03/04/2013

L'égalité des chances, un mythe libéral méritocratique


Je profite d'être en vacances pour prendre quelques minutes pour publier cette petite réflexion, histoire de remettre le concept de l'égalité des chances à sa juste place. J'aimerais en outre pouvoir publier davantage, mais mes études ne me le permettent malheureusement pas...
Toutefois, nous avons réuni une jolie équipe de débattants en philosophie politique sur ce groupe facebook : http://www.facebook.com/groups/132460310252049/
Je vous encourage à nous y rejoindre, si ce type de questions vous intéressent.
C'est en commençant par se réapproprier les idées politiques que les citoyens pourrons ensuite se réapproprier les institutions politiques.

L'égalité des chances est aujourd'hui un concept revendiqué par nombre de gauchistes, aussi bien que par nombre de droitistes.
Mais d'où sort-il donc ?

L'égalité des chances est un concept imaginé par les idéologues libéraux pour répondre à la critique portant sur les écarts de revenus et de fortunes très élevés que l'on observe dans tout pays capitaliste (par exemple en Suisse, la moyenne des écarts salariaux est de 1 pour 93 en 2011).
Les libéraux ont justifié ces écarts par le concept du mérite. Selon eux, les plus riches sont plus méritants, donc leur revenu ou leur fortune plus élevé que le reste de la population se justifie. Quand ils parlent de patrons, les libéraux vont par exemple dire que les patrons sont méritants parce qu'ils prennent des responsabilités et des risques, parce qu'ils engagent des travailleurs, etc.
Mais pour pouvoir renforcer cette conception du monde, il faut réaliser une véritable méritocratie, ce qui implique l'égalité des chances. L'idée étant que si tout le monde part avec les mêmes chances, les plus pauvres n'auront ensuite qu'à s'en prendre à eux-mêmes, et les plus riches pourront s'auto-complaire encore davantage dans leur richesse sans problème de culpabilité (même plus besoin de charité ou d'humanitaire pour se donner bonne conscience).

Seul problème dans cette jolie construction, l'égalité des chances est un concept qui semble à première vue inatteignable.
En effet, en se fondant sur les catégorisations de Bourdieu, on peut constater que si l'est certes possible d'éliminer l'héritage de capitaux économiques (fortunes, capitaux mobiliers et immobiliers), ce que peu de libéraux prônent, il semble beaucoup plus difficile de supprimer l'héritage (la transmission) de capitaux culturels (éducation, formation, instruction, connaissances, etc.), de capitaux sociaux (réseaux, contacts, parrains, etc.), ou de capitaux symboliques (renommée, prestige, etc.).
Et si on en restait là, on pourrait se contenter d'affirmer que le concept d'égalité des chances est bidon, car inatteignable.

Mais en réalité, et là je remercie Antoine Conforti II de m'avoir éclairé là-dessus, l'égalité des chances est atteignable.
En effet, si on retire les enfants de leurs parents dès leur naissance, et qu'on les fait élever de manière strictement égalitaire dans des centres d’État, alors on atteint une réelle égalité des chances.
Par conséquent, l'égalité des chances n'est pas une valeur inatteignable, mais c'est une valeur qui mène à une forme de totalitarisme.

Enfin, je dois quand même mentionner que certains libéraux ont répondu à la critique de l'égalité des chances par... le marché.
Selon eux, il n'y a pas de mérite, mais uniquement le marché. Ainsi, si certains gagnent 1000 fois davantage de que d'autres, ce n'est pas qu'ils l'ont mérité, mais c'est que le marché (les lois de l'offre et de la demande) fait que les prestations qu'ils offrent sont rares et demandées au point de justifier, de par cette rareté et cette forte demande par rapport à l'offre sur le marché du travail de leur secteur, des rémunérations 1000 fois plus élevées.
Bien entendu, nous avons encore une fois à faire à une classique mystification libérale. Car même si demande et rareté implique pareils écarts de rémunération, cela n'est pas une justification valable, mais uniquement la démonstration des absurdités que produit le marché capitaliste. En effet, la valeur du travail d'un individu ne vaudra jamais 1000 fois davantage que celle d'un autre (personnellement des écarts salariaux de 1 pour 5 me semblent acceptables).

Ceci étant dit, j'invite donc à présent mes camarades et amis de gauche, et particulièrement celles et ceux se réclamant du socialisme, d'abandonner sans crainte le concept d'égalité des chances.
Quel besoin avons-nous de nous appuyer sur une valeur qui n'a été conçue que pour justifier des inégalités auxquelles nous comptons mettre fin ?
Si nous réclamons la gratuité de l'instruction publique ce n'est pas au nom de l'égalité des chances, mais pour construire une société autonome où chacun des individus qui la compose est libre de penser par lui-même et de se réaliser.

« L'objectif de la politique de la politique n'est pas le bonheur, c'est la liberté. »

Cornelius Castoriadis

16:51 Publié dans Egalité des chances | Lien permanent | Commentaires (57) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Ben dis donc... Même en vacances, ça carbure à donf... L'égalité des chances par le retrait des enfants à leurs parents... C'est vraiment bien, mais tu oublies qu'en amont c'est l'état qui devra décider de qui fera des enfants avec qui, hein? Les gros avec les gros, les bien pensants avec les camarades du parti, les blondes avec les roux...

Tout ça fait froid dans le dos. Quant à ta conclusion (Castoriadis), je n'ose dire ce que j'en pense, tant cela fait partie de cette dialectique gaucho-bourgeoise en quête constante d'autojustification... N'importe quoi, quoi.

Peut-être devrais-tu esssayer le sac à glace? Pas seulement pendant les vacances, d'ailleurs, mais une bonne heure tous les jours? Ca refroidit les cerveaux en trop grande ébullition. Et puis, un bonne dose de boulot, aux champs ou à l'usine te ferait sans doute le plus grand bien.

Écrit par : Déblogueur | 04/04/2013

@Adrien je vous souhaite une très bonne nouvelle année Pascale,ceci étant ne réfléchissez pas trop car en lisant les mots du titre du jour,là je crains le pire/rire
belle journée pour vous

Écrit par : lovsmeralda | 04/04/2013

"Si nous réclamons la gratuité de l'instruction publique ce n'est pas au nom de l'égalité des chances, mais pour construire une société autonome où chacun des individus qui la compose est libre de penser par lui-même et de se réaliser."

Construire une société autonome. C'est quoi ça ?
Une société qui a une existence propre ?
Mais alors où se cache cette liberté individuelle de penser et de se réaliser ?
Qui paie l'école gratuite ? Et qui décide qui paie ?

Allez, reprenez vos vacances, profitez du changement d'air !

Écrit par : Pierre Jenni | 04/04/2013

@Déblogueur, le niveau de vos commentaires baisse ces temps-ci. Dommage.

Écrit par : Adrien Faure | 04/04/2013

Voilà qui rejoint ce que j'ai écrit à propos de ma récente lecture de Stuart Mill, sur la liberté. Il évoque aussi le problème de l'éducation dans le cadre de l'égalité des chances, mais pour la renvoyer à une éducation privée, afin d'éviter tout formatage des esprits de grande ampleur (via l'Etat). Solution qui n'annule en rien l'inégalité des chances puisqu'elle favorise les familles instruites au détriment des autres... Cette prétendue "égalité des chances" ignore en effet jusqu'aux infirmités génétiques que recouvrent également des facteurs psychologiques et individuels. Tant qu'il n'y a pas deux corps et deux vies semblables, une société entièrement purifiée de toute négativité, il n'y aura pas égalité des chances... Mettre cette hypothèse farfelue sur le registre du totalitarisme permet de renvoyer là aussi à la société parfaite des communistes et des nazis, qui établissaient eux aussi la méritocratie du "surhomme" comme le souverain bien d'une société... Le rapprochement est très parlant à un certain degré; ne l'est plus évidemment pour ce qui est de la barbarie elle-même. Très amusant également, l'idée selon laquelle le marché serait Dieu; c'est-à-dire, distribuant au hasard la bonne ou la mauvaise fortune; alors que rien n'est laissé au hasard entre les entreprises elles-mêmes !... Les collusions sont partout, du public au privé... Ce sont toujours les mêmes qui gagnent; et je connais nombre de talents et de surhommes, qui suent sangs et eaux pour faire tourner leur entreprise modeste, le plus honnêtement possible, et ils ne récoltent que faillites sur faillites... Si la vertu et le courage sont les valeurs clés de la réussite, sur le mode du capitalisme libéralisé, c'est l'échec assuré... A moins d'avoir des relations au plus haut. Pour ce qui est de la citation de Castoriadis, je dirais : et si on considère la liberté comme étant en elle-même le bonheur ?... ;-P

Écrit par : Laurent | 07/04/2013

Au sujet de la société autonome : elle nécessite à première vue pour être effective que les peuples puissent démettre de leurs fonctions les hautes autorités judiciaires, étatiques et administratives, de manière à briser les collusions d'intérêts. Flexibiliser non pas le travail mais les gouvernances... (eh oui ! Il faut savoir retourner le langage des uns contre eux-mêmes...) Davantage de responsabilités et d'intransigeances non à l'égard du peuple mais à l'égard de ses élites... Le "mérite", si on en accepte la définition, ne doit pas être l'affaire d'une place, d'un job, d'une situation, d'un revenu, mais d'une perfection morale et pratique eu égard aux responsabilités qui en incombent... Par conséquent : facilité le licenciement des hauts responsables, leur révocation, pour faire respirer à la fois la vertu, le vrai mérite (qui est d'être soutenu non par ses paires mais par le peuple), et pour faire ainsi respirer à plein poumon la démocratie. A ce moment-là, lorsque aucune caste ne sera plus jamais certaine de conserver ses acquis sur une seule élection, pas même par son savoir et sa prétendue scientificité, peut-être que la société pourra être considérée comme "autonome"... Merci encore Adrien, pour tes thèmes riches en réflexions...

Écrit par : Laurent | 07/04/2013

@Pierre Jenni

Pour la définition d'une société autonome :

« Qu'est ce qu'une société autonome ?
J'avais d'abord donné au concept d'autonomie, étendu à la société, le sens de « gestion collective ».
Je suis maintenant amené à lui donner un contenu plus radical, qui n'est plus simplement la gestion collective (l'autogestion) mais l'auto-institution permanente et explicite de la société ; c'est à dire un état où la collectivité sait que ses institutions sont sa propre création et est devenue capable de les regarder comme telles, de les reprendre et de les transformer.
Si on accepte cette idée, elle définit une unité du projet révolutionnaire. »

Castoriadis

Qui paie la gratuité de l'instruction publique ?
Tout le monde, à travers l'impôt.

Écrit par : Adrien Faure | 04/04/2013

" L'égalité des chances, un mythe libéral méritocratique "

Ce n'est pas un mythe mais une réalité. Dans une société libérale le talent ne se décrète pas. C'est un choix individuelle que de vouloir mettre son talent en avant. Et cela chacun à son propre niveau de compétence. Pas besoin de devenir millionnaire ou diriger une multinationale pour prétendre à la réussite. l'artisan qui ouvre sa petite PME est vit décemment grâce à ses compétences et une réussite et bien souvent sans avoir fait des études universitaire et autres. Le choix individuelle implique de vivre dans une société libre et inégalitaire.

Même être fils à papa né une cuillère dans la bouche ne garanti pas la réussite. C'est soit vous êtes capable ou vous ne l'êtes pas.

Écrit par : D.J | 04/04/2013

@D.J

Mais que faites-vous de toute mon argumentation qui montre l'exacte contraire de ce que vous énoncez ? :-)

Écrit par : Adrien Faure | 04/04/2013

vous êtes comme moi une bête à Bourdieu, mais balancer des analyses dans la blogosphère TDG, c'est vraiment permettre aux Beaufs de service de se faire une cure de sénéscence à peu de frais.

Écrit par : briand | 04/04/2013

@ Adrien,

" Mais que faites-vous de toute mon argumentation qui montre l'exacte contraire de ce que vous énoncez ? :-) "

Mais pourquoi croyez-vous que j'ai commenté ce billet qui montre aussi l'exacte contraire de ce que vous énoncez?

D.J

Écrit par : D.J | 04/04/2013

Faudra aussi m'expliquer comment on atteint l'objectif de liberté en obligeant l'impôt. La solidarité imposée justifie la fraude et ne change pas la nature humaine.

Écrit par : Pierre Jenni | 04/04/2013

Oui Adrien, mais il y a une solution à ce mal que vous décrivez naïvement ;

La dictature ou la corruption étatique socialiste et communiste !

Ne croyez pas que les ex-dirigeants de l'ex-bloc de l'Est ne possédait pas des milliers de milliards dans nos chères banques !

Rien que Honnecker possédait officiellement plus de 70 milliards dans une banque zurichoise !

Les anciens chefs du KGB, continue de tenir la Russie sous leur joug sanguinaire, si c'est ça que vous nommer "le mythe libéral méritocratique", laissez moi préférer certains mérites à d'autres !

Écrit par : Corto | 04/04/2013

"Mais pourquoi croyez-vous que j'ai commenté ce billet qui montre aussi l'exacte contraire de ce que vous énoncez?"

Comme d'hab, DJ montre qu'il est incapable de formuler quoi que ce soit d'intelligible.

Écrit par : Amiel | 04/04/2013

@Adrien,

Dans ce cas, je vous propose d'aller jusqu'au bout de vos idées et ainsi de laisser les gens qui ont de l'argent tranquille. Comme vous pouvez très bien vivre sans eux dans une société autonomoe parfaite, où l'on aura supprimé toute différence, toute pensée contraire "au juste" (car il faut bien ça pour ne pas créer une société parfaite, sans violence, sans haine... Bon... après je vous laisse voir commen y arriver), cela vous sera totallement égale que des gens gagnent de l'argent ou non... Juste laisser faire les gens, leur propre vie.


Essayé de penser à cela:

Tout le temps que vous passez à chercher des solutions pour améliorer la société, la vie des autres etc... D'autres passent tout autant que vous à chercher leur solution. Et de la même manière que vous ne prenez pas en considération leur solution, eux, ne prendront pas vos solutions en consideration.

De ce fait si chacun peux dejà penser à lui même ce sera deja un bon début. car comme on dit:

- Savez-vous comment la famille Rockfeller est devenue riche?
- En se mêlant de ses affaires.

(mais bon comme l'argent n'est pas important, ca ne devrait vraiment pas vous poser de problème que ceux qui en ont, en ait, puisqu'en définitive ce n'est pas ca qui est important, Après tout si ceux qui ont beaucoup d'argent, c'est leur problème. Dans le cas contraire, si cela vous dérange vraiment cela voudrait dire que vous même ne croyez pas à vos propres théories).

Vous savez la révolution des années 60' c'est une révolution individualiste et non sociale. C'est la libération de l'entreprise de l'Etat, de l'église, de la famille sur la vie des gens.

Écrit par : DdD | 05/04/2013

Permettez-moi de réctifier ma dernière phrase ;-)

Vous savez la révolution des années 60' c'est une révolution individualiste et non sociale. C'est la libération de l'EMPRISE de l'Etat, de l'église, de la famille sur la vie des gens.

Écrit par : DdD | 05/04/2013

@ Faure: désolé de décevoir le grand penseur que tu es... Mais à force de lire que tu ressasses constamment des slogans aussi vains qu'éculés, je dois dire que la lassitude me gagne.

Exemple: «L'objectif de la politique de la politique n'est pas le bonheur, c'est la liberté». T'es-t-il apparu un seul instant que la liberté pouvait être constitutive du bonheur? Une fois jetée cette affirmation, que reste-t-il? L'illusion pour toi que tu penses juste et que tu as ressorti une phrase de tes lectures de vacances... Ca fait cultivé et cela justifie - ne serait-ce qu'à tes propres yeux - ton statut autoproclamé "d'objecteur de croissance".

Autre exemple: "l'égalité des chances, un mythe libéral méritocratique"... Même les communistes d'Union soviétique pratiquaient le tableau d'honneur récompensant les ouvriers les plus méritants... Et si le fait de rechercher à être meilleur que les autres était inhérent à la nature humaine, à la vie en général? Car finalement, la compétition existe même chez les être vivants dits "inférieurs". Si l'on admet cette prémisse, on peut dès lors penser que l'égalité des chances, même initiée par un système libéral ou bourgeois, est une tentative de dépasser des mécanismes archaïques de la société... Mais bon, attention, c'est "libéral" et "méritocratique".

Tout cela n'est pas d'un très bon niveau et reflète davantage ton agitation pseudo intellectuelle qu'une quelconque pensée construite.

Écrit par : Déblogueur | 05/04/2013

Le moteur des interventions du "Déblogueur" est la frustration. Son cerveau est parasité, pollué par une profonde frustration. Et un sac de glace sur son crane ou sur ses pattes n'y changera rien. Probablement il va mourir avec.

Écrit par : Amiel | 05/04/2013

Briand,

D'un autre côté où pourrais-je publier sinon ?
Je publie dans 2-3 journaux (la Cuite Finale, Pages de gauche, Troubles obsessionnels politiques), sur le médias collectif en ligne Agoravox, sur overblog, et puis bien sûr sur Facebook. Mais la plate-forme de la TdG est bien lu quand même.

Écrit par : Adrien Faure | 05/04/2013

Briand, et puis j'ajouterais que même si tous les commentaires ne sont pas toujours mirobolants, parfois certains sont très pertinents, et me font réfléchir.

Écrit par : Adrien Faure | 05/04/2013

D.J

"Ce n'est pas un mythe mais une réalité. Dans une société libérale le talent ne se décrète pas. C'est un choix individuelle que de vouloir mettre son talent en avant. Et cela chacun à son propre niveau de compétence. Pas besoin de devenir millionnaire ou diriger une multinationale pour prétendre à la réussite. l'artisan qui ouvre sa petite PME est vit décemment grâce à ses compétences et une réussite et bien souvent sans avoir fait des études universitaire et autres. Le choix individuelle implique de vivre dans une société libre et inégalitaire.

Même être fils à papa né une cuillère dans la bouche ne garanti pas la réussite. C'est soit vous êtes capable ou vous ne l'êtes pas."


Tout cela est faux :

"En se fondant sur les catégorisations de Bourdieu, on peut constater que si l'est certes possible d'éliminer l'héritage de capitaux économiques (fortunes, capitaux mobiliers et immobiliers), ce que peu de libéraux prônent, il semble beaucoup plus difficile de supprimer l'héritage (la transmission) de capitaux culturels (éducation, formation, instruction, connaissances, etc.), de capitaux sociaux (réseaux, contacts, parrains, etc.), ou de capitaux symboliques (renommée, prestige, etc.).
Et si on en restait là, on pourrait se contenter d'affirmer que le concept d'égalité des chances est bidon, car inatteignable. "

Écrit par : Adrien Faure | 05/04/2013

Pierre Jenni

"Faudra aussi m'expliquer comment on atteint l'objectif de liberté en obligeant l'impôt. La solidarité imposée justifie la fraude et ne change pas la nature humaine."

L'impôt est un bon moyen de financer l'Etat-providence et d'organiser la solidarité, donc de réaliser un minimum de liberté positive (droits sociaux sans lesquels nul n'est libre).

Écrit par : Adrien Faure | 05/04/2013

Oui Corto, la classe dominante soviétique exploitait la population en URSS.
Le modèle soviétique n'est nullement une alternative au capitalisme que nous connaissons. Je ne crois pas avoir jamais soutenu pareil modèle.

Écrit par : Adrien Faure | 05/04/2013

Drôle de liberté positive que celle qui m'est imposée par un Etat providence.
Je n'en veux pas et pourtant je suis obligé de prendre.
Vous proposez donc une société à deux vitesse composée des entrepreneurs qui paient l'impôt pour entretenir l'autre moitié qui en profite.
Le résultat final, c'est que plus personne ne voudra plus rien faire et votre système se grippera. C'est ce qui arrive en France. Lentement mais sûrement.
L'impôt confiscatoire ne décourage pas seulement les riches comme Depardieu mais aussi les membres du gouvernement qui demandent l'effort aux autres.

Écrit par : Pierre Jenni | 05/04/2013

@Pierre Jenni, nous nous sommes mal compris.
Je ne suis pas favorables à ce qu'une minorité ait une majorité des richesses et des fruits de la production.
Je suis favorable à ce que tout le monde puisse participer à financer l'Etat-providence, c'est pourquoi je prône une distribution équitable des fruits de la production et la propriété des travailleurs sur leurs moyens de production.

Écrit par : Adrien Faure | 05/04/2013

DdD, le problème n'est pas le fait que certains aient de l'argent, mais qu'une majorité de gens en ait trop peu...

Écrit par : Adrien Faure | 05/04/2013

@Déblogueur,

"Faure: désolé de décevoir le grand penseur que tu es... Mais à force de lire que tu ressasses constamment des slogans aussi vains qu'éculés, je dois dire que la lassitude me gagne."

Je crains que ce ne soit davantage tes interventions qui s’apparentent souvent à des slogans, plutôt que mes textes, toujours argumentés.

"Exemple: «L'objectif de la politique de la politique n'est pas le bonheur, c'est la liberté». T'es-t-il apparu un seul instant que la liberté pouvait être constitutive du bonheur?"

L'objectif de la politique est la liberté, parce que la liberté est la condition de l'accès au bonheur.
Mais la politique ne peut instaurer le bonheur, car le bonheur est propre à chaque individu.

"Une fois jetée cette affirmation, que reste-t-il? L'illusion pour toi que tu penses juste et que tu as ressorti une phrase de tes lectures de vacances... Ca fait cultivé et cela justifie - ne serait-ce qu'à tes propres yeux - ton statut autoproclamé "d'objecteur de croissance"."

Tu tombes dans les attaques personnelles. C'est dommage.

"Autre exemple: "l'égalité des chances, un mythe libéral méritocratique"... Même les communistes d'Union soviétique pratiquaient le tableau d'honneur récompensant les ouvriers les plus méritants... Et si le fait de rechercher à être meilleur que les autres était inhérent à la nature humaine, à la vie en général? Car finalement, la compétition existe même chez les être vivants dits "inférieurs". Si l'on admet cette prémisse, on peut dès lors penser que l'égalité des chances, même initiée par un système libéral ou bourgeois, est une tentative de dépasser des mécanismes archaïques de la société... Mais bon, attention, c'est "libéral" et "méritocratique"."

Tu penses en termes de compétition. Je pense que l'on peut créer de belles choses et réaliser de belles performances sans avoir comme seule motivation d'être le meilleur ou de dépasser les autres.

"Tout cela n'est pas d'un très bon niveau et reflète davantage ton agitation pseudo intellectuelle qu'une quelconque pensée construite."

Je crains que tu ne sois victime de l'effet miroir et que ne parles de toi.
En tout cas en ce qui concerne tes derniers commentaires. Désolé.

Écrit par : Adrien Faure | 05/04/2013

Adrien: sauf erreur le Courrier est intéressé par la création d'une plate-forme .
je remarque que le canard électronique de droite "les observateurs" est très exigeant concernant l'intervention de commentateurs , pas d'anonymes par exemple.
j'imagine volontiers une plate-forme initiant des thèmes de débats qui permettraient aux différents auteurs de se différencier, d'admettre que pas mal de sujets ne trouvent pas de réponse toute faite , qui toléreraient le droit au doute .
l'actuel bazar qui met en scène des égos -centriques de tout poil , me permet juste de me croire pigiste à Siné- Hebdo

Écrit par : briand | 05/04/2013

Adrien, nul peine de s'en prendre au libéralisme pour vanter les mérites du socialisme !

Les deux sont indispensables pour l'instant pour balancer les contre-pouvoirs !

Bon, vous dites vouloir transformer la société pour un système plus juste, plus équitable, mais votre démarche semble malheureusement vouloir éliminer toute forme d'alternative, un peu comme l'ont fait tous les totalitarismes socialistes, sauf peut être le socialisme israéliens des premières années d'Israël, c'est peut être le seul socialisme n'ayant pas abouti vers le chaos commun aux autres exemples. Mais ce socialisme a laissé la place à une société libérale et cela sans révolution, par simple évolution !

D'autre part, le mouvement libéral est le premier système social-démocrate et le seul (hormis Israël) n'ayant pas dérivé vers des dictatures autoritaires et sanguinaires !!

Vous dites ne pas vouloir associer l'expérience socialiste à l'exemple soviétique, là, vous faites table rase des décennies de propagandes de tous les socialismes et cela au niveau planétaire !

Vous ne pouvez pas dissocier le régime soviétique, car cela vous arrange. Tous "vos" prédécesseurs ont inondés leurs déclarations de Russie par ci et de Russie par là et en tenant votre discours, vous ne faites que dénigrer la totalité de l'identité socialiste, vous êtes en plein déni !

Comment vous suivre alors que vous êtes en plein déni d'identité intellectuelle ?

C'est comme dire ; Je suis nazi mais je n'ai rien contre les juifs !

Adrien, personne ne marche dans votre tentative de mauvaise foi !

Et le problème, c'est que tous les "socialistes" avancent ce type de comportement contradictoire, ils déclarent vouloir le bien des autres mais l'histoire démontre qu'ils n'ont fait qu'oeuvrer pour leurs privilèges et pour ceux de leurs complices !!!

Écrit par : Corto | 06/04/2013

@ Amiel: c'est toi qui dois être frustré de constater qu'il y en quelques uns qui ne gobent pas toutes les sottises réchauffées que nous sert le jeune Adrien Faure... Pour toi aussi, un boulot aux champs ou à l'usine te fera le plus grand bien! Et puis un petit coup de sac à glace pendant qu'on y est...

@ Faure: sur les effets de l'effet miroir, peut-être qu'à force de te lustrer toi-même tu finiras par refléter et réfléchir la vacuité de ton prêchi-prêcha gaucho-bourgeois...

Écrit par : Déblogueur | 06/04/2013

@Corto, bien sûr que je peux distinguer le socialisme du modèle soviétique.
Castoriadis a bien défini l'URSS comme une forme de capitalisme d'Etat ou de capitalisme bureaucratique.

Écrit par : Adrien Faure | 06/04/2013

Adrien, alors pourquoi faites-vous si court, pourquoi vous ne mentionnez pas un seul exemple d'état socialiste échappant à la règle ?

N'y aurait-il aucun exemple hormis Israël que vous ne puissiez mettre en exergue ?

Écrit par : Corto | 06/04/2013

Corto, dans le sens où je l'entends, le socialisme équivaut au projet d'autonomie.
Ainsi la démocratie athénienne est pour moi une première ébauche de ce que j'entends par socialisme. La construction démocratique c'est pour moi une forme de construction socialiste. Bien sûr, la démocratie ce n'est pas le socialisme, mais c'est l'expression du même mouvement vers l'autonomie, tout comme mai 68 ou le mouvement féministe.
Après des expériences socialistes proprement dites il y en a eu : en Russie avec les soviets avant le coup d'Etat bolchevique d'octobre 1917, en Espagne en 1936 pendant la guerre civile, en Israël comme vous dites avec les kibboutz, en 1956 en Hongrie lors de la révolte ouvrière contre la dictature, aujourd'hui à Marinaleda en Espagne, ou un peu au Kerala en Inde, ou encore à Christiana au Danemark.

Écrit par : Adrien Faure | 06/04/2013

Et à Genève avec le soutien actif de la gauche suisse au mouvement nazislamiste du hamas, allié du socialisme syrien ?

Écrit par : Corto | 06/04/2013

" Corto, dans le sens où je l'entends, le socialisme équivaut au projet d'autonomie. "

Difficile avec vous et vos projets de société de définir ce que veut le terme d'autonomie. Vouloir rendre aux ouvriers la propriété des moyens de production couplé d'une redistribution équitable pour tout le monde; vous en arrivez à la construction une société collectiviste. Qui n'est plus de l'autonomie mais un monopole de classe obligatoire. Une société d'autonomie devrait permettre aussi toute forme de liberté individuelle d'entreprendre.

Si on me dit que je doit vivre dans une société d'autonomie ce la veut dire que j'ai normalement le droit d'être autonome aussi et de profiter plus que les autres mes propres créations de richesse et de me garantir l'accès à propriété privée qui me rend également autonome. Me l'empêcher n'est plus une société d'autonomie, mais de contrainte.

D.J

Écrit par : D.J | 06/04/2013

Mais enfin Corto, la gauche suisse ne soutient pas le Hamas. Où avez-vous lu cela ? Il est certain que la gauche suisse soutient une solution au conflit israélo-palestinien par la constitution de 2 Etats, mais cela n'implique pas de soutenir le Hamas.
Personnellement je pense qu'il faudrait donner à la Palestine une part du pays proportionnelle à sa population. Cette part devrait comprendre une part proportionnelle de ressources.
Quant à la Syrie, vous savez bien que c'est la gauche suisse qui la première soutient les révolutionnaires contre Assad.

Écrit par : Adrien Faure | 06/04/2013

quel titre! et quel sujet de la part d'un jeune socialiste!

il en va des fondements républicains, comme des principes: "tout ce qui ne me dérange pas, me va!"

Warning: avant de vous marier en 2013, faites regraver les frontons de mairies françaises affichant ces principes-piliers républicains de la liberté: "liberté-égalité-fraternité"

ce jeune homme (sorry suis proche des 70 berges) pose la question de l'Egalité en tant que principe, et il a 1000 fois raison!!!!!

car ce principe est:
- un faux principe, posé à tort,
- une vue de l'esprit (qui ne s'exerce pas à ses plus hauts niveaux)
- qui va à l'encontre de l'humanisme en général.

sans parler des bases démocratiques.

l'égalité, c'est quoi au juste? c'est quoi dans l'absolu? Vous avez un enfant autiste, qui veut l'égalité, normal!

sinon, exigeons le droit d'adopter un enfant issus d'in-vitro, même si.

sinon, exigeons le droit de travailler jusqu'à avant notre retraite de 70 ans et ce tant que profil correspondant, sans licenciement précédent pour remplacement par plus jeune sous peine de poursuites de l'employeur.

sinon, exigeons le droit d'être employé jusqu'à avant notre retraite de 70 ans et ce tant que profil correspondant, sans refus de candidature pour cause d'âge

non mais!. sinon mieux vaut se faire une purée de patates à la crème et au beurre

Écrit par : Pierre à feu | 06/04/2013

Corto, êtes-vous capable de faire 1 retour en arrière, juste pour vous?

savez-vous depuis combien de temps vous actionnez ce levier de l'égalité en faveur des colons en Israël?
ceci étant dit pour des cas pathos comme le vôtre.

Écrit par : Pierre à feu | 06/04/2013

D.J

"Difficile avec vous et vos projets de société de définir ce que veut dire le terme d'autonomie. Vouloir rendre aux ouvriers la propriété des moyens de production couplé d'une redistribution équitable pour tout le monde; vous en arrivez à la construction une société collectiviste."

Il y a des formes de collectivisme, comme le socialisme, qui incarnent fort exactement ce que j'appelle le projet d'autonomie.

"Qui n'est plus de l'autonomie mais un monopole de classe obligatoire."

Non, je suis pour la société sans classe. Il ne peut donc y avoir de monopole de classe, parce qu'il n'y a plus de classe dans la société socialiste.

"Une société d'autonomie devrait permettre aussi toute forme de liberté individuelle d'entreprendre. "

Oui, entreprendre bien entendu. Mais sous la forme de coopératives autogérées.

"Si on me dit que je doit vivre dans une société d'autonomie ce la veut dire que j'ai normalement le droit d'être autonome aussi "

Yes.

"et de profiter plus que les autres mes propres créations de richesse"

D'où la propriété des producteurs/travailleurs sur leurs moyens de production
:-)
Pour que chacun puisse profiter réellement de ses créations.

"et de me garantir l'accès à propriété privée qui me rend également autonome."

Pas d'accord avec vous. La propriété privée ne vous rend pas autonome, elle vous donne moult soucis et vous contraint à exploiter autrui.

"Me l'empêcher n'est plus une société d'autonomie, mais de contrainte."

Nous vous libérons de la contrainte au contraire :-)
Limiter la liberté d'autrui, par la propriété privée, ce n'est pas la liberté.

Écrit par : Adrien Faure | 06/04/2013

"La gauche suisse soutient les rebelles syrien" selon Adrien !?!?!?!?

On aura tout vu !!

Ce que je sais, c'est qu'aucun membre du PS genevois âgé de plus de 25 ans, n'ait pas fait un voyage en Syrie organisé par le parti ou par d'autres organisations de gauche !

Je rappellerai la position de Micheline Calmi-Rey vis-à-vis du hamas et du hezbollah à qui elle a octroyé des visas diplomatiques et ouvert des "ambassades" appelée "représentations sur territoire suisse, le seule pays européen à avoir accueilli ces terroristes aux valises bien pleines de fric sale !

Vous parlez société autonome et vous ignorez les amitiés de Jean Ziegler avec polpot, la famille el assad, ses vacances pendant 20 ans chez le bourreau kadhafi et d'autres tyrans de gauche à travers le monde et spécialement l'Afrique !

Vous parlez de société autonome et vous soutenez l'action coloniale socialiste française au Mali tout en soutenant de pseudos "palestiniens" dont le nom date de 67 alors que 30 pays surarmés promettaient d'éradiqué Israël de la carte, en grande partie les nations socialistes pan-arabes !

De quel "mieux", le socialisme pourrait se vanter ?

Adrien, soyez honnête avec vos propos, il s'agit d'une grossière escroquerie en plus d'être un pillage organisé !

Qui étaient les française de 1850 qui voulaient coloniser l'Afrique et le reste du monde et qui sont ils devenus 20 ans après leur volonté de "civiliser" ce monde encore vierge de la souillure occidentalo-socialiste ?

Écrit par : Corto | 06/04/2013

Au fait, vous soutenez un état "palestinien", savez-vous que les anglais nommaient les musulmans de la région pour les humilier ?

Qu'avant 67 ces soi-disants "palestiniens" étaient jordaniens, égyptiens et syriens !

Que depuis 5 ans, il y a eu plus d'un milliers d'assassinats bien gardés sous silence par la presse de gauche entre le hamas et l'olp, fatah et autres nom attribué au parti de abbas ?

Que dans la charte de l'olp il y a un chapitre repris par le hamas déclarant que leur seul but est de tuer tous les juifs de la région ?!?!?

Et vous voulez créer un état avec un abbas qui n'a pas organiser d'élection depuis 9 ans ??

C'est ça, une société autonome, des petits chefs sanguinaires ayant des comptes en Suisse ????

Écrit par : Corto | 06/04/2013

Adrien, dites moi où je me trompe ???

Écrit par : Corto | 06/04/2013

corto z'êtes malade

votre remède: chercher à vivre de vos propres moyens, en Palestine.

Écrit par : oxygène | 06/04/2013

@ Adrien,

" Il y a des formes de collectivisme, comme le socialisme, qui incarnent fort exactement ce que j'appelle le projet d'autonomie. "

Autonomie et collectivisme c'est un oxymore. surtout dans un projet de société comme le vôtre.

" Non, je suis pour la société sans classe. Il ne peut donc y avoir de monopole de classe, parce qu'il n'y a plus de classe dans la société socialiste. "

ce que je voulais dire pas monopole de classe c'est que vous aimeriez une société de travailleur totalement mis en collectivité. Etre indépendant deviendrai totalement proscrit.

" Oui, entreprendre bien entendu. Mais sous la forme de coopératives autogérées. "

" Ce n'est plus une liberté si une seule forme d'entreprise est permise.

D'où la propriété des producteurs/travailleurs sur leurs moyens de production
:-)
Pour que chacun puisse profiter réellement de ses créations. "

Et ben le jour ou vous créer ce type d'entreprises qui seront généralisées dans une société, je vous souhaites si vous en faites partie de ne pas tomber sur des personnes qui feront tout pour en foutre le moins tout en espérant en toucher autant que les autres. Etre solidaire pour partager quand tout va bien généralement ça se passe bien; mais le rester quand il s'agit d'assumer une erreur ou un risque pris collectivement et qui à mal fini, je peut vous assurez que se sera la guerre totale entre tout les employés dés que certains chercherons de boucs émissaires chez les autres ou que tout le monde se mettra la faute les un sur les autres.

Dans une société capitaliste le propriétaire d'une entreprise peut lui sanctionner directement le coupable sans mettre en péril tout l'entreprise. Si c'est le Patron qui fait une erreur il devra en assumer lui même les conséquences et faire le nécessaire pour y remédier. Si il fait faillite c'est lui qui perd tout ce qu'il a investi. Et là je parle surtout au niveau des PME qui représentent le 98% des entreprises en Suisse par exemple.

" Pas d'accord avec vous. La propriété privée ne vous rend pas autonome, elle vous donne moult soucis et vous contraint à exploiter autrui ".

Bien sur qu' elle me rend autonome. J'ai de compte à rendre à personne surtout si je suis seul dans mon entreprise. Quand aux soucis; je doute que votre modèle économique en sera exempt. Surtout quand les problèmes arriverons et que personne en voudra en faire les frais.

Dans votre modèle de sociétés coopératives autogérées par tout les travailleurs; vous oubliez complétement le facteur humain. chaque personnes pensent différemment, chaque être humain est un égoïste au fond de lui-même. Il y ceux qui profitent de l'efforts des autres en faisant le moins possible et ceux qui n'aiment pas du tout partager surtout pour ceux qui en foutent le moins. il y aura les faux malades qui vont profiter qu'il y des autres qui font leur boulot à leur place etc...

Il vous faudra pour cela changer la nature humaine.

D.J

Écrit par : D.J | 06/04/2013

Corto

""La gauche suisse soutient les rebelles syrien" selon Adrien !?!?!?!?

On aura tout vu !!"

Si vous voulez savoir nous avons, la JSG, même participé à une manif de soutien des rebelles syriens. Voilà donc vos propos bien réfutés.

"Ce que je sais, c'est qu'aucun membre du PS genevois âgé de plus de 25 ans, n'ait pas fait un voyage en Syrie organisé par le parti ou par d'autres organisations de gauche !"

Ridicule^^

"Je rappellerai la position de Micheline Calmi-Rey vis-à-vis du hamas et du hezbollah à qui elle a octroyé des visas diplomatiques et ouvert des "ambassades" appelée "représentations sur territoire suisse, le seule pays européen à avoir accueilli ces terroristes aux valises bien pleines de fric sale !"

Le dialogue plutôt que le conflit. Une sage décision de Calmi-Rey.

"Vous parlez société autonome et vous ignorez les amitiés de Jean Ziegler avec polpot, la famille el assad, ses vacances pendant 20 ans chez le bourreau kadhafi et d'autres tyrans de gauche à travers le monde et spécialement l'Afrique !"

Si ce que vous dites est vrai, c'est la responsabilité de Jean Ziegler. Cela n'engage nullement la gauche.

"Vous parlez de société autonome et vous soutenez l'action coloniale socialiste française au Mali"

Il ne me semble pas que le PS ou la JS aient pris position la-dessus.

"tout en soutenant de pseudos "palestiniens" dont le nom date de 67 alors que 30 pays surarmés promettaient d'éradiqué Israël de la carte, en grande partie les nations socialistes pan-arabes !"

Nous soutenons les Palestiniens oui.
Si vous lisiez un peu sur les conditions de vie qu'ils ont, vous comprendriez pourquoi...

"De quel "mieux", le socialisme pourrait se vanter ?

Adrien, soyez honnête avec vos propos, il s'agit d'une grossière escroquerie en plus d'être un pillage organisé !"

Vous partez dans tous les sens Corto.

"Qui étaient les française de 1850 qui voulaient coloniser l'Afrique et le reste du monde et qui sont ils devenus 20 ans après leur volonté de "civiliser" ce monde encore vierge de la souillure occidentalo-socialiste ?"

Le colonialisme n'a rien à voir avec le socialisme.
Vous savez, il ne suffit pas de se proclamer socialiste pour l'être.

Écrit par : Adrien Faure | 06/04/2013

Corto

"Au fait, vous soutenez un état "palestinien", savez-vous que les anglais nommaient les musulmans de la région pour les humilier ?

Qu'avant 67 ces soi-disants "palestiniens" étaient jordaniens, égyptiens et syriens !"

Ce qui compte c'est qu'aujourd'hui nous avons une population palestinienne.

"Que depuis 5 ans, il y a eu plus d'un milliers d'assassinats bien gardés sous silence par la presse de gauche entre le hamas et l'olp, fatah et autres nom attribué au parti de abbas ?"

Je ne lis pas que la presse de gauche (elle n'est pas bien grande) vous savez.

"Que dans la charte de l'olp il y a un chapitre repris par le hamas déclarant que leur seul but est de tuer tous les juifs de la région ?!?!?"

J'ai du mal à le croire. Source ?

"Et vous voulez créer un état avec un abbas qui n'a pas organiser d'élection depuis 9 ans ??"

Ai-je parlé des modalités de la création d'un Etat palestinien ?
Non, je ne suis pas favorable à ce que Abbas fasse partie de cet Etat palestinien.

"C'est ça, une société autonome, des petits chefs sanguinaires ayant des comptes en Suisse ????

Adrien, dites moi où je me trompe ???"

Vous ne parlez plus du tout de socialisme Corto. Vous parlez de la Palestine, de la Syrie, de Jean Ziegler^^

Écrit par : Adrien Faure | 06/04/2013

Adrien,

"ce qui compte c'est qu'aujourd'hui nous avons une population palestinienne"

Le terme "palestinien" vient à 100% de l'hébreu et de la liturgie judaïque, avant d'utiliser des mots, faudrait-il encore en comprendre le sens !

Avant 1967, seuls les juifs étaient qualifiés de "palestiniens" par les musulmans de la région, Israël, Jordanie, Syrie et Egypte !

Et en 2013 vous voudriez qu'un état refusant la présence de tout juif prenne le nom de "Palestine" ?

"Vous ne parlez plus du tout de socialisme Corto. Vous parlez de la Palestine, de la Syrie, de Jean Ziegler^^"

Non Adrien, je parle des socialistes genevois et de leur soutien à la mafia assassine de l'olp et du hamas !!

Je parle de socialistes bien vivants et pas imaginaires !!

Écrit par : Corto | 06/04/2013

En 1996 Le Conseil national palestinien réuni à Gaza vote sur l'abrogation des passages appelant à la destruction d’Israël, toutefois ce vote fut considéré comme insuffisant[réf. nécessaire] du fait qu'il portait seulement sur « l'intention » de faire les amendements souhaités par les États-Unis et Israël et ce n'est qu’après une longue polémique[réf. nécessaire] et suite aux Accords de Wye Plantation en 1998 que le Conseil national palestinien, à entériné l'abrogation des articles controversés en présence du président des États-Unis William Clinton
Wikipedia

Ceci dit le hamas refuse ces modifications et l'olp d'abbas soutien le hamas dans sa démarche avec l'appui de l'ensemble de l'internationale socialiste !!

Écrit par : Corto | 06/04/2013

Le silence en dit long sur la profondeur du personnage !!

Écrit par : Corto | 07/04/2013

Corto, soyez assez aimable pour concevoir le fait que je ne suis pas 24h sur 24h devant mon ordinateur et que je ne peux par conséquent pas répondre à tous vos commentaires aussi vite que vous le souhaiteriez :-)

Écrit par : Adrien Faure | 07/04/2013

Adrien, c'est plutôt une sorte de test, il n'y a pas si longtemps avec des commentaires somme celui posté plus haut, une cohorte de bienpensants aurait déjà retourné votre blog, ce qui ne semble pas être le cas !

Vous devez néanmoins admettre que la rescousse ne vient plus au secours de vos victimes largement concoctées grâce aux soins d'un socialisme de moins en moins autonome !

Vous (les socialistes) avez construit les armes de l'extrême droite, maintenant qu'ils ont pris le bébé ou la patate chaude dans leur bastion, ils semblent moins agités !

Bien à vous

Écrit par : Corto | 07/04/2013

Je vous ai tous lus et j'ai franchement de la peine à suivre, n'étant pas de nature intellectuelle.

Je me demande juste à quoi peut bien servir tout ce blabla. Hormis le fait que l'on peut constater que Adrien réagit avec une remarquable placidité aux agressions, ce qui augure qu'il est né pour être politicien :-)))

Mais cela aurait plutôt tendance à m'inquiéter, parce que le peuple bien pragmatique et largement majoritaire est gouverné depuis des décennies par une minorité d'intellectuels qui mènent ce monde et l'humain à sa perte.

Tout ceci me fait un peu penser à un enfant de six ans qui jouerait techniquement parfaitement un scherzo de Chopin sans avoir le vécu pour retransmettre l'expérience et l'émotion qui en découle.

Un concept est par définition réducteur, que ce soit le leur, le vôtre. C'est un cloisonnement voué à disparaître dès qu'un autre mur apparaît que l'on trouvera plus à notre goût que le précédent ou qui viendra l'invalider.

Je ne dis pas que l'idée est inintéressante Adrien, mais seule l'expérience lui donnera vie, alors, retroussez vos manches, descendez sur le terrain, expérimentez la souffrance, la peur, la maladie, la sueur, la fatigue, l'abandon, la pression, sinon nous aurons un écrivain de plus qui nous pondra d'ici quelques années un beau livre que seuls les intellectuels liront et qui ira rejoindre les milliers d'autres qui ne servent à rien dans une bibliothèque poussiéreuse, mais vous permettra sans doute de vous asseoir sur un joli fauteuil rouge à gouverner des millions de mortels qui le seront devenus parce que le savoir n'est pas la connaissance.

Et les vacances, ça sert justement à ne plus penser à rien LOL

Écrit par : Jmemêledetout | 07/04/2013

Oui, ce n'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faille fermer sa gueule !

Écrit par : Corto | 07/04/2013

"Oui, ce n'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faille fermer sa gueule !"

C'est la devise de "Corto".

C'est pour cela qu'il inonde les blogs de la tdg avec des inepties telles que seulement un dérangé mental doublé d'un idiot profond est capable.

Pas vrai "Corto"?

Écrit par : Largo | 20/04/2013

"ce n'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faille fermer sa gueule !"

En l'occurrence, la phrase d'Audiard, plus conforme à la grammaire était

"C'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule"

Pourquoi un subjonctif ?

Écrit par : On l'récupère un peu partout...des fois au Mozambique, des fois sur la nationale 7, des fois comme c'est le cas dans l'Fech-Fech... | 20/04/2013

bravo j'aime bien votre blog, continuez.

Écrit par : robert parker | 25/04/2013

Les commentaires sont fermés.