29/04/2012

Espaces de débat politique sur Facebook

Espaces de débat politique sur Facebook

Facebook est passablement utilisé comme espace général de débat politique, d'information, d'actualité, et de propagande.

Mais on y trouve aussi des groupes de discussions politiques qui offrent volontairement et spécifiquement des espaces privilégiés de débat.


Voici les groupes que j'ai référencé :


- Discussions et sujets: Politique suisse

http://www.facebook.com/groups/250397595009515/

Le premier des groupes du genre (à ma connaissance), le modérateur est plutôt nationaliste, libéral, et conservateur, même s'il ne l'assume pas clairement.
Peu de liberté.

- Discussions politiques - En autogestion

http://www.facebook.com/groups/326614294053419/

Tous les membres sont modérateurs.
Liberté très élevée.

- Discussions politiques suisses - Sans restrictions

http://www.facebook.com/groups/110735975716130/

Pas de modérateur officiel.
Liberté élevée.

- Débats Politiques

http://www.facebook.com/groups/270666533011554/

Le modérateur est membre du Front de Gauche.
Liberté élevée.

- Discussions politique suisse et ailleurs

http://www.facebook.com/groups/170843059701201/

Le modérateur est membre de Genève Non Conforme.
Liberté correcte.


Intéressé à débattre avec moi sur Facebook ?
Vous me trouverez sur chacun de ces groupes.

22:50 Publié dans Politique & Facebook | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : facebook, politique, débat, net | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

28/04/2012

100 publications, cent interrogations, sans compromission, sang politique

100 publications, cent interrogations, sans compromission, sang politique

Voilà atteint un chiffre symbolique pour mon blog.
Je ne pensais pas avoir autant écrit, et pourtant les voici.
Ces 100 billets, fruits de mes lectures, et de mes réflexions.

100 publications que l'on peut lire comme autant d'interrogation que je me fais à moi-même.
Revenant volontiers sur mes pas, j'admets tout à fait errer souvent sans trouver de réponse exacte, ou aussi exacte ou pertinente que je le souhaiterais.

Le propos de ce blog n'a jamais été de traiter l'actualité en tant que telle, certains le font bien mieux que moi, et je m'y livre rarement.
Mon propos est d'interroger le sang de la politique.
Les parlements, les médias, les partis, sont autant de veines et d'artères porteurs de ce liquide vitale.
Mais le sang de la politique, ce qui irrigue le cœur, c'est à dire la société, c'est l'idéologie.

Il s'agit donc pour moi de revenir aux fondements de la construction humaine collective, d'interroger à ma façon les projets de société pour lesquels s'enflamment les Hommes, et de comprendre les différents modèles de société qui s'offrent à nous.

Certes, je suis parfaitement et totalement partial et engagé.
Mais c'est justement parce que mes publications n'ont de sens que parce qu'elles ont un but militant derrière elles : celui d'essayer de définir le meilleur chemin pour la société hors du capitalisme.

Il est clair que beaucoup de gens pensent que je perds mon temps.
Personnellement je reste néanmoins convaincu qu'il est plus que jamais temps de nous poser des questions fondamentales, et de tenter d'y apporter des réponses.

Le sociologue Pierre Escofet disait dernièrement dans Gauchebdo : « Les jeunes sont plutôt conservateurs et le monde capitaliste et libéral leur va très bien. De toute façon, ils n'ont pas la culture politique pour le remettre en question. »

Si elle veut à nouveau arriver à porter un nouveau projet de société, une nouvelle utopie, ma génération doit revenir aux fondements de la société, aux idéologies.
J'espère donc que nous serons plus nombreux à l'avenir à nous offrir le droit et les moyens de repenser le monde.

Car ce dont la société a besoin aujourd'hui, ce n'est pas d'une nouvelle cohorte de gestionnaires pragmatiques ou de jeunes cadres dynamiques vendus au capital, mais c'est d'une nouvelle génération d'utopistes engagés !

17:01 Publié dans Au sujet du Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : 100 publications, 100, blog, politique, idéologie, jeunes, jeunesse | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

24/04/2012

Questionnements autour d'un programme de parti majoritaire

Questionnements autour d'un programme de parti majoritaire

Comme je le disais récemment, il faut aux partis de gauche un programme de parti majoritaire, et pas uniquement un programme de parti minoritaire (un programme de petits pas).
Non pas que je réfute le bon sens d'un programme pragmatique, conscient du rapport de force politique historique en Suisse, mais c'est que je crois fermement dans l'utilité mobilisatrice et la force rassembleuse des idées. Ainsi, un programme de parti majoritaire aurait comme avantage d'ouvrir à nouveau le monde des possibles aux militants, et de déverrouiller la porte de l'espérance idéologique à la population.

Le programme du PS de 1959 a cela de bon (malgré sa modération) qu'il identifie avec précision les secteurs économiques appelés à être transformés sous un gouvernement socialiste et les mécanismes à mettre en place. De cette façon, il ne se contente pas de parler du rôle de l’État-providence ou de l’État interventionniste keynésien, mais les dépasse par un État producteur et planificateur. On notera que c'est un peu de cette manière qu'est articulé certains aspects du programme du Front de Gauche.

Il y a donc un très grand nombre de réponses auxquelles il nous faudrait répondre pour aller au-delà des valeurs, et au-delà des principes généraux.

Quelle forme doit prendre la socialisation des moyens de production ?
Quel équilibre faut-il rechercher entre étatisation et socialisation de l'économie ?
Quelles limites à la socialisation de l'héritage ?
Quelles limites à l'étatisation du logement par rapport aux coopératives ?
Dans quelle mesure faut-il laisser les coopératives productrices autogérées libre de tout contrôle ?
Quels domaines économiques faut-il planifier, quels domaines faut-il laisser se gérer par les mécanismes du marché ?
Quels sont les secteurs prioritaires à étatiser ou à socialiser ?
Quels sont les secteurs prioritaires à planifier ?
Comment réaliser une planification écologique efficace ?
Comment établir une transparence générale des acteurs économiques privés et étatiques ?
Faut-il auto-gérer les services publics ?
Quelles limites à l'autogestion ?
Comment développer un tournus des fonctions dans les entités économiques productrices ?
Quelle forme devrait prendre la prise de décision collective dans les activités économiques ?
Comment inscrire ces mutations dans le cadre juridique suisse ?
Comment adapter la sphère juridique aux exigences de la réalisation du socialisme ?
Comment réformer l'enseignement de manière à mettre fin à sa fonction de reproduction des inégalités sociales ?
Quelle étendue à la redistribution des richesses ?
Qu'est-ce qu'une distribution égalitaire des fruits de la production dans une économie socialiste ?
Quel commerce international et avec qui ?
Etc.

Je pourrais proposer d'ores et déjà des réponses.
Mais ce travail devrait être réalisé collectivement, soit par le cercle Gramsci, soit par la Jeunesse Socialiste, soit par une autre structure encore à définir. 

16:39 Publié dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : socialisme, programme, parti, majorité | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

21/04/2012

Le PSS et son programme de 2010

Le PSS et son programme de 2010


J'ai entrepris la lecture du programme du PS suisse, adopté en 2010 au congrès de Lausanne.


Après une lecture partielle du document je peux d'ores et déjà affirmer deux choses :

- L'analyse du PS sur la société et l'économie contemporaine n'est pas une analyse marxiste.


- Les solutions programmatiques avancées par le PS vont vers un socialisme de marché, mais ne s'arrêtent pas au capitalisme social-libéral.
En cela, il est donc faux de dire que le PS n'a pas d'ores et déjà théorisé le dépassement du capitalisme qu'il prône.


Pour revenir sur mon historique publié précédemment, on ne peut donc pas parler de tournant marxiste réformiste en 2010, mais d'amorce de tournant socialiste (quoique le programme de 1982 prévoyait déjà une sorte de dépassement du capitalisme via l'autogestion généralisée).


Je note sur le coup l'importance de différencier social-libéralisme, socialisme marxiste réformiste, et socialiste démocratique non marxiste.


La JS suisse, avec son propre document de fond Démocratie Socialiste, n'en reste pas moins davantage visionnaire, quant aux modalités du dépassement du capitalisme.


Pour conclure, je ne peux résister à l'envie de vous citer un fragment du programme du PS suisse de 1904 :

« La démocratie socialiste pose en fait que les moyens de réalisation de son programme lui sont donnés par le développement économique lui-même: le transfert des moyens de production de la propriété privée à la propriété sociale, et la substitution, à l'ordre économique capitaliste, d'un ordre communiste, à bases démocratiques.
Dans les conditions actuelles, l'activité de la démocratie socialiste prend la forme de la lutte des classes. Mais alors que les luttes de classe de la bourgeoisie ont pour but de renforcer et d'élargir ses privilèges particuliers, la classe ouvrière travaille en vue de la disparition de toute domination de classe et de toute exploitation. C'est pourquoi le but final de la lutte des classes prolétarienne consiste en la prospérité et en un avenir assuré du peuple tout entier. »

17:13 Publié dans Parti Socialiste Suisse | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : pss, parti socialiste suisse, ps, programme, 2010 | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

20/04/2012

Historique idéologique du Parti Socialiste Suisse

Historique idéologique du Parti Socialiste Suisse

1888 : Fondation

1904 - 1935 : marxisme révolutionnaire (majoritaire) - marxisme réformiste (minoritaire)

1935 - 1959 : marxisme réformiste (majoritaire) - social-libéralisme (minoritaire)

1959 - 1968 : social-libéralisme (majoritaire) - marxisme réformiste (minoritaire)

1968 – 2010 : influence de la nouvelle gauche (post-matérialiste) / social-libéralisme (majoritaire) - marxisme réformiste (minoritaire)


2010 : Le Congrès du PSS de Lausanne entérine le dépassement du capitalisme.
La roue tournerait-elle à nouveau en faveur du marxisme réformiste ?

Par social-libéralisme, j'entends le développement de l’État-providence (redistribution des richesses, assurances, et services publics) et de l’État interventionniste keynésien au sein du capitalisme.
Je me refuse en effet de confondre (comme on le fait souvent aujourd'hui) social-démocratie avec social-libéralisme.
La social-démocratie a toujours été composée de deux ailes, une marxiste réformiste, l'autre social-libérale. Ce qui la fonde, c'est son adhésion au réformisme, et non à la révolution.

Ce petit historique ne fait que dresser quelques grandes lignes générales.
Une véritable étude nécessiterait une analyse de l'ensemble des programmes du PSS depuis sa fondation.

15:17 Publié dans Parti Socialiste Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parti socialiste suisse, ps, pss, histoire, idéologies | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

11/04/2012

Le socialisme est de retour, que les riches tremblent à nouveau !

Le socialisme est de retour, que les riches tremblent à nouveau !

Le socialisme est de retour.

La crise systémique du capitalisme et les attaques des libéraux (néo-libéraux et social-libéraux confondus) contre l’État providence ont provoqué l'appauvrissement d'une large partie de la population européenne, renforçant ainsi la lutte des classes et ramenant aux goûts du jour l'idéal socialiste qui semblait disparu du champ idéologique et politique contemporain dominant.

Les partis de gauche européens se sont tellement centrisés ces dernières années que pour le moment ils sont totalement désemparés et perdus dans cette crise qui vient anéantir leurs belles théories de l'équilibre vertueux entre productivité capitaliste et État redistributeur.
C'est pourquoi c'est actuellement l'extrême gauche qui se renforce comme le prouve l'incroyable score de Monsieur Mélenchon, les intentions de vote en Grèce, ou les résultats la dernière élection régionale espagnole.

Le socialisme est de retour, que les riches tremblent à nouveau !

Mais les contradictions du capitalisme ne doivent pas être l'unique moteur du socialisme. Le matérialisme historique ne saurait être la finalité de notre réflexion, un peu d'idéalisme hégélien me semble en effet bienvenu. Car la force de nos idées peut faire évoluer la société, ou en tout cas le rapport de force politique, notamment sur le plan idéologique.

La Jeunesse Socialiste Suisse en entérinant son dernier document de fond, Démocratie Socialiste, a marqué sa volonté de dépasser le capitalisme autrement que par des incantations, mais concrètement par le socialisme.
Ce retour au marxisme réformiste, à un réformisme radical sans concession, rappelle les belles années du socialisme de 1920, voire de 1935, époque où le Parti Socialiste n'avait pas qu'un programme de parti minoritaire, mais aussi un programme de parti majoritaire.
Comment pouvons-nous espérer avoir une majorité sans proposer aux citoyens un programme de parti majoritaire ?
Nous devons proposer aux citoyens un véritable programme socialiste de transformation globale et systémique de la société.
Sans cela nous ne serons jamais majoritaires et la société sans classe restera simple rêve.

15:07 Publié dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : socialisme | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

06/04/2012

Nouvelle initiative fédérale JS : le choix de la JSG

Nouvelle initiative fédérale JS : le choix de la JSG

Mercredi soir en assemblée générale, la Jeunesse Socialiste Genevoise s'est prononcée au sujet de ses deux propositions d'initiative fédérale JSS.

Les propositions suivantes (classées par ordre alphabétique) avaient été énoncées par les membres de la JSG :

- Autogestion dans l'organisation du travail.

- Donner droit à une diminution de loyer de 5 % au moins pour les locataires respectant l’environnement et exiger du bailleur, pour les nouveaux bâtiments locatifs, un espace faisant office de compost.

- Droit de vote à 16 ans.

- Étatisation des banques.


- Étatisation du logement.

- Gratuité des transports publics.

- Introduction d’une initiative législative fédérale.

- Remplacement du service militaire par un service civil obligatoire.


- Rendre déductible les charges des entreprises liées au recyclage des déchets et aux mesures pour lutter contre la pollution.

- Socialisation de l'héritage.


Au vote final, c'est en premier lieu l'étatisation des banques qui l'a emporté, et en deuxième position, la socialisation de l'héritage.

A présent, nous nous rendrons le 19 mai à la prochaine assemblée des délégués de la Jeunesse Socialiste Suisse pour débattre du choix final et défendre nos deux propositions.

A suivre donc.


03/04/2012

Autogestion dans l'organisation du travail

Autogestion dans l'organisation du travail

Dernière proposition d'initiative fédérale pour la JSS avant le vote de la JSG.

Le cœur du socialisme consiste en la libération réelle de l'individu de toute exploitation ou de toute domination socio-économique.
Cette libération passe par la socialisation des moyens de production et la transformation de l'organisation du travail.

Cette socialisation peut certes être réalisé via la propriété collective étatique.
Néanmoins, l'étatisme primaire n'est pas souhaitable, car l’État n'est pas bénéfique en soi, mais bien lorsqu'il ne sert pas les intérêts des classes dominantes, mais les intérêts de tous.

C'est dans cette optique, conscient du rapport de force politique et économique actuel, que je soutiens une socialisation des moyens de production par la transformation de l'organisation du travail via l'instauration d'une nouvelle forme de propriété des moyens de production : la propriété collective des travailleurs.
Cette propriété collective des travailleurs correspond à la généralisation du modèle de coopératives autogérées et à l'abolition su salariat.

« Le régime des coopératives civilisées, quand les moyens de production appartiennent à la société et que le prolétariat a triomphé de la bourgeoisie comme classe, c'est le régime socialiste. » Lénine

Par coopérative autogérée, j'entends deux critères essentiels :

- Une prise de décision collective des travailleurs dans la gestion et la coordination de la coopérative.

- Un tournus dans les fonctions coordinatrices de l'entreprise.


L'autogestion dans l'organisation du travail est un grand pas ambitieux sur la voie du socialisme et du dépassement du capitalisme, et sur le chemin de la libération de l'individu de la domination capitaliste.

02/04/2012

La Rom-anie, une fausse bonne idée

La Rom-anie, une fausse bonne idée

Il y a quelque temps, j'avais publié de manière un peu hâtive quelques lignes concernant l'idée de la création d'un État rom.

Si cette idée pouvait à l'origine paraître attirante, elle va en réalité dans le plus mauvais des sens.

Certes la création d'un État rom aurait le mérite de permettre aux Roms d'échapper à leurs actuelles mauvaises conditions de vie, mais ce type de raisonnement nie la nécessité d'une intégration de la population rom dans leur lieu de vie.

En effet, il est souhaitable de soutenir une meilleure intégration de la population rom dans leur lieu d'habitation, et un renforcement de leurs droits.

Plutôt que de s'emballer pour une idée illusoire, mieux vaut donc réfléchir pragmatiquement comment améliorer le niveau de vie de la population rom là où elle réside, notamment en leur assurant un accès réel aux services publics et aux prestations étatiques.

09:01 Publié dans Les Roms | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : roms | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg