24/01/2013

Rencontre de pré-fondation du Mouvement des Socialistes Anticapitalistes


Alors que la crise systémique du capitalisme s’approfondit, plongeant sans cesse de nouveaux pans de la population européenne dans la pauvreté, et alors que l'échec patent des politiques social-libérales menées par la gauche en Europe du sud s'exprime dans la chute de leur gouvernement et dans leur effondrement électoral, il semble plus que jamais nécessaire que le mouvement socialiste anticapitaliste se renforce et s'unisse pour faire face au défi de dépasser le capitalisme, dans le conflit contre toutes les forces libérales, conservatrices, et réactionnaires. 

La crise du capitalisme commence à se faire sentir en Suisse, et ceci nous indique que nous devons organiser nos forces pour renforcer notre capacité de mobilisation et d'action politique. Il est temps pour le PS suisse de se préparer à la crise et d'adapter ses outils analytiques et ses idées.

Pour ce faire, un groupe de militants issus de la Jeunesse Socialiste Genevoise et de la Jeunesse Socialiste Vaudoise se rencontrera le samedi 9 février à Genève pour lancer les bases du mouvement, avant sa fondation.

A moyen terme, nous visons à unir la Jeunesse Socialiste Suisse et l'aile gauche du Parti Socialiste Suisse afin de structurer et d'organiser notre tendance socialiste anticapitaliste au sein du parti.
Nous cherchons donc à unir dans notre mouvement les différentes composantes de l'aile gauche du parti: la Plate-forme des travailleurs socialistes, Pages de gauche, l’Étincelle (der Funke), et le Cercle d'Olten.
Sur le long terme, nous espérons convaincre l'ensemble de nos camarades de se joindre à nos idées.

Par « socialistes anticapitalistes », nous affirmons être favorables :

- au dépassement du capitalisme par le socialisme démocratique

- à la propriété des travailleurs sur leurs moyens de production

- à l'autogestion des travailleurs


Les buts généraux du mouvement sont de :

- renforcer et développer la tendance socialiste anticapitaliste au sein du PS

- s'assurer que le PS soit bien sur la voie du socialisme

- éviter toute droitisation ou centrisation du PS

- oeuvrer pour l'union de l'ensemble des forces de gauche anticapitalistes sur le long terme


Par un curieux mais heureux hasard, il se trouve qu'en Suisse alémanique la même démarche a aussi été lancée, et 5 sections (30 à 50 militants) de la JS suisse y participent déjà.
Après avoir développé le mouvement en Suisse romande, nous devrions donc joindre nos mouvements avec nos camarades suisses-allemands.

Pour toute demande d'information, écrivez-moi.

18:10 Publié dans Mouvement des Socialistes Anticapitalistes | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

il ne faut pas confondre crise du capitalisme et crise dans le système capitaliste. Deux choses totalement différentes. Premièrement le capitalisme fonctionne sur le risque et l'innovation. Risque qui abouti toujours un jour ou l'autre sur une crise.

Le capitalisme n'est pas en crise puisque le principe même de l'entreprise et de la propriété privée n'est nullement remis en cause dans son principe.

Les entrepreneurs, les commerces, les banques ou les assurances font toujours des affaires, produisent toujours des biens et des richesses. Le capitalisme ne s'est pas effondré avec la crise des subprimes comme certain espéraient.

Aujourd'hui l'Europe est en crise par ses endettements astronomiques due à des dépensent qui dépassaient largement les recettes. Ceci n'a rien à voir avec le capitalisme, le libéralisme etc... Nous avons bien à faire à une crise dans le capitalisme et non à une crise du capitalisme

Écrit par : D.J | 25/01/2013

D.J, définissez "risques" et "innovations". Déréguler, faire sauter tout protectionnisme, toute légalité en matière d'échanges et de flux de capitaux. A quels fins ? L'enrichissement personnel démesuré et le trust, le paradis fiscal (un tiers du PIB mondial; 25'000'000'000'000'000 de dollars produits de main d'homme, hors de toute économie réelle. Quand on bénéficie d'un coffre fort rempli à ras bord, on ne demande pas aux caisses publiques (qui ne se remplissent que pour se vider) de s'assécher... Ce n'est pas l'océan qui va dicter sa loi aux maigres ruisseaux !

Écrit par : Laurent | 25/01/2013

@ Laurent,

Innover dans les nouvelles technologies reste toujours un risque pour l'entrepreneur. Ce sont toujours des investissements à risque qui ne peuvent pas forcemment marcher ou qui peuvent amener à des bulles spéculatives tel que la bulle internet et celle de la téléphonie à leur début dans le marché.

D.J

Écrit par : D.J | 26/01/2013

@ D. J.

Oui, mais là vous parlez de petites structures; des petites et moyennes entreprises. Vous parlez de secteurs qui investissent encore dans un sens "profitable" à tous - à l'exception des gadgets et du consumérisme purement publicitaire. Mais ce qui pose problème à l'Etat et à ses finances, à la société disons, relève moins de la compétitivité et de la technologie innovante des moyennes et petites entreprises, que de la domination sur le marché de véritables monstres apatrides, dominants, pratiquant la planification économique (entre grandes entreprises et grands actionnaires) contre les prétendues lois du marché libre et non faussées... La concurrence, la compétitivité, l'innovation; ils la laissent aux petits (qui s'y abîment); mais entre grands, l'action et les profits, seuls, comptent - au mépris de la qualité et de l'innovation proprement dite... Total se fiche de l'état de ses installations pétrolière; Merck-Serono se fiche de développer d'autres médicaments, etc. Il ne faut pas oublier que l'aboutissement du système libéral actuel concerne exclusivement les 10 % à peine d'une économie concentrée sur ses géants; toute la richesse s'échappe par ces grands monopoles et se convertit en bonus, dividendes et autres actions - rendant à la fois exsangue les finances publiques (par menaces de délocalisation, donc de suppression de l'impôt) et exsangue le tissus économique de base, les petites entreprises, par paupérisation de la société, de son pouvoir d'achat, de sa consommation ainsi que par concurrence déloyale. Amalgamer les entreprises privées modestes d'avec les grands voyous de la haute finance, c'est mettre au même niveau le mouton et son tondeur... La crise de 2008 est une crise au plus haut; ce que vous dites de la "prise de risque" est liée aux performances et aux développements louables des entreprises. Mais la crise de 2008 est une crise des subprime; elle concerne les hautes sphères de la Finance, les plus opaques; celles des produits structurés, de toutes les ruses permettant de faire le plus d'argent, le plus rapidement possible - sans que cela ne se paie jamais d'un service rendu à qui que ce soit... Voilà en quoi les crises du capitalisme ne justifient jamais la moindre intervention publique, ni la moindre excuse. L'économie réelle est pénalisée au nom d'une pure technologie de la rapacité sans contrôles et sans limites, à son sommet. Il faut bien séparer la Bourse et ses actionnaires, du tissus économique lambda, qui paie pour celle-ci. Nous payons pour satisfaire un jeu qui n'occupe que l'écume des grands boursicoteurs à travers le monde... Pour le reste, je respecte l'élan performatif des entrepreneurs, les services rendus à la société, dans le cadre des besoins, des services et de l'innovation; mais ce ne sont pas eux qui sont visés dans le cadre de la crise actuelle. (pour ce qui est de la propriété commune des moyens de productions, ne suivant pas Adrien sur ce terrain-là, je me restreins pour le moment à la critique du libéralisme financier et à son impact sur l'économie réelle et la société.)

Écrit par : Laurent | 26/01/2013

@ D. J.

Oui, mais là vous parlez de petites structures; des petites et moyennes entreprises. Vous parlez de secteurs qui investissent encore dans un sens "profitable" à tous - à l'exception des gadgets et du consumérisme purement publicitaire. Mais ce qui pose problème à l'Etat et à ses finances, à la société disons, relève moins de la compétitivité et de la technologie innovante des moyennes et petites entreprises, que de la domination sur le marché de véritables monstres apatrides, dominants, pratiquant la planification économique (entre grandes entreprises et grands actionnaires) contre les prétendues lois du marché libre et non faussées... La concurrence, la compétitivité, l'innovation; ils la laissent aux petits (qui s'y abîment); mais entre grands, l'action et les profits, seuls, comptent - au mépris de la qualité et de l'innovation proprement dite... Total se fiche de l'état de ses installations pétrolière; Merx-Serono se fiche de développer d'autres médicaments, etc. Il ne faut pas oublier que l'aboutissement du système libéral actuel concerne exclusivement les 10 % à peine d'une économie concentrée sur ses géants; toute la richesse s'échappe par ces grands monopoles et se convertit en bonus, dividendes et autres actions - rendant à la fois exsangue les finances publiques (par menaces de délocalisation, donc de suppression de l'impôt) et exsangue le tissus économique de base, les petites entreprises, par paupérisation de la société, de son pouvoir d'achat, de sa consommation ainsi que par concurrence déloyale. Amalgamer les entreprises privées modestes d'avec les grands voyous de la haute finance, c'est mettre au même niveau le mouton et son tondeur... La crise de 2008 est une crise au plus haut; ce que vous dites de la "prise de risque" est liée aux performances et aux développements louables des entreprises. Mais la crise de 2008 est une crise des subprime; elle concerne les hautes sphères de la Finance, les plus opaques; celles des produits structurés, de toutes les ruses permettant de faire le plus d'argent, le plus rapidement possible - sans que cela ne se paie jamais d'un service rendu à qui que ce soit... Voilà en quoi les crises du capitalisme ne justifient jamais la moindre intervention publique, ni la moindre excuse. L'économie réelle est pénalisée au nom d'une pure technologie de la rapacité sans contrôles et sans limites, à son sommet. Il faut bien séparer la Bourse et ses actionnaires, du tissus économique lambda, qui paie pour celle-ci. Nous payons pour satisfaire un jeu qui n'occupe que l'écume des grands boursicoteurs à travers le monde... Pour le reste, je respecte l'élan performatif des entrepreneurs, les services rendus à la société, dans le cadre des besoins, des services et de l'innovation; mais ce ne sont pas eux qui sont visés dans le cadre de la crise actuelle. (pour ce qui est de la propriété commune des moyens de productions, ne suivant pas Adrien sur ce terrain-là, je me restreins pour le moment à la critique du libéralisme financier et à son impact sur l'économie réelle et la société.)

Écrit par : Laurent | 26/01/2013

@ D. J.

Oui, mais là vous parlez de petites structures; des petites et moyennes entreprises. Vous parlez de secteurs qui investissent encore dans un sens "profitable" à tous - à l'exception des gadgets et du consumérisme purement publicitaire. Mais ce qui pose problème à l'Etat et à ses finances, à la société disons, relève moins de la compétitivité et de la technologie innovante des moyennes et petites entreprises, que de la domination sur le marché de véritables monstres apatrides, dominants, pratiquant la planification économique (entre grandes entreprises et grands actionnaires) contre les prétendues lois du marché libre et non faussées... La concurrence, la compétitivité, l'innovation; ils la laissent aux petits (qui s'y abîment); mais entre grands, l'action et les profits, seuls, comptent - au mépris de la qualité et de l'innovation proprement dite... Total se fiche de l'état de ses installations pétrolière; Merx-Serono se fiche de développer d'autres médicaments, etc. Il ne faut pas oublier que l'aboutissement du système libéral actuel concerne exclusivement les 10 % à peine d'une économie concentrée sur ses géants; toute la richesse s'échappe par ces grands monopoles et se convertit en bonus, dividendes et autres actions - rendant à la fois exsangue les finances publiques (par menaces de délocalisation, donc de suppression de l'impôt) et exsangue le tissus économique de base, les petites entreprises, par paupérisation de la société, de son pouvoir d'achat, de sa consommation ainsi que par concurrence déloyale. Amalgamer les entreprises privées modestes d'avec les grands voyous de la haute finance, c'est mettre au même niveau le mouton et son tondeur... La crise de 2008 est une crise au plus haut; ce que vous dites de la "prise de risque" est liée aux performances et aux développements louables des entreprises. Mais la crise de 2008 est une crise des subprime; elle concerne les hautes sphères de la Finance, les plus opaques; celles des produits structurés, de toutes les ruses permettant de faire le plus d'argent, le plus rapidement possible - sans que cela ne se paie jamais d'un service rendu à qui que ce soit... Voilà en quoi les crises du capitalisme ne justifient jamais la moindre intervention publique, ni la moindre excuse. L'économie réelle est pénalisée au nom d'une pure technologie de la rapacité sans contrôles et sans limites, à son sommet. Il faut bien séparer la Bourse et ses actionnaires, du tissus économique lambda, qui paie pour celle-ci. Nous payons pour satisfaire un jeu qui n'occupe que l'écume des grands boursicoteurs à travers le monde... Pour le reste, je respecte l'élan performatif des entrepreneurs, les services rendus à la société, dans le cadre des besoins, des services et de l'innovation; mais ce ne sont pas eux qui sont visés dans le cadre de la crise actuelle. (pour ce qui est de la propriété commune des moyens de productions, ne suivant pas Adrien sur ce terrain-là, je me restreins pour le moment à la critique du libéralisme financier et à son impact sur l'économie réelle et la société.)

Écrit par : Laurent | 26/01/2013

@ D. J.

Oui, mais là vous parlez de petites structures; des petites et moyennes entreprises. Vous parlez de secteurs qui investissent encore dans un sens "profitable" à tous - à l'exception des gadgets et du consumérisme purement publicitaire. Mais ce qui pose problème à l'Etat et à ses finances, à la société disons, relève moins de la compétitivité et de la technologie innovante des moyennes et petites entreprises, que de la domination sur le marché de véritables monstres apatrides, dominants, pratiquant la planification économique (entre grandes entreprises et grands actionnaires) contre les prétendues lois du marché libre et non faussées... La concurrence, la compétitivité, l'innovation; ils la laissent aux petits (qui s'y abîment); mais entre grands, l'action et les profits, seuls, comptent - au mépris de la qualité et de l'innovation proprement dite... Total se fiche de l'état de ses installations pétrolière; Merck-Serono se fiche de développer d'autres médicaments, etc. Il ne faut pas oublier que l'aboutissement du système libéral actuel concerne exclusivement les 10 % à peine d'une économie concentrée sur ses géants; toute la richesse s'échappe par ces grands monopoles et se convertit en bonus, dividendes et autres actions - rendant à la fois exsangue les finances publiques (par menaces de délocalisation, donc de suppression de l'impôt) et exsangue le tissus économique de base, les petites entreprises, par paupérisation de la société, de son pouvoir d'achat, de sa consommation ainsi que par concurrence déloyale. Amalgamer les entreprises privées modestes d'avec les grands voyous de la haute finance, c'est mettre au même niveau le mouton et son tondeur... La crise de 2008 est une crise au plus haut; ce que vous dites de la "prise de risque" est liée aux performances et aux développements louables des entreprises. Mais la crise de 2008 est une crise des subprime; elle concerne les hautes sphères de la Finance, les plus opaques; celles des produits structurés, de toutes les ruses permettant de faire le plus d'argent, le plus rapidement possible - sans que cela ne se paie jamais d'un service rendu à qui que ce soit... Voilà en quoi les crises du capitalisme ne justifient jamais la moindre intervention publique, ni la moindre excuse. L'économie réelle est pénalisée au nom d'une pure technologie de la rapacité sans contrôles et sans limites, à son sommet. Il faut bien séparer la Bourse et ses actionnaires, du tissus économique lambda, qui paie pour celle-ci. Nous payons pour satisfaire un jeu qui n'occupe que l'écume des grands boursicoteurs à travers le monde... Pour le reste, je respecte l'élan performatif des entrepreneurs, les services rendus à la société, dans le cadre des besoins, des services et de l'innovation; mais ce ne sont pas eux qui sont visés dans le cadre de la crise actuelle. (pour ce qui est de la propriété commune des moyens de productions, ne suivant pas Adrien sur ce terrain-là, je me restreins pour le moment à la critique du libéralisme financier et à son impact sur l'économie réelle et la société.)

Écrit par : Laurent | 26/01/2013

@ D. J.

Oui, mais là vous parlez de petites structures; des petites et moyennes entreprises. Vous parlez de secteurs qui investissent encore dans un sens "profitable" à tous - à l'exception des gadgets et du consumérisme purement publicitaire. Mais ce qui pose problème à l'Etat et à ses finances, à la société disons, relève moins de la compétitivité et de la technologie innovante des moyennes et petites entreprises, que de la domination sur le marché de véritables monstres apatrides, dominants, pratiquant la planification économique (entre grandes entreprises et grands actionnaires) contre les prétendues lois du marché libre et non faussées... La concurrence, la compétitivité, l'innovation; ils la laissent aux petits (qui s'y abîment); mais entre grands, l'action et les profits, seuls, comptent - au mépris de la qualité et de l'innovation proprement dite... Total se fiche de l'état de ses installations pétrolière; Merck-Serono se fiche de développer d'autres médicaments, etc. Il ne faut pas oublier que l'aboutissement du système libéral actuel concerne exclusivement les 10 % à peine d'une économie concentrée sur ses géants; toute la richesse s'échappe par ces grands monopoles et se convertit en bonus, dividendes et autres actions - rendant à la fois exsangue les finances publiques (par menaces de délocalisation, donc de suppression de l'impôt) et exsangue le tissus économique de base, les petites entreprises, par paupérisation de la société, de son pouvoir d'achat, de sa consommation ainsi que par concurrence déloyale. Amalgamer les entreprises privées modestes d'avec les grands voyous de la haute finance, c'est mettre au même niveau le mouton et son tondeur... La crise de 2008 est une crise au plus haut; ce que vous dites de la "prise de risque" est liée aux performances et aux développements louables des entreprises. Mais la crise de 2008 est une crise des subprime; elle concerne les hautes sphères de la Finance, les plus opaques; celles des produits structurés, de toutes les ruses permettant de faire le plus d'argent, le plus rapidement possible - sans que cela ne se paie jamais d'un service rendu à qui que ce soit... Voilà en quoi les crises du capitalisme ne justifient jamais la moindre intervention publique, ni la moindre excuse. L'économie réelle est pénalisée au nom d'une pure technologie de la rapacité sans contrôles et sans limites, à son sommet. Il faut bien séparer la Bourse et ses actionnaires, du tissus économique lambda, qui paie pour celle-ci. Nous payons pour satisfaire un jeu qui n'occupe que l'écume des grands boursicoteurs à travers le monde... Pour le reste, je respecte l'élan performatif des entrepreneurs, les services rendus à la société, dans le cadre des besoins, des services et de l'innovation; mais ce ne sont pas eux qui sont visés dans le cadre de la crise actuelle. (pour ce qui est de la propriété commune des moyens de productions, ne suivant pas Adrien sur ce terrain-là, je me restreins pour le moment à la critique du libéralisme financier et à son impact sur l'économie réelle et la société.)

Écrit par : Laurent | 26/01/2013

Mille excuses pour la répétition... ;-P
Le serveur de la TDG est, comme chacun le sait... problématique...

Écrit par : Laurent | 26/01/2013

@ Laurent,

Il ne faut pas faire des généralités dans le genre PME = les gentils et multinationales et banques = les Méchants voyous. Sans la haute finance et sans le système bancaire pas de PME et d'économie réelle et vice versa. Le système financier est nécessaire aux investissements des PME par des prêts; argent que les entrepreneurs et investisseurs n'ont souvent pas à disposition. L'argent necessaire pour l'innovation par les entrepreneurs ne tombe pas du ciel.

Il faut aussi savoir que les grandes sociétés multinationales mandatent beaucoup les PME pour des travaux de sous-traitance.

Des patrons voyous il en existent dans toute forment d'entreprises quelque soit leur taille. Par exemple il n'est pas rare de voir certains entrepreneurs de petites PME dans la construction exploiter honteusement la misère humaine en payant 2 à 3 frs de l'heure leurs ouvriers immigrés embaucher au noir. Je trouve ces comportements bien plus ignoble que les bonus et parachutes dorés que touchent certains managers qui ne le mérite pas au vu des résultats négatif de l'entreprise qu'ils dirigeaient.

D.J

Écrit par : D.J | 26/01/2013

D.J

Vous pouvez avoir un système financier concentré dans des banques d'Etat (qui peuvent être ensuite spatialement décentralisées bien sûr).

Écrit par : Adrien Faure | 26/01/2013

@ D. J.

Oui, mais ce qu'il faut dire aussi c'est que les banques ne prêtent plus... Elles orientent leurs activités dans le sens de leurs intérêts, et c'est précisément ce qui fait les beaux jours de la gestion de fortune et de la financiarisation de l'économie... Vous évoquez la sous-traitance, comme lien positif entre le grand capital et les structures modestes, mais il faut voir encore sous quelles conditions celles-ci sont passées !... car lorsqu'un très fort traite avec un plus faible, on sait bien que le premier sait toujours tirer le maximum d'avantages dans l'opération, au détriment du second... Vous avez raison en tout cas sur un point : opposer l'économie réelle à la haute finance est trompeur car il ne fait aucun doute que les excès des uns sont liés à la paupérisation des autres... Que l'impunité et la légalité d'en haut favorise l'illégalité d'en bas, que vous jugez plus ignoble que l'autre. Le seul problème, c'est que, noble ou ignoble, c'est la tête qui dirige le corps... Si celle-ci est mauvaise, le reste suit dans un même vice... On entre même dans une ère plus radicale encore, comme on peut le voir en France avec Arcelor-Mittal, où même les moyens de production ne les intéressent plus !... Qu'il en aille de matières premières comme l'acier, indémodables parce que matières premières, le fait que le cours boursier de l'acier ne soit plus au beau fixe, suffit à en sacrifier toute la structure pour s'en aller tirer profit ailleurs... Le capitalisme libéralisé moderne a aboli les moyens de production eux-mêmes au profit du seul profit ! Qu'importe la structure, du moment qu'on en tire le bénéfice souhaité ! Les actionnaires passent ainsi d'un cadavre à l'autre, à chaque fois dévoré jusqu'à la moelle, et rachètent leur prochaine victime pour un même usage intensif et funeste... Ils se repassent eux-mêmes les bons postes, à force de se fréquenter entre eux... Usines mortes, presses fermées, entreprises abandonnées, employés sur la carreau, voilà ce qui reste après passage de la tonte actionnariale... J'ai tendance à penser malgré tout que le système touche ici à un sommet dans l'absurde !...

Écrit par : Laurent | 27/01/2013

Les banques prêtent toujours même si cela est moins qu'avant due à la crise. Le secteur de la construction n'est par exemple pas en crise. C'est que les banques prêtent toujours. Pour la sous-traitance, il reste normal que le but est de faire du profit.

En ce qui concerne le profit; tout entrepreneur grosse entreprises ou petites se doit de faire du profit immédiat. Sans cela les salaires ne seraient pas versé chaque mois.

Pour le rste de votre commentaire tel la fin : " Ils se repassent eux-mêmes les bons postes, à force de se fréquenter entre eux... Usines mortes, presses fermées, entreprises abandonnées, employés sur la carreau, voilà ce qui reste après passage de la tonte actionnariale.. "

Je vous renvoie aux travaux de l'économiste Joseph Schumpeter sur la destruction créatrice. L'innovation au service de l'économie où les anciens métiers remplacés par les nouveaux. Une approche trop souvent ignoré par les politiciens même de droite. On l'a vu avec Novartis et les IRL. Où des gens prétendu libéraux choisissent l'état pour sauver des entreprises dans des combats d'arrière garde.

Je fut même censuré par Isabelle Moret " la libérale " sur sa page Facebook quand je lui ai évoqué la destruction créatrice sur l'affaire Novartis. La pauvre elle ne semble n'avoir rien compris. Il y a des fois quelque chose de pourri dans le monde libéral surtout quand il y a des intérêts électoralistes à la clé.

D.J

Écrit par : D.J | 28/01/2013

@ D. J.

Et bien, au moins vous avez le courage de vos opinions... Vous assumez jusqu'à la destruction créatrice ! Un grand actionnaire espagnol disait : nous sommes des zombies... Ce qui rejoint votre propos sur le plaisir pris à la destruction créatrice, indépendamment de tout facteur humain... On sait à quoi s'en tenir !.. Je partage votre point de vue sur les politiques et la naïveté terrible dont ils font l'objet, même à droite... Je pense au contraire qu'un pays, quel qu'il soit, doit pouvoir compter sur ses fleurons et sur ses productions historiques de bases car liées à sa région, son climat, son territoire, son savoir faire, ses richesses propres, naturelles, ses matières premières, ses besoins, ses nécessités, sa tradition, sa culture, son identité... Il doit conserver une autonomie intérieure qui l'oblige à ancrer une partie de sa production dans le sens de la pérennité; car ce qui est vraiment utile et bon, pour une nation, ne se modifie pas avec le temps. Il y a donc une incompatibilité de fond entre une production sans valeurs et de court terme, étendue à tous les secteurs, d'avec celle de la qualité et du temps long, du savoir faire et de la spécialisation. Une économie est plus forte en étant qualitative et modeste, régionale; qu'en étant destructive et fugace, mondialisée... Le coût final d'une économie se paie moins en valeurs qu'en bonheur pour le pays tout entier, sa fierté, son honneur... Le plaisir pris à sa propre production de qualité. L'enrichissement n'apporte aucun plaisir; le PIB n'a jamais rendu heureux personne - il semble même accroître le malheur à mesure qu'il s'élève !... Nous n'avons pas besoin du grand luxe sur lequel pèse la logique libérale la plus brutale. Aucune montre ne vaudra jamais un grand vin suisse... En effet, je vous rejoins une seconde fois : il va falloir s'adapter au changement... Laisser partir les multinationales et leurs productions superficielles et bâclées et s'investir dans la reconstruction du tissus industriel local, utile, et de l'artisanat maison. Nous ne le répéterons jamais assez : il en faut peu pour être heureux... ;-)Inspirons-nous non pas des grands géants de la place financière mondiale, mais de tous ces pays en retraits, comme l'Islande, ou pourquoi pas la Suède, la Norvège, petits pays libéraux, certes, mais dont la qualité de vie et leur identité semble plus importante à leurs yeux que leur croissance économique... Cesser de se battre pour être le leader du quantitatif, mais se restreindre au qualitatif et à l'autosuffisance... Heureusement qu'il existe une alternative au système que vous défendez et qui, en définitive, disparaîtra de lui-même par sa propre logique, plus destructrice que créative, en définitive...

Écrit par : Laurent | 28/01/2013

"La pauvre elle ne semble n'avoir rien compris......."

On se demande bien pourquoi vous n'êtes pas à sa place.

Écrit par : Ignace | 28/01/2013

@ Laurent,

Je ne ressens aucun courage à m'exprimer. On est dans une société où l'on peut dire ses opinions sans risque d'être mis en prison.

Pour la destruction créatrice; il faut préciser aussi cela. La destruction créatrice doit rester dans les mains des entrepreneurs qui innovent. Et l'état doit pouvoir garantir les reconversions professionnelles de ceux qui ont perdu leur emploi par la disparition de leur entreprise qui n'étaient plus dans le coup par un accès à la formation. N'opposons pas toujours état et libéralisme. Chacun à sa fonction dans une économie libre.

Les politiciens de la droite libéral sont devenu trop souvent dans ces cas de figure des populistes à des fins électoralistes. On l'a vu avec Novartis, les IRL ou le site de Reconvilier. Libérale en économie sauf quand cela se passe près de chez eux. Pas un seul élu libéral du canton de Vaud a osé continuer à défendre ses idées libérales dans le cas de Novartis. Ce fut un vrai bal de faux-cul. F-A Hayek se méfiait des politiciens des partis de droite. Selon Hayek ils se disent libéraux, mais une fois au pouvoir il deviennent trop interventionniste pour des raisons électoralistes.

Je préfère un gauchiste sincère à un libéral qui retourne sa veste pour ne pas décevoir ses électeurs. Tout comme je préfère un adversaire politique qui votent contre mes idées qu'un électeur qui pense comme moi et qui ne va pas voter au lendemain d'une défaite aux votation.

" L'enrichissement n'apporte aucun plaisir; le PIB n'a jamais rendu heureux personne - il semble même accroître le malheur à mesure qu'il s'élève !... "

Je ne pense pas que les 300 millions de Chinois qui sont sorti de la pauvreté en s'enrichissant grâce au PIB veuillent y retourner. Personne en Suisse ne voudra renoncer à tout ce qu'il a y compris l'AVS et l'assurance maladie pour vivre comme les suisses de 19ème siècle dans le pays qui était le plus pauvre d'Europe. je trouve toujours facile de critiquer la société de consommation le ventre plein.

" Nous n'avons pas besoin du grand luxe sur lequel pèse la logique libérale la plus brutale. Aucune montre ne vaudra jamais un grand vin suisse... "

L'important c'est de pouvoir avoir ce choix entre la luxure et la modestie.

" Laisser partir les multinationales et leurs productions superficielles et bâclées et s'investir dans la reconstruction du tissus industriel local, utile, et de l'artisanat maison. Nous ne le répéterons jamais assez : il en faut peu pour être heureux... ;-)Inspirons-nous non pas des grands géants de la place financière mondiale, mais de tous ces pays en retraits, comme l'Islande, ou pourquoi pas la Suède, la Norvège, petits pays libéraux, certes, mais dont la qualité de vie et leur identité semble plus importante à leurs yeux que leur croissance économique "

Je vous rappel que la Suisse gagne un franc sur deux par ses exportations. Aucun pays d'Europe ne peut rester en dehors du marché mondial. Les pays nordiques ne peuvent se passer de produits qu'ils ne peuvent eux même produire tel les matières premières ou certaines technologies de pointe necessaire à leurs productions industrielles.

D.J

Écrit par : D.J | 28/01/2013

@ D. J.

"Je ne ressens aucun courage à m'exprimer. On est dans une société où l'on peut dire ses opinions sans risque d'être mis en prison." Je ne parlais de "courage" que sur le plan moral, pas sur le plan démocratique !...


"l'état doit pouvoir garantir les reconversions professionnelles de ceux qui ont perdu leur emploi par la disparition de leur entreprise qui n'étaient plus dans le coup" Oui, bien sûr. C'est son rôle. La production lui échappe totalement, mais la reconversion et l'emploi, en effet, lui incombent... Le problème est tout entier dans le "plus dans le coup"... Comment une industrie pourrait-elle n'être plus dans le coup ?... Une firme, je veux bien... par gestion calamiteuse. Mais une industrie tout entière ? Car les industries, même les plus élémentaires, se volatilisent... La désindustrialisation de l'Europe, n'est pas qu'une vue de l'esprit... Or, tout ce que nous consommons, en biens comme en nourritures, peut tout à fait être produit ici comme à l'autre bout du monde. L'homme étant aussi intelligent et sagace, partout sur Terre (hors considérations politiques et sociales), la désindustrialisation est une perte d'autonomie et de moyens qui n'est pas justifiable et qui participe d'un vice du système actuel.

L'innovation n'est pas le saint graal de l'économie; elle n'a de sens que dans celui d'une qualité permettant à une firme ou à une nation, de revendiquer un savoir-faire honorifique et porteur, culturellement et économiquement. Là se situe le vrai défi technologique et l'émulation véritable. La qualité avant le profit. Ce que vous oubliez de dire, c'est que l'accroissement du profit et de la production dans le sens de l'international, c'est-à-dire de l'illimité, empêche précisément l'innovation de faire correctement son travail. Se maintenir en leader nécessite des énergies et des investissements qui contraignent à en négliger la qualité et ladite innovation. Sans parler de l'économie effectuée sur les matériaux (et pas seulement sur les salaires) qui conduit peu ou prou à l'obsolescence programmée... Si j'avais, pour chaque article, l'occasion de trouver un vendeur local ou national, je lui ferais davantage confiance au'aux grandes firmes mondialisées, victimes de leurs propres ambitions - et dont le capital est apatride... Perte de qualité à l'usage et affaiblissement de l'économie nationale.

"Je préfère un gauchiste sincère à un libéral qui retourne sa veste pour ne pas décevoir ses électeurs." Je dirais que dans tous les partis, la frilosité est profondément désespérante, en effet... Et j'écoute avec un réel profit les libéraux sincères (ou qui paraissent l'être), car l'adversaire, lorsqu'il est sincère, nous en apprend parfois bien plus que nos propres lectures partisanes...

"Je ne pense pas que les 300 millions de Chinois qui sont sorti de la pauvreté en s'enrichissant grâce au PIB veuillent y retourner. Personne en Suisse ne voudra renoncer à tout ce qu'il a y compris l'AVS et l'assurance maladie pour vivre comme les suisses de 19ème siècle dans le pays qui était le plus pauvre d'Europe. je trouve toujours facile de critiquer la société de consommation le ventre plein."

Attention ! Le PIB en Europe, n'a jamais cessé d'augmenter depuis des décennies... La production a subi une poussée toujours plus intense et une augmentation des profits, en rapport... Cependant : la péréquation sociale n'a pas suivi la même courbe... Ce n'est pas le PIB qui fait la richesse d'un pays; mais sa juste redistribution. A plus équitable redistribution, le PIB n'a pas nécessairement besoin de crever le plafond... Il y a les charges, les dépenses, et les profits. Si la balance est correcte, une économie stationnaire peut très bien s'en sortir, par équilibre entre les fruits de la production et les besoins nationaux et sociaux. On se doute bien qu'une croissance indéfiniment exponentielle n'est pas rationnelle; puisqu'il y a une limite à tout, y compris aux matières premières... Autant la démographie ne pourra pas être illimitée, autant la croissance ne pourra pas l'être non plus... L'équilibre entre richesse et besoins, supplantera tôt ou tard la crispation actuelle sur le PIB et la croissance...

"Aucun pays d'Europe ne peut rester en dehors du marché mondial. Les pays nordiques ne peuvent se passer de produits qu'ils ne peuvent eux même produire tel les matières premières ou certaines technologies de pointe necessaire à leurs productions industrielles."

Tout à fait d'accord; il ne s'agit pas de bâtir le château fort soviétique à l'encontre de toute production libéralisée ou située hors des frontières... La seule réponse rationnelle et mesurée à cela, c'est le protectionnisme, qui peut être plus ou moins étendu, à condition qu'il soit appliqué de manière pragmatique, partout ou il serait utile de l'être, plutôt que de manière idéologique, sans tenir compte de la réalité la plus fine dans les échanges commerciaux. En Amérique Latine, notamment, certains pays tentent en effet de concilier le communisme, ou le socialisme, d'avec le monde libéralisé, non pas en s'y résignant, mais en le régulant au plus près : c'est-à-dire en luttant contre ses propres vices : évasion fiscale, suppression de l'impôt, appauvrissement sociale, et concentration des richesses. Je suis d'accord pour dire que l'absolutisme idéologique qui fut celui des communistes, des marxistes, comme des ultralibéraux, n'est plus envisageable pour des raisons de cohésion sociale et économique... Mais je maintiens que, en dehors des limites imposées par les matières premières, le climat, la situation géographique d'un pays, aucune nation n'a de raison véritable à négliger de s'investir dans quelque besoin que ce soit sur le plan industriel. L'abandon de certaines productions, parfois cruciales, n'est qu'une pure aberration politique et économique. Bien à vous !

Écrit par : Laurent | 29/01/2013

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