24/03/2012

La nation n'existe pas !

La nation n'existe pas !


Celles et ceux qui lisent la presse libérale auront eu l'occasion hier de me voir dans le Temps au sujet du nationalisme de gauche.
Je profite donc de cette occasion pour clarifier ma position concernant le nationalisme, vu que certains semblent ne pas avoir très bien compris que l'ensemble de ma réflexion portait sur des aspects de stratégie politique et sur des fluctuations électorales, et non sur les idées nationalistes.


Qu'est ce que le nationalisme ?

Le fondement de la société, pour le nationalisme, réside dans la nation.
Une nation est une communauté culturelle homogène.
Donc pour le nationalisme l'organisation de la société doit se faire entièrement en fonction de l'appartenance culturelle (forme de communautarisme à large échelle).

La Suisse est un pays multinational qui s'est développé grâce aux migrations et au métissage de sa population. Cette diversité est une richesse et fait de notre pays une expérience réussie d'un vivre-ensemble multiculturel.

Qu'est ce que la culture suisse aujourd'hui ?

Principalement, une culture qui passe par des institutions (démocratie semi-directe, fédéralisme, plurilinguisme, etc.) Cette culture n'est pas dominante, elle ne détermine pas nos faits et gestes.
Non, la culture dominante en Suisse, du moins dans les villes, est la culture européenne (ou occidentale). C'est elle qui fait que nous mangeons, pensons, consommons d'une certaine façon.

Toute idée nationaliste est donc absurde !
Il n'y a pas de communauté culturelle homogène en Suisse.

La nation n'existe pas !

Quant au socialisme, il peut certes être mis en place à l'échelle d'un pays, mais il est encore mieux si il est mis en place à l'échelle d'une région comme l'Europe, ou bien carrément à l'échelle du monde.

Le nationalisme doit être combattu car il est porteur d'un message de haine : si vous n'êtes pas comme nous, alors nous ne voulons pas de vous.

Le socialisme est internationaliste car il cherche à réunir les populations opprimées par le capitalisme dans une nouvelle organisation égalitaire de la société.

Nous combattrons donc le nationalisme !

Je souhaite à présent publier de manière anonyme quelques réactions qui me sont parvenus suite à l'article publié dans le Temps.

« Salut a toi Adrien au départ je ne te soutenais pas, mais ce que le journal le Temps à fait contre toi c'est dégueulasse, moi je suis aussi pour état interventionniste et protectionniste, moi aussi je n’adhère pas aux nationalisme ni à leur thèse,et je sais que c'est violent de se faire traiter d’extrême-droite quand on ne l'est pas. »
J. M.

«
Le fait que Le Temps ait braqué le projecteur sur le blog de Adrien Faure afin de créer une polémique qui n'en est pas une, est bien dommage. Confondre un jeune socialiste en pleine confrontation de concepts, de notions, d'élaborations d'une sensibilité politique en devenir, avec les imprécisions, les erreurs, les hésitations nécessaires, les audaces, tout cela démontre davantage un climat extrêmement tendu chez certains officiels... alors que dans les bords politiques adverses, on entend des propos bien plus malsains de la part de certains jeunes membres de partis de droite dure... Je trouve très sympathique, moi, ce que fait Adrien Faure. Je l'encourage à continuer et à ne pas être contrarié par les frilosités ambiantes. Il faut bien commencer par être maladroit avant d'être adroit... La liberté d'expression est bien plus vaste que ce que certains essaient de faire croire. Evoquer le "national-socialisme" dans cette affaire, tout cela est vraiment grotesque. Pour le coup, les excès ne viennent pas toujours de la jeunesse... Peut-être faut-il être d'aucun parti pour pouvoir penser librement ?... »
C.

« Et bien moi, à 20 ans, je ne me préoccupais absolument pas de politique. J'aurais été dans l'incapacité totale de maîtriser la moindre notion, quelle qu'elle soit. Et cela ne relève pas de l'indignité, mais de l'inexpérience. Je trouve donc que Adrien Faure a bien du mérite de s'y exercer publiquement. Donc, s'indigner ici est bien dérisoire; alors que nombre de scandales se perpétuent impunément à l'échelle nationale par des hommes politiques élus et confirmés. Exonérations d'impôt des entreprises qui délocalisent, abaissement des impôts pour les riches, libéralisation des services sociaux, du livre; accroissement de la production, des bénéfices, du PIB, sans compensation sur les salaires ou les jours de congés; masse considérable d'argent issus de la corruption politique étrangère, des dictatures et probablement des trafics de toute sorte dans les coffres des banques suisses; spéculation sur les loyers; quelques milliards chaque années qui partent du 2ème piliers vers la finance actionnariale; sans parler de la xénophobie et du populisme qui nous valent des initiatives et des lois absurdes. Il y a des lieux pour s'indigner, et d'autres pour débattre. Pourquoi n'aurait-il pas le droit de faire de son blog un think tank, avec le risque toujours évident, de dire des choses un peu déplacées ? Ce problème arrive également à des organisations comme Terra Nova, en France, par exemple. Par moment, ça dérape. Bon. On a quand même pas affaire à un terroriste... ;-) Les donneurs de leçons, de gauche comme de droite, ne veulent pas débattre; ils ne veulent que juger et condamner. Ils sont trop autoritaires et gardiens du Temple pour être de vrais démocrates. L'interdiction les fascine toujours beaucoup. Laissez respirer la pensée, merci... Pour ma part, l'idée de "nationalisme de gauche" m'a fait penser au souverainisme de gauche, qui n'est pas d'extrême droite et qui défend les intérêts socio-économiques d'un pays en refusant qu'une instance extérieure y impose une idéologie contraire. Exemple : la commission européenne. Ca peut se défendre, avec d'autres mots et d'autres visées que de la pure tactique politicienne... »
C.

Et je conclurai par l'Internationale en estonien.



 

13:13 Publié dans Nation et nationalisme | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : nation, nationalisme, le temps | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Ben dis... après avoir soutenu la thèse d'une "parti nationaliste socialiste", voici que "la nation n'existe pas"... C'est ce que l'on appelle de la suite dans les idées.

Écrit par : Déblogueur | 24/03/2012

Déblogueur, si j'ai soutenu un moment l'idée de la création d'un parti nationaliste de gauche, c'était dans une optique de permettre la création de majorité sur les questions socio-économiques. Il s'agissait donc d'une réflexion strictement stratégique, non idéologique.

Écrit par : Adrien Faure | 24/03/2012

La nation existe, c'est un fait... ;-)
Le nationalisme en revanche, est effectivement une idéologie précise de la nation, qui appartient radicalement à la droite conservatrice.
Je te remercie de m'avoir cité dans ton article, mais je pense que tu gagnerais plus à trouver par tes propres mots, ou ceux d'auteurs universels, qui font partie de l'histoire générale, de quoi donner corps à tes propres pensées. Mais ça me fait plaisir de t'avoir apporté des infos susceptibles d'enrichir ton argumentaire. Au plaisir...

Écrit par : Cédric | 24/03/2012

@ Adrien Faure: vos réflexions, même stratégiques, relèvent de l'agitation qui caractérise généralement la misère du milieu estudiantin. Pour appronfondir vos réflexions, je vous recommande l'excellent opuscule intitulé "De la misère en milieu étudiant" publié bien avant votre naissance par l'Internationale Situationniste"... Celui-ci pointait déjà sur l'inutilité de réflexions telles que les vôtres...

Écrit par : Déblogueur | 24/03/2012

J'aime assez vos articles puisque je les lis.
Vous dîtes que la nation n'existe pas et que le nationalisme doit être combattu.
Avant de dire 2 choses relativement contradictoires il serait bon de se demander d'où vient la nation et quelles sont les divers aspects du nationalisme.
A l'origine les humains se sont organisés en tribus. Simplement par esprit grégaire, pour s'entre aider et pour se protéger des dangers extérieurs. Et les tribus grandissant,elles sont devenues des nations. Celles-ci, du fait de leur étendues géographique et de leurs histoires respectives, ont des cultures à la fois communes et différentes. Mais malgré ces différences, les gens acceptent de vivre ensemble et de respecter les mêmes lois. Et lorsqu'un étranger critique la Suisse (par exemple), il risque fort de se voir dire "retourne donc chez toi".
La notion de nation a donc tout son sens.
Et le nationalisme ?
C'est une notion qui peut être belle ou extrêmement dangereuse. Comme tous les "ismes" d'ailleurs. Je ne vous en ferai pas la liste.
Je n'aime pas que l'on critique ou attaque mon pays. C'est ça mon nationalisme et il serait vain de vouloir le combattre. Dans ce sens le nationalisme est une notion fédératrice.
Par contre lorsque le nationalisme devient extrême et porteur de divisions et de haine, alors là je le combats.
Toute chose, toute notion, tout être vivant, comportent des aspects positifs et d'autres négatifs. Et il est vain de les rejeter à priori, sans chercher à mieux les comprendre.

Écrit par : Lambert | 24/03/2012

@ Déblogueur, vous n'êtes qu'un censeur impoli qui aime éructer ses mauvais mots à l'encontre de ceux qui osent remettre en question les dogmes de la pensée dominante. Je ne me laisserai pas museler par des gens comme vous!

Écrit par : Adrien Faure | 24/03/2012

@ Lambert, je pense que l'on peut différencier le patriotisme du nationalisme.
Ceci étant dit, il y a effectivement une population qui vit dans un pays, la Suisse. Mais pour autant je ne crois pas à la nécessité de définir ce pays ou cette population comme une nation.

Écrit par : Adrien Faure | 24/03/2012

L'opportunisme socialiste dans toute sa splendeur. Ridicule !

Écrit par : Grégoire Barbey | 24/03/2012

@ Grégoire, ton commentaire n'a pas de sens.
C'est plutôt toi qui es opportuniste en ayant renié tes idées pour adhérer à un parti de droite (et je le dis sans animosité).

Écrit par : Adrien Faure | 24/03/2012

Tu verras en temps voulu si j'ai véritablement renié mes valeurs et mes idées. Je pense que tu fais erreur. Je reconnais qu'il y a une évolution dans ma conception politique, mais je n'ai rien jeté aux oubliettes. Mes positions sont toujours les mêmes, à la différence que je m'engage pour faire avancer certains sujets dans un parti qui me paraît avoir des positions (à Genève, précisons-le) qui ne sont pas trop néolibérales (ne pas confondre avec les libéraux, car au PLR ce sont des néolibéraux) ni trop utopistes révolutionnaires.
Comme le terme l'indique, une révolution, c'est revenir au même point.

Écrit par : Grégoire Barbey | 24/03/2012

"De la misère en milieu étudiant"

Le débloqueur qui se veut révolutionnaire? On aura tout vu!
Quand la mauvaise foi se met de la partie. Il n'a dû lire que le titre...
Parce que dites-nous donc qui a écrit ce texte!

http://library.nothingness.org/articles/SI/fr/display/12

"La mise en spectacle de la réification sous le capitalisme moderne impose à chacun un rôle dans la passivité généralisée. L'étudiant n'échappe pas à cette loi. Il est un rôle provisoire, qui le prépare au rôle définitif qu'il assumera, en élément positif et conservateur, dans le fonctionnement du système marchand. Rien d'autre qu'une initiation."

Que je sache, M. Faure critique lui aussi radicalement le capitalisme...


"Ridicule !"

C'est celui qui l'écrit qui se couvre d'icelui.

Écrit par : Johann | 24/03/2012

"un parti de droite"

Lequel?


"Comme le terme l'indique, une révolution, c'est revenir au même point."

Et la réaction, c'est progresser alors?

Écrit par : Johann | 24/03/2012

Ca y est, j'ai la réponse grâce à M. Cart : les verts libéraux. MDR! Pour pouvoir continuer à polluer, mais plus longtemps à un rythme moindre, avec douceur. Surtout pas de "révolution". Quel opportunisme! Bravo! Car c'est dans ce nouveau parti qu'un jeune a le plus de chances de se faire élite en en fichant le minimum. Un blog pour se faire mousser et connaître. Et hop! Facile!

A M. Barbey qui aime jouer avec le sens des mots, je dédie oxymore. Tout un programme.

Écrit par : Johann | 24/03/2012

À Johann qui n'a rien d'autre à faire de son temps que de critiquer sans rien apporter, je dédie l'immobilisme.
Quel jeu puéril.

Écrit par : Grégoire Barbey | 24/03/2012

@ Grégoire, je t'invite à étudier davantage le libéralisme (y compris le social-libéralisme auquel tu adhères sûrement). Au final, on parle toujours de capitalisme sur le plan économique... et si tu étudies bien le capitalisme tu verras les limites de l'Etat-providence, surtout dans la période que nous vivons où ce dernier n'est plus compatible avec le bon fonctionnement du capitalisme (contradiction systémique).

Écrit par : Adrien Faure | 24/03/2012

Je ne renie pas le problème du capitalisme. Au contraire, je le crie haut et fort.
Or je n'ai rien à proposer de mieux. Le socialisme, je n'y adhère pas non plus. Le social-libéralisme ne signifie rien pour moi.
Mais nous vivons dans un monde où l'économie existe. Il faut pouvoir faire la part des choses.
Continuer de penser, et tenter de trouver des compromis. Peut-être un jour trouverais-je la réflexion qui me permettra de concevoir un dépassement possible du capitalisme.
En l'état, je n'en connais aucune qui vaille d'être expérimentée.

Écrit par : Grégoire Barbey | 24/03/2012

Grégoire, si tu veux le social-libéralisme c'est le capitalisme avec un Etat-providence, contrairement au libéralisme classique (originelle) ou au néo-libéralisme.
Si tu veux dépasser le capitalisme il y a comme courants principaux le socialisme, le communisme, l'écologie politique (type décroissance), et l'anarchisme...

L'économie existe, mais elle peut être socialiste ou capitaliste (ou autre chose).

Écrit par : Adrien Faure | 24/03/2012

"À Johann qui n'a rien d'autre à faire de son temps que de critiquer sans rien apporter,"

Une remise en question peut-être? Une lecture de Marx? Un traité de savoir vivre à l'usage des jeunes générations? La société du spectacle?


"je dédie l'immobilisme."

C'est encore préférable à la réaction. A force de fréquenter certaines personnes...


"Quel jeu puéril."

Quand on lit Nietzsche, c'est malheureusement ce qui arrive!


"En l'état, je n'en connais aucune qui vaille d'être expérimentée."

Quelle démonstration d'ignorance ou d'immobilisme en acte! Au choix.

Pas même la démocratie économique? Pas même un système coopératif? Quel manque d'imagination!


"L'étudiant n'échappe pas à cette loi. Il est un rôle provisoire, qui le prépare au rôle définitif qu'il assumera, en élément positif et conservateur, dans le fonctionnement du système marchand. Rien d'autre qu'une initiation."

M. Barbey est en cours d'initiation, ou est-ce que je me trompe? Gauche = positive, droite = conservateur.

Écrit par : Johann | 24/03/2012

Nouvelle dédicace :

"L'opportunisme socialiste dans toute sa splendeur. Ridicule !"

A M. Barbey "qui n'a rien d'autre à faire de son temps que de critiquer sans rien apporter, je dédie l'immobilisme.
Quel jeu puéril."

En effet. Mais qui est l'enfant?
Apparemment l'arroseur n'aime pas se faire arroser. Je comprends.

Écrit par : Johann | 24/03/2012

@Adrien,vous essayez de précher un monde de convertis,on a aussi été jeunes bien avant vous et comme nous, devrez -vous aussi apprendre à franchir toutes les portes de la vie.Cependant à force de vouloir conquérir le monde en essayant d'imposer votre façon de penser à d'autres,certaines se refermeront subitement et c'est alors que vous devrez apprendre comme beaucoup d'autres avant à vous remettre en question.A 20 ans la volonté est reine,à trente ans ,elle est changements mais surtout pour les autres,et à 40 on commence à entrer dans le tunnel des paradis fantasmiques de la cinquantaine en croyant encore que le monde vous appartient,puis glissant lentement dés l'âge de 60 ans vers la porte finale,vous constaterez combien vos propos d'aujourd'hui sont obsolètes et regretterez comme beaucoup d'autres universitaires a avoir essayé de changer le monde en cherchant à imposer vos propre idéaux.
A des humains qui eux encore une fois bien avant vous ont dû s'adapter à tant de changements non par plaisirs mais pour survivre.Et tant que la porte de la survivance n'est pas franchie encore une fois c'est le cap le plus important prouvant qu'entre théorie et pratique y'a un fossé d'une telle empleur qu'il est préférable de le combler le plus rapidement ,non par des paroles mais par des actes
Parler c'est bien dit un proverbe, mais agir c'est beaucoup mieux/rire
bon dimanche à Vous

Écrit par : lovsmeralda | 25/03/2012

@ Adrien Faure: Vous me prêtez une importance que je n'ai pas. D'ailleurs, rien ne sert de vous museler. Les effets négatits de vos réflexions stratégiques s'imposent par eux-mêmes. A dire la vérité, je vous trouvre plutôt amusant et vraisemblablement sincère dans vos élucubrations politiques. Il est vrai qu'à votre âge, on a besoin de se crééer des points de repères.

Continuez, celui qui n'est pas communiste à 20 ans n'a pas de coeur. SI on l'est toujours à 40, par contre, c'est qu'on a pas de tête!

L'atente sera terrible, le suspense insoutenable!

Bon dimanche...

Écrit par : Déblogueur | 25/03/2012

T'es sûr de ton raisonnement ? Si oui, prouve-le en allant vivre en Arabie saoudite, par exemple, et on regarde si le concept de nation existe ou non...

Écrit par : Bob Pahud | 25/03/2012

« Chacun parvient à la vérité selon sa propre voie, il faut, cependant, que je dise ceci : ce que j'écris ne sont pas seulement des mots, mais je le vis, c’est mon bonheur, et je mourrai avec. » (Tolstoï)

Je plains amèrement ceux qui ont abandonné les vérités profondes de leur jeunesse. C'est davantage ainsi la vie des déçus et des médiocres. Pour les autres, le trajet est droit et cohérent, fidèle; qu'on soit d'accord ou non avec eux. Jean-Paul Sartre, Simone Weil, Paul Nizan, André Gorz, Louise-Michel, Blanqui, Jaurès, Camus, Proudhon etc. Communistes, socialistes, ou anarchistes, peu importe, même à droite, les grands penseurs sont constants dans leurs engagements. Il n'y a que les imbéciles ou les traîtres (opportunistes) qui changent d'avis régulièrement, et peut-être aussi, en effet, ceux qui sont humblement perdus... Pour le reste, les pensées évoluent et se modifient de l'intérieur; se singularisent avec l'individu qui les adoptent. Les grandes messes du passé sont terminées; les intelligences sont libres, individualisées, et la révolution, permanente, au coeur même des anciens systèmes. Se réclamer d'un courant aujourd'hui n'est plus avaler un diktat, mais s'inscrire dans un état d'esprit particulier.

Bon dimanche...

Écrit par : Cédric | 25/03/2012

Bravo à Cédric!

"celui qui n'est pas communiste à 20 ans n'a pas de coeur. Si on l'est toujours à 40, par contre, c'est qu'on a pas de tête!"

Et à 60 ans on devient un vieux con?
Toujours est-il que vous avouez n'avoir plus de coeur.
Qu'avez-vous fait des idéaux de votre jeunesse?

Les communistes défroqués sont comme les chrétiens défroqués, il faut qu'ils brûlent ce qu'ils ont adoré. Au lieu de toujours - c'est-à-dire déjà à 20 ans - garder un regard critique sur toute idéologie constituée. En un mot, ces croyants convertis débloquent. Triste. Au lieu de penser par soi-même...

Ce qu'Adrien me semble réussir très bien.

Écrit par : Johann | 25/03/2012

Le problème, c'est qu'Adrien faure est déjà vieux. A 20 ans, il tente de raisonner en apparatchik, en peignant une couche de nationalisme sur son socialisme pour s'en aller à la pêche aux voix. Quelques semaines plus tard, il repeint le tout en rose, pour se fondre dans le moule du Grand Parti Féministe. Il ira loin le gamin. Dans la bonne direction pour jouir des prébendes que sait si bien réserver l'appareil aux camarades méritants. La bonne direction tout court ?

Écrit par : Lev Davidovitch | 25/03/2012

Ce sont les idées qui doivent rassembler; par les tactiques politiciennes, en effet.

Écrit par : Cédric | 25/03/2012

Les étiquettes et des dénominations engendrent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent. La simplification n'est pas une bonne chose et elle mêne tout droit aux invectives. (voi ci-dessus).
De plus, les différentes langues qui nous entourent, nous influencent et créent des confusions.
Aux USA "liberal" et "radical" désignent, cois-je savoir, des choses très différentes de notre concept libéral-radical, qui est d'ailleurs tout nouveau.
Pour sortir des sentiers battus, et je crois comprendre que c'est justement la volonté d'Adrien Faure, il faudrait forger un terme nouveau, dépourvu de ressonnances négatives.
La nation est un concept super-explosif dans certains pays. Sans avoir vraiment creusé la chose, il me semble ne pas souvent entendre ce mot dans le domaine germanophone. Apposer le mot Sozialismus avec Nation, ça ne se ferait vraiment pas.
Affirmer que la nation désigne une culture homogène, puis de dire que la Suisse est multiculturelle et que cela implique que ce n'est pas une nation au sens strict me semble cohérent.
Je crois que c'est un fait acquis que ce pays tient grâce à une volonté qui dépasse le simple concept d'homogénéité culturelle. Cette volonté est un facteur essentiel et précieux et parfois j'ai peur qu'elle soit fragilisée par des personnes aux intentions hégémoniques et louches... On pourrait assister à du "nationalisme" militant à l'intérieur du pays, du moment que les commmunautés lingusitiques sont stigmatisées ou désignées pour telle ou telle raison.
Les Alémaniques peuvent par moments en avoir assez des Welsches ( et vice-versa), mais ils ont également tendance à désigner les habitants de cantons voisins comme "autres".Les Zurichois sont p.ex. mal-aimés des autres, perçus comme arrogants, les habitants de Bâle-Ville ne sont pas comme ceux de Bâle-Campagne et vice-versa. Il y a comme un système de poupées russes de l'identité sans cesse plus exclusive.
Est-ce un "message de haine" pour autant ?
Comme tactique pour gagner des voix, ce terrain me semble assez miné.
Est-ce que le socialisme bien compris permettrait de dépasser le besoins d'appartenace à un clan, un lieu ? On peut en rêver, même y travailler, mais il faut une sacré énergie et effectivement une vision utopique.

Écrit par : Calendula | 25/03/2012

Bob Pahud

"T'es sûr de ton raisonnement ? Si oui, prouve-le en allant vivre en Arabie saoudite, par exemple, et on regarde si le concept de nation existe ou non..."

Mais... pourquoi veux-tu me faire aller en Arabie Saoudite ?
Pour étudier les différences culturelles entre la Suisse et l'Arabie Saoudite ?
Je ne crois pas avoir nié qu'il y avait des différences culturelles entre pays, régions, ou continents.

Écrit par : Adrien Faure | 25/03/2012

Lev Davidovitch

"Le problème, c'est qu'Adrien faure est déjà vieux. A 20 ans, il tente de raisonner en apparatchik, en peignant une couche de nationalisme sur son socialisme pour s'en aller à la pêche aux voix. Quelques semaines plus tard, il repeint le tout en rose, pour se fondre dans le moule du Grand Parti Féministe. Il ira loin le gamin. Dans la bonne direction pour jouir des prébendes que sait si bien réserver l'appareil aux camarades méritants. La bonne direction tout court ?"

Ohlala, mais vous dites n'importe quoi!
Je n'ai jamais défendu des idées nationalistes, je me suis interrogé sur l'impact électoral qu'aurait la création d'un parti nationaliste.
Cela n'a rien à voir!

Écrit par : Adrien Faure | 25/03/2012

Si tu es capable de faire polémique avant même le commencement effectif de ta carrière politique, Adrien, vois-y plutôt le signe d'une amorce sur terrain des plus fructueuses. Tes idées sont mal reçues ?
Et bien, le fait est simple ; elles ne concordent en aucun cas avec les idéologies dominantes qui ont actuellement court.
N'aie pas peur des récupérations médiatiques et de leurs reformulations outrageuses ; si tu seras salis sur le moment, tu n'en seras que plus brillant ensuite (on ne peut jeter de la boue indéfiniment à la face d'un être droit, solide, et charismatique). Continue à te grandir, à ciseler ta pensée, à relier tes différents points d'analyse et à préciser encore tes concepts, même si ceux-ci te semblent déjà assez bien tenus en mains.
Moi je pense que tu vas devenir une personnalité politique Adrien.
Vraiment.
Je compte sur toi.
Vois dans ce qui t'arrive le signe que tu auras un grand rôle à jouer en politique. Si l'on te déteste déjà, c'est que ça marchera pour toi.

Ciao.
Une lectrice à carnets.

Écrit par : Carnet Vert | 26/03/2012

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