15/05/2013

Présence des élèves en classe non obligatoire : hypothèses


Suite à ma proposition de donner la possibilité aux élèves du cycle de ne pas être pénalisés pour leur non présence en classe, j'ai interrogé un de mes élèves (15 ans, en dernière année du cycle, 11ème Harmos, niveau A) pour lequel je travaille comme répétiteur. Le résultat m'a semblé intéressant.


Selon lui, sur une classe de 20 élèves en 11ème année Harmos, niveau A, qu'il juge dans la moyenne des classes motivées, 75% des élèves continueraient d'aller en cours normalement ou quasi-normalement (c'est à dire ne louperaient volontairement que quelques cours d'une matière ou l'autre), et seul 25% des élèves iraient à seulement 50% ou moins des cours.

Sur une classe de 20 élèves en 11ème année Harmos, niveau A, qu'il juge dans la moyenne des classes peu motivées, 50% des élèves continueraient d'aller en cours normalement ou quasi-normalement (c'est à dire ne louperaient volontairement que quelques cours d'une matière ou l'autre), et 50% des élèves iraient à seulement 50% ou moins des cours.

On le voit, la distinction (faite par mon élève, et non par moi) entre classes motivées et peu motivées, m'amène à renforcer ma conviction en faveur de davantage d'implication des élèves dans l'élaboration des programmes scolaires (enfin actuellement il n'y a simplement pas de possibilité pour les élèves de donner leur avis).
En outre, d'après mon élève, les élèves sont assez grands et assez matures dès la 10ème année pour choisir plus spécifiquement leur parcours scolaire désiré.

Par ailleurs, selon lui, sur une classe de niveau B, 11ème Harmos, seul 25% des élèves iraient à seulement 50% ou moins des cours, et 75% des élèves à 25% ou moins des cours.

On peut constater qu'il a une image assez négative de la participation volontaire des élèves de niveau B aux cours, ce qui s'explique peut-être par le fait qu'il est dans un cours de niveau A.
Pour rappel, le nouveau système scolaire comprend à présent 3 niveaux et non plus seulement 2 (A et B).

Enfin, ajoutons qu'il pense que les élèves de 9ème année Harmos (1ère année du cycle) viendraient à tous les cours, tandis que la 10ème année Harmos représenterait une étape intermédiaire entre celle décrite plus haut et celle de 1ère année.

Bien entendu, ces chiffres n'ont pas de valeur généralisable, et c'est pourquoi je m'occuperai l'année prochaine de réaliser un sondage sur les élèves d'un cycle entier. 

16:45 Publié dans Instruction publique | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Cher Adrien,

Avous vous prévu d'interroger à ce propos aussi les parents d'élèves ?

Écrit par : Chuck Jones | 15/05/2013

Votre juvénile inconscience est...remarquable!
Au fait, que dit la loi...? Ah oui, la scolarité est OBLGATOIRE jusqu'à 15 ans.

Écrit par : Joe | 15/05/2013

Ces estimations émanant d'élèves sont assez rigolotes.
Le concept de "classe motivée" est en soi tout un poème.
La motivation se construit par une dynamique positive. Le fait que les élèves doivent obligatoirement venir n'est pas un obstacle, c'est juste une donnée avec laquelle on doit compter. Il n'est pas malsain d'exposer des jeunes au savoir. Ils sont libres dans leurs têtes, ils peuvent penser à ce qu'ils veulent, mais également prendre le risque d'apprendre quelque chose.
On peut se retrouver à aimer quelque chose qui ne nous séduisait pas au départ.
La jeunesse sert entre autres à faire des expériences, à s'ouvrir au savoir, à découvrir des nouveautés, à observer des camarades qui s'investissent en maths ou en biologie et à se retrouver à être motivé, sans l'avoir fait exprès.

Si dans une classe donnée, il y a 25% d'absentéisme plus ou moins perlé, le travail devient très haché, le fil rouge se rompt. La motivation de tout le groupe peut en pâtir.
Cette attitude de client de supermarché ne me séduit pas du tout !
Cette année, j'enseigne dans une 10 LC, dans laquelle l'absentéisme est tel, que depuis novembre, les 18 élèves n'ont jamais été tous présents en même temps(le cours a lieu le mercredi matin, un module de deux heures). C'est infernal. Lire un livre dans ces conditions est très démotivant et pas seulement pour les élèves...
Admettons que dans votre système, on ne demande pas au prof de s'occuper de mettre à jour des élèves qui ont librement choisi de ne pas venir, pour ne pas ennuyer et démotiver les élèves qui sont venus au 100% du cours, qu'est-ce que cela donne pour l'absent ? Il va être encore plus démotivé, puisqu'il ne sait même pas de quoi on parle.
Si on décide que le prof doit mettre les absents démotivés au courant de ce qui s'est fait en leur absence, on tourne tout le monde en bourrique.

Vous émettez des hypothèses sur le degré de maturité sur des élèves de 10ème Harmos. Je vous conseille vivement d'aller assister à des cours de CT, LC et LS, pour vous faire une idée concrète et personnelle de l'état des lieux. L'auto-évaluation des élèves est certes intéressante, mais votre vision d'adulte responsable est encore autre chose.
Je peux déjà vous donner les résultats de votre sondage : les élèves qui sont dans les regroupements les moins exigeants vous répondront à 90% qu'ils ne viendront qu'à certains cours sympas, pour voir les copains. Ce sont les mêmes qui sont peu aidés à la maison. On voudrait accentuer les différences socio-culturelles qu'on ne s'y prendrait pas autrement !
Que faire avec un élève de 10ème, en échec à la fin de l'année, parce qu'il a raté plein de cours ?
On le fait doubler et dans quelles conditions ?
On le descend de regroupement en 11ème ?
On dit : eh, bien, c'est son choix, il a choisi avec son plein discernement et là, c'est trop trad pour râler. Ma foi, il n'ira ni au collège, ni à l'école de commerce, ni d'ailleurs en apprentissage, puisqu'il ne peut effectuer les tests. Passer des tests, ça s'apprend, mais ce n'est pas très sexy, donc il/elle se retrouvera dans une situation, dans laquelle la motivation seule ne suffit pas.

Comprenez-moi bien : je ne dis pas que tout va bien et qu'on peut continuer comme ça. L'absentéisme de mes élèves de 10LC me pose (nous pose à tous) un énorme problème.
J'ai plein d'idées à ce sujet, mais en tout cas pas de leur donner le choix de venir ou ne pas venir. J'ai demandé à les avoir en 11ème, pour essayer de trouver des réponses, surtout pour qu'ils améliorent leur image d'eux-mêmes, pour qu'ils se rendent compte qu'ils arrivent à progresser et qu'on ne les laisse pas tomber.

Écrit par : Calendula | 15/05/2013

@Adrien ,je vous admire dans la ténacité et surtout la durée de vos développements si proches parfois du n'importe quoi .Cependant une question taraude mon esprit en visualisant sans les lire,non mon temps étant précieux/rire,je vous taquine /seriez vous entrain de tester les lecteurs au travers des commentaires afin d'étayer une thèse comportementaliste ?
Quand on a vécu tant d'années entourée d'étudiants,on sait qu'ils adorent faire marcher leur entourage et son prêts à inventer n'importe quoi juste pour ou redorer leur blason ou tester leur pouvoir sur le simple quidam
Je pose la question ayant pensé,si je devais re faire une école en psychiatrie avec internet ,il n'y aurait plus besoin d'ouvrir de bouquin,juste allumer son ordi et analyser ce qui est écrit par le commun des mortels,d'ou ma question non dépourvue de bon sens vous l'avourez!
Surtout qu'elle ne dépend d'aucun jugement quelconque,avec l'âge on connait le monde et les humains,de temps à autres et heureusement certains arrivent encore à nous surprendre en bien mais le défaut ou la qualité de la curiosité intellectuelle liée à la profession reste à déternem que voulez vous? rire
toute belle soirée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 15/05/2013

Hors sujet: mais, indignez-vous dans la blogosphère de la T: DJ alias Dominique Jordan instrumentalise le crime contre Maria pour régler ses comptes misérables avec la gauche en s'en prenant à Maria Roth Bernarsconi et aux laxistes selon ses préjugés.
Cette crapule n'a aucun scrupule , il a publié des commentaires diffammant à l'égard de mes proches émanant d'un autre crétin " Corto"
Cela ne dure que parce que Mabut y trouve son compte, je vous suggère d'en référer au grand ordinateur des basses oeuvres qu'il est sensé réguler .
Mabut qui est au journalisme ce que la musique militaire est à .....

Écrit par : briand | 15/05/2013

"à des cours de CT, LC et LS,"

Vous pouvez traduire?

Merci.


"Hors sujet: mais, indignez-vous dans la blogosphère de la T: DJ alias Dominique Jordan instrumentalise le crime contre Maria pour régler ses comptes misérables avec la gauche en s'en prenant à Maria Roth Bernarsconi et aux laxistes selon ses préjugés."

dj? Tout un poème! Comme si la gauche était majoritaire en Suisse pour voter les lois et leur application. Poubelle.

Écrit par : Johann | 15/05/2013

Je partage votre analyse Calendula, autant sur les élèves que sur la discontinuité et l'effet sur le groupe. Une école à plusieurs vitesses produira des discriminations irréductibles car jamais rattrapables. Et bonjour l'ambiance entre les élèves qui bossent et ceux qui sécheront.

Faut-il que les élèves participent à l'élaboration des cours, et donc au choix des matière enseignées et des modalités d'enseignement? On peut toujours renverser les choses et dire que le ciel est en bas et que l'eau est sèche, ça ne mange pas de pain. Mais le principe de la transmission et que celui à qui l'on transmet ne connaît pas ce qu'on doit lui transmettre. Une transmission n'est fondamentalement pas égalitaire. L'enfant n'est pas à même de déterminer le contenu de ses cours. Je comprends l'idée de ne pas confronter les élèves de manière autoritaire. Je partage la critique des anciens systèmes autoritaires. Mais là il me semble qu'on est dans une sorte de syndrome post-68.

Les méthodes et conceptions sur lesquelles l'école s'est fondée ne sont pas mauvaises parce qu'elles sont décidées par des adultes. Un adulte doit-il parler à égalité avec un élève de 10 ans, ou même de 15 ans? Non. (je ne parle pas de respect ou d'écoute, mais bien d'égalité: de raisonnement, de connaissance des besoins, de savoir-faire, d'expérience, etc). Il lui montre le chemin et le remet en place. Laisser un enfant de 10 ans décider du contenu des cours c'est lui donner une place qu'il n'a pas. Ce qui est profondément anxiogène.

Il n'y a pas à mettre ces idées en tête des enfants ou à les encourager à croire qu'ils en sont capables. On peut parler avec les élèves, faire des palabres et des débriefings parfois (pas trop souvent), leur demander des travaux, mais leur donner quand-même la direction qu'ils doivent suivre. Les mettre trop haut c'est anxiogène.

On devrait aussi leur rappeler l'importance de l'école et de la transmission. Oui, l'adulte enseigne le jeune. C'est comme ça que ça marche. Il n'y a pas d'égalité intergénérationnelle. Il n'y a que le respect, qui n'est justement pas l'égalité. Les choses ont un sens et pas le sens contraire. Peut-être faudrait-il envoyer ceux qui sèchent des cours faire un stage de 3 mois dans des pays où il n'y a que des écoles coraniques, où il n'y a pas d'école mais la guerre, etc. Sécher les cours a toujours été un sport. Mais que cela suscite un projet visant à officialiser la chose montre que l'on n'assume d'être adulte et de se confronter s'il le faut. Ne pas se confronter, c'est pratique, on se fait plein d'amis, et on monte la tête des enfants. Ceux qui veulent assumer leur fonction d'adultes sont perçu comme des réactionnaires. C'est une façon de séduire les enfants que de ne pas les confronter. Cela n'est pas sans intention politique.

Ne pas pénaliser, ne pas punir, je comprends. Mais j'y vois aussi un laxisme. De toutes façon la sanction se fera par la vie dans la création d'un sous-prolétariat et l'augmentation de situations d'échec et de frustration. Ce qui n'est pas fait dans l'enfance ne se rattrape que très difficilement, voire jamais. Ne vaut-il pas mieux assumer de pénaliser avec pédagogie? Ou de soutenir et de donner des outils? D'assumer que dans la société ce sont les adultes qui donnent le ton et qui ont le pouvoir?

Evidemment, il faut que les adultes en soient vraiment et l'assument pour qu'ils donnent le ton.

Écrit par : hommelibre | 15/05/2013

@ Briand,

C'est à cause de connards comme vous et qui pensent comme vous que des prédateurs sexuelles récidivistes ont assassiné cette fille de 19 ans parce que libérés par des types qui pensent comme vous que les criminels ne doivent surtout pas rester en prison par humanisme.

@ Johann,

Le peuple a rectifier justement le tire en écoutant pas la gauche pro-criminel. ( un peu tard concernant cette affaire ). La gauche s'oppose systématiquement à tout durcissement du code pénal contre les violeurs et assassins. Même les pédophiles trouvent grâce yeux de la gauche ( et surement aux Briand le crétin des blogs de la TDG ) qui s'oppose massivement contre le fait d'interdire à des pédophile de travailler avec des gosses. Tout cela pour contrer l'UDC. Les victimes et futur victimes de ces assassins la gauche s'en tape.

D.J

D.J

Écrit par : D.J | 15/05/2013

Domique Jordan alias dj ne sait rien d'autre qu'insulter et dénigrer. Il adore ça. Il édite un blog rien que pour faire cela. Il est accro au dénigrement et à l'insulte comme l’alcoolo l'est à l’alcool, comme le camé à sa came.

Écrit par : Amiel | 15/05/2013

Oui, Johann, voici quelques petites explications sur ce qui est appelé le "Nouveau CO."

En 9ème Harmos (anciennement 7ème) on a trois regroupements: R1, R2, R3.
R3 est le plus exigeant et il faut avoir de très bons résultats à la fin du Primaire pour y accéder.
Pendant la 9ème, il y a un dispositif de "cours- passerelles" pour permettre aux élèves de passer dans un regroupement plus fort. Ces cours peuvent également avoir lieu en fin d'année en prévision d'une montée à la rentrée suivante.
On entre en matière pour un transfert positif, dès que l'élève a une moyenne générale de 4,8.
Ces regroupements de 9ème amènent en 10è:
-Communication et Technique (CT) depuis R1 ou un R2 non promu
-Langue et Communication (LC) depuis un R1 à plus de 4,8, un R2 réussi ou un R3 non-promu
- Langues vivantes-latine-scientifique (LS) depuis un R3 réussi ou un R2 à plus de 4,8.
Un schéma serait plus explicite ...

Nous en sommes à notre première volée de 10ème et découvrirons la 11ème l'année prochaine. Les "sections" ont la même dénomination en 11è qu'en 10è.

Tout ça est bien emberlificoté et pas vraiment très nouveau. Ca rappelle furieusement les sections d'antan. La nouveauté se trouve dans les passerelles. Pour que ça fonctionne, la motivation de l'élève est essentielle, ainsi qu'une attitude encourageante de sa famille. Il ne suffit pas que les seuls profs soient motivés. ;-)

L'école n'est pas un lieu de tout repos. Rares sont les élèves qui ne doivent pas travailler, qui n'ont pas à se forcer un peu pour parvenir à acquérir des
nouvelles connaissances ou simplement lire un roman.
Là, où je rejoins A. Faure, c'est qu'on pourrait laisser un petit choix aux élèves et leurs parents. Les LS peuvent choisir entre les options sciences-latin- langues vivantes. Les CT et LC n'ont aucun choix, pas même pour 2 heures hebdomadaires !
Les personnes qui ont mis en place cette nouvelle structure n'ont pas réfléchi à la réalité du terrain. Comment obtenir un minimum d'adhésion au système de la part d'élèves qui ne viennent pas très volontiers à l'école ? Il y aurait beaucoup à faire de ce côté-là. Si on constate que toute une partie de la population scolaire décroche, il faut avoir le courage de prendre le problème au sérieux, ne pas baisser les bras.
Au lieu de leur dire : "venez quand vous voulez, on verra bien si vous apprenez quelque chose", on pourrait trouver des combines qui dépassent ces regroupements d'élèves démotivés, qui s'entraînent mutuellement dans la résistance passive et/ou chahuteuse.
Certains enfants auraient besoin d'être isolés du grand groupe pendant un moment simplement pour se retrouver dans une ambiance calme et studieuse.
Je donne beaucoup de "passerelles" et c'est réellement un bras tendu vers les élèves. Certains le saisissent, d'autres pas. Il ne faut pas s'attendre à des miracles, c'est une course de fond, un marathon. Rarement une promenade de santé.

Écrit par : Calendula | 15/05/2013

Alala on arrive dans le débat peine de mort prison à vie bref le blabla habituel.

Tout d'abord, ce qui s'est passé, est entièrement la faute de personne incompétente! Le manque de TOLERANCE sur la pensée que garder une personne à vie est prison est CONSTRUCTIVE. Les prisionniers coûtent de l'argent. Le but de la prison n'est pas de parquer mais de soigner. La prison est une peine tellement récente dans nos sociétés. Avant une prison servait juste à enfermer avant une peine de mort! C'était l'apparté prison, car vu les abérations il était nécessaire de faire le point. Voilà des choses longtemps débattu avec l'ancien directeur de l'UOG et ancien pédagogue à Champdollon, un professionnel et pas un amateur.

Quant à l'école, on va arriver gentiment la thèses d'un professeur d'université. Pour que l'école soit efficace il faut que les cours dispensés ait un lien logique entre eux et que les cours ne défilent pas comme des bloc sans queue ni tête. Tel que l'enseignement est aujourd'hui il a aucune chance de faire des étincelles! La preuve les gens se plantent meme au sommet et plus souvent que l'ouvrier!

Écrit par : plume noire | 16/05/2013

le problème du choix éventuel de son programme par l'élève est mal présenté car parfaitement illusoire.
On pourrait imaginer que l'élève (ou un groupe d'élève) choisisse un thème, choisi dans un ensemble. Puis le rôle de l'enseignant serait de faire - avec les élèves - l'inventaire des besoins de connaissance de base pour aborder, traiter et maîtriser le thème choisi. Cela donnerait une approche pluridisciplinaire évidemment mais permettrait justement de mettre en évidence des besoins que certains croient exclusifs :math contre langue, physique contre biologie ou chime, etc etc.
Ceci permettrait de conforter l'élève dans cette nécessité absolue de connaître les bases minimales dans plusieurs disciplines pour être capable d'aborder un problème globalement.
Ce serait lourd pour l'enseignant, pur les élèves mais probablement de valeur éducative plus marquée que le choix libre de son 'cursus' au gré de son humeur.

Écrit par : uranus2011 | 16/05/2013

Pour la présence obligatoire en classe : pas d'esquive possible ! c'est le problème récurrent de la jeunesse actuelle : trop d'individus ont de plus en plus de peine à se conformer à des règles de comportement, or c'est la base aussi de l'apprentissage de la vie, croire que l'on pourra en tout temps choisir ce qui plaît et écarter ce qui déplaît est une bien pâle préparation à la 'vraie' vie. Etudier est une activité à plein temps, l'élève doit s'y plier et il n'y a aucune raison pour que la société lui laisse croire qu'il peut en être autrement et que on peut tout gérer, chacun de son côté , avec ses propres règles.

Écrit par : uranus2011 | 16/05/2013

@Calendula
Que pensez-vous de l'attitude de certains profs du Cycle qui, parlant de la future orientation des élèves pour le secondaire supérieur, pensent et disent qu'il n'est "pas nécessaire de consulter les parents"?

Écrit par : Mère-Grand | 16/05/2013

@Mère-Grand,

Je ne comprends pas qu'on puisse en arriver à dire une chose pareille !
Je me demande si c'est même légal. Il faudrait connaître le contexte, car il arrive qu'on soit amené à des formulations lapidaires dans des situations particulières. Il faut être très diplomate dans ce métier, car on nous fait porter des choses sur lesquelles nous n'avons pas de pouvoir et nous sommes toujours à la merci d'indignations promptes à s'enflammer.
Il me semble d'ailleurs que les différentes feuilles d'inscription exigent des signatures et que les parents accompagnent leurs enfants à la séance d'inscription. A 16 ans, on est encore mineur.
J'ai fait ces démarches d'inscription au post-obligatoire en tant que parent d'élève, puisque je n'ai jamais assumé la charge de maître de classe de 11ème.

Il est évident qu'un adolescent de 15-16 ans est capable d'argumenter sur ses choix d'options et il est clair que les parents doivent pouvoir donner leur avis. Ceci étant dit, même au collège, l'éventail du choix n'est pas à 360 ° !
Je me souviens que ma fille a fait de la résistance, en choisissant de continuer le Latin ! Ce choix avait pour conséquence de réduire le nombre d'heures d'Anglais dans son cursus. J'ai dit mon souci, mais ai admis qu'elle ne pourrait plus jamais faire de latin après le collège, alors qu'elle pourrait toujours apprendre davantage d'anglais dans la vraie vie. Ce genre de débat a pour effet d'affirmer une motivation.
Maintenant qu'elle se trouve à la veille de la matu, je me rends compte que pour finir, ces choix sont relativement peu dramatiques. Heureusement.
Le collège reste un lieu qui dispense un enseignement généraliste et non une formation pré-professionnelle.

Écrit par : Calendula | 16/05/2013

@Calendula
Merci de votre réponse. Elle me rassure en partie, quant à vous totalement, si besoin était. Mais je n'ai fait que rapporter les paroles de mon fils "Ils ne nous aident pas beaucoup, les prof, pour nos choix de section. Ils disent même qu'on n'a pas besoin de consulter nos parents." Exagéré, généralisé, peut-être, mais cela a suffi à m'inquiéter, par pour mon fils, qui trouve suffisamment de réponses à la maison, lorsqu'il en a besoin.
Outre quelques autres exemples de ce type de manque de responsabilité, peu nombreux et inévitables dans toute profession, me direz-vous, j'avoue que je sortais de la lecture des propositions de réforme d'Adrien Faure sur son blog. Je crois que vous les avez lus et avez même participé au débat. Vous comprenez donc ma réaction à lorsque j'ai eu l'impression d'en voir déjà l'application chez certains maîtres.

Écrit par : Mère-Grand | 16/05/2013

@Calendula
J'ai oublié de dire que ce que vous avez écrit sur le choix de votre fille m'a aussi intéressé. Je regrette en effet, à cet égard du moins, l'ancien système du Collège de Genève, où tous les élèves de la division inférieure faisaient trois ans de latin, après quoi ils choisissaient éventuellement de l'abandonner. Il est vrai que ce système, antérieur au Cycle, avait cet aspect élitiste d'éliminer de l'accès au Collège tous sauf les élèves les plus doués, qui passaient alors par le Collège Moderne, et qui n'avaient donc plus accès qu'à la section Scientifique (plus tard aussi la Moderne).
Votre remarque sur l'importance relative du choix m'intéresse encore plus, car mon fils a choisi la latine au Cycle, alors que la Scientifique au Collège me semble offrir des possibilités professionnelles plus intéressantes. Je l'ai encouragé (pas forcé) dans ce choix, mais j'aimerais l'encourager (pas forcer) à poursuivre plutôt en scientifique, car un éventuel rattrapage en sciences me semble beaucoup plus difficile au niveau universitaire que le passage de Scientifique dans une formation autre (sauf strictement littéraire peut-être).
P.S. Pardonnez-moi ce épanchement. Ne vous sentez aucune obligation de répondre de manière détaillée à cette intervention, elle ne cherche qu'à exprimer et à partager un souci de parent.

Écrit par : Mère-Grand | 16/05/2013

Mère - Grand,
Si je comprends bien, votre fils se trouve à la fin de sa 11ème.
Le Collège a ainsi conçu son cursus, que les vrais choix se font à la fin de la première année. Il s'agit du choix de l'Option Spécifique (OS).
En première, il est important d'avoir choisi les langues (p.ex. Latin et Grec, le cas échéant), on peut les abandonner à la fin de la première, sans trop de conséquences, mais c'est difficile à rattraper, si on se découvre une fibre classique sur le tard.
Il est important de bien réussir les maths, pour avoir plus tard le niveau maths 2.
Ma fille a pu avoir Latin et Bio-Chimie en même temps, tout en étant en matu bilingue allemand. L'Anglais en 3è et 4è est la seule chose à laquelle elle a dû renoncer.
La personne qui pourra le mieux vous conseiller sera le maître de classe de première année. La soirée des parents d'octobre est très instructive également.

J'étais un peu déçue lorsque mon autre fille a choisi l' Option Complémentaire Sprts, je me disais que c'était une solution de facilité. J'ai réalisé petit à petit que ça la passionnait et que c'était proche de la médecine du sport, tout en étant pas mal axé sur la performance personnelle. Ca lui a beaucoup apporté et en définitive, je trouve qu'elle a fait le bon choix. Par ailleurs, elle a Bio-Chimie comme option spécifique.
C'est tout un jargon !
La position du parent qui voit son enfant grandir a un côté vertigineux. Surtout, lorsqu'il faut faire des choix.
En parler avec d'autres parents me semble toujours le plus utile, surtout ceux qui ont des enfants un peu plus âgés que les nôtres. C'est ce que nous faisons ici, chez Adrien Faure...que je remercie de nous accueillir ainsi.
Les ados ont besoin que leurs parents soient présents, même s'ils ont des idées personnelles apparemment bien arrêtées. Si on ne s'intéressait pas du tout à leurs choix, qu'on se retirait au nom de leur autonomie ou de leur liberté, cela pourrait être compris comme de l'indifférence et ils en seraient (presque toujours) horriblement vexés. On a le droit de s'exprimer aussi, n'en déplaise au prof de votre fils ! Non mais !!!

Écrit par : Calendula | 16/05/2013

@Calendula
Je vous remercie de votre peine et de vos bons conseils. Mon fils se trouve en fait en 10ème, mais c'est il y a quelques jours qu'ils nous a parlé de cela, et je ne comprenais pas très bien pourquoi il mentionnait déjà le grec.
En fait j'ai très bien connu le Collège, de l'intérieur même, du début des années '60 jusque au début des années '90. Ils se trouve simplement que j'ai eu une seconde génération d'enfants, si je peux m'exprimer ainsi, sur le tard.
Comme j'essaie de ne pas me mêler de l'Ecole, sauf en ce qui concerne les problèmes généraux (comme chez Adrien Faure) ou pour suivre le travail des mes enfants, je viens d'apprendre, grâce à vous, que la première année du Collège s'est muée en une véritable année d'orientation, ce qu'elle était autrefois "à son corps défendant", son corps enseignant surtout.
Ce problème du choix des langues, qui est aussi nouveau pour moi (autrefois seuls les élèves étudiant le Grec n'avaient que des cours d'anglais facultatifs en supplément), me fait mieux comprendre pourquoi mon fils commence à se poser la question maintenant déjà.
Encore merci et au plaisir de vous croiser sur les blogs à d'autres occasions.

Écrit par : Mère-Grand | 16/05/2013

Oui, à bientôt, Mère-Grand !

Écrit par : Calendula | 16/05/2013

@uranus2011, il faut différencier la possibilité pour les élèves de choisir davantage ce qu'ils étudient de leur participation à l'élaboration des programmes eux-mêmes. Ce n'est pas la même chose.

Écrit par : Adrien Faure | 16/05/2013

De l'art de produire des statistiques qui ne veulent rien dire et de raisonner dans le vide à partir d'elles.

En psychologie on connait depuis quelques années quelques travers très simples:

1. On ne tire aucune conclusion d'un cas particulier ou d'une anecdote.

Pour avoir des données d'une fiabilité raisonnable, il faut un échantillon représentatif et composé d'un certain nombre d'individus, pour ne pas dire d'un nombre certain d'individus.

A défaut, comme Jeanne Clamant a fumé et bu du Porto jusqu'à l'âge de 120 on conclurait avec son cas que le tabac et l'alcool c'est bon pour la santé.

2. Ensuite, un self report n'a que très peu de fiabilité. Il existe pléthore d'études dans lesquelles on trouve que lorsque les individus rapportent ce qu'ils feraient dans une situation, ça ne correspond pas du tout à la réalité.

On a le même problème avec l'introspection des individus quand à leurs processus psychologiques internes (par exemple quand ils doivent dire ce qui a déterminé leur décision ou leur jugement, etc.). Très souvent, la réalité mesurée objectivement ne correspond pas à ce qu'ils disent, alors que c'est leur propre décision ou comportement.

En conséquence, il vaut mieux mesurer des comportements que des self-reports.

3. Pire, si les gens n'arrivent déjà pas à prévoir correctement ce qu'ils feraient eux-mêmes comment prétendre qu'ils peuvent savoir avec exactitude ce que ferait autrui?

Il existe toutes sortes de biais dans l'estimation que l'on fait relativement aux autres qui altèrent les impressions qu'on en a et donc nous amènent à faire de mauvaises estimations quant à leur comportement. Je t'en cite un seul pour l'exemple: le faux consensus.

Ai-je besoin d'ajouter qu'en plus ton sujet a 15 ans et que ça laisse des doutes quant à sa capacité cognitive de raisonner quant au comportement des autres?

Conclusion: Ici, tu ne fais pas dans la dentelle, tout y passe, tu cumules les erreurs les plus grossières qu'un étudiant de première année de psychologie ne ferait pas. Non seulement on a un unique participant (tu questionnes un seul étudiant), qui plus est avec du self-report; mais en plus, comble de l'absurdité méthodologique, on lui demande ce qu'il pense de ce que les autres feraient, et on prend sa réponse comme si le comportement des autres y correspondait.

Et de là tu fais toute une théorie pédagogique? Impressionnant.

Ca me fait penser à Freud. Lui avait réussit le tour de force de faire une théorie ubuesque sur le développement mental des enfants, en ayant eu en tout et pour tout un seul patient enfant -le petit Hans-, qu'il ne voyait même pas directement, puisque c'est le père qui consultait Freud pour son fils.

Tu as raison d'user du mot "hypothèse" dans ton titre. J'aurais plutôt dit: "élucubrations basées sur une mauvaise conjecture", c'est plus proche de ce que tu fais.

On te concèdera aussi que soudainement il y a tout de même une phrase qui fait sens dans tout ton discours, elle arrive à la fin: "Bien entendu, ces chiffres n'ont pas de valeur généralisable". Elle rend tout ce qui la précède complètement inutile: ces chiffres n'ont aucune valeur informative tout court.

Avec de telles méthodes pour établir la psychologie des individus inhérente à leurs comportements, on comprend mieux pourquoi en économie les socialistes disent connerie sur connerie.

Écrit par : mais tout à fait | 17/05/2013

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