18/06/2012

« Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme ? »

9782738113986.jpg« Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme ? »


« Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme ? »
est un ouvrage fort divertissant de l'intellectuel et sociologue libéral Raymond Boudon.
Ce dernier l'a rédigé suite à une conférence donner à l'attention du Parti Libéral Suisse en 2003.


A travers le texte l'auteur tente d'utiliser la théorie marxiste de l'aliénation idéologique à son avantage en présentant un long catalogue de tous les courants de pensée non libéraux comme étant aliénés.


Le procédé est évidemment un peu facile, d'autant plus que la théorie de l'aliénation idéologique se fonde la notion d'intérêt de classe, et non sur un jugement de valeur du type le libéralisme est la seule vraie science / idéologie valable.
Jugement que l'auteur ne défend d'ailleurs que faiblement en présentant « l'ordre libéral » comme découlant de la nature humaine (ce qui est faux puisque toutes sortes de sociétés non libérales ont existé...).

On regrettera par ailleurs que l'auteur oublie (volontairement ?) de parler du libéralisme des mœurs, étrangement absent de son découpage des grands axes du libéralisme (philosophique, politique, et économique).


En outre, globalement, Boudon tente de présenter le libéralisme sous une lumière attrayante en le dépeignant sous une forme plutôt consensuelle. Ce qui fait perdre au libéralisme un peu de sa force de proposition et de sa capacité critique.

C'est pourquoi, je me réjouis de lire « Libéralisme » de Pascal Salin, qui m'a l'air bien plus coriace et bien moins courtois.



PS : Oui, on a perdu l'élection complémentaire, mais on se rattrapera à celle du Grand Conseil. 
La JS s'y investira au maximum.

15:20 Publié dans Libéralisme | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : libéralisme, intellectuels, idéologie | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Dans ce titre, il y a toute l'étroitesse des intellectuels prétendument de gauche...

Dans libéralisme, il y a le suffixe "-isme" qui se rapporte à la doctrine ou au phénomène ou à un ensemble de caractéristiques... liées à la liberté.

Où diable est donc le problème, pour des intellectuels qui, probablement comme vous, prônent la liberté, ne serait-ce que celle de penser?

A moins qu'il n'y ait pour vous qu'une pensée juste, idéologiquement "homogène", qui dès lors serait un indéniable signe d'obscurantisme?

Écrit par : Déblogueur | 18/06/2012

Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme ? C'est très simple : parce que le libéralisme aujourd'hui n'est plus du tout affaire de libertés publiques; il se concentre exclusivement sur la dérégulation financière... "La concurrence libre et non faussée". C'est-à-dire à la tyrannie des plus forts sur les faibles. On aura de la peine à trouver des intellectuels pour défendre un tel esclavage, un tel égoïsme et de telles inégalités qui finissent d'ailleurs d'elles-mêmes par nuire aux libertés publiques... à moins de ne plus être intellectuel du tout, évidemment. Ou bien d'avoir soi-même des intérêts personnels à défendre le système.

Écrit par : Laurent | 18/06/2012

Avant de déclarer ce que les "intellectuels" aiment ou pas, il faudrait surtout définir quels genres d'individus s'autoproclament "intellectuels" et selon quels critères...

Parce que je vois bien un "intellectuel" du genre J. Ziegler, dont les théories se sont toujours plantés par rapport à la réalité, dont les potes se nomment Kadhafi et Mugabé, et qui vit aux frais des contribuables par son salaire de prof a GE ou de fonc de l'onu, parce que là au moins il n'est pas jugé sur ses résultats et trouvera toujours des faibles d'esprit pour le soutenir.

Écrit par : Eaatwood | 18/06/2012

@ Laurent:

Les libertés publiques restent incomparables à ce qu'elles ont été dans le passé. La liberté de parole, d'écrit, de publication, d'organisation, de critique, de croyance, d'enseignement, de réunion, de création artistique, de création économique, de choix dans la vie affective, de lecture, de vote et d'éligibilité - donc d'orientation de la société, et je dois en oublier pas mal, conditionnent toujours notre société.

La dérégulation financière est un processus particulier. Les grands groupes ont fournit des biens que les citoyens ont acheté grâce au crédit, librement.

Esclavage? Alors que nous sommes à l'ère du contrat? Pas d'accord. Les mots ont un sens. Que les employés créent leurs entreprises, qu'ils trouvent des fonds, qu'ils rachètent les actions de leur boîte. C'est aussi cela le libéralisme.


@ Adrien:

Si l'aliénation est liée à une notion d'intérêt de classe, le socialisme étant aussi un intérêt de classe, il est aliénant.

Écrit par : hommelibre | 18/06/2012

@ Hommelibre

Vous avez raison de dire que les libertés publiques (au sens large) sont respectées. Seulement, en concentrant les richesses, en diminuant les salaires, en rabotant les aides publiques, en flexibilisant l'intégralité d'une société, les conséquences du libéralisme économique et de la compétitivité organisent peu à peu - indirectement - un Etat policier et autoritaire qui aura vite fait de réduire les libertés les unes après les autres. En témoigne à Genève une loi pénalisant les organisateurs des manifestations en cas de débordement, qui, à terme, mettra pour sûr ce droit fondamental à terre... Les autres suivront, car la paupérisation engendre le désordre social et le désordre social engendre l'interdiction ou la diminution des libertés publiques. A voir...

Écrit par : Laurent | 18/06/2012

Laurent,

Je suis d'accord avec vous sur cette loi sur les manifestations, que j'avais critiquée sur mon blog.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/02/20/loi-sur-les-manifestations-non.html

Je reviens sur le reste demain.

Écrit par : hommelibre | 18/06/2012

J'ai lu votre article sur la loi en question. Vous tirez à mon sens le constat très juste : vous dites qu'il appartient au service d'ordre de faire son travail. D'où la nécessité d'augmenter les effectifs si l'on veut une police efficace. D'autre part, j'ai participé moi-même à la manifestation anti-G8 (G20 ?) qui s'est déroulée à l'époque à Genève; j'ai donc assisté aux démêlés en marge du cortège. Je peux affirmer que les hommes en noirs, cagoulés, étaient organisés pour la casse et se sont greffés sur le cortège à un moment donné. Il y a eu une barrière de polices faisant face à une petite équipe de casseurs; le cortège s'est éloigné de l'affrontement et celui-ci s'est poursuivi en marge, vers le centre-ville. Personne ne sait pourquoi les forces de l'ordre ont laissé-faire devant eux les casseurs; d'autant plus que tout du long de l'affrontement, le cortège avait disparu. Ils restaient face à face. La preuve que les casseurs n'étaient pas politisés, c'est qu'ils ne se sont pas contentés de casser des vitrines de Banques ou symboliques des grandes puissances d'argent, mais également de petits commerces. Preuve en ceci que le mobile des casseurs était antipolitique et gratuit. Ils sont donc redevables de l'arrestation pure et simple. La police n'a rien fait; elle les regardait faire. On peut sérieusement se poser la question du coup politique qu'il y a eu à ne pas agir... On le voit aujourd'hui avec les prémisses de l'interdiction des manifestations. Coup monté ?...

Écrit par : Laurent | 19/06/2012

@ Laurent,

" les conséquences du libéralisme économique et de la compétitivité organisent peu à peu - indirectement - un Etat policier et autoritaire qui aura vite fait de réduire les libertés les unes après les autres. En témoigne à Genève une loi pénalisant les organisateurs des manifestations en cas de débordement, qui, à terme, mettra pour sûr ce droit fondamental à terre... "

Vous êtes en train de mélanger les genres. Vous condamné les conséquences du libéralisme ( le libéralisme est la liberté de l'individu à titre privé et personnel et sa capacité d'innover ) en y apportant des dérives étatiques loi etc... Ce n'est pas le libéralisme la compétitivité économique qui amène à des états policiers et autoritaire mais l'état.

D.J

Écrit par : D.J | 19/06/2012

@ D J

Votre réponse ne prend en compte que le paramètre étatique sans tenir compte de l'ensemble. L'Etat n'existe pas tout seul; il est lui-même influencé par le climat social, qui lui-même est influencé par la situation économique. Lorsque l'Etat ne parvient pas ou plus à se défendre contre l'incivilité d'en haut comme d'en bas (liberté d'enrichissement sans limite, propriété absolue de la production, vols, cambriolages), le peuple élit des représentants de plus en plus réactionnaires, qui prendront les dispositions les plus liberticides pour endiguer l'insécurité. On peut faire de l'Etat ce qu'on veut; c'est le politique qui l'oriente. Et ce qui oriente le politique, c'est la pression populaire. Voilà comment une situation économique délétère oriente la population à engager l'Etat à sévir au plus bas niveau qui soit... Que les crises économiques exacerbent les populismes, c'est un fait historique. Peut-être que pour vous, les vices du système actuel, dérégulation financière, désindustrialisations, délocalisations, multinationales toutes puissantes, capitalisme actionnarial illimité, banques qui n'investissent plus un sous dans le tissu économique, tout cela n'a rien à voir avec le libéralisme. Auquel cas, alors il faudrait dire que le libéralisme a été détourné de ses principes vers l'enrichissement à court terme le plus débridé et le plus incontrôlé qui soit. Les grandes sociétés ne redistribuent même plus les bénéfices de l'entreprise dans l'innovation mais uniquement en bonus et en parts de l'actionnaire, toujours plus étendues. A la moindre baisse des avantages fiscaux, elles liquident tout en toute impunité. Elles sont reines partout sur la planète de faire tout ce qu'elles veulent, au-dessus ou en marge de toute loi. C'est la liberté absolue du capital sur et contre tous les paramètres de la société : travailleurs, populations, richesse nationale, péréquation étatique. Dieu peut tout faire et tout obtenir sans morale aucune; l'actionnaire d'aujourd'hui, aussi... Libre à vous de dire : ça n'est pas le libéralisme qui était prévu. Comme je ne suis pas libéral, j'y vois les conséquences logiques d'un système qui mêle la liberté à l'impunité totale et à la propriété absolue et sans limite des richesses produites.

Écrit par : Laurent | 19/06/2012

@ Laurent,

Par exemple vous dites:

" Lorsque l'Etat ne parvient pas ou plus à se défendre contre l'incivilité d'en haut comme d'en bas (liberté d'enrichissement sans limite, propriété absolue de la production, vols, cambriolages), le peuple élit des représentants de plus en plus réactionnaires, qui prendront les dispositions les plus liberticides pour endiguer l'insécurité. "

Vous dites aussi cela:

" Elles sont reines partout sur la planète de faire tout ce qu'elles veulent, au-dessus ou en marge de toute loi. C'est la liberté absolue du capital sur et contre tous les paramètres de la société : travailleurs, populations, richesse nationale, péréquation étatique. "

Il n'y a pas de société libérale sans un état de droit. Le libéralisme économique fonctionne sur des accords contractuels entre deux ou plusieurs parties. Ils fonctionne aussi sur l'initiative et la créativité individuelle et l'autodétermination de l'individu qui sait mieux en général ce qui est bon ou mauvais pour lui. Le libéralisme dans son ensemble tient de la nature humaine. Mais le libéralisme comme la nature humaine est imparfaite et peut amener à des excès. L'homme peut-être bon mais, il peut aussi être mauvais envers son prochain. la rôle de l'état est de garantir des règles de juste conduite dans les rapports entre individus. Elle doit protéger l'individu non pas contre le marché libéral, les multinationales ou les " méchants actionnaires "; mais contre les violences physique et morale, le racket, les pratiques mafieuses, la corruption, les atteintes à l'environnement etc... ( la police et la justice doit resté publique ) L'état doit aussi garantir un minimum vitale pour les cabossés de la vie ou ceux qui ont perdu leur job pour X raisons. Elle doit assuré la formation, l'éducation, la santé etc... Mais l'état doit resté limité dans le fonctionnement de l'économie de marché. Autrement elle l'étouffe est cela appauvri tout le monde.

D.J

Écrit par : D.J | 19/06/2012

Donc vous proposeriez un système libéral keynésien pour endiguer les débordements du système. Ce qui, on l'a vu avec Adrien, peut fonctionner sous certaines conditions, tout en sachant que les limites du keynésianisme seront franchies à nouveau sur pression des lobbys et de l'innovation financière... Aucun système n'est parfait, cela s'entend. Je pense pour ma part que si le socialisme a péché par son autoritarisme, le libéralisme pèche par sa liberté même. Quand la liberté des uns empiète sur celles des autres, cela déclenche le conflit. Il est là, aujourd'hui. Les grands possédants assèchent par centaine de milliards l'activité économique internationale ! Les Banques fixent des taux d'intérêts démesurés pour se nourrir de la crise elle-même. On a même le sentiment que la classe politique considère le keynésianisme comme un communisme rouge... Personnellement, le principe même du libéralisme se heurte à des principes éthiques qui me font préférer la société du partage à celle de l'individualisme. C'est un choix premier qui décide de l'orientation d'un système politique. Vous, le libéralisme; et moi, le socialisme. Tous deux adaptables à volonté en libertés comme en contraintes. On échappe pas au choix idéologique; tout n'est pas absolument rationnel en politique.

Écrit par : Laurent | 19/06/2012

Laurent,

Je pense qu'après les manifs et les violences de 2003, la police a dû recevoir des consignes de ne pas trop intervenir. Enfin c'est une hypothèse. Les laisser casser un peu (se défouler?) évitait de tomber dans une ultra-violence entre eux et les policiers. Coup monté? Difficile à dire. Cela supposerait un plan préparé au niveau européen vu que cela se passe aussi ailleurs. Ça me paraît très difficile à mener avec discrétion sur le long terme quand des centaines de personnes sont impliquées. Et puis des milices non ouvertement cadrées peuvent aussi se retourner contre ceux qui les poussent.

Pour le libéralisme, la seule liberté économique est celle de l'artisan qui produit et vend. Mais ce monde là n'est plus possible dans la société industrielle. Pour produire en masse des bien utiles il faut de gros investissements. Soit on laisse des groupes privés accumuler ces moyens et être en concurrence, ce qui a des avantages, soit c'est une centralisation étatique qui le fait. Il n'y aurait alors plus qu'un seul partenaire et un seul centre de décision. Voyant l'humain comme il est je mets ma main au feu qu'avec un seul centre il y aura très vite les privilégiés, ceux qui se couchent devant le la puissance du "chef" unique, et ceux qui n'auront rien parce que pas assez dociles.

Aucun système centralisé ne peut à mon avis garantir le niveau de liberté et de créativité que nous avons et que des générations nous ont légués.

L'employé n'est pas propriétaire de l'outil de production, en effet. Mais il est libre de son temps quand il a rempli son contrat, il n'a pas les responsabilités morales, financières et juridiques. Il y a des désavantages à ce système, c'est certain. Mais je ne suis pas sûr qu'il y en ait plus qu'en système centralisé - et il y aura forcément une centralisation unique des moyens financiers dans un système non-libéral. Nous avons déjà commencé à débattre à ce sujet avec Adrien et nous ne sommes pas d'accord. Si par exemple (projet d'Adrien) c'est un Etat qui décide de ce qui doit être produit, il lui faut une vue d'ensemble donc un organe centralisé de décision - et au final d'attribution des investissements.

Écrit par : hommelibre | 19/06/2012

Laurent,

J'aime bien vos textes. Vous devriez, pour en faciliter la lecture, faire des paragraphes.

Écrit par : Ferdinand | 19/06/2012

@ hommelibre

Ce que vous dites est très vrai. Mais vous oubliez que le système de coopératives ouvrières associé au fédéralisme, qui part de la minorité vers le sommet, peut exister dans une structure décentralisée dans l'organisation de la production. C'est-à-dire voulue et décidée à partir de la base d'abord, avant de s'organiser par associations de coopératives toujours plus étendues, etc. Ce système, très proche des idées de Proudhon et Bakounine, permet d'éviter le problème du centralisme autoritaire.

@ Ferdinand

Oui, vous avez raison... ;-) Je tâcherai d'y penser...

Écrit par : Laurent | 19/06/2012

Dans l'édition à paraître demain dans Le Temps, il y a un article sur la loi sur les manifestations votée à Genève et qui dit ceci :

"C’est une vilaine tache sur l’image de marque de la Genève internationale. Le canton du bout du Léman, qui fait grand cas de son attachement aux droits fondamentaux, fait l’objet de critiques de Maina Kiai, le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de réunion et d’association pacifiques, en raison de sa loi restrictive sur les manifestations adoptée en mars dernier lors d’un scrutin populaire (LT du 17.3.12). Une situation pour le moins inconfortable pour Genève qui abrite le siège du Conseil des droits de l’homme, ainsi que pour la Confédération, qui multiplie les initiatives diplomatiques pour promouvoir les manifestations pacifiques."

Écrit par : Laurent | 19/06/2012

Pas besoin d’être intello, même les cervelles de moineau n’aiment pas ce cannibalisme économique.

Moi j’ai juste un diplôme de vase à fleurs…(ça veut dire hôtesse d’accueil) et je n’ai pas l’habitude de me plonger dans des poussiéreux ouvrages Trotskistes et encore moins dans des ouvrages qui traiteraient en détail du libéralisme et des ses potentielles valeurs humanistes…mais quand on délocalise pour fabriquer moins cher afin de rendre accessible les biens de consommation aux masses laborieuses et que parallèlement les salaires stagnent ou se réduisent, la classe moyenne disparaît étouffée par des taxes ou par d’intérêts abusifs et variables…même les produits bon marché deviennent chers !

Donc la boucle est bouclée et le système a montré ses limites.

Écrit par : Barbie Holy Spirit Von Sauer | 20/06/2012

Si les diplômes faisaient l'intelligence, ça se saurait, en effet... (FMI, BCE, Commission européenne, conseils d'administration des banques, conseil fédéral,etc...) Pas besoin d'être intello, vous avez tout à fait raison; les effets de la crise sont partout ! Et ceux qui les subissent de plein fouet n'ont besoin ni d'un dessin ni d'une brillante explication... Mais peux-t-on seulement rendre la vue à ceux qui n'ont qu'une idéologie dans l'oeil plutôt que la réalité elle-même ?...

Écrit par : Laurent | 20/06/2012

@ Laurent,

" Donc vous proposeriez un système libéral keynésien pour endiguer les débordements du système. "

Garantir l'état de droit et fixer des règles de juste conduite pour permettre au marché privé de fonctionner par lui-même n'est pas du keynésianisme. Ce dernier le keynésianisme c'est l'intervention de l'état qui investit lui-même par exemple dans des projets de construction et d'ouvrages publiques entre autres censé relancer des économies en crise. ( qui du reste ne marche jamais ). Ce qui fait une différence avec ce que j'ai écrit plus haut.

@ Hommelibre,

" L'employé n'est pas propriétaire de l'outil de production, en effet. "

Mais rien ne l'empêche techniquement de le devenir en tant qu'actionnaire de la société où il travail.

D.J

Écrit par : D.J | 20/06/2012

Ah! Et encore un grain de sel…comme par hasard, le marche de l’immobilier de grand luxe ne s’est jamais porté aussi bien (même dans des pays comme l’Espagne) le marché des produits de luxe en général ne connaît pas la crise ! La crise c’est pour les ploucs !

Hermès a refait son siège à Genf avec une boutique de 3 étages et Chanel est en train de refaire tout un immeuble à la rue du Rhône aussi…(c’est sont des domaines que je connais particulièrement bien car je travaillais dans ses secteurs là avant d’être licenciée et remplacée par des vendeuses non locales de 20 ans à 3.200.- bruts)

Écrit par : Barbie Holy Spirit Von Sauer | 20/06/2012

Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme? tout simplement parceque la réalité n'est jamais apprise dans les livres.Les théories ont du bon mais à condition qu'elles ne jouent pas le rôle du bandeau sur les yeux.La vie fait peur aux intellectuels ,c'est normal entre la réalité et le savoir y'a le fossé de l'expérience de la vie qu'il appartient à chacun de découvrir et jamais tracé d'avance dans n'importe quel bouquin même universitaire

Écrit par : lovsmeralda | 20/06/2012

@ Barbie Holy Spirit Von Sauer

Ce que vous dites est en effet sidérant... Quelle honte. Que font les syndicats dans ce pays ?... Etant donné qu'ils ne sont plus ou pas indépendant du pouvoir exécutif, ils n'ont manifestement plus d'autorité aucune... Et plus de lois leur permettant d'agir.

Ajoutons à cela Cameron en Grande-Bretagne qui se réjouit de la délocalisation en France pour pouvoir financer ses propres services publics... Plus de 136 entreprises françaises sont directement menacées. La ruine des uns fait la réussite du plus malin et du moins honnête... Quelle formidable Europe libérale où tout le monde se tire dans les pattes, et finit par se détester...

Écrit par : Laurent | 20/06/2012

D.J

Que faites-vous du multiplicateur keynésien ?
Vous ne croyez pas en son efficience ?
Malgré les preuves empiriques ?

Écrit par : Adrien Faure | 20/06/2012

@ Adrien,

Le keynésianisme amène à chaque fois: " soit des déficits et endettements publiques, soit des hausses d'impôts qui pénalisent l'investissement privé ou soit cela amène à de l'inflation ( qui est un impôt sur les pauvres ) quand l'état finance ses dépenses par la planche à billet. Et tout cela des bilans économiques qui n'ont jamais été convaincants ".

D.J

Écrit par : D.J | 20/06/2012

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