vous qu'il y a deux causes qui m'ont fait devenir de gauche ?
1. Une enfance modeste.
2. La confrontation avec la jeunesse dorée et son mépris de classe.

J'aurais dû l'écrire pour les rageux comme vous. J'en ferais une note si cela peut calmer votre imagination.

Écrit par : Adrien Faure | 19/11/2013

Vous me demandiez pourquoi le "regret", eh bien voilà la réponse !!

Merci

Écrit par : Corto | 19/11/2013

Mais je ne regrette rien Corto. Vous extrapolez.

Écrit par : Adrien Faure | 19/11/2013

"c'est la pulsion romantique. "

Et vous pensez que les socialistes en ont le monopole?

Prière de noter mon IP car l'usurpateur de mon pseudo ou celui l'approchant, risque de pointer son nez. Je vous en remercie!

Écrit par : Patoucha | 19/11/2013

@Patoucha, non bien sûr, je connais des libéraux qui sont romantiques, comme Roberto Fucile par exemple.

Écrit par : Adrien Faure | 19/11/2013

Conseilliste, je ne connaissais pas, Adrien.

Mais globalement, j'ai l'impression qu'au moins le Parti socialiste français essaye de capter les "énergies" pour son profit (et le romantisme est une énergie), cependant qu'en lui-même il n'est pas du tout romantique. Il n'y a qu'à voir la façon dont il procède avec l'écologie politique, qui elle est plus romantique par essence que le socialisme, justement parce qu'elle ne se réclame pas du scientisme de Marx (en principe), et, plus encore, la manière dont il procède avec l'aspiration régionaliste ou fédéraliste, par exemple en Bretagne. Je ne sais pas si c'est bien différent à Genève. Il y a aussi le principe de Machiavel selon lequel un pouvoir pour s'imposer doit se donner un air de bienfaisance. Mais quand même je suis curieux de savoir ce qu'est le conseillisme, c'est la première fois que j'en entends parler.

Écrit par : Rémi Mogenet | 19/11/2013

Adrien oublie le volet décadent propre au romantisme, c'est sans soute ce qui le rapproche tant au socialisme !

Écrit par : Corto | 19/11/2013

@Rémi Mogenet : je lis avec intérêt vos commentaires , cependant les acteurs du romantisme par exemple Breton, ainsi qu' une multitude d'autres artistes créateurs que vous qualifieriez de "romantique" ont "flirté" avec le PCF.
L'adhésion à un mouvement de nature uniquement politique tel un Parti suppose de s'adapter à des pratiques ,des attitudes , des actions ,à mon avis antinomiques avec le destin quasi métaphysique de l'artiste .écrivain- peintre "Picasso" et même musicien "Strauss et le Nazisme"
seul Aragon pour de bonnes mauvaises raisons a pu écrire" Rien n'est plus beau que de servir le Parti" Quid de Vaillant?
à partir de ce constat, la vie de l'auteur du "Con d'Irène" a été un long fleuve agité , d'acceptations en refus ou aternoiement et autre accommodement.
Militants, Cadres , l'action politique s'accommode mal avec une attitude souvent nihiliste de l'artiste dont le caractère romantique ne s'applique fréquemment qu'à l'ultime temporalité de son œuvre posthume ou non.
on ne nait pas romantique , on ne le devient pas , l'histoire ou plutôt les historiens vous jugent et vous décernent des brevets.

Écrit par : briand | 19/11/2013

Le romantisme, la période la plus "petit bourgeois"-aristo de toute l'histoire de France, mais tout ça est décidément révolu !

Écrit par : Corto | 20/11/2013

Ah Rémi, je ne prétends de loin pas que le PS français soit romantique^^
Ce parti de carriéristes et de technocrates en est une probable antithèse.

Le socialisme conseilliste est proche des thèses de Rosa Luxemburg, et de Cornelius Castoriadis. Castoriadis surtout va en dériver ses thèses sur la démocratie radicale (et même en établir une équivalence).
En gros l'objectif du socialisme et le socialisme lui-même sont considérés comme la démocratie des conseils, donc comme un non-Etat au sens marxien du terme, indépendamment de ces histoires de parti (révolutionnaire). La prise de pouvoir se le capitalisme est alors considéré tout entière comme l'oeuvre de la spontanéité populaire et son expression naturelle est la forme de la démocratie des conseils.

Écrit par : Adrien Faure | 20/11/2013

@Corto, il y a un romantisme en tant que courant culturel et artistique affirmé dans une certaine période historique, et il y a le romantisme en tant que phénomène culturel et social qui s'exprime de différentes manières.

Tu trouves le socialisme décadent ?^^

Écrit par : Adrien Faure | 20/11/2013

Le socialisme républicain, non !

Mais le socialisme étatique, oui !

Écrit par : Corto | 20/11/2013

Adrien, c'est un socialisme reposant sur les associations et sur la collégialité au sein des entreprises, même quand elles sont publiques? L'administration doit quand même être élue, néanmoins, je crois. C'est un peu compliqué. Il est cependant certainement romantique de demander par exemple dans l'éducation publique à ce que ce soit les professeurs qui créent leurs programmes à partir de délégations, et non sous l'égide l'Etat qui se pose par principe comme au service du peuple. Mais on pourra toujours dire qu'en ce cas l'éducation est une corporation, et qu'elle ne se soumet pas forcément à la société globale, qu'elle reste libre. S'adressant d'abord aux individus que sont les élèves, elle ne cherche pas forcément à servir un ensemble abstrait. Donc ce n'est plus très socialiste.

Briand, Aragon était sans doute assez néoclassique, et de se mettre au service du Parti n'a effectivement rien de romantique. Mais l'action politique peut quand même être romantique, j'en suis persuadé. Pour moi Denis de Rougemont a défini la possibilité d'une action politique romantique quand il a dit que le vrai lien entre les gens n'était pas l'Etat, ou la Société prise dans l'abstrait, mais l'Amour. Si on fait de la politique à partir de ce principe, on est bien romantique même dans l'action. Cela s'oppose forcément au socialisme, du reste, car l'amour implique celui des différences et donc un extrême fédéralisme, un équilibre entre l'individu et l'ensemble qui précisément rejette la primauté de la Société, ou de l'Etat. L'écologie politique peut aussi aller dans le sens de Denis de Rougemont dans le sens où l'amour est aussi celui des êtres vivants dans leur diversité, si du moins on admet que la diversité du vivant se prolonge chez l'être humain dans l'aspect culturel; sinon, on a de l'homme une vision abstraite qui renvoie encore à la Société ou à l'Etat.

Écrit par : Rémi Mogenet | 20/11/2013

(Sous l'égide DE l'Etat, peut-être, au reste, mais pas sous sa férule, au moins!)

Écrit par : Rémi Mogenet | 20/11/2013

@Rémi Mogenet

Pour compléter ma dernière publication et réagir à votre commentaire :

Comment le socialisme permet-il de réaliser la liberté ?

De manière générale en appliquant partout où c'est possible le principe de l'autogestion. Sur le lieu de travail, dans l'entreprise, gestion directe de la production et de son organisation par les travailleurs, dans les lieux de formation, dans les écoles ou les universités, gestion directe de la formation et de son organisation par les élèves et les professeurs, dans les espaces de vie communs, dans les lieux publics, gestion directe des usagers de l'organisation de ces espaces, dans les logements, gestion directe par les habitants de leurs lieux de vie, dans les quartiers, gestion directe par les citoyens, etc.
Ce principe d'autogestion (de démocratie directe) forme le fondement du socialisme et de la liberté. Dans la société socialiste aboutie, il remplace le principe de propriété (car sans propriétaire, plus d'interférence entre le monde et ses usagers).

Écrit par : Adrien Faure | 22/11/2013

- « Ce principe d'autogestion (de démocratie directe) forme le fondement du socialisme et de la liberté ... »

Quelle liberté si je suis obligé de passer des heures et des heures à participer à l'autogestion ?

Est-ce que je perds des droits si je décide de passer mon temps à autre chose qu'à de l'auto-gestion ?

Écrit par : Chuck Jones | 22/11/2013

@Chuck, vous ne voulez pas participer à l'autogestion ? Rien ne vous y oblige non.

Écrit par : Adrien Faure | 22/11/2013

Je suis globalement d'accord, Adrien, sauf que, à mon avis, les professionnels doivent gérer librement les entreprises ou établissements dont ils ont la responsabilité; or, dans votre liste, vous dites que les élèves doivent aussi gérer les établissements scolaires. Pour moi, c'est à peu près comme si on disait que les consommateurs de viande devaient gérer avec les producteurs les entreprises de production. Mais comme tout le monde mange de la viande ou est élève à un moment ou à un autre de sa vie, autant vaut finalement mettre la gestion des entreprises entièrement sous la coupe de l'Etat. Cela ne va donc pas, puisqu'il n'y a plus d'autonomie de gestion. Il est donc évident que c'est aux professeurs de gérer l'enseignement et non aux élèves. Les professeurs doivent simplement tenir compte dans leur gestion des élèves, et si ceux-ci étaient libres de choisir leurs professeurs, par exemple, ou leurs établissements, les professeurs entre eux pourraient facilement gérer de façon appropriée leurs établissements, car ils ne pourraient pas tellement demander à l'Etat de contraindre les élèves à aller dans des cours où ils ne veulent pas aller. Mais cela ne demande pas de cogestion particulière avec les élèves. Si on tombe dans ce travers, comme je l'ai dit, seul l'Etat devient légitime, il dirige les professeurs en prétextant qu'il sait ce que veut la population. On est alors dans le soviétisme ou même l'étatisme à la française, qui indique même comment produire la viande en prétextant qu'elle sait ce dont la population a besoin pour sa consommation - et qui fait pareil pour les professeurs. Au reste Marx et les idéologues rationalistes tels que Bentham ont souvent pensé que tout cela pouvait être calculé mathématiquement! Mais ce n'est pas le cas.

Écrit par : Rémi Mogenet | 22/11/2013

Hum Rémi, je comprends votre critique, mais les élèves ne doivent justement pas être des consommateurs, mais des créateurs actifs. Il ne s'agit pas que d'apprendre non ? Mais aussi bien de s'approprier et de créer, voire de créer avec le professeur non ?

Écrit par : Adrien Faure | 22/11/2013

Mais on peut aussi dire en ce cas que le consommateur de viande en rendant actif son goût participe de sa création, ou que celui qui regarde un film le fait exister et le crée en le regardant. C'est bien le professeur qui crée le cours, même s'il est destiné à créer quelque chose en l'élève qui vient de lui-même, exactement comme un livre ou de la viande. L'idée que l'enseignement est à cet égard différent est une fable inventée par les Etats pour s'autoriser à contrôler l'enseignement dans le sens qui les arrange, c'est ce que je pense. Dans l'ancienne Rome les étudiants payaient les professeurs directement, le système actuel vient plutôt des prêtres catholiques, qui voulaient ne plus dépendre des étudiants, et donc s'étaient assurés des revenus réguliers par les princes. Le socialisme pour justifier cette situation a parfois inventé la fiction qu'elle permettait au peuple de cogérer avec les enseignants ce que ceux-ci enseignaient, et c'est allé jusqu'à dire que le peuple était représenté par les élèves et étudiants. Mais c'est de la poudre aux yeux, à mon avis. Les professeurs sont les seuls à créer les cours, les élèves devraient seulement avoir la liberté d'y assister ou non, en fonction des professeurs qu'ils préfèrent. Le système de l'ancienne Rome n'était mauvais que parce que les professeurs devaient attendre la fin du semestre pour être payés, et parce que les étudiants sans argent ne pouvaient pas payer.

Écrit par : Rémi Mogenet | 22/11/2013

Chuck, l'autogestion n'a absolument rien à voir avec des modèles socialistes, l'autogestion est un modèle 200% libéral !

Il ne faut pas confondre "kibboutz" et "kolkhoze" et encore pas tous les kibboutz, mais les modèles strictement socialistes fonctionnent avec une nomenclature institutionnelle, c'est à dire que les habitants des kolkhozes n'avait aucun pouvoir décisionnel, les décisions émanaient des autorités étatiques su soviet-suprême et de leurs canaux étatiques !

C'est bien pour cette raison que staline a coupé toute relation avec l'état d'Israël, il a très vite craint que le modèle libéral des kibboutz pratiquant une réelle autogestion décalque sur "ses terres".

Très vite l'exemple israélien a donné des idées aux habitants des kolkhozes soudais transformés en goulags dans lesquels la mortalité était de 50% par an pour les nouveaux arrivés !!!!

C'est juste un petit rappel pour ceux qui n'y connaissent rien à l'histoire !!

Écrit par : Corto | 23/11/2013

Corto, l'autogestion n'a rien à voir avec le libéralisme désolé. C'est un pur produit historique du socialisme.

Écrit par : Adrien Faure | 23/11/2013

Ah bon, il existe encore des kolkhozes ?

Écrit par : Corto | 23/11/2013

Rien à voir. On ne peut pas progresser avec vous Corto :-(

Écrit par : Adrien Faure | 24/11/2013

Adrien, je ne fais que vous poser une simple question factuelle, existe t-il encore des kolkhozes en Russie ?

Répondez, c'est la seule façon de progresser dans le débat !!

Écrit par : Corto | 24/11/2013

On s'en fout des kolkhozes Corto.

Écrit par : Adrien Faure | 24/11/2013

Rien à voir. On ne peut pas progresser avec vous Corto :-(

Écrit par : Adrien Faure | 24/11/2013



C'est ça le romantisme socialiste ??

Je me marre !!!

Y a plus d'autogestion socialiste alors qu'il existe des milliers de kibboutz de gauche et de droite !!

Écrit par : Corto | 24/11/2013

Corto, les kibboutz c'est le socialisme ! :-)

Écrit par : Adrien Faure | 24/11/2013

ça ne l'est pas resté très longtemps, c'est pour ça que ça marche encore, alors qu'il n'existe plus aucun kolkhoze !!

C'est comme le romantisme, ce délire aristocrate décadent encanaillé !!

Écrit par : Corto | 24/11/2013

Adrien cale, il n'a pas de marche arrière, comme les tanks soviétiques !

Écrit par : Corto | 26/11/2013

N'y aurait-il pas ici ou là confusion ou amalgame entre romantisme et idéalisme ? En particulier si l'on s'intéresse à la pensée philosophique allemande alors idéalisme me semble plus approprié. N'est-ce pas en opposition (ou en conséquence ...?) de l'idéalisme allemand que se sont développées les théories 'matérialistes' de la pensée marxiste. Le romantisme a surtout été littéraire et artistique, il a par ailleurs évolué sur une longue période avec bien des visages très très différents dans les différentes cultures européennes.

Écrit par : uranus2011 | 26/11/2013

@Uranus2011, j'y ai pensé voyez-vous, mais je considère que c'est un autre débat.
Je parle du romantisme en tant que concept expliquant la radicalité dans l'engagement des jeunes étudiants, non en tant que position idéologique politique.
Il y a des romantiques matérialistes voyez-vous.

Écrit par : Adrien Faure | 26/11/2013

Mon cher, le romantisme est 100% matérialiste, quoi d'autre ?

Écrit par : Corto | 26/11/2013

Le matérialisme est 55% romantique.

Écrit par : Mamie Rande de Meurée | 26/11/2013

Le romantisme en Allemagne a également été philosophique et scientifique, avec Schelling, Fichte, les recherches scientifiques de Goethe, Carus, Oken, etc. C'est en France et en Angleterre qu'il a été essentiellement artistique et littéraire. Dans le romantisme allemand on parle de science romantique, et même de médecine romantique. Il y a aussi une politique romantique, en Allemagne, et en général elle était fondée sur les traditions régionales, leur épanouissement, et s'opposait au centralisme à la française, que cherchait à imposer Napoléon. En principe, le romantisme n'est pas matérialiste, il s'oppose au matérialisme philosophique, voulant intégrer la dimension spirituelle de l'homme mais aussi de la nature. Pour appréhender cet aspect du romantisme, distinct de l'idéalisme allemand de Hegel, on peut lire "Le Romantisme" de Georges Gusdorf.

Écrit par : Rémi Mogenet | 26/11/2013

(Le régionalisme fondamental du romantisme est plus précisément évoqué par Ricarda Huch dans son livre sur "Le Romantisme allemand".)

Écrit par : Rémi Mogenet | 26/11/2013

Rémi, c'est bien gentil de votre part, mais nous avons tous accès à wiki, pas la peine de jouer les profs en faisant du copié/collé !

Le romantisme n'était rien d'autre qu'un luxe pour aristos encanaillés dans une purée bobo !

En fait Adrien fait son coming-out Bobo, merci Adrien pour votre franchise, mais ça fait longtemps que nous savons que les bobos sont tous de gauche !!

Écrit par : Corto | 26/11/2013

Le naturisme est matérialiste à 200%.

Écrit par : Mamie Rance de Meurée | 26/11/2013

Le psychovapotisme est phrénologistique à 24.56 %.

Écrit par : Mamie Rance de Meurée | 26/11/2013

Le branquignol toujours à l'oeuvre..

Écrit par : Kasperle | 26/11/2013

Mamie Rance de Meurée, votre première version 55% matérialisme 45% de cholestérol semble plus de saison !!

Faut dire que c'est l'un des seuls blogs où l'on se détend les phalanges en passant par l'occiput de certains timoniers en mal d'aviron, quant à la Rome antique, rien de changé !!

Écrit par : Corto | 26/11/2013

corto et le romantisme, c'est comme le beurre et le cenovis. faut trouver la proportion qui soit ni trop grasse ni trop salée.

Écrit par : D. Park | 27/11/2013

L'anarchosyndicalisme est gastro-entérologique à 85% !

Écrit par : Mamie Rance de Meurée | 27/11/2013

Beaucoup de romantiques étaient de droite, environ la moitié d'entre eux, je ne sais pas si c'est marqué sur Wikipedia. Joseph Görres par exemple n'était pas franchement de gauche, ni non plus Chateaubriand, et à mon avis il est juste de mettre Joseph de Maistre dans le romantisme au même titre que Victor Hugo. Dans le romantisme il y a l'aspiration à disposer d'un système politique plus vivant, plus organique, et tantôt cela s'oppose à la monarchie absolue, qui exécute froidement des principes théoriques religieux, tantôt cela s'oppose aux républiques de type totalitaire, qui font à peu près la même chose avec des principes théoriques d'inspiration philosophique. Dans ce dernier cas, on dit que le romantisme est de droite, et de fait on peut dire que Soljenitsyne par exemple avait quelque chose de romantique.

Écrit par : Rémi Mogenet | 27/11/2013

D.Pakk, nous essayons avec Mamie Rance de Meurée de trouver le bon dosage, ce n'est pas évident, mais nous approchons parcimonieusement grâce à ce débat passionnant !

Écrit par : Corto | 27/11/2013

@quidam, vous, savez, par le rêve, l'imagination, surgit l'utopie, puis l'idéalisme... lequel, de nos jours, infiniment plus qu'hier, fait défaut. Faut-il redire la puissance de la pensée?
PENSEE PAROLE ACTION

Écrit par : Myriam Belakovsky | 02/01/2014

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