02/04/2012

La Rom-anie, une fausse bonne idée

La Rom-anie, une fausse bonne idée

Il y a quelque temps, j'avais publié de manière un peu hâtive quelques lignes concernant l'idée de la création d'un État rom.

Si cette idée pouvait à l'origine paraître attirante, elle va en réalité dans le plus mauvais des sens.

Certes la création d'un État rom aurait le mérite de permettre aux Roms d'échapper à leurs actuelles mauvaises conditions de vie, mais ce type de raisonnement nie la nécessité d'une intégration de la population rom dans leur lieu de vie.

En effet, il est souhaitable de soutenir une meilleure intégration de la population rom dans leur lieu d'habitation, et un renforcement de leurs droits.

Plutôt que de s'emballer pour une idée illusoire, mieux vaut donc réfléchir pragmatiquement comment améliorer le niveau de vie de la population rom là où elle réside, notamment en leur assurant un accès réel aux services publics et aux prestations étatiques.

09:01 Publié dans Les Roms | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : roms | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Et oui. Le même problème se pose aussi avec les clandestins et l'immigration irrégulière. L'insécurité ne sera pas enrayée tant que les minorités exclues ne seront pas intégrées dans une activité légale. Personne ne doit rester à l'abandon dans les rues, en proie à tous les trafics et tous les abus. L'intégration coûte moins cher à une collectivité que la répression ou l'expulsion. Et qui travaille, cotise; c'est autant de bénéfices pour l'Etat. Il faut pouvoir trouver une place pour les gens du voyage ou les migrants politiques; des travaux d'intérêts généraux dans des secteurs délaissés par les travailleurs locaux, avec formations, si besoin. Il faut savoir en outre que les roms ne sont là que pour des temps brefs; ils ne s'installent pas et que l'immigration irrégulière est faible. Quelques centaines de personnes. Qu'on mette un peu en parallèle les chiffres de l'immigration avec ceux de l'émigration, et on verra bien que cette peur de l'immigration massive est absolument délirante.

Écrit par : Cédric | 02/04/2012

On parle de 100'000 personnes en situation irrégulière en Suisse et plus de 20% de la population est étrangère, si jamais. Mais je vous en prie, restez dans votre monde parallèle où il suffit de donner du travail aux gens pour stopper la criminalité...

Écrit par : Courant alternatif | 02/04/2012

Les 20 % dont vous parlez font partie de l'Union Européenne, ce sont nos voisins directs, à l'exception de la Serbie, plus éloignée. Il s'agit de l'immigration légale. Je parlais de l'immigration illégale... et je pensais à Genève, en particulier. J'ai vérifié les chiffres de 2010 sur le site de la Confédération : pour 140'000 personnes qui se sont installées en 2010, il y en a 70'000 qui sont reparties. Reste 70'000 personnes, qui sont restées, pour ce qui est de l'immigration légale. J'aimerais en outre qu'on me dise quel problème pose l'immigration légale ? J'ignore d'où vous tenez vos chiffres sur l'immigration clandestine puisque les clandestins, parce qu'ils sont clandestins, échappent à toutes les statistiques... Je n'ai pas trouvés de chiffres; mais je me doute bien que le vôtre est infondé. Quoi qu'il en soit, si l'immigration clandestine est trop élevée, ce que je ne crois pas, il faut nécessairement avoir un partenariat avec l'Union Européenne sur le sujet. Car si un pays de 8 millions d'habitants a de la marge, il y en a encore bien plus dans une communauté de 500 millions d'habitants...

Écrit par : Cedric | 02/04/2012

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