29/07/2012

Pour une constitution réellement écrite par le peuple et pour le peuple

Pour une constitution réellement écrite par le peuple et pour le peuple

Nous, les jeunes de la Jeunesse Socialiste Genevoise, rejetons la constitution actuelle de 1847, ainsi que la nouvelle constitution rédigée par la constituante, car elles ne nous représentent pas.

En tant que socialistes, pourquoi voudrions-nous d'une constitution qui sacralise la propriété privée des moyens de production (art. 34) et la liberté économique (du patronat) (art. 35), mais limite le droit à la grève (art. 37) ?

Cette constitution ne nous représente pas, de même qu'elle ne représente pas les intérêts de la grande majorité du peuple.
Car le peuple, qui aurait dû être le créateur actif de cette constitution, n'en a été que le témoin impuissant...

Je souhaiterais que l'on donne la possibilité aux gens de réellement décider ce qu'ils aimeraient avoir comme fondement constitutionnel, en fonction de leurs valeurs et de leur ressenti intime.

Ainsi une nouvelle constitution devrait être rédigée, non par des juristes ou des politiciens, mais par le peuple lui-même.

C'est pourquoi, nous devrions procéder à un tirage au sort parmi les volontaires à rédiger cette constitution en appliquant des quotas (de jeunes notamment!) pour que la constitution ne représente pas seulement les caprices de la classe politique.

Pour le moment, la JSG invite donc la population à voter par un bulletin blanc et à joindre son propre projet de constitution (ou du moins les éléments qu'elle souhaiterait voir y figurer).

Si la majorité de la population nous suit, il faudra alors que le pouvoir donne à la population le droit et les moyens d'auto-déterminer par elle-même son avenir constitutionnel.

Pour une constitution réellement populaire, rejetons les constitutions des élites, et votons blanc !

18:27 Publié dans Constitution genevoise | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : constitution, genève, le peuple | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

21/07/2012

Europe ?

Europe ?

Qui donc peut-il être aujourd'hui  contre un grand projet de coopération entre tous les pays européens ?


Qui peut s'opposer à ce que la paix et des échanges harmonieux soient établis au sein d'une grande organisation européenne de tous les pays frères qui la composent ?

L’Europe est pour la Suisse une évidence géographique, une bénédiction politique, et un bienfait économique.

Et pourtant, nous ne devons absolument pas adhérer à l'Union Européenne.

L'Union Européenne ne représente pas ce rêve européen auquel j'adhère, mais une tromperie libérale pour mieux soumettre les peuples aux intérêts des classes dominantes.

L'UE est devenu l'un des principaux acteurs défendant des politiques d'austérité néo-libérale et créant une précarité crasse dans ses pays membres du sud.
Qui plus est elle a attaqué la démocratie en niant le droit à l'autodétermination des populations membres lorsqu'elle a soutenu la mise en place de gouvernements composés de technocrates sans légitimité populaire.

C'est pourquoi l'UE est notre adversaire, au même titre que le FMI ou que toute organisation libérale.
Et c'est pourquoi la Suisse ne doit pas y adhérer.

Mais les fondements de l'UE sont pourris, car dans ses prémisses existentiels réside la volonté de construire une fédération européenne.
Et qui dit fédération dit suppression de la souveraineté budgétaire et politique !

Nous ne pouvons soutenir un projet de fédération européenne qui supprimerait notre autonomie. Ce dont nous avons besoin est d'une confédération européenne où chacun des pays membres pourra collaborer avec les autres dans un respect réciproque et en toute amitié fraternelle.

Oui l'Europe est notre horizon, mais pas cette Europe, une autre.

17:57 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : europe, ue, confédération européenne | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

20/07/2012

La lutte des classes au XXIème siècle (suite)

La lutte des classes au XXIème siècle (suite)

J'aimerais revenir sur une anecdote pas inintéressante : lors de la parution de notre premier numéro de la Cuite Finale (le nouveau journal de la JSG), le Courrier avait commenté en énonçant que nous prônions la lutte des classes.

En réalité, nous ne prônons pas la lutte des classes, mais nous mettons en évidence son existence découlant de l'organisation socio-économique capitaliste.

Ce sont nos adversaires libéraux qui eux, en prônant le capitalisme, défendent la lutte des classes comme système le plus productif selon eux (et donc le plus à même de réaliser le bonheur humain).

La JS quant à elle se bat pour la société sans classe, celle d'un socialisme collectiviste autogestionnaire où « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins », car le bonheur ne saurait selon nous résider dans la compétition acharnée entre tous, mais dans une coopération harmonieuse entre des êtres humains épanouis.

Dans les années 30-40, les partis de droite suisses et genevois pensaient avoir trouvé la parade à la société sans classe avec le corporatisme mussolinien, c'est à dire la collaboration de classe.

Ce modèle était sensé prendre s'incarner en un parlement économique composé des syndicats et des patrons afin de concilier les intérêts de tous au sein du capitalisme.
Mais la mode est passée, et le corporatisme a été abandonné au profit du néo-corporatisme (simple principe de concertation entre tous les acteurs concernés lors des discussions politiques) moins sulfureux.

Aujourd'hui, la lutte des classes se poursuit, même si ses représentations et sa nomenclature évoluent dans le temps. Ainsi on parle plus facilement de lutte des 1% contre les 99%, ou bien simplement de l'oligarchie contre le peuple. Mais le concept est resté le même, bien que nouvellement nommé.
Car la lutte des classes va en s'intensifiant, de par le fait que nous vivons une crise profonde du capitalisme, provoquant une polarisation socio-économique croissante.
Et plus la lutte des classes s'intensifie, plus le rêve de la société sans classe envahit le monde.

14:44 Publié dans Lutte des classes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : lutte des classes, société sans classe, corporatisme | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

17/07/2012

Le musée des horreurs

Le musée des horreurs

De retour de voyage.

Durant ces deux dernières semaines, j'ai pris le temps de lire un ouvrage historique traitant de l'idéologie politique du marxisme-léninisme et de sa mise en application entre 1917 et 1989.

Je ne vous cacherai pas que j'ai été choqué par l'accumulation des souffrances humaines qu'a causé cette idéologie et ses dérivés (stalinisme, maoïsme, etc.)

On ne peut que condamner les déformations de la pensée marxienne par Lénine et ses disciples, et leur interprétation violente, brutale, et totalitairiste d'une pensée humaniste.

Mais l'échec du léninisme ne doit pas nous amener à rejeter le marxisme, ou la pensée marxienne, ni le collectivisme en soi.

Adjoindre la démocratie et l'autogestion au collectivisme n'est cependant pas suffisant. Et c'est pourquoi il nous faut ajouter à cela d'autres garde-fous (transparence, tirage au sort, décentralisation, mandats impératifs, etc.)

Ainsi l'étude du léninisme est toujours un exercice intéressant, mais uniquement afin de voir ce qu'il ne faut pas faire.

13:38 Publié dans Léninisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : léninisme, marxisme, collectivisme | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg