02/12/2012

Bilan intermédiaire sur l'économie planifiée



Je suis toujours surpris de constater que nombre de gens qui visitent mon blog tombent dessus en cherchant des informations sur l'économie planifiée. Vu l'intérêt porté à ce sujet, je reviens présentement dessus pour établir un petit bilan de ma position à ce propos.

Ces temps-ci, j'ai débattu un peu avec des marxistes qui avaient l'air convaincu du bien-fondé de l'organisation de l'économie sous une forme planifiée et centralisée.

Pourtant, malgré les avantages très clairs d'une économie planifiée, il n'en reste pas moins qu'une économie planifiée centralisée n'est pas une économie permettant de répondre efficacement aux attentes de la population, tout simplement parce que ces attentes sont difficiles à définir.

On peut certes définit les besoins d'une population à l'aide par exemple de la pyramide de Maslow, mais on ne peut pas déterminer efficacement les envies des individus, car le propre d'une envie c'est de varier en fonction des individus, contrairement aux besoins.

Une façon possible de faire remonter l'information de l'envie du consommateur-usager, réside dans l'utilisation de sondages généralisés et réguliers (hebdomadaires, mensuels) informatisées. Mais la praticabilité et l'intérêt d'un tel système reste à prouver, par la pratique... Et on peut en outre douter de l'intérêt réel des individus à devoir s'astreindre à pareille planification participative de l'économie.

L'économie planifiée centralisée pose donc des questions auxquelles il me semble difficile de répondre de façon efficace.

Par contre, il est très facile d'envisager un type d'économie planifiée décentralisée (du type de celles envisagées assez probablement par les écologistes, les objecteurs de croissance, les communistes, et les anarchistes), car l'organisation de ce type d'économie simple ne pose pas de problème au niveau de l'information.
La communauté village – quartier autogéré définit démocratiquement la production en fonction des besoins et des envies des consommateurs-usagers, par démocratie directe.
Il faut remarquer que le principale problème de l'économie planifiée réside dans la délégation de la prise de décision des choix de production.
Donc, une économie planifiée fonctionnant en démocratie directe ne pose pas de problèmes particuliers, autre que la critique habituelle de la démocratie (règne de la majorité dans le respect des minorités certes, mais dont la majorité peut parfois ne pas respecter autant qu'il le faudrait les minorités).

Bilan donc, puisqu'il le faut : non la planification de l'économie n'est pas aujourd'hui la panacée. Peut-être que plus tard, après l'instauration du socialisme (c'est à dire de la propriété des travailleurs sur leurs moyens de production et de l'autogestion) et/ou d'une utopique économie décroissante, nous pourrons essayer de telles expérimentations. Mais pour le moment, il faut admettre que le marché, encadré et régulé, éventuellement avec certains secteurs planifiés, est probablement notre horizon direct.






21:44 Publié dans Socialisme & économie planifiée | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

@Adrien,non je ne lis pas /je tiens à conserver mes neurones encore intacts/rire
Mais heureuse de voir que votre talent à essayer de faire passer vos courants d'idées qui ne déplairaient pas à la secte des Elois ou des Morloks du management de l'homocravatus bons serviteurs de ces derniers ,est toujours bien présent.
toute belle journée pour Vous Adrien

Écrit par : lovsmeralda | 03/12/2012

L'économie planifiée implique la mise sur pied d'une armée de commissaires et autres donneurs de bonne parole politique... N'avez-vous rien appirs de l'histoire? Des désastres économiques de l'ex-URSS (le seul régime ayant tenté cette expérience en vraie grandeur)?

Il y a, dans votre discours, beaucoup d'idées, mais aussi beaucoup de concepts théoriques et creux, qui reflètent votre manque d'expérience de l'existence en général, et de la politique en particulier...

Comme je vous l'ai suggéré à maintes reprises, partez, voyagez, allez explorer le monde, et revenez avec un regard neuf sur les problèmes que nous avons ici (en Suisse). Vous réaliserez alors que ce sont des problèmes de riches, sans réelle importance au regard des enjeux à affronter au niveau de l'ensemble de l'humanité...

Écrit par : Déblogueur | 03/12/2012

Déblogueur, mais je crois justement avoir été assez critique dans le présent billet.

Écrit par : Adrien Faure | 03/12/2012

Avec mes excuses, Ma réponse au blog de Mireille Valette, just in case.
"Courage Partons sans payer"
un point commun entre vous et moi, nous avons quitté le Parti Socialiste, le mien était vaudois et c'était il y plus de quarante ans , mais manquant cruellement de courage , je n'ai pas fait la grève des cotisations , j'ajoute que mes liens utiles à moi se situaient à la gauche de la gauche et non pas à la droite de la droite "pour autant que les mots aient un sens".
dois-je me désabonner du Courrier au fait que nous avez pas publié mon commnentaire sur votre critique de l'article de Ziegler vous concernant?
Sur le fond: Je constate qu'à l'évidence l'Islamisme en tant que doctrine ayant un prolongement politique pose un problème majeur de postionnemnt à la gauche européenne.
Est-ce nouveau? évidemment non .
le ciment des révolutions arabes ,dés le début, socialisme et islam, le pan- arabisme s'est voulu comme une transformation radicale des frontières héritées du colonialisme , , la corruption, le clientélisme, ont mis un terme à un cycle de l'histoire dans ces pays pour lesquels si je ne fais erreur vous n'aviez rien trouvé à redire.
Je ne doute pas un insatnt que d'autres intervenants viendront vous congratuler, une nouvelle famille vous tend les bras: côté cotisations ,vous trouverez un arrangement, pour l'idéologie , n'apportez rien il y a tout sur place.

Écrit par : briand | 03/12/2012

Briand, et où êtes-vous donc allé exactement par la suite ?

Écrit par : Adrien Faure | 03/12/2012

Pour les mémoires d'Adrien: j'ai érré pas mal d'années du côté de la quatrième internationale, pour en fin de compte et non pas en fin de parcours, constater que les ruptures radicales sont plutôt le fait de " mouvements sociaux " syndicats , associations diverses et autre comités "ad hoc" dont l'action impacte de manière plus significative la vie des gens.
La démocratie au sens ou on l'entend , est irriguée par une multitude de vaisseaux capillaires qui pontent le coeur de l'état ,l'irrigue d'un sang pas forcément impur,pour in fine faire vivre des cellules qui ne sont pas toutes citoyennes , parmi lesquelles se glissent n'en déplaise à Mireille Valette des migrantes qu'elle qualifierait de métastases.
Cela est une affaire de point de vue, la métaphore oncologique c'est un discours d'un jeune UDC valaisan : retraité ,ma spécialité était l'embryologie , c'est à dire le corps en devenir ,concernant l'UDC et le MCG 'est à dire la doite ,j'utiiise volontiers le concept des cellules souches qui se différencient en fonction d'un environnement les destinant à former un "corpus" plus ou moins totalitaire c'est selon.
Pour le reste ,je me ressource aux utopies concrètes , à condition qu'elles s'étalent sur le mur de ma chambre en tapissant mes certitudes d'aspérités déregeantes.

Écrit par : briand | 03/12/2012

Briand, merci pour votre réponse.

"j'ai érré pas mal d'années du côté de la quatrième internationale, pour en fin de compte et non pas en fin de parcours, constater que les ruptures radicales sont plutôt le fait de " mouvements sociaux " syndicats , associations diverses et autre comités "ad hoc" dont l'action impacte de manière plus significative la vie des gens."

Je suis d'accord avec vous. Mon activité au sein de mon parti n'est qu'une forme comme une autre d'engagement, qui vaut ce qu'elle vaut.

Écrit par : Adrien Faure | 03/12/2012

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