21/03/2012

No pasarán

No pasarán

Le 11 février, j'ai publié sur ce blog une analyse théorique concernant les conséquences potentielles de la création d'un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2012/02/11/du-nati...

Je désire aujourd'hui revenir sur cette analyse.

En effet, après réflexion supplémentaire, je pense à présent que l'on peut établir que la création d'un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques ne serait pas souhaitable, même d'un point de vue stratégique.

Car un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques risquerait non seulement de prendre une (large) part de l'électorat UDC, mais aussi d'attirer à lui de nouvelles franges de la population. Cet afflux potentiel, cet appel d'air, représente un danger politique pour les forces de gauche.

Le risque que représente politiquement un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques est donc élevé, et par conséquent on ne peut que espérer que ce type de parti ne se développe jamais.






15:27 Publié dans Nationalisme de gauche | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : nationalisme, nationalisme de gauche | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Un parti "nationaliste de gauche"... Cela sent le national socialisme à plein nez... Décidément, peut-être serait-il nécessaire que vous réfléchissiez avec d'écrire...

Écrit par : Déblogueur | 21/03/2012

Déblogueur, comme vous pouvez le voir ci-dessus, j'ai modifié mon analyse suite aux critiques pertinentes qui m'ont été faites.
Toutefois, votre commentaire me semble quelque peu simpliste et simplificateur.

Écrit par : Adrien Faure | 21/03/2012

@Adrien,n'êtes vous jamais fatigué d'écrire autant d'articles qui vont à l'envers du bon sens? on est sur terre Adrien et non sur une planète aux essences délirantes comme Neptune et sa petite soeur Vénus bien connues pour faire planer intellectuellement/rire

Écrit par : lovsmeralda | 21/03/2012

Il t'a fallu aussi longtemps pour observer des réserves à l'égard de ton article... Eh ben. Heureusement, un adage te sauve : mieux vaut tard que jamais.
Mais effectivement, Déblogueur a bien raison...

Écrit par : Grégoire Barbey | 22/03/2012

Je pense qu'il est sage d'avoir renoncé, car pour moi la frontière entre nationalisme de gauche et/ou de droite est floue; c'est jouer sur le fil du rasoir.
Et où en sont les Nations en cette période de mondialisation (qu'on l'apprécie ou non) ?

Écrit par : Claude Sumi | 22/03/2012

Grégoire, il ne s'agit pas de réserve, mais d'un changement d'analyse. Vu le nombre de réflexions que je mène, il est naturel que je sois amené à revenir sur mes analyses. C'est d'ailleurs le propre de toute pensée de recherche qui se veut évolutive et non statique.

Écrit par : Adrien Faure | 22/03/2012

Claude Sumi, je rejette le concept de nation (communauté culturelle homogène). La mondialisation l'a de toute façon fait exploser en Europe.
La société doit à présent s'organiser en tant que communauté politique volontaire.

Écrit par : Adrien Faure | 22/03/2012

Cher Adrien,

Pour le peu que nous nous sommes cotoyés je sais que ta réflexion allait dans le bon sens. Mais il faut se rendre à l'évidence que le peuple est ce qu'il est. Il prend les raccourci historiques que ses maitre leur dicte. Je pense bien que tu n'avais pas cette pensée.

Cela dit, je ris sous cape de voir s'indigner tous ses gens alors qu'en ce moment même, des personnes sont traités de la même manière, la mort en moins je le concède, avec ses requérants d'asile.

Je sais que ces propos feront réagir. Brassens les aurait traités de "croquants". Mais vu que ce que j'avance ce n'est pas le débat, je ferme directement la porte de cet argument simplement. Je travaille dans le domaine et je sais de quoi je parle. Et que la conseillère précédente Schlumpf est une imcompétente administrative et que celle qui l'a succédée n'est pas mieux. Droite ou gauche, le pouvoir lui n'a pas d'orientation, sauf celui de l'individu.

Par conséquent Adrien, non la fondation d'un parti qu'il soit de gauche ou de droite national ou pas national, serait qu'un coup d'épée dans l'eau. De manière ces groupes en quête de pouvoir sont en voix d'extinction leur pouvoir s'amenuise chaque jour. L'indice permettant de le voir c'est simplement la participation aux votations.

Je t'encourage à continuer avec le cerle car ses prochaines années seront cruciales vu que nous allons droit dans le mur!

Écrit par : plume noire | 22/03/2012

C'est à peu près ce que je voulais dire. Si le concept de nations éclate, il n'y donc aucune raison de "créer" un nationalisme, quel qu'il soit.
Mais qu'entends-tu par "communauté politique volontaire" ?

Écrit par : Claude Sumi | 22/03/2012

Claude Sumi, dans nos sociétés modernes, le lien social et la cohésion dépendent de l'engagement volontaire de chacun de ses membres.
Sans cet engagement volontaire la société s'affaiblit.

Écrit par : Adrien Faure | 22/03/2012

On parle moins de "nationalisme de gauche" que de "souverainisme" lorsque l'on veut introduire une défense de la nation au sein même de la tradition politique de gauche; le souverainisme de gauche, tel qu'il est défendu actuellement en Europe par la gauche radicale, vise à refuser qu'une entité supranationale (la commission européenne) puisse imposer des lois orientées politiquement à des pays abandonnant, de ce fait, une part de leur autonomie décisionnelle. Il existe donc bel et bien une défense des intérêts nationaux, de gauche, dans le contexte politique et libéral de l'Europe actuelle.

Écrit par : Cédric | 23/03/2012

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