27/05/2013

Réformer la formation universitaire en histoire générale


Ma première année d'étudiant au département d'histoire générale se terminant, j'en profite pour proposer quelques réformes sur la formation universitaire.

1. Intégrer le département d'histoire économique (actuellement à la Faculté des Science économiques et sociales) à la Faculté des Lettres, ceci afin de permettre aux étudiants en histoire générale d'accéder à des séminaires d'histoire économique, ce qui sera sûrement un grand bienfait dans la formation.

2. Réforme du cours générale (actuellement BA1 et BA3) qui devrait se poursuivre sur une troisième année afin de pouvoir proposer aussi un semestre dédié à l'histoire suisse, ainsi qu'un semestre (donc à peu près 12 cours) de formation générale proposant une introduction à la sociologie (on pourrait y présenter en 4 cours les 4 paradigmes principaux de la sociologie : fonctionnalisme, structuralisme, individualisme méthodologique, et interactionnisme symbolique), à l'économie politique (sur 4 cours : un cours micro-économie, un cours macro-économie, un cours politique économique, et un cours bonus), et à la philosophie politique (sur 4 cours par exemple : libéralisme, socialisme et marxisme, nationalisme) , trois disciplines qui me semblent nécessaires pour étudier l'histoire ou pour « produire de l'histoire ».
En effet, essayez-donc de lire une monographie portant sur telle ou telle époque et de comprendre des mots-concepts comme idéal-type, habitus, ou même socialisation, sans formation sociologique.
Bien entendu, le cours de formation générale devrait se faire au premier semestre de la première année, puis être suivi du semestre sur l'Antiquité, avec ensuite dans l'ordre, Moyen-Âge et histoire moderne en deuxième année, et finalement époque contemporaine et histoire suisse en troisième année.

3. Réforme du système de séminaires.
Non, on ne peut supprimer le système d'exposés des séminaires, car apprendre à faire des recherches et à « produire de l'histoire » est essentiel à toute formation d'historien.
Oui, le système où un professeur donne un cours d'introduction à un champ d'étude spécifique pendant les trois premiers cours, puis laisse les élèves faire des exposés pendant le reste du semestre est extrêmement ennuyeux, tant les élèves n'écoutent pas leurs camarades (du fait aussi de la très grande spécificité des sujets abordés dans le cadre d'un séminaire dont le cadre est d'ores et déjà spécifique!).
Alors que faire ?
Grâce à un séminaire que j'ai eu ce dernier semestre, j'ai participé à une organisation alternative d'un séminaire (à noter que c'est une enseignante française qui a mis en place ce système dans son cours), où le professeur donne un cours continu durant tout le semestre jusqu'au dernier cours, et où les élèves font certes des exposés, mais d'une durée réduite à 20 minutes (au lieu de parfois 1h30...). Si on peut imaginer des exposés de 30 minutes, je trouve ce système excellent, tant il permet de concilier la nécessité pour les élèves d'apprendre par la pratique à « produire de l'histoire », et le désintérêt des élèves à assister à des cours-exposés donnés par leurs condisciples plutôt que par un professeur.

C'est tout pour le moment ! Car la formation en histoire générale est très bien, il faut quand même le dire.

12:20 Publié dans Histoire générale - UNIGE | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Intéressant !
J'ai toutefois quelques réserves. Au niveau du système d'exposé, à mon avis, ce que tu dis fais sens, mais uniquement en première année... Par la suite, tu verras que trente minutes ne suffisent pas pour aborder un sujet. Et souvent, après l'exposé, une discussion doit suivre, si bien que les exposants animent une séance entière. Impensable en trente minutes. En revanche, ton idée devrait être mise en application pour la première année, car on n'a pas forcément l'habitude de parler pendant aussi longtemps, et surtout, on ne sait pas forcément encore quelle époque on préfère.
En ce qui concerne la charge supplémentaire du cours général, je pense qu'il faudrait mieux en faire des modules à option, comme des ba15. Ou compresser les deux ajouts en un seul semestre. Déjà parce que une initiation à la sociologie fait peu sens pour le moyen âge, et pas du tout pour l'Antiquité, car ce sont des concepts modernes, mais aussi parce que disons-le, l'histoire suisse est tout à fait insignifiante. Aussi vrai qu'elle doit être enseignée avant le secondaire, on ne peut contraindre les étudiants à l'apprendre à l'Université. Déjà qu'un généraliste suivra à peine deux séances sur la Grèce du cinquième siècle (une période fondamentale, y compris pour notre société actuelle), il serait impensable d'en faire 12 sur les complots d'une minuscule région perdue dans le saint empire...
Qu'en pensez-vous?

Écrit par : Eugène de Beauharnais | 27/05/2013

Ton point 1 me parait un peu sorti de nul part. Etant étudiant en histoire économique, le bachelor nous "oblige" à prendre 12 crédits en histoire générale. Il me semble que c'est un bon compromis.

Écrit par : Bairoko | 27/05/2013

Bairoko, il s'agit surtout pour moi de permettre aux étudiants en histoire générale de se former en histoire économique. Quant à votre formation, si elle vous convient je ne vois pas pourquoi la modifier (le fait que vous soyez en Lettres n'implique pas de modification dans votre formation forcément je pense).

Écrit par : Adrien Faure | 27/05/2013

Je me suis mal exprimé. Ce que je voulais dire c'est qu'il suffirait de vous octroyer un certain nombre de crédits (obligatoires ou pas) à prendre en histoire éco.
Quant au passages en Lettres, je ne suis pas sûr que ce soit extrêmement pertinent étant donné la formation de la plupart de nos professeurs.

Écrit par : Bairoko | 27/05/2013

Bairoko, c'est une bonne idée que tu as là oui :-)

Écrit par : Adrien Faure | 27/05/2013

Des réformes, oui des réformes, encore des réformes, que des réformes, des réformes le matin, des réformes à midi et des réformes dans le frigo, comme on contrôle mieux qui sont les ennemis du pouvoir central !!

C'est pas de moi, c'est de staline !!

Écrit par : Corto | 28/05/2013

@Corto, j'applaudis à tout rompre.Plus Stalinien que toutes ces réformes on ne peut pas.De plus elles font courir un énorme risque d'être Alzheimer dès 40 ans

Écrit par : lovsmeralda | 28/05/2013

@Adrien ,j'espère que vous n'enseignez pas ces théories en étant répétiteur ,sinon on comprendrait l'affolement de certains parents écoutant leurs gosses les traiter d'ignorants.
Car même si le parent n'est pas un as en la matière en tant que seul responsable de l'éducation de sa progéniture,il mérite respect et condescendance .Ce qui permet si c'était nécessaire encore et toujours dire,les grands parents sont vraiment le maillon manquant ,eux savaient enseigner les bonnes manières et savaient responsabiliser les enfants sans l'aide d'une tierce personne qui préfére les méthodes Staliniennes qui ne sont plus d'actualité et encore moins pour sauver notre patrimoine Suisse qu'il soit d'ordre éducatif ou culturel
Heureusement de nombreux Suisses très conservteurs ont mis de coté des pièces essentielles pour sauver des mains rapaces ce qui encore de nos jours permet de constater l'avancée même en technologie de nos anciens qui ont su léguer leur savoir à tous ,filles et garçons
Grâce à Wikipédia ou un autre site instructif,on est rassuré l'y trouver la preuve de l'intellligence de tous ceux qui nous précédé !

Écrit par : lovsmeralda | 28/05/2013

lovsmeralda, vous vous adressez à un apparatchik du pouvoir en partie en place, vous vous imaginez si de tels monomaniaques de la nomenklatura avaient un pouvoir absolu, se dont ils rêvent chaque nuit avant de s'endormir dans les bras du grand timonier ?

Voilà un exemple palpable de ce labyrinthe existentiel dominateur, une bonne dose de décrets tous plus totalitaires les uns que les autres à peine saupoudré de cette douce folie sanguinaire !

Adrien, vous parlez de réforme type baasistes ou plutôt genre PS genevois ?

Écrit par : Corto | 28/05/2013

Adrien, arrêtez, vous allez faire peur à vos petits camarades, vous savez ce que faisait staline avec les apparatchiks du parti ?

Malheureusement, personne n'a pu en témoigner !!

Écrit par : Corto | 28/05/2013

@Corto,dés la fin de la guerre on a vécu avec des Tchèques,Polonais,Hongrois on a même travaillé avec des Allemands de l'Ouest racontant les péripéties de l'Est et ce en 1970 ,aussi le socialisme réplique à la Staline on le sent à vue d'oeil .Quand aux Maoistes c'est pas mieux bien loin s'en faut
Tout ceci c'est peut-être le résultat de l'histoire Suisse jamais racontées dans les écoles,nous en tous cas dès la primaire grâce à Nestlé et les autres chocolatiers,les points Mondo,Avanti etc et surtout les nombreux petits commerces on était déjà tous préparés pour refuser toute forme de dictature !

Écrit par : lovsmeralda | 28/05/2013

lovsmeralda, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais que ce soit sous staline ou sous le PS genevois, les réformes viennent toujours de groupuscules articulés par technocrates membres du parti et élus, jamais elle ne viennent du terrain !!

Surtout pas du terrain, pas un mot venant de la part des principaux intéressés, c'est la meilleure manière de diviser et de niveler par le bas !

Écrit par : Corto | 28/05/2013

Mais enfin Corto, je suis étudiant dans ce département^^ J'appartiens à la base du département quoi :-)

Écrit par : Adrien Faure | 28/05/2013

Alors vous n'avez aucune chance !!

Désolé, mais c'est statistique !!

Écrit par : Corto | 28/05/2013

Maître Poncet, n'avez-vous pas un peu honte ?

Cher Maître,

Lors de l'émission du grand super 8 du vendredi 13 mars (jour de chance pour la Suisse, Jésus apparaissant ce jour même sous la croix dans un tissu de matelas argenté quelque part en Amérique du Sud?!), vous avez avoué l'inavouable. Durant le débat sur le pornogate jurassien, vous vous êtes rappelés qu'à une époque lointaine, vous aviez été invité à visionner, entre amis du Parquet genevois, un des "monuments" historique de l'art porno: un muet noir et blanc tourné en caméra super 8 ordinaire, genre "Charlie Chaplin au lupanar".

Maître, le Parquet bien ciré de votre bonne Cité de Calvin a sans doute condamné le téméraire cinéaste à quelques journées de prison ainsi que, à la suite du châtiment de cette dite Cour galante, il a été banni de la Cité et du cinéma décent, populaire et subventionné. Ce pauvre artiste qui commit cette œuvre révolutionnaire et embryonnaire était peut-être une personnalité naissante que vous avez tué dans l'œuf par ce jugement.

Mais cela n'était rien encore (car un artiste qui sait ce qu'il fait est un artiste qui trouve la solution de durer dans le temps).

Que trouva de mieux le Parquet après avoir jeté aux orties publiques le film porno et son auteur? On vous l'a dit: ni brûlée ni soumise à la démolition, la dite œuvre sulfureuse fut visionnée en cachette afin d'en tirer quelques plaisirs onanistes entre calvinistes bien en vue de la place. Non. Décidément, ce genre de libéralisme là, je le honnis. C'est de l'obscurantisme camouflé sous sa carapace de conservatisme. Comment vous, Maître Poncet, chantre de la liberté d'expression avez-vous pu participer à ce crime d'hypocrisie? Au lieu de vous rincer l'œil entre amis, vous auriez du défendre l'auteur sur la place publique en lui dédiant le titre de l'audace cinématographique de l'année et en fustigeant ces Juges qui censurent devant public une œuvre et planquent derrière leur propre boudoir le produit de leur condamnation pour en jouir. Moyen Age!

Aujourd'hui, je comprends mieux ce qui tue l'artiste révolutionnaire: l'arbitraire de Dieu. Et Dieu, dans ce cas, est toujours la Justice dirigée par la puissance d'hommes comme vous qui vous amusez à défendre des gens importants, niveau puissance, comme la famille Kadhafi par ailleurs pas si fréquentable que ça (lire article de Jean-Claude Buhrer dans le Temps, 17 mars), et à ignorer la défense automatique de celles et ceux, faibles et petits, qu'on exclut à vie de la Cité de Calvin pour de clairs ébats sexuels effectués pour un film amateur en couleur, quasi muet et en pleine nature, sur le bleu Léman innocent. Cela fait déjà quinze ans d'exclusion pour le dit artiste maudit loin des amitiés des "gens bien qui pensent la Cité". Et combien se sont amusés à visionner cette cassette parmi les journalistes pour leur plaisir personnel? Les filles libres sur le bleu Léman étaient-elles au moins belles en chair, chers journalistes?

Aujourd'hui, quand je pense que seule Lola Quasar du Qatar attend et défend son émir SDF, c'est la preuve par sept que ce sont encore les princes bleu pétrole qui ont de l'essence verte dans le moteur et de la suite démocratique dans les idées. La révolution verte vient d'Arabie. Et cela fait bien rigoler. Notre cynisme à l'occidentale en tombe de la lune. C'est un comble.

Maître, votre interlocuteur est un être humain plein de rêves comme la plupart d'entre nous. Il sait être souriant et très déterminé. Il n'aime pas qu'on le prenne pour un con, et surtout, il veut sa réhabilitation et être jugé à l'aune de sa juste valeur participative à la société. Pour certains, je suis peut-être un bédouin qui a joué au babouin avec des princesses guenons, violant la loi de la Cité car réalisé en des lieux publics, et qui mérite donc l'opprobre de la République. Mais pour les autres, tous les autres?

Chacun vit selon ses convictions. Mais chacun a le devoir de se faire connaître et reconnaître. Maître Poncet, si vous désirez être mon défenseur littéraire libertin… ou au contraire le Procureur de la République des Journalistes Vertueux, ce serait avec plaisir que je monterais à la barre fixe du cabaret Voltaire pour m'exprimer. A moins que la fuite, encore une fois, soie la meilleure conseillère devant l'abominable homme d'amour.

J'ai un amour qui m'attend depuis quatre ans et plus. Je n'ai plus de temps à perdre avec un anonymat qui m'épuise, me mine, me ruine et me désole. Quinze ans, c'est long, vous savez. A la Stammtisch d'un bistrot jurassien, on a entendu ceci d'un apprenti politicien: "Ils veulent du cul à l'Etat. Moi j'aimerais des têtes." Un chef pataphysicien lui a répondu: "A l'Etat, ils aiment le cul comme tout le monde. Moi j'aimerais des têtes chercheuses et des bêtes à bon dieu qui apparaissent sur les écrans."

Maître, connaissez-vous la différence entre la strip-teaseuse roumaine professionnelle qui savait compter en francs suisses et le banquier suisse amateur de vampires roumains? La strip-teaseuse prétendait toujours qu'elle manquait de liquidité, alors que le banquier avouait qu'il manquait de coffres pour vivre avec elle. La chute de l'histoire? Le pognon durement gagné, ô sésame, s'évadait des poches du fisc suisse pour finir frauduleusement sur un compte roumain. Mais la Belle était innocente. Seul son banquier agissait mal envers le fisc de son pays.

"Et pourtant ils s'aimeront toujours, ces deux imbéciles là!" s'est exclamé Cooper Nique au moment des délibérations sur le matelas de la belle déguiseuse de charmes. "Il est temps pour eux de retrouver un mode de vie plus bourgeois afin que leur maladie cancéreuse ne détruise pas leur amour." Cooper Nique a encore dit aux censeurs: "Sur le Bleu Léman, on joue au ballon et on y fait l'amour comme entre quatre murs. Quelle différence?"



Bien cordialement.

Écrit par : Mamie Rance de Meuron | 28/05/2013

Puisque deux neurones aborde le sujet de l'art, elle qui ne sera jamais la muse, même d'un aveugle, je vais lui rappeler ses petits voyages ou se mêle une profonde tendance à jouer au docteur avec un diplôme non reconnu en Suisse et des jeunes africains de plusieurs contrées connues pour les frasques de certaines femmes laides et plutôt vielles, ça y est, vous remettez le décor ?

Cette femme animée par la prêtrise de son éducation répugnante profite de la plus sinistre des occupations et s'affiche sur les lieux du crime les mains encore souillées par cette fierté libidineuse.

Les lieux fréquentés par cette difformité imbue de ses monnaies gagnées aussi rapidement qu'elles sont engouffrées dans les vices les plus sordides, sont les mêmes que sur les catalogues discrètement lâchés sur les sites spécialisés et ce tourisme représente les plus vils des commerces, mais c'est au nom de ses mythomanies les plus sauteuses et à tiroir qu'elle pratique le viol le plus légale des pays accueillant les déchets de c'est occident malade et obscène !

Continuez 2 neurones, continuez, on vous suit de près !

Écrit par : Corto | 28/05/2013

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