11/02/2012

Du nationalisme de gauche en Suisse

Du nationalisme de gauche en Suisse

C'est l'adulation de la nation et de ses origines culturelles qui va pousser le nationaliste à rejeter et à stigmatiser l'étranger (et l'Autre en général). La différence culturelle étant perçue comme remettant en question la stabilité (donc la pérennité) et la cohésion (voire la pureté) de la communauté culturelle nationale originelle (native). Ainsi l'immigration représente pour le nationaliste l'ennemi à abattre et à juguler.

Je n'aime pas le nationalisme.
Je n'adhère d'ailleurs pas à ses thèses.

Toutefois, je pense qu'il faut différencier présentement deux types de nationalisme.

Le nationalisme libéral, comme l'UDC ou le MCG (dans une version davantage social-libéral), compile tous les défauts : il est libéral et nationaliste.

Le nationalisme de gauche quant à lui, est fort différent, dans le sens où sur le plan socio-économique il défendra des positions de gauche (au moins social-démocrate au sens contemporain du terme).

Ceci me fait dire que la création d'un parti nationaliste de gauche en Suisse serait avantageuse pour la gauche. Car ce nouveau parti absorberait l'électorat des classes précarisées et moyennes qui votaient UDC contre leurs intérêts de classe.
Ainsi, si l'UDC perdait plus de 50% de son électorat au profit de ce nouveau parti nationaliste de gauche, alors la gauche pourrait à la longue l'emporter sur les questions socio-économiques, sans que le résultat politique ne change sur les questions culturelles, migratrices, ou de mœurs.

C'est pourquoi, je soutiens de manière purement stratégique la création d'un parti nationaliste de gauche.

Genève Non Conforme ayant d'ailleurs annoncé sa volonté de former un parti de ce type dans deux ans, nous pourrons étudier cette thèse de manière empirique.

A suivre donc.

14:04 Publié dans nationalisme de gauche | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : nationalisme de gauche, nationalisme, gauche, mcg, udc | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Cette Stratégie a déjà été utilisée par des gens qui ont bien vu qu'à une époque de crise les idées de gauche étaient à la mode et allaient triompher, ce qui effrayait au plus haaut point le patronat. Des gens peu scrupuleux se sont alors imaaginés qu'ils pourraient exploiter cette attirance des citoyens pour les idées anticapitalistes pour acccéder au pouvoir, en ayant un discours de gauche, tout en rassurant le patronat sur leur véritables intentions pour obtenir leur faveur et les moyens de mener campagne.
Comment ont-ils pu rassurer le patronat qu'ils n'allaient pas être obligés de mettre en pratique leurs promesses pour se maintenir au pouvoir ?
Tout simplement en exposant l'autre partie de leur stratégie : le nationalisme, grâce à cette idéologie, ils seraient à même de réorienter le ressentiment que les classes populaires avaient envers envers ceux qui les exploitaient vers des boucs émissaires, ceux qu'on désignerait comme hors de la nation. Ainsi les causes de la misère des classes populaires apparaîtraient comme liées à ces "moutons noirs".
L'histoire nous a montré que le national-socialisme est plus dangereux que le libéralisme.

Écrit par : Morand Sylvain | 11/02/2012

Désolée de vous contredire, mais ce parti existe déjà : c'est le PNOS/PSA (Partei National Orientierter Schweizer / Parti des Suisses Nationalistes).

Son programme politique s'intitule, d'ailleurs, "Pour un avenir socialiste confédéré".

Écrit par : Dolorès | 11/02/2012

@ Dolorès, c'est possible, mais il est inexistant à Genève.

Écrit par : Adrien Faure | 11/02/2012

Sylvain Morand a parfaitement raison. Et ce n'est pas un mince problème car cette alliance de l'extrême-gauche et de l'extrême-droite sur des bases nationalistes est en train de se construire partout en Europe.

Écrit par : anti-fa | 11/02/2012

Apologie du national-socialisme ?

Écrit par : Victor Winteregg | 11/02/2012

Salut Adrien,

je tombe sur ton blog par hasard, c'est très intéressant !
Néanmoins, j'aurais quelques remarques à propos du post ci-dessus. D'abord, j'ai un peu du mal avec l'expression "nationalisme de gauche", ne pourrait-on pas dire "nationalisme social", plutôt, étant donné que ce/ces courants idéologiques ne sont pas de gauche (ou alors il faudrait m'expliquer comment?) mais défendent juste, parfois, les acquis sociaux ?

Au delà de ça, sur le fond: personnellement je pense que tu commets une erreur dans le sens où tu préfères combattre (tactiquement, j'en conviens) l'avancée électorale des partis réactionnaires plutôt que combattre leurs thèses... Je suis d'accord avec toi que si c'est des partis soraliens qui grignotent l'UDC, ça *pourrait* limiter la casse sur les questions économiques, mais les thèses anti-immigration, anti"islamisation", anti-laïcité, anti-féministes etc. continueront de progresser dans la société, non ? Comment peux-tu dire que ça ne changera rien sur les questions de société/culturelles ?

Plus avant, même sur les questions socio-économiques, comment le PS pourra-t-il former des alliances sur les assurances sociales avec un parti qui prône la "priorité nationale" (en se basant sur une conception non-républicaine de la nation, contrairement à la gauche)pour celles-ci ?

Autrement dit, je suis sceptique sur ta tactique. Ne vaudrait-il pas mieux de se demander pourquoi la gauche perd sont électorat populaire et si c'est pour de mauvaises raisons (l'anti-"islamisation", par exemple) combattre ces thèses, sans combattre les partis ? (Et je pense que ce n'est pas la même chose du tout)

C'est ce qui m'est venu à l'esprit en lisant ton post, je lirai avec intérêt ta réponse !

Achille

Écrit par : Achille K. | 11/02/2012

C'est le naze-socialisme dont il est présentement question. Adrien Faure s'est trop exposé, son vrai visage est à découvert. Insultes, mensonges, je crois que je vais lui offrir des rangers et une coupe de cheveux un peu plus adaptée.
Nationalisme de gauche > Genève Non Conforme > Racisme, Fascisme etc.

Écrit par : Grégoire | 11/02/2012

trop ridicule, le commentaire d'Achille: des guillemets à islamisation dans un pays où sévissent, entre autre, Nicolas Blancho et Hani Ramadan, actifs dans la radicalisation de la jeunesse musulmane? Et pour ce qui est de la priorité nationale pour l'emploi, là aussi, le maître mot est la réciprocité: s'il n'y a pas des accords de libre échange entre deux pays, il faut absolument donner la priorité aux travailleurs locaux, sinon c'est la paupérisation du pays à coup sûr. Quant à la conception de la natrion que la gauche actuelle a de la nation, elle est inexistante et non républicaine: la res publica, c'est le souci des affaires publics, et non un angélisme sans limite (par exemple, régularisation des TOUS les sans papiers, afin d'encourager d'autres à venir chercher l'eldorado dans nos pays....

Écrit par : François | 11/02/2012

@ François:

Je mets islamisation entre guillemets car c'est un néologisme en premier et parce que c'est un terme qui recouvre un phénomène qui est difficile à définir (car ça dépend de la personne qui l'emploie). Le sens générique qu'on peut lui donner est que la société européenne serait entrain d'être convertie de force à l'Islam et que ça représente un danger important. Je ne pense pas que ce soit le cas, malgré les Blancho et Ramadan que je n'aime pas plus que vous j'imagine.

Sur la priorité nationale, ça ne tient pas ce que vous dites: la Suisse a des accords de libre-échange avec bien des pays dont le MCG voudrait voir les ressortissants soumis à la priorité nationale... Si vous souhaitez que la priorité nationale ne s'applique pas aux ressortissants de pays avec qui nous avons des accords de libre-échange, soit. Mais elle ne s'appliquera donc pas à grand monde.

Quant à la vision de la nation de la gauche: je vous rappelle que le concept moderne de nation est une invention/concrétisation de la Révolution française (c'est pas la gauche ça ?) et c'est une vision citoyenne/universaliste (républicaine) de la nation: celle-ci doit appartenir à tous les habitants. Il ne doit pas avoir de différence dans la sphère publique, les lois, les droits et les devoirs entre groupes de personnes. La préférence nationale vise à différencier justement les droits et devoirs entre les groupes d'habitants; vous avez le droit de défendre cette idée, mais elle se base sur une autre idée de la nation. (Mais je suis partiellement d'accord, la gauche actuelle a de la peine à assumer l'idée de nation, croyant que c'est en contradiction avec l'internationalisme...mais c'est une autre question.)

Écrit par : Achille K. | 12/02/2012

La gauche intellectuelle et non ouvrière, à partir du trotskisme-léninisme a tj proclamé le but: la révolution internationale. Cela devait et doit passer par la disparition de la notion de pays et donc effectivement par la disparition totale et absolue de toute notion de différence culturelle ou religieuse, cette dernière devant disparaître comme cela fut le cas en URSS. Donc proposer une gauche nationaliste ne tient pas debout sans rejet du trotskisme-léninisme.

Si la gauche intellectuelle est internationaliste et déteste toute idée patriotique, c'est loin d'être le cas de la gauche n'appartenant pas au sérail...Cette scission fut particulièrement démonstrative en Suisse avant et pendant la Seconde Guerre mondiale où les socialistes suisses (à part les sections de Genève et Vaud) rejetèrent le communisme et participèrent acivement à la défense nationale et à la défense spirituelle.

Donc en fait il suffit de connaître l'histoire et de prendre en exemple les socialistes suisses de cette époque qui furent de patriotes.

Écrit par : Christian Favre | 12/02/2012

Quand on sait le harcèlement dont a été victime le parti socialiste jurassien en 2009 et par de jeunes scientologues,on ne peut que rester méfiants suite à cette affaire ,d'autres ont essayé de s'infiltrer au sein d'un lycée même au sein l'Armée et les Salutistes en France on vu leur argent détournés justement par des membres affiliés à cette fausse église.
Quand on sait leur force résidant justement dans l'emploi d'un jargon spécifique,on ne peut que rester vigilent,et si l'on sait aussi que la scientologie aime s'infiltrer justement pour destabiliser et faire peur à tous en préchant le faux pour savoir le vrai avec le parti socialiste elle a atteint son but mais grâce aussi à la Télévision entr'autre,la délation restant son arme secrète!
De quoi mettre en doute aussi tous ceux qui diront la vérité,c'est plutot mal barré comme dirait Haddock,et la tour de Babel n'a plus rien à envier à la situation présente surtout avec le Danemark/présidence europenne pour 6 mois/ plaque tournante de la scientologie
tout bon dimanche pour Vous Adrien

Écrit par : lovsmeralda | 12/02/2012

"Achille K." Toujours les même bonnes références aux classiques de la bande dessinée ... Vous êtes donc partout?

Écrit par : Mère-Grand | 12/02/2012

En Suisse nous avons encore le droit de parler de "primitifs" et j'espère qu'ils ne deviendront pas trop vite les cantons "premiers". Cette remarque liminatoire, que l'on qualifiait autrefois de "captation benevolentiae" (encore que je ne suis pas certain en l'occurrence de m'attirer la bienveillance de quiconque) m'amène a apporter un petit grain de sel, probablement peu à propos, sur le notion d'identité.
Ceux que l'on appelait les "primitifs" autrefois, qu'ils soient du désert australien, d'Amazonie ou du Grand Nord, ont très souvent expliqué que leur nom signifait "les vrais êtres humains".
Cette dénomination sous-entendait évidemment que les autres valaient moins, du point de vue de leurs propres critères. On peut considérer que cela fait partie d'une vision dépassée du monde et qu'aujourd'hui et chez nous, les "évolués", nous pouvons, avec un petit effort de volonté et avec le secours de divers outils idéologiques, dont le christianisme, le socialisme et le relativisme culturel inspiré par l'anthropologie, nous élever au-dessus de cette lamentable manière de penser.
Hélas, "quand on chasse le naturel il revient au galop" nous a appris l'observation de nos sociétés, et fonctionner en société demande toujours un sentiment d'identité. Et ce sentiment dépend, me semble-t-il, toujours de la même certitude intime que nous sommes meilleurs que les autres, même si ce n'était que par note capacité de nier ce sentiment. Avec toutes les nuances, bien sûr, propres à modérer cette certitude, à nous rassurer quant au progrès intellectuels que nous avons accomplis pour être dignes des idéologies que nous avons formées.
Mais l'exigence d'identité subsiste toujours, et il n'est pas certain que le tabou sur son expression ne fait pas que pervertir celle-ci. Tout organisation sociale, politique, religieuse ou autre, a donc intérêt à tenir compte d'elle pour sa stabilité et son efficacité, et un monde désireux de paix à intérêt à ce qu'elle ne soit pas tout simplement brimée, mais exprimée aussi sainement et pacifiquement que possible.
Même l'expression la plus pacifique entraîne cependant des confrontations de valeurs, à travers lesquelles et au fil du temps (soyons optimistes) des rapprochements et des améliorations puissent s'accomplir.
L'exigence morale selon laquelle nous considérons tous les êtres humains du monde entier comme égaux en droits, n'entraîne cependant pas le fait que nous puissions sentir profondément tous les êtres humains, quels que soient leurs comportements, ni toutes les organisations sociales et leurs moeurs et lois comme égales en valeur.
Il est évidemment opportun et même nécessaire, pour les diplomates entre autres, de feindre de le croire, à certains moments du moins, mais dans nos consciences intimes et dans la réalité nous somme encore loin d'un monde où toutes les hiérarchies, quelles soient de valeurs morales ou de richesses matérielles n'existeront plus, puisqu'en toute logique cela signifierait aussi la disparition de toute la diversité qui fait la valeur et la beauté du monde.

Écrit par : Mère-Grand | 12/02/2012

@ Mère-Grand:

Je ne vois pas à quoi vous faites référence avec vos "classiques de la bande dessinée" et le "vous êtes donc partout ?".

Écrit par : Achille K. | 12/02/2012

J'ai lu avec intérêt ce petit papier sur le nationalisme de gauche.

Le terme "nationaliste de gauche" peut faire peur et suscite souvent insultes et dédain de la part de certains politiciens biens pensants. Néanmoins, ces derniers font une grave erreur en superposant le "nationalisme de gauche" ainsi que le "nationalisme de droite". En effet, il est faux et impossible de comparer ses deux conceptions du nationalisme car leurs origines historiques sont différentes et que la finalité de ces doctrines ne sont pas les mêmes.

C'est pour ça que je m'étonne de voir le PNOS cité ci-dessus. J'ai eu l'occasion de lire son programme et, en effet, certaines doctrines de la gauche radicale sont reprises. En revanche, le fond ainsi que la forme du programme du PNOS restent tout de même acquis à des théories revanchardes et isolationnistes et qui n'est pas le cas du nationalisme de gauche.

Je me permets de citer la page wikipédia "Nationalisme de gauche". Un article bien trop court mais qui résume bien la chose : "Le nationalisme de gauche est une forme de nationalisme basé sur les principes d'égalité, de souveraineté populaire et d'autodétermination nationale. Il trouve ses origines dans le jacobinisme de la Révolution française. Le nationalisme de gauche est souvent anti-impérialiste, il s'oppose au nationalisme de droite, et rejette en général le racisme et le fascisme bien que certaines formes de nationalismes de gauche ont adopté des thèses racistes ou discriminatoires."

Vu qu'il n'y a rien de mieux que les exemples pour appuyer des thèses, je me permets de citer le "Sinn Féin" irlandais qui est un parti politique se revendiquant du nationalisme de gauche. Mais pourquoi est-il nationaliste de gauche ? Simplement car c'est un parti qui a lutté depuis sa création pour l'émancipation de l'Irlande du joug anglais et qu'il adopte une position d'autodétermination nationale... Mais dans les faits, quand l'on lit leur presse, leur site Internet, l'on constate qu'il s'agit en effet d'un parti attaché aux valeurs nationales... mais qui est aussi le fer de lance progressiste pour le droit des gays, pour la solidarités internationale et j'en passe. Enfin, pour ma part c'est un exemple à méditer !

Écrit par : Rompa testa | 12/02/2012

Il faut se replonger dans les livres d'histoire et voir si ces thèses n'ont pas déjà été mises en avant en prônant un monde plus juste, avec des valeurs sociales et morales et une préférence nationale. L'autre soir à la télé, une émission sur les collabos en France lors de la 2ème guerre mondiale. Un homme témoignait que ce discours l'avait attiré et l'avait motivé à adhérer un parti qui collaborait avec les Nazis et l'a poussait a contribué à envoyer des innocents dans les camps d'extermination.
C'est en effet le discours souvent utiliser pour profiter du manque de repères des personnes précarisées et les faire adhérer à des partis, qui une fois au pouvoir, montrent leur vrai visage. Alors quand on parle de socialisme nationaliste on pénètre dans une zone d'ombre, dangereuse. On flirt avec le diable.
Même si le nationalisme d'un petit pays peut être un réflexe non blâmable d'auto-défense contre l'impérialisme de grandes puissances capitalistes, de baser sa politique sur ça fait frôler la ligne rouge.
Ceux qui me connaissent savent que je prône un socialisme protectionniste, qui est bien différent du nationalisme. Par exemple je soutiens la préférence locale, mais pas la préférence nationale, qui ouvre la porte à tous les excès. Que les ouvriers et classes populaires ne se trompent pas de cible ni de "sauveurs"....

Écrit par : olivier Cottagnoud | 12/02/2012

@Achille K.
Pardonnez-moi. Je croyais être spirituel en reconnaissant sous votre pseudonyme un blogueur bien connu qui aime signer à l'occasion de noms de personnages de bande dessinée. Mais cela n'avait rien de méchant du tout.

Écrit par : Mère-Grand | 12/02/2012

@ Mère-Grand:
Pas de problèmes, Achille est mon vrai prénom en effet !

Sinon, je rejoins Rompa Testa et Olivier, le nationalisme peut être dit de gauche lorsqu'il se fonde sur une vision républicaine et/ou socialiste de la Nation et les idées progressistes, comme les mouvements anti-impérialistes tels Sinn Fein ou les mouvements de libération nationale de petits pays ou du Tiers-Monde comme Thomas Sankara. Par contre, je ne suis pas sûr qu'on ait affaire à ça avec les mouvements tels GNC, MCG ou les idées de Soral (qui, après tout, soutiennent Marine Le Pen). Ils ont eux plutôt une vision semi ou pas républicaine de la Nation (et encore moins socialiste), combiné à une défense de certains acquis sociaux. Il me semble qu'il y a là une grosse différence, donc je ne vois pas comment ils sont compatibles avec la gauche.

Écrit par : Achille K. | 12/02/2012

Hihi, Mère-Grand, très bien votre texte, il faudra que j'en parle à Emma et John un de ces jours.

Écrit par : Soupalognon Y Crouton | 12/02/2012

En tant que libéral, je trouve cette idée de créer un parti "nationaliste de gauche" effrayante. Premièrement, le nationalisme n'est qu'une forme acerbe du collectivisme qui nie l'individu au profit de l'Etat-Nation. En ce sens, il est pour moi essentiel de rejeter toute forme de collectivisme et donc le nationalisme.

Deuxièmement, l'idée de vouloir assimiler l'électorat de la New Left avec celui de la Right-Wing représente une menace sérieuse. En effet, la dérive "national-socialiste" serait bien trop probable et pourrait faire émerger un mouvement bien trop inquiétant. La "stratégie" proposée par M. Faure ouvre cette si terrifiante "route de la servitude" dont Hayek en explique la dynamique dans son livre au même titre.

Finalement, non, il faut rejeter cette idée dans son absolu. C'est l'étatisme qui nous a conduit au désastre, c'est donc lui qu'il faut combattre et ainsi convaincre les individus à tourner le dos à l'Etat. Il est temps de mettre un terme aux mensonges antilibéraux et enfin admettre que le libéralisme (dans sa forme authentique et anarchiste) doit devenir l'alternative la plus viable. Autrement, c'est l'Enfer qui nous attend.

Écrit par : Roby | 12/02/2012

@Soupalognon Y Crouton
Alors là, ne me dites-pas, vous aussi, que Soupalognon est votre vrai prénom!

P.S. Merci de votre gentil message, Achille K., que j'ai pris au sérieux.

Écrit par : Mère-Grand | 13/02/2012

Mme Pile a dit de ne pas vous inquiéter Mère-Grand: Nicolas va bien, Pimprenelle aussi et le Marchand de Sable a remonté les bretelles de Zébulon. Je répète: le Marchand de Sable a remonté les bretelles de Zébulon.

Écrit par : Petit Chaperon Rouge | 13/02/2012

Je n'ai jamais douté de votre loyauté envers Sa Majesté, Petit Chaperon Rouge. Mais avec ces Bond à la noix et leur M de pacotille, notre organisation paraît désuète à certains, qui risquent donc de quitter un bateau qu'ils croient prêt à couler, d'autant plus qu'à l'Orient il y a du nouveau. Je répète, à l'Orient il y a du nouveau.

Écrit par : Mère-Grand | 13/02/2012

"le nationalisme n'est qu'une forme acerbe du collectivisme qui nie l'individu au profit de l'Etat-Nation."

En tant qu'ex libéral, le libéralisme proposé aujourd'hui ni l'individu au profit de l'entreprise.
"un terme aux mensonges antilibéraux et enfin admettre que le libéralisme (dans sa forme authentique et anarchiste)"
Surtout que l'anarchisme est bien plus ancien. Je ne refute pas l'idée de John Stuard Mils mais le résultat c'est que le libéralisme nous amène à l'appauvrissement des peuples dans le monde entier.
Je préfère que l'anarchie seule éclose définitivment. J'entends par anarchie sa vraie forme qui est l'autogestion type association. On ne peut parler d'une utopie puisque l'anarchie existe toujours sous différentes forme

Écrit par : plume noire | 13/02/2012

@ Grégoire
Monsieur, votre commentaire sous forme d'attaque personnelle démontre un être mal intentionné et frustré. Et votre passé de maltraitance subie (et oui, cet épisode de votre vie privée est publiquement brandie et revendiquée dans votre blog) n'excuse pas - même si elle en est en partie la raison - votre méchanceté et votre agressivité. Le blog de Monsieur Faure montre un jeune homme qui s'interroge et interroge la réalité de notre monde politique, économique et social, avec une réelle envie de bousculer le système actuel. Mais la plupart de ses interventions sont souvent des constructions purement théoriques, sans doute le fruit de ses réflexions par rapport à ses lectures ou ses études. Ses propos suscitent souvent de vives réactions, et bien qu'il ait souvent été malmené, il répond toujours de façon courtoise. A contrario, votre commentaire qui sent la haine et la rivalité, discrédite la bien-pensance affichée sur votre blog. ABE

Écrit par : Carlosmagnus | 14/02/2012

"le libéralisme proposé aujourd'hui ni l'individu au profit de l'entreprise."

Il n'existe qu'un seul libéralisme, intemporel et universel, qui met l'individu au centre et rejette le primat de n'importe quelle entité collective (une entreprise, p. ex.) sur ce dernier. Vos propos ne sont que le fruit d'une méconnaissance de la philosophie libérale qui, en effet, peut servir de référence aux thèses économiques.

"le résultat c'est que le libéralisme nous amène à l'appauvrissement des peuples dans le monde entier."

Faux, c'est l'étatisme - système actuel - qui appauvrit de par la dette qu'il génère et de par les lois liberticides qui émane de cette doctrine. D'ailleurs le "libéralisme" ne peut pas appauvrir, puisqu'il est avant tout une philosophie et non une doctrine économico-politique applicable. Finalement, aucun système, actuellement, peut se réclamer du libéralisme authentique puisque ce dernier rejette l'Etat dans son absolu.

"Je préfère que l'anarchie seule éclose définitivment."

La philosophie libérale, poussée au bout de sa logique, mène à l'anarchie ; liberté et propriété. (Même Proudhon a reconnu les bienfaits de la propriété privée - qui ne veut pas dire individuelle).

@ Carlosmagnus

"votre commentaire qui sent la haine et la rivalité"

A un certain moment, les partis ou les individus issus de la même racine idéologique et visant le pouvoir - ici le collectivisme - commencent à se faire la "guerre" pour obtenir la suprématie. Commence ainsi des logiques de radicalisation qui provoquent l'émergence d'un parti collectiviste très radical et voire violent. C'est de cette manière, entre autre et d'une façon plus scientifique, que F. A. Hayek explique l'émergence du NSDAP au sein de la social-démocratie allemande dans son oeuvre "La route de la servitude".

Écrit par : Roby | 16/02/2012

Pour l'UDC je préfère le terme de parti proto-patriotique. Ils ne sont pas contre " l'étranger " en tant que tel, mais la peur d'une immigration incontrôlée. ce qui différencie le nationaliste authentique qui est vraiment raciste par définition et qui voudrait foutre dehors les étrangers.

D.J

Écrit par : D.J | 18/02/2012

On parle moins de "nationalisme de gauche" que de "souverainisme" lorsque l'on veut introduire une défense de la nation au sein même de la tradition politique de gauche; le souverainisme de gauche, tel qu'il est défendu actuellement en Europe par la gauche radicale, vise à refuser qu'une entité supranationale (la commission européenne) puisse imposer des lois orientées politiquement à des pays abandonnant, de ce fait, une part de leur autonomie décisionnelle. Il existe donc bel et bien une défense des intérêts nationaux, de gauche, dans le contexte politique et libéral de l'Europe actuelle.

Écrit par : Cédric | 22/03/2012

Salutation aux nationalistes Suisses,
Nous avons sous le coude une formation au nationalisme et à la critique nationaliste :

* Notre second entretien sur l'actualité politico-médiatique du 8 décembre 2012 avec le nationaliste Philippe Ploncard d'Assac :
http://ploncard-dassac.over-blog.fr/article-entretien-sur-l-actualite-n-2-avec-florian-rouanet-113424829.html

* Notre unique entretien sur le nationalisme :
http://ploncard-dassac.over-blog.fr/article-annonce-105634577.html

* Notre unique entretien sur le mondialisme :
http://ploncard-dassac.over-blog.fr/article-le-mondialisme-entretien-du-6-ctobre-2012-avec-florian-rouanet-111376674.html

Bien cordialement.

Écrit par : Florian | 16/12/2012

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