28/03/2012

Socialisation de l'héritage

Socialisation de l'héritage

Encore dans le cadre de l'élaboration de notre nouvelle initiative fédérale JSS, quelques mots en faveur de la socialisation de l'héritage.

Tout d'abord, je tiens à rappeler que la socialisation de l'héritage n'est pas qu'une mesure essentielle à la construction du socialisme, mais aussi à l'accomplissement de la vision philosophique du libéralisme politique.
C'est d'ailleurs pourquoi des chantres de la méritocratie, comme les Jeunes Libéraux-Radicaux, soutiennent une telle mesure, puisque l'héritage n'est jamais quelque chose de mérité. 

Dans une optique socialiste, à laquelle j'adhère, il s'agit non de mérite, mais d'égalité.
En effet, la socialisation de l'héritage signifie le partage égalitaire et collectif des héritages de tous.

Ce partage permettra de donner à tous la même égalité des chances, et de limiter la reproduction
sociale (stratification sociale) par capitaux hérités, telle que décrit par Bourdieu.
Certes, on ne limite pas ainsi l'héritage de capitaux sociaux, culturels, ou symboliques, mais on limite déjà dans une large mesure la propension d'un ordre social à se reproduire.
Bien entendu, il faudra différencier héritage des biens privés, des biens immobiliers, et des capitaux mobiliers. La socialisation de l'héritage pourrait uniquement concerner les biens immobiliers et les capitaux mobiliers, sans toucher aux biens privés.

Ce qui est certain, c'est qu'avec la socialisation de l'héritage, chacun recevra dans une proportion équitable une part de l’héritage collectif, ce qui représentera un grand pas en faveur de l'égalité des chances, essentielle à la construction d'une société juste et harmonieuse.

Pour toutes et pour tous, sans privilèges !

19:46 Publié dans Socialisation de l'héritage | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : socialisation de l'héritage, héritage | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

27/03/2012

Étatisation du logement

Étatisation du logement

Toujours dans le cadre de l'élaboration de notre nouvelle initiative fédérale JSS, voici quelques mots en faveur de l'étatisation du logement.

« La propriété privée nous a rendus si stupides et si bornés qu'un objet n'est nôtre que lorsque nous le possédons. » Karl Marx

Je soutiens que le logement devrait être propriété de la collectivité à travers l’État, et que ce dernier devrait le gérer et répartir de manière égalitaire.

Pourquoi aurions-nous besoin de posséder un logement de manière privée ?
Ne pouvons-nous pas nous satisfaire d'en être propriétaire à travers la société ?

Notons que à Genève, seule 20% de la population a la propriété privée de son logement.

La propriété collective, sociale, du logement, permettra d'en finir avec les grandes inégalités entre individus concernant l'accès à un logement décent qui leur permette de vivre dans de bonnes conditions.
Nous pourrons partager équitablement le logement, et ne pas laisser des familles de 5 personnes s'entasser dans un trois pièces, alors que certains individus privilégiés vivent dans de vastes logements personnels. De même, nous pourrons régler le problème des jeunes qui galèrent longuement pour trouver un logis à des prix abordables.

L'étatisation du logement, via expropriation et indemnisation, est donc la solution à la crise du logement.
La propriété collective du logement est la solution égalitaire pour que tout le monde puisse vivre dans de bonnes conditions.

Pour toutes et pour tous, sans privilèges !

26/03/2012

Étatisation des banques

Étatisation des banques

Dans le cadre de notre réflexion collective sur le lancement d'une nouvelle initiative populaire fédérale de la JSS, je développe ci-dessous un petit argumentaire en faveur d'une des idées d'initiative qui me tient à cœur : l'étatisation des banques. Cette proposition a notamment été soutenue par le comité directeur de la JSS. Elle est aussi intégrée au programme de la JSG.

Les banques ont provoqué la crise financière par leurs investissements et leurs crédits pourris.
Cette crise financière s'est ensuite transmise à l'économie réelle créant chômage et pauvreté.
Mais ce n'est pas tout.
Les banques ont ensuite dû mendier à la collectivité pour éviter la faillite, endettant ainsi les États qui se sont retrouvés avec la crise de la dette que l'on connaît.
A la suite de cela, les gouvernements européens ont profité de cet endettement étatique pour mettre à bas l'Etat-providence et pour renverser les institutions démocratiques, remplaçant des gouvernements élus par des pantins technocrates.
On assiste ici à une contradiction systémique flagrante du capitalisme : soit l’État sauve les banques en saccageant l'Etat-social et par conséquent en jetant dans la misère sa population tout en détruisant son économie, soit l’État ne sauve pas les banques, mais alors l'économie capitaliste s'écroule et la population se retrouve dans la misère...
Une seule résolution possible de cette contradiction propre au capitalisme : le socialisme !

Les banques sont le cœur du problème et de la solution.
Le problème vient du fait qu'elles ne sont pas contrôlées par la collectivité et par des instances démocratiques. Des managers surpayés, des traders avides, et de gros actionnaires cupides, forment le trio infernal qui guide les choix stratégiques des banques.
Reprendre le contrôle des banques est donc essentiel si l'on veut éviter toute nouvelle crise financière induite par les logiques capitaliste qui prévalent lorsque les banques sont laissées à elles-mêmes.
La solution vient du fait que si le peuple contrôle démocratiquement les banques, il se donne les moyens d'auto-déterminer son avenir économique. Car contrôler les banques, c'est contrôler le crédit. Et contrôler le crédit, c'est contrôler le développement économique, donc c'est avoir le pouvoir de choisir ce qui est nécessaire et ce qui ne l'est pas au bien-être collectif.
Démocratiser les banques passe donc évidemment par une étatisation.

Avec le contrôle démocratique des banques, la population pourra en plus de cela imposer un fonctionnement égalitaire au sein de ces institutions, limiter les écarts salariaux, imposer une réelle transparence, etc.

Enfin, l'étatisation des banques représentera une source de revenus bienvenus pour la collectivité qui pourra ainsi financer de nouvelles avancées sociales.

19:07 Publié dans Étatisation des banques | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : étatisation des banques, banques, crise, crise financière, dettes | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

25/03/2012

Nouvelle initiative fédérale de la Jeunesse Socialiste Suisse

 

Nouvelle initiative fédérale de la Jeunesse Socialiste Suisse

Lors de l'assemblée annuelle de la JSS du weekend dernier, nous avons décidé de lancer une nouvelle initiative populaire fédérale.

Cette initiative doit être pour nous un nouveau symbole de mobilisation et d'union de la jeunesse socialiste autour d'un objectif commun et fédérateur.

L'expérience de l'initiative 1:12 a prouvé que la Jeunesse Socialiste est capable de récolter le nombre de signatures voulu dans le temps requis.

Notre détermination à changer l'organisation de la société en Suisse passera donc par cette nouvelle initiative, qui nous permettra ainsi d’œuvrer concrètement en faveur d'un des thèmes développés dans notre document Démocratie Socialiste.

http://radikaledemokratie.ch/?page_id=7&lang=fr

En mai, nous choisirons notre projet d'initiative.

Personnellement, je soutiendrai devant l'assemblée de la JSS potentiellement 3 idées, importantes et nécessaires selon moi dans la construction du socialisme démocratique :

- l'étatisation des banques

- l'étatisation du logement

- la socialisation de l'héritage

Je développerai ces idées dans mes prochaines publications.

Je me réjouis en tout cas que nous nous lancions dans cette nouvelle aventure politique que représentera le lancement de cette nouvelle initiative.

Vive la Jeunesse Socialiste !

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24/03/2012

La nation n'existe pas !

La nation n'existe pas !


Celles et ceux qui lisent la presse libérale auront eu l'occasion hier de me voir dans le Temps au sujet du nationalisme de gauche.
Je profite donc de cette occasion pour clarifier ma position concernant le nationalisme, vu que certains semblent ne pas avoir très bien compris que l'ensemble de ma réflexion portait sur des aspects de stratégie politique et sur des fluctuations électorales, et non sur les idées nationalistes.


Qu'est ce que le nationalisme ?

Le fondement de la société, pour le nationalisme, réside dans la nation.
Une nation est une communauté culturelle homogène.
Donc pour le nationalisme l'organisation de la société doit se faire entièrement en fonction de l'appartenance culturelle (forme de communautarisme à large échelle).

La Suisse est un pays multinational qui s'est développé grâce aux migrations et au métissage de sa population. Cette diversité est une richesse et fait de notre pays une expérience réussie d'un vivre-ensemble multiculturel.

Qu'est ce que la culture suisse aujourd'hui ?

Principalement, une culture qui passe par des institutions (démocratie semi-directe, fédéralisme, plurilinguisme, etc.) Cette culture n'est pas dominante, elle ne détermine pas nos faits et gestes.
Non, la culture dominante en Suisse, du moins dans les villes, est la culture européenne (ou occidentale). C'est elle qui fait que nous mangeons, pensons, consommons d'une certaine façon.

Toute idée nationaliste est donc absurde !
Il n'y a pas de communauté culturelle homogène en Suisse.

La nation n'existe pas !

Quant au socialisme, il peut certes être mis en place à l'échelle d'un pays, mais il est encore mieux si il est mis en place à l'échelle d'une région comme l'Europe, ou bien carrément à l'échelle du monde.

Le nationalisme doit être combattu car il est porteur d'un message de haine : si vous n'êtes pas comme nous, alors nous ne voulons pas de vous.

Le socialisme est internationaliste car il cherche à réunir les populations opprimées par le capitalisme dans une nouvelle organisation égalitaire de la société.

Nous combattrons donc le nationalisme !

Je souhaite à présent publier de manière anonyme quelques réactions qui me sont parvenus suite à l'article publié dans le Temps.

« Salut a toi Adrien au départ je ne te soutenais pas, mais ce que le journal le Temps à fait contre toi c'est dégueulasse, moi je suis aussi pour état interventionniste et protectionniste, moi aussi je n’adhère pas aux nationalisme ni à leur thèse,et je sais que c'est violent de se faire traiter d’extrême-droite quand on ne l'est pas. »
J. M.

«
Le fait que Le Temps ait braqué le projecteur sur le blog de Adrien Faure afin de créer une polémique qui n'en est pas une, est bien dommage. Confondre un jeune socialiste en pleine confrontation de concepts, de notions, d'élaborations d'une sensibilité politique en devenir, avec les imprécisions, les erreurs, les hésitations nécessaires, les audaces, tout cela démontre davantage un climat extrêmement tendu chez certains officiels... alors que dans les bords politiques adverses, on entend des propos bien plus malsains de la part de certains jeunes membres de partis de droite dure... Je trouve très sympathique, moi, ce que fait Adrien Faure. Je l'encourage à continuer et à ne pas être contrarié par les frilosités ambiantes. Il faut bien commencer par être maladroit avant d'être adroit... La liberté d'expression est bien plus vaste que ce que certains essaient de faire croire. Evoquer le "national-socialisme" dans cette affaire, tout cela est vraiment grotesque. Pour le coup, les excès ne viennent pas toujours de la jeunesse... Peut-être faut-il être d'aucun parti pour pouvoir penser librement ?... »
C.

« Et bien moi, à 20 ans, je ne me préoccupais absolument pas de politique. J'aurais été dans l'incapacité totale de maîtriser la moindre notion, quelle qu'elle soit. Et cela ne relève pas de l'indignité, mais de l'inexpérience. Je trouve donc que Adrien Faure a bien du mérite de s'y exercer publiquement. Donc, s'indigner ici est bien dérisoire; alors que nombre de scandales se perpétuent impunément à l'échelle nationale par des hommes politiques élus et confirmés. Exonérations d'impôt des entreprises qui délocalisent, abaissement des impôts pour les riches, libéralisation des services sociaux, du livre; accroissement de la production, des bénéfices, du PIB, sans compensation sur les salaires ou les jours de congés; masse considérable d'argent issus de la corruption politique étrangère, des dictatures et probablement des trafics de toute sorte dans les coffres des banques suisses; spéculation sur les loyers; quelques milliards chaque années qui partent du 2ème piliers vers la finance actionnariale; sans parler de la xénophobie et du populisme qui nous valent des initiatives et des lois absurdes. Il y a des lieux pour s'indigner, et d'autres pour débattre. Pourquoi n'aurait-il pas le droit de faire de son blog un think tank, avec le risque toujours évident, de dire des choses un peu déplacées ? Ce problème arrive également à des organisations comme Terra Nova, en France, par exemple. Par moment, ça dérape. Bon. On a quand même pas affaire à un terroriste... ;-) Les donneurs de leçons, de gauche comme de droite, ne veulent pas débattre; ils ne veulent que juger et condamner. Ils sont trop autoritaires et gardiens du Temple pour être de vrais démocrates. L'interdiction les fascine toujours beaucoup. Laissez respirer la pensée, merci... Pour ma part, l'idée de "nationalisme de gauche" m'a fait penser au souverainisme de gauche, qui n'est pas d'extrême droite et qui défend les intérêts socio-économiques d'un pays en refusant qu'une instance extérieure y impose une idéologie contraire. Exemple : la commission européenne. Ca peut se défendre, avec d'autres mots et d'autres visées que de la pure tactique politicienne... »
C.

Et je conclurai par l'Internationale en estonien.



 

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22/03/2012

Glossaire schématique des tendances idéologiques et partisanes en politique

 

Glossaire schématique des tendances idéologiques et partisanes en politique

Au lieu de mon habituel glossaire de plus en plus verbeux, j'ai réalisé quelques schémas sous formes d'axes analytiques afin de représenter les tendances idéologiques et partisanes en politique.

Axe socio-économique.png


Axe des moeurs.png


Axe culturel.png


Axe écologique.png


 

 

 

 

 

14:30 Publié dans Idéologies politiques & projets de société | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : glossaire, idéologies, politique, partis politiques | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

21/03/2012

No pasarán

No pasarán

Le 11 février, j'ai publié sur ce blog une analyse théorique concernant les conséquences potentielles de la création d'un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2012/02/11/du-nati...

Je désire aujourd'hui revenir sur cette analyse.

En effet, après réflexion supplémentaire, je pense à présent que l'on peut établir que la création d'un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques ne serait pas souhaitable, même d'un point de vue stratégique.

Car un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques risquerait non seulement de prendre une (large) part de l'électorat UDC, mais aussi d'attirer à lui de nouvelles franges de la population. Cet afflux potentiel, cet appel d'air, représente un danger politique pour les forces de gauche.

Le risque que représente politiquement un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques est donc élevé, et par conséquent on ne peut que espérer que ce type de parti ne se développe jamais.






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19/03/2012

Assemblée Annuelle de la JSS : retour aux sources de la social-démocratie

Assemblée Annuelle de la JSS : retour aux sources de la social-démocratie

Durant le weekend du 17 et 18 mars s'est tenue l'Assemblée Annuelle de la Jeunesse Socialiste Suisse qui a réuni 300 Jeunes Socialistes de tous les cantons.

Le samedi, nous avons débattu pendant 6h30 (et 169 amendements) d'un nouveau document de fond pour notre parti.
Ce document, que j'avais présenté précédemment sous le nom de Démocratie Radicale, a été rebaptisé Démocratie Socialiste.

Ce texte présente la tendance idéologique de la JSS qui consiste à marier réformisme radical démocratique et socialisme.

Concrètement, l'objectif est de démocratiser radicalement la société, la politique, et l'économie, afin de dépasser le capitalisme.
Il s'agit clairement d'un projet de société d'orientation marxiste réformiste, rappelant parfaitement les premiers courants idéologiques de la social-démocratie (ou du socialisme démocratique).
On y trouve notamment, en ce qui concerne l'axe socio-économique, la socialisation des moyens de production, l'abolition du salariat, et l'autogestion dans l'organisation du travail.

Qu'est ce qui nous différencie alors de l'extrême gauche réformiste ?

Principalement le fait que nous avons une grande conscience du rapport de force politique et économique qui prévaut en Suisse aujourd'hui.
Cette conscience des rapports de force nous pousse à ne pas nous enfermer sur nous-mêmes dans un sectarisme improductif, mais à développer un certain, et pertinent, pragmatisme (une forme d'aptitude au compromis intelligent).

Ainsi, la JS manie d'une main une radicalité idéologique qui lui permet de réellement penser différemment la société de manière systémique, et de l'autre, elle déploie une activité politique efficace et pragmatique, adaptée et adaptable à la situation contemporaine helvétique.

A la Jeunesse Socialiste Genevoise, nous souhaitons suivre l'exemple de cette performance de la JSS, en développant, en sus de notre activisme politique habituel, un manifeste qui nous permettra de présenter notre vision de la société et du socialisme démocratique.

Réjouissons-nous en tout cas de cette belle et ambitieuse concrétisation théorique par la JSS, de la volonté du PS de dépasser le capitalisme.

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Élection à la co-présidence de la Jeunesse Socialiste Genevoise

Élection à la co-présidence de la Jeunesse Socialiste Genevoise

Mercredi 14 mars, lors de notre assemblée annuelle, j'ai été élu à la co-présidence de la Jeunesse Socialiste Genevoise avec ma camarade Olga Baranova.

Cette élection est la conclusion enthousiasmante de deux années d'engagement au sein de la JSG, et c'est pour moi un grand plaisir que d'avoir cette opportunité de m'investir davantage encore pour défendre nos idées et nos valeurs. Je remercie donc mes camarades de leur confiance.

Si l'on fait le bilan de nos activités de ces dernières années, marquées par la présidence de mon camarade Romain de Sainte-Marie, l'évolution de notre jeunesse de parti est tout à fait positive et réjouissante.

Nous avons en effet gagné en visibilité et en efficacité, en développant un style décalé et ludique, lors de nos actions et de nos campagnes, qui correspond à un militantisme davantage attractif et moderne.

Pour l'avenir, il nous tient à cœur de poursuivre cet activisme joyeux, tout en agissant sur de nouveaux axes (que je présenterai dans mes prochaines publications).

Vive le socialisme !
Vive la Jeunesse Socialiste !

08:21 Publié dans Jeunesse Socialiste Genevoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunesse socialiste genevoise, jsg, co-présidence | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

13/03/2012

News socialistes

News socialistes


Je sais, je ne publie plus beaucoup ces temps-ci.
Un peu par manque de temps, et un peu par manque d'inspiration.
Alors, pour changer un peu de mes réflexions sur les idéologies, je vous fais un petit tour de ces derniers et prochains jours en ce qui concerne mon engagement socialiste.


Cercle Gramsci

Ce dimanche 4 mars, la première rencontre (post-fondation) du cercle a réuni une dizaine de personnes (comme lors de la réunion de fondation) autour d'une discussion riche en débats pluralistes et en échanges constructifs sur la critique du capitalisme.
Cette première discussion est fondamentale, car elle permet de jeter les bases de notre travail de recherche et de prospection idéologique.
En effet, toute théorisation du dépassement du capitalisme commence par une définition large et détaillé de ce mode d'organisation et de production, ainsi que par une critique fournie et approfondie des mécanismes et des tribulations empiriques de ce modèle de société.

Notre cercle se réunira à nouveau le dimanche 18 mars.
Nous y poursuivrons notre critique collective du capitalisme.


Assemblée annuelle de la Jeunesse Socialiste Genevoise

Demain soir se tiendra l'assemblée annuelle de la Jeunesse Socialiste Genevoise.

Ce sera notamment l'occasion de dire au revoir et de féliciter notre co-président Romain de Sainte-Marie, étant donné que ce dernier va quitter la présidence de la JSG pour celle du PSG.

Nous ferons en outre le point sur nos activités passées, présentes, et futures.


Club Socialiste Genevois des Arts Martiaux

Le mardi 20 mars, la JSG lancera son Club Socialiste Genevois des Arts Martiaux.


La création de ce club s'inscrit dans l'idée de développer des activités interactives entre membres du parti, tout comme les anciens mouvements ouvriers organisaient autrefois moult activités entre leurs membres.

Le Club Socialiste Genevois des Arts Martiaux organisera chaque semaine, au Temple des Pâquis, des rencontres inter-martiales autogérées ouvertes aux pratiquants adhérant aux idéaux socialistes.


Assemblée annuelle de la Jeunesse Socialiste Suisse

Ce weekend, nous nous rendrons à Berne pour participer à l'assemblée annuelle de la Jeunesse Socialiste Suisse.

Le très intéressant et enthousiasmant document « Démocratie Radicale » y sera notamment discuté.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2012/02/27/la-demo...

Pour rappel, ce dernier prévoit (dans sa version actuelle) la socialisation des moyens de production, l'abolition du salariat, et l'autogestion dans l'organisation du travail.
Bref, le dépassement du capitalisme.

A suivre.

22:19 Publié dans News socialistes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cercle gramsci, jss, jsg, démocratie radicale, news, arts martiaux, club | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

02/03/2012

Réponses au Carnet vert

Réponses au Carnet vert

J'ai eu récemment le plaisir de rencontrer une lectrice de mon Blog, cette dernière ayant entrepris de m'inviter à faire sa connaissance lors d'une rencontre IRL (In Real Life).
J'ai reçu de ses mains un petit carnet vert de notes, de questions, et de remarques, concernant mes derniers écrits.
Je me suis donc intéressé à répondre et à réagir au contenu de ce carnet. En voici le résultat.

Démocratie spatiale

Par démocratie spatiale, j'entends marquer l'importance d'un échelon dans l'échelle démocratique idéale de la construction collective. En me basant sur les théories de l'écologie politique / décroissance (Serge Latouche, Paul Ariès, André Gorz, Nicolas Ridoux), ainsi que sur les théories fédéralistes, je retire l'idée qu'il est important de bien appuyer le fait que toute organisation politique commence par un découpage spatial articulant de fait une certaine conception de l'ordre et de la hiérarchie dans les rapports de force entre régions (comme on peut le voir avec une analyse géographique centre-périphérie par exemple). D'où la nécessité selon moi de décentralisation (maximale possible) politique et économique, étant donné que la décentralisation induit l'autonomie.

Assemblée populaire

La question du degré de compétence et de souveraineté de l'assemblée populaire de quartier ou de village dépend essentiellement du degré de décentralisation et de relocalisation économique et politique. Dans une organisation sociale communautaire (par exemple sur un modèle anarchique, écologiste, ou communiste), l'assemblée populaire dispose évidemment d'un degré de compétence fortement élevé, alors que dans une organisation sociale individualiste (socialiste ou capitaliste) l'assemblée populaire se retrouve avec moins de prérogatives. De manière évidente, un système centralisé ôterait du sens à l'assemblée populaire en réduisant sa capacité d'action.

Science et politique

J'adhère à l'idée de la création d'organes scientifiques spécifiques de consultation pour les acteurs politiques et médiatiques tant que cette idée ne s'amalgame pas à une forme de corporatisme de spécialistes ou de vampirisme technocratique. Il me semble que Dominique Bourg développe une idée à ce sujet : à creuser.

Tirage au sort

Une théorie de la démocratie extrêmement bien présenté par Etienne Chouard. L'idée de parrainage que je lui reprends signifie simplement que tout citoyen volontaire pour être tiré au sort doit recueillir pour cela un certain nombre de signatures de citoyens acceptant de le parrainer.
J'aimerais ajouter que des éléments de la sociocratie pourraient être utilisés avec la théorie du tirage au sort.

Les banques et le crédit

Une étatisation des banques est-elle une si grosse affaire qu'elle nous paraisse si ardu ?
Je suis certain que les forces de gauche finirons par se saisir de cette excellente idée de démocratisation du crédit et de contrôle sain du développement économique. Assez de laissez-faire !

Publicité consumériste

Certes, interdire n'est jamais agréable, ni toujours efficace. Mais toutefois, transiger sur l'interdiction de la publicité consumériste est difficilement envisageable selon moi. La publicité consumériste est le moteur du productivisme matérialiste qui provoque la crise écologique... Si nous voulons l'arrêter nous devons bien passer par une interdiction, question de survie pour l'humanité.

Transparence

Instaurer la transparence dans le secteur économique étatique et privé, ainsi que dans la sphère politique, n'est pas si compliqué il me semble. Il s'agit principalement de donner à l'ensemble de la population l'accès à toutes les informations que ce soit par l'intervention de l’État, l'établissement de règles de transparence contraignantes, ou par le contrôle d'organes indépendants. Par exemple, on pourrait commencer comme dans certains pays de Scandinavie où les impôts de chacun sont publiés sur internet dans un site accessible à tous.

Démocratie économie

Tendre vers une société égalitaire nous amènera naturellement vers une société sans classe où l'harmonie régnera entre les individus puisque les rapports de domination et d'exploitation économique seront supprimés.

Rapports sociaux

Le projet socialiste va supprimer les rapports de domination et d'exploitation économique, mais cela ne signifie pas que tout rapport de force ou de domination disparaîtra pour autant... Les théoriciens élitistes de l'organisation (Michels il me semble) ont bien montré que dès qu'il y a organisation collective il y a création d'un rapport de domination. Il s'agit donc de mettre en place les bons garde-fous politiques pour éviter toute dérive imprévue.

Auto-limitation

Comme pour la publicité consumériste, certains ne vont pas trouver ça très drôle, mais cela est néanmoins écologiquement (et donc socialement) nécessaire si nous voulons régler la cris écologique. Techniquement, une planification négative collective permettrait de mettre le principe d'auto-limitation en place. On se contente de filtrer les activités économiques écologiquement nuisibles jusqu'à atteindre le seuil des capacités régénératives de la biosphère.

Socialisme

Le socialisme est une idéologie, entendu comme un projet de société collectif articulé politiquement. Il s'agit concrètement d'une vision de comment organiser la société en abolissant les rapports de domination et d'exploitation économique, donc en construisant une société égalitaire.

Extrême gauche, Anarchistes et Objecteurs de croissance

Ces acteurs politiques mènent une lutte proche de la nôtre, même si nous ne sommes pas forcément d'accord sur la finalité (et c'est là notre principale différence). Ainsi, je rejette fortement l'idée d'organisation sociale communautaire qui est intrinsèque au communisme, à l'anarchisme, et l'écologisme. Seul le socialisme représente la voie qui correspond à ma vision du monde.


Les mythes et les symboles

Développer nos programmes, nos idées, notre action sur le terrain politique sont des éléments essentiels de notre lutte. Toutefois, nous devons effectivement développer de nouveaux symboles, de nouvelles représentations, de nouveaux mythes, à notre mouvement. Nos adversaires jouissent ce niveau d'une omniprésence de fait (systémique), et c'est pourquoi il est d'autant plus important de développer notre réflexion sur ce champ-la. J'avoue que c'est un point qui me paraît encore peu abordé et sur lequel nous devrions davantage nous pencher.

Marché et planification

Je pense qu'il faut utiliser les deux tout en restant pertinent dans la sélection des secteurs économiques. Le modèle d'ex-Yougoslavie pendant la Guerre Froide est intéressant à ce niveau-la.
Un système de coopératives autogérées étatiques et privées (propriété collective des travailleurs) en concurrence sur des marchés et planifiés sur certains secteurs me semble une forme d'organisation socialiste pertinente et efficace.

Méritocratie et économie planifiée

Cela peut surprendre, mais il y a un socle méritocratique assez fort dans l'économie planifiée (pure). Ainsi, dans l'économie planifiée, les postes de travail dépendent de la planification de la production en fonction des besoins collectifs. Ces postes de travail induisent la formation d'individus compétents. Il y a donc compétition méritocratique entre les individus en formation pour l'accès à ces postes, étant donné que l'héritage est socialisé et l'égalité instauré.

***

Un grand merci encore à la lectrice au petit carnet vert !

14:31 Publié dans Carnet Vert d'une lectrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carnet vert, lectrice, réactions | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg