27/03/2012

Étatisation du logement

Étatisation du logement

Toujours dans le cadre de l'élaboration de notre nouvelle initiative fédérale JSS, voici quelques mots en faveur de l'étatisation du logement.

« La propriété privée nous a rendus si stupides et si bornés qu'un objet n'est nôtre que lorsque nous le possédons. » Karl Marx

Je soutiens que le logement devrait être propriété de la collectivité à travers l’État, et que ce dernier devrait le gérer et répartir de manière égalitaire.

Pourquoi aurions-nous besoin de posséder un logement de manière privée ?
Ne pouvons-nous pas nous satisfaire d'en être propriétaire à travers la société ?

Notons que à Genève, seule 20% de la population a la propriété privée de son logement.

La propriété collective, sociale, du logement, permettra d'en finir avec les grandes inégalités entre individus concernant l'accès à un logement décent qui leur permette de vivre dans de bonnes conditions.
Nous pourrons partager équitablement le logement, et ne pas laisser des familles de 5 personnes s'entasser dans un trois pièces, alors que certains individus privilégiés vivent dans de vastes logements personnels. De même, nous pourrons régler le problème des jeunes qui galèrent longuement pour trouver un logis à des prix abordables.

L'étatisation du logement, via expropriation et indemnisation, est donc la solution à la crise du logement.
La propriété collective du logement est la solution égalitaire pour que tout le monde puisse vivre dans de bonnes conditions.

Pour toutes et pour tous, sans privilèges !

Commentaires

Et si on ajoute que "la propriété, c'est le vol", alors l'état deviendra voleur... Mais, ne l'est-il pas déjà?

Écrit par : Déblogueur | 27/03/2012

A ce billet j'ajouterai quelque chose qui va dans ce sens.

Lorsque l'on étudie le marketing, on ne peut pas éviter la pyramide de Maslow.

En tant qu'humain nous avons des besoins : besoin physiologique (manger, boire, dormir, respirer, besoin de sécurité (un logement, emploi, santé, propriété) etc...

Sans ces points basiques sans un homme ne peut vivre décemment. Dès lors il est nécessaire de ne pas faire de profit sur ces points vitaux. Je sais ce que certains libéraux diraient. (Bolchévique, communiste bref...le même blabla que d'habitude). Si je vais dans leur sens qu'il faut faire le commerce de tout, un jour viendra ou le fait de respirer sera une prestation. Alors au lieu de tout rejeter, il faut se rendre compte que le libéralisme glisse gentiment vers son extrèmisme, comme chaque idéologie que l'on a eu. Alors avant que le fascisme commercial ne vous gagne, réfléchissez et pensez à ce qui doit être conservé et ce qui doit être arrêté.

Écrit par : plume noire | 27/03/2012

Je ne suis pas sûr qu'abolir la propriété privée (et les privilèges) soit une bonne idée. Elle concerne peu de gens; ceux qui en ont les moyens. Pourquoi leur retirer cette opportunité ? En revanche, la spéculation sur le logement est aberrante; c'est cela qu'il faut casser. Le pouvoir excessif des régies privées. Renforcer les droits des locataires. Je ne pense pas qu'il faille tout collectiviser; c'est comme pour la nationalisation des banques. Est-on si sûr que le capitalisme soit mauvais partout ?... Ou plutôt : est-on si sûr que l'Etat ait un intérêt à être partout ? Quels problèmes posent les privilèges lorsque un peuple vit bien ?... Au moindre déséquilibre capitaliste, il suffit à l'Etat de taxer où se trouve le surplus pour le redistribuer où il doit. Pour le reste, il faut utiliser les lois dans le sens du bien public et interdire ou empêcher telle ou telle pratique discriminante. Nul besoin d'en rajouter... ;-)

Écrit par : Cedric | 27/03/2012

"Est-on si sûr que le capitalisme soit mauvais partout ?"

Non pas du tout...précisément qu il ne faut pas tout rejeter.

"Alors au lieu de tout rejeter, il faut se rendre compte que le libéralisme glisse gentiment vers son extrèmisme, comme chaque idéologie que l'on a eu."

Je dis simplement que nous assistons à la dérive du capitalisme qui au lieu de rester sain va vers son extrême.

Écrit par : plume noire | 27/03/2012

Oui, c'est ce que je dis. Il y a d'ailleurs eu des périodes prospères, économiquement, où l'économie était simplement régulée. Un protectionnisme libéral ou un capitalisme social, j'ignore s'il existe un terme adéquat pour définir une économie encadrée par des lois strictes mais efficaces, et qui permettent autant à l'économie de fonctionner et à l'Etat de prospérer. On ne m'ôtera pas de l'idée que c'est un jeu d'équilibre. Les révolutions ne valent que lorsque les équilibres démocratiques sont gravement atteints.

Écrit par : Cédric | 27/03/2012

Ah Cédric, vous faites l'apologie du social-libéralisme, ce capitalisme social et encadré par un Etat-providence redistributeur et keynésien.
Cela permet effectivement de construire un système pas si mal, tant que le capitalisme ne vit pas de crise systémique (comme c'est le cas en Europe aujourd'hui).
Mais il y a des limites (en termes de progrès social) à ce type d'organisation socio-économique qui font que je préfère soutenir des solutions davantage idéales selon moi (c'est la voie du socialisme démocratique).

Écrit par : Adrien Faure | 27/03/2012

Il faut que l'Etat remette la Finance à sa place et se réapproprie la richesse pour la redistribuer. On ne peut pas en finir avec le capitalisme et la propriété privée démocratiquement. Donc, on ne peut pas en finir avec le capitalisme. En revanche, en matière de recettes, on peut tout faire avec l'impôt et les taxes... Les Etats-Unis poursuivent même leurs exilés fiscaux jusqu'à leurs pays hôte pour leur réclamer leur dû à la nation. Et pour ce qui est du libéralisme, avec de bonnes lois, on l'éjecte de la sphère publique et on lui interdit les fonds et les services publics. Comme en 1929, aux Etats-Unis, lorsqu'ils ont séparé la banque de dépôts de la banque d'investissement. On peut le limiter autant que l'on veut, y compris dans ses pratiques les plus opaques. Le système Suisse est un bon système. Il lui manque l'essentiel : la volonté politique. Une vraie gauche aux manettes; mais ça commence à changer... Il y a quelques problèmes avec certaines institutions, probablement à refonder; on voit bien les abus de la part des banques et du conseil fédéral, des actionnaires, du patronat, des assurances; on peut remettre tout ce beau monde à sa place avec de bonnes lois. Il y a eu des votations essentielles qui, certes, ne sont pas passées; mais ça viendra. Peut-être que, sous certains angles, il faudra à terme modifier la Constitution. Il faut en finir aussi avec les lobbys privés trop présents dans la politique suisse; ainsi qu'avec les financements politiques toujours pas réglementés. Il y a beaucoup de choses à faire avant d'en arriver à des mesures plus communistes que socialistes, à mon avis... ;-)

Écrit par : Cédric | 27/03/2012

Cédric

"On ne peut pas en finir avec le capitalisme et la propriété privée démocratiquement."

Et qu'est ce qui vous faire croire cela ?

"Il y a beaucoup de choses à faire avant d'en arriver à des mesures plus communistes que socialistes, à mon avis... ;-)"

Ah ces questions de définissions sont intéressantes.
Marx différencie bien le socialisme du communisme.
Si cela vous intéresse, il développe entres autres sa vision du communisme de manière intéressante dans son texte sur la Commune de Paris. Pour lui le communisme c'est le dépérissement de l'Etat (l'administration des choses remplace la politique), la démocratie directe, la fin des catégories marchandes, et la fédération des communes.

Ce que vous décrivez fort bien correspond davantage au courant du nouveau libéralisme (né au XIXème siècle), que l'on nomme aujourd'hui social-libéralisme.

Écrit par : Adrien Faure | 27/03/2012

Il suffit d'imaginer une société sans classes pour se rendre compte de l'absurdité d'un tel résultat... Il y aura toujours des différences dans les salaires, dans les statuts, et c'est tant mieux; car toute profession, tout rôle social ne se vaut pas. Ni dans la durée, ni dans la pénibilité, ni dans le degré de responsabilité, ni dans la valeur des biens échangés, etc. L'inégalité permet beaucoup de compensations différées dans une économie ou une société. Je sais bien que les salaires des grands patrons et des actionnaires n'ont plus aucun sens aujourd'hui; mais dans une échelle raisonnable, les différences sociales sont bénéfiques. Non seulement il est impossible de faire disparaître des classes existantes, qu'on m'explique..., et d'autres parts, les classes possédantes, si elles sont imposées comme il le faut, sont d'un grand atout pour l'Etat. Donc elles financent beaucoup de choses qui n'existeraient pas sans ces disparités. Je m'étonne qu'après les salves des libéraux pour démanteler l'intégralité de l'appareil d'Etat, on puisse vouloir à gauche faire la même chose... L'Etat est seul à pouvoir garantir le bien public et la solidarité. Il faut lui donner le maximum de ressources et lui permettre également de gérer les inégalités, non pas pour les éliminer, car il y a des inégalités positives, comme je viens de le dire, mais pour les équilibrer. Ceux qui ont trop, doivent partager à hauteur de ce qu'ils peuvent. Je commence à comprendre mieux pourquoi le communisme a eu la misère pour réalité sociale... à condition qu'il n'y ait pas, évidemment, de rentes pétrolières derrière... ;-) Car, sans échelles des salaires, sans distinctions de classes, il y a fatalement des secteurs entiers de l'économie qui ne seront plus financés. Bref, je ne mesure pas très bien l'étendue de l'impasse, mais ça n'a aucune chance de passer par les urnes. C'est un système impossible; il y aurait mille chose à dire là-dessus. Je n'ai pas les compétences pour le faire, mais j'y reviendrai sûrement. Pour l'étiquette "social-libéral" du XIXème, je ne peux répondre. Peut-être. Ca m'est égal. J'essaie d'être en phase avec l'idée que je me fais de l'organisation politique, idéalement, mais AUSSI en fonction de celle d'aujourd'hui ! Personnellement, je m'attache surtout à la liberté individuelle et au contrat social; c'est-à-dire au socialisme libertaire, tel qu'on peut le trouver chez les anarchistes ou chez des penseurs comme Albert Camus. Je m'attache plus à la dimension existentielle de la liberté humaine, et donc, fatalement aussi, à un système politique la garantissant au mieux. Je ne suis pas pétri de haine pour les bourgeois et les possédants au point de vouloir leur disparition... ;-)

Écrit par : Cedric | 27/03/2012

Cédric, moi aussi je rejette le communisme, mais je défends le socialisme, non une doctrine politique qui n'ait pas pour finalité le dépassement du capitalisme.
Des écarts salariaux sont nécessaires effectivement, mais personnellement il me semble qu'un barème juste reviendrait à une échelle de 1 pour 5 plutôt que 1 pour 73 (moyenne actuelle en Suisse). L'initiative 1:12 de la JS va déjà dans ce sens.

"Non seulement il est impossible de faire disparaître des classes existantes, qu'on m'explique..."

Par l'impôt, la taxe, la socialisation des moyens de production et des capitaux, la redistribution, une distribution égalitaire des fruits de la production, etc.

"et d'autres parts, les classes possédantes, si elles sont imposées comme il le faut, sont d'un grand atout pour l'Etat."

Bah, du moment que leurs capitaux et leurs moyens de production appartiennent à la société, leurs revenus reviendront aussi à la société. Finalement ce sera largement plus avantageux pour tous.

"Je m'étonne qu'après les salves des libéraux pour démanteler l'intégralité de l'appareil d'Etat, on puisse vouloir à gauche faire la même chose..."

Pour les communistes l'Etat existe toujours dans le communisme, mais sous une forme uniquement administrative, non plus politique. Mais c'est une abstraction. Il n'y a pas de fin à la politique selon moi.

Écrit par : Adrien Faure | 28/03/2012

L'état s'est déjà le plus grand proxénète de tous les temps !

Écrit par : Victor Winteregg | 28/03/2012

"Il y aura toujours des différences dans les salaires, dans les statuts, et c'est tant mieux"

C'est ce qu'il se passe à l'heure actuelle. Alors pourquoi aller dans le sens d''une telle société et prôner la déclaration des droits de l'homme. C'est un non sens.

Etre pour un système de classe revient à approuver les castes aux Indes! Après tout là-bas aussi se sera toujours comme cela. Et par la même occasion approuvons que le gouvernement indien facilite l'implantation d'entreprise étrangère pour développer le pays (ce qui est concrètement bien). Mais cela implique d'approuver encore autre chose. Le gouvernement n'emploie pas l'argent reçu pour améliorer les infrastructures comme l'eau courante dans certain village. Une fois de plus la dérive a fait son travail. Les classes doivent exister mais pas sur un fond de concurrence économique (trop inutile) mais dans une entre aide commune pour le bon fonctionnement de la société. Il faut favoriser la liberté économique de l'individu afin de désengorger les différents services sociaux. Ce jour là on aura fait un pas dans la direction des droits l'homme.

@Victor Winteregg

"L'état s'est déjà le plus grand proxénète de tous les temps !"

Très juste! Grâce à la main mise de lobbys sur l'Etat.

Écrit par : plume noire | 28/03/2012

" Etre pour un système de classe revient à approuver les castes aux Indes! "

Les castes en Inde sont réservés à une élite. Les classes sociales non; c'est surtout lié à l'ascenseur social qui dépend surtout du talent de la personne tant dans l'esprit d'entreprendre ou le talent sportif ou encore le talent d'un joueur de musique etc...

D.J

Écrit par : D.J | 28/03/2012

@ Adrien,

Votre modèle de société est quand même un communisme déguisé. Vouloir étatiser le le sytème bancaire et le logement et supprimer la production basé sur la propriété privée va amener ce que'on connu les modèles socialistes. Des logements en forme de taudis insalubres où de différentes fammilles sont entassées. C'est l'égoïsme indiciduel qui crée des richesses et non l'égoïsme collectif.

Voici une petite leçon d'économie socialiste qui tourne sur le net:

" Un professeur d'économie dans un lycée annonce fièrement qu'il n'a jamais vu un seul de ses élèves échouer mais, par contre, une année, c'est la classe entière qui a connu l'échec.

Cette classe était entièrement convaincue que le socialisme est une idéologie qui fonctionne et que personne n'y est ni pauvre ni riche; un système égalitaire parfait, en quelque sorte.

Le professeur dit alors: "OK donc, nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi, personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera avec de très bonnes notes.".

Après le 1er contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20. Les élèves qui avaient travaillé dur n'étaient pas très heureux; par contre, ceux qui n'avaient rien fait étaient ravis.

A l'approche du 2e contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s'étaient donné de la peine pour le 1er test décidèrent de lever le pied et de moins réviser. La moyenne de ce contrôle fut de 9/20! Personne n'était satisfait.

Quand arriva le 3e contrôle, la moyenne tomba à 5/20. Les notes ne remontèrent jamais alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d'oiseaux dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu'un d'autre.

A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal car quand la récompense est importante, l'effort pour l'obtenir est tout aussi important tandis que si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche à réussir ou n'essaie de s'améliorer. "

Les choses sont aussi simples que ça.

D.J

Écrit par : D.J | 28/03/2012

Vous parlez de socialisme en l'illustrant de la sorte, par cette histoire assez sympathique et drôle, je le concède ;-), mais j'y vois personnellement du communisme plus que du socialisme. Cela dit, c'est la même remarque que la mienne : la dénomination "socialisme démocratique" cache un communisme de la sorte sous les définitions d'Adrien. Mais je tiens à préciser tout de même : heureusement que le socialisme n'est pas cela. C'est une caricature. Nous savons tous que la péréquation sociale est aux fondements de la solidarité humaine contre la barbarie. Je dis simplement : on ne peut pas appliquer à toute l'économie, à tous les secteurs d'une société, ce que l'on applique dans les secteurs de biens communs ou de sécurité sociale. Il ne faut pas renoncer aux idéaux; mais il faut davantage de souplesses et de subtilités dans leurs applications, en 2012, alors que nombre de droits qui n'existaient pas au XIXème, ont été acquis depuis... La grande misère du XIXème, ses considérables injustices, ses répressions sanglantes, sa grande pauvreté, son manque de démocratie et d'égalité, tout cela a tout de même été enrayé pour une bonne part; même si la menace aujourd'hui, d'un recule social et démocratique, est bien réelle. Plus encore dans le reste de l'Europe qu'en Suisse, actuellement.

Écrit par : Cédric | 28/03/2012

Je pense que les grandes idéologies ne peuvent plus être reprises dans leur ensemble. Il peut y avoir des lois communisantes, dans tel ou tel domaine de l'activité; socialisante ici; capitalisante ici; et peut-être, pourquoi pas, libérales ici. Ce que l'on pourrait appeler communisme, socialisme, aujourd'hui, devrait plutôt concerner une orientation particulière, une radicalité particulière, mais plus du tout un système complet et universel, globalisant, impérialiste ou totalitaire. Pour moi, si un grand nombre de lois communistes participent d'un projet politique, on peut l'appeler "communiste"; sans pour autant qu'il soit la caricature inapplicable de ses origines. Sa pureté originelle.

Écrit par : Cédric | 28/03/2012

On ne peut plus appliquer un communisme à grande échelle telle qu'il était conçu à ses origines. Ca n'a pas de sens. A mon avis, il ne peut y avoir que des lois communisantes, socialisantes, capitalisantes, libéralisantes, à divers degrés d'une civilisation et d'une économie. Et c'est la proportion de communisme dans un projet politique qui, à mon sens, le définit comme communiste. Ou socialiste. etc. Encore faut-il récupérer du communisme ce qui est applicable encore aujourd'hui; mais certainement pas l'ensemble.

Écrit par : Cédric | 28/03/2012

D.J

"Les castes en Inde sont réservés à une élite. Les classes sociales non; c'est surtout lié à l'ascenseur social qui dépend surtout du talent de la personne tant dans l'esprit d'entreprendre ou le talent sportif ou encore le talent d'un joueur de musique etc.."

Vous devriez lire la critique de Bourdieu (héritage de capitaux culturels, symboliques, sociaux, et économiques) et de Rawls (demande social définit la rétribution des individus) de la méritocratie, qui n'est qu'illusion pour eux dans le capitalisme.

Écrit par : Adrien Faure | 28/03/2012

D.J

"Votre modèle de société est quand même un communisme déguisé."

Ce n'est pas du communisme. Relisez Marx sur le communisme et vous verrez les grosses différences entre socialisme et communisme.

"Vouloir étatiser le le sytème bancaire et le logement et supprimer la production basé sur la propriété privée va amener ce que'on connu les modèles socialistes.Des logements en forme de taudis insalubres où de différentes fammilles sont entassées."

Non, puisqu'il s'agira de socialisme démocratique et que nous n'aurons jamais à subir les mêmes conditions de développement que les pays de l'ex-URSS, vu que ces derniers étaient à l'origine sous-développés et qu'ils durent faire face à la Guerre Froide.

"C'est l'égoïsme indiciduel qui crée des richesses et non l'égoïsme collectif."

C'est votre vision de la nature humaine.
Pour moi la richesse est fruit de la coopération entre êtres humains. Non à une quelconque forme d'égoïsme.

Écrit par : Adrien Faure | 28/03/2012

D.J

Votre description du communisme à travers votre petite histoire est caricaturale.
Mais l'égalitarisme puriste n'est pas le socialisme que je défends.
Comme je le disais, des différences de rétribution me semblent acceptables, tant qu'il s'agit d'un barème équitable, de 1 pour 5 par exemple.

Écrit par : Adrien Faure | 28/03/2012

Cédric, je suis d'accord qu'il ne faut pas avoir une vision trop totalisante ou trop carrée. C'est d'ailleurs pourquoi je me considère comme pragmatique, même si relativement radical dans ma vision idéologique :)

Écrit par : Adrien Faure | 28/03/2012

" une distribution égalitaire des fruits de la production, etc. "

" Comme je le disais, des différences de rétribution me semblent acceptables, tant qu'il s'agit d'un barème équitable, de 1 pour 5 par exemple. "

N'êtes vous pas contradictoire dans vos propos? Ma " caricature " du communisme dans ma petite histoire concernait justement le premier de vos propos ci-dessus sur la distribution égalitaire.

D.J

Écrit par : D.J | 28/03/2012

D.J

C'est une question de vocabulaire et de sens que l'on donne aux mots.
Quand je parle de répartition égalitaire il ne s'agit pas de prôner une égalité totale, ce qui me paraît là du communisme.
Un égalitarisme efficace et pragmatique du type d'un barème d'1 pour 5 me semble convenable.

Écrit par : Adrien Faure | 28/03/2012

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