03/01/2012

Stop teaching German, enjoy Globish !

Alors que le débat sur l'école le mercredi matin fait rage, on assiste à des échanges relativement binaires : pour ou contre l'école le mercredi matin...

Mais il existe pourtant une autre solution : la suppression de l'enseignement de l'allemand à l'école primaire, et sa mise à option au cycle d'orientation.

Voyez-vous, j'ai étudié l'allemand de la 3ème primaire à ma 4ème année du collège, ce qui correspond à 11 ans d'étude de cette langue ardue.
11 ans, avec comme résultat que je suis à peine capable de bredouiller quelques phrases...
Et attention, je suis considéré comme un élève plutôt bon en allemand.

Mais réfléchissons un peu au terrifiant coût d'opportunité que cela représente !

Tout ce temps et cette étude pourraient être investis dans d'autres matières plus productives et plus enrichissantes.
Quel gaspillage de ressources pour maintenir une tradition dépassée !

Aujourd'hui, grâce à la mondialisation, le monde entier parle le globish !
Cette forme simplifié de l'anglais, et accessible à tous, représente la clef de la compréhension entre les peuples.
Et nous autres en Suisse ferions bien de nous y mettre aussi.
Nous pouvons fort bien communiquer en globish et démontrer ainsi notre capacité à dépasser des traditions archaïques.

La Suisse est un État multinational et sa cohésion serait mis à mal par un tel changement ?

Je ne le crois pas. Un sage a dit que si les Suisses s'entendaient si bien entre eux, c'est parce qu'ils ne se comprenaient pas.
Alors cessons d'essayer de forcer le destin, et acceptons le globish comme vecteur de communication principale entre les cultures.

Stop teaching German, enjoy Globish !

18:14 Publié dans Globish and German | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : german, globish, allemand, anglais, école, formation scolaire | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Moi j'irais encore plus loin: Il faudrait supprimer l'apprentissage du français! Après autant d'années à l'apprendre, je n'arrive toujours pas à composer des alexandrins dignes de ce nom!

Et les maths aussi! Sérieusement: Qui sait encore calculer une intégrale, un an après la matu?

Et l'éducation physique! C'est malsain d'encourager ainsi la compétition entre les élèves!

Non en fait, pour être honnête, je pense qu'il faudrait arrêter l'école. Puis supprimer les lois. Et les frontières aussi! Après, ca serait bien, on s'aimerait tous!

Mais un peux plus sérieusement maintenant. L'apprentissage de l'anglais à l'école primaire risque de bientôt faire son apparition de toute façon. De plus, vos mauvaises performances scolaires me semblent être une bien faible justification pour un tel nivellement par le bas!

Écrit par : Pupo Loco | 03/01/2012

J'adhère totalement, Adrien. Qui sort de l'école en sachant l'allemand, cette langue autant inutile que lamentablement enseignée dans notre suisse romande où si peu de monde n'ose dire à quel point on perd notre temps avec toutes ces heures de cours improductives.

Écrit par : Max | 03/01/2012

I don't understand a word... but the title sounds interesting. Wanna translate?

Écrit par : Cos | 03/01/2012

Nope, you've got to learn French!

Écrit par : Pulpo loco | 03/01/2012

100 % d'accord avec vous! J'connais un couple suissesse-romande-suisse-allemand qui ne communiquent qu'en anglais depuis leur rencontre il y a 30 ans....

Écrit par : vieuxschnock | 03/01/2012

Difficile d'adhérer à cette pub pour le Globish, tellement la réalité se montre plus compliquée et malheureusement plus exigeante ce cri du coeur ne le laisse entendre :
La semaine dernière, la TdG a publié un article concernant les jeunes Espagols au chômage qui se précipitaient à des cours d'Allemand, dans la perspective d'un futur déménagement en Allemagne, pour cause de recherche d'emploi.
Cet été, en République tchèque, j'ai entendu le même topo.
Au cour de ma longue vie, j'ai remaqué que beaucoup de personnes de mon entourage genevois se sont retrouvées devant la nécessité de parler l'Allemand, simplement pour poursuivre leurs études, rejoindre un conjoint en terre germanophone ou pour des causes pécuniaires.
Les Suisse-Romands ont une connaissance du domaine germanophone, volens nolens.
Tous les jeunes Genevois qui se précipitent en masse à Berlin depuis quelque temps auront mis à profit leurs années d'Allemand scolaire, ça me semble une évidence.
Les Allemands parlent Allemand , même s'ils apprennent bien volontiers des langues étrangères et souvent avec davantage de succès que les Francophones.
En revanche, si les Romands arrêtent de l'apprendre, ils seront les premiers à réduire l'éventail de leurs possibilités.
On peut faire des calculs d'efficacité, des rapports qualité-prix. Pourquoi pas. Les Suisse-Allemands sont dans les starting-blocks pour lâcher le Français, langue difficile s'il en est.
Imaginons un monde où tous baragouineraient un Anglais primaire pour se dire quoi ? Quel avantage y aurait-il de renoncer à la diversité, de tomber dans une paresse mentale ?
Des langues disparaissent, comme des espèces vivantes, plantes et animaux, grâce au "progrès" et notre mode de vie. Soit. Je suppose qu'on peut vivre sans, mais est-ce vraiment la bonne voie à suivre ?
Si on décide de laisser le libre choix de l'Allemand, pour ne pas embêter le plus grand nombre, je vois d'ici qui forcera son enfant à l'apprendre. Les inégalités seront sauves. Ca se dit comment en Globish ?

Écrit par : Frau Schaudi | 03/01/2012

Cher Adrien,
Après tant de notes témoignant de ton audace intellectuelle et ta capacité d'imaginer des solutions intéressantes aux problèmes de notre temps, je dois avouer que celle-ci me laisse sur ma faim...
Que l'enseignement de l'allemand ne soit pas d'un bon rapport à Genève, cela je te l'accorde volontiers. Tu n'évoques pas les causes de cet échec relatif, relatif car certains - dont je fais partie, même si j'ai fait mon école dans le canton de Vaud - parviennent tout de même à maîtriser plus ou moins cette langue, pour te concentrer sur une solution dont la radicalité navrante me laisse pantois: supprimer l'allemand à l'école au profit d'un mauvais anglais assumé...
On pourrait pourtant imaginer de vraies solutions qui permettraient d'améliorer le niveau et la motivation des élèves, comme par exemple la généralisation des échanges avec des élèves (suisses-)allemands ou dispenser certains autres cours en allemands.
Quant à ta solution, il me semble qu'elle s'oppose frontalement aux finesses de ton action politique. Car, adopter le globish équivaut bien à entériner la victoire du plus fort et accepter tout le contenu culturel, économique et politique que cela véhicule. Le globish, ce n'est pas la langue de Shakespeare simplifiée, c'est celle que Nike, Samsung, Novartis et Coca rêvent de nous imposer, avec exactement les mêmes arguments que les tiens (productivité vs gaspillage !).
De plus, c'est accepter une inégalité définitive dans la communication internationale entre les anglo-saxons natifs et ceux qui peinent à s'exprimer dans un mauvais anglais.
Plus que jamais, je trouve important de sensibiliser les élèves à la diversité linguistique. Cela passe évidemment par l'apprentissage de l'allemand, mais aussi de l'anglais et pourquoi pas d'autres langues.
Pour revenir sur le titre de ton blog, je finirai par évoquer une des "utopies concrètes" les plus impressionnantes: En 1887, L. Zamenhof créait l'espéranto. Il s'agit d'une langue internationale, dont la structure grammaticale permet un apprentissage relativement rapide, sans que la précision des concepts n'en souffre (au contraire même!). Elle résout le problème de l'inégalité dans la communication et permet à des centaines de milliers de personnes (dont je fais partie) de communiquer au quotidien sur tous les sujets imaginables (plus d'info: www.lernu.net). Pourquoi aucune promotion de cette langue n'est faite, ni par les Etats, ni par les entreprises privées ?

Écrit par : Julien Nicolet | 03/01/2012

Bonjour Adrien, je suis l'inventeur du concept du "globish", et vous donne forcément raison.
Si votre besoin est de communiquer avec des gens dont la langue maternelle est autre, le globish est la solution. Apprendre leur langue est superflu. Le globish suffit à dire tout ce dont vous aurez besoin. Je le démontre en traduisant en globish le discours le plus important du Président Obama: dix fois plus facile à comprendre, mais dit exactement la même chose (voir sur www.jpn-globish.com)
Cette conviction s'applique aussi aux Anglophones: c'est aussi à eux de faire un effort pour se mettre à notre niveau, et d'alléger leurs formulations ampoulées. S'ils prétendent s'en abstenir, ils communiqueront moins bien avec les Chinois que le Suisses globiphones, et perdront les commandes que ces derniers engrangeront.
Mais si votre intention est d'accéder à une culture fabuleuse, de la déguster, de vous en enrichir, alors consacrez vous à l'allemand. Ce sera un projet de très longue durée, mais très gratifiant. Vous pouvez aussi décider de vous consacrer au chinois mandarin, à l'arabe, à l'hébreu, au grec ancien, au japonais.
Un pays hébergeant plusieurs langues, comme le vôtre, la Belgique, Israël, l'Inde,l'Algérie où nombre de Kabyles ne parlent pas arabe, le Canada, devrait imposer un anglais de niveau globish, et pas plus, à tous ses enfants pour qu'ils puissent au moins communiquer entre eux. Puis proposer une langue de culture en complément, avec une pratique beaucoup moins sommaire.
En France, moins de 5% de nos enfants approchent une langue étrangère autre que l'anglais. Ce sont principalement des habitants de Mulhouse ou du Pays Basque pour lesquels la langue du voisin est quasiment gratuite, parlée dans la famille déjà. C'est une erreur grave, 95% ne connaissent de culture étrangère que l'anglo-saxonne, et sont largués en milieu du chemin, incapables de s'exprimer en anglais. Je préfèrerais un monde multiculturelle où ils auraient le niveau suffisant pour la communication globale, et la compréhension d'une culture qui ne serait pas que celle de la Reine complétée de celle de Mickey Mouse. Globish is enough!... Amitiés à vous et à vos lecteurs.

Écrit par : Jean-Paul Nerrière | 04/01/2012

Les deux commentaires ci-dessus font ressortir ce qui me tient le plus à coeur : la diversité, les différentes visions du monde véhiculées par les langues.
Et si on apprenait l'Allemand pas seulement pour communiquer ? J'y ai effectivement toujours vu un acte de résistance face à l'uniformité. Bien sûr, l'Anglais est incontournable, ce serait idiot de le nier.
L'habitant de la Suisse-Romande se trouve à la charnière entre les deux grands blocs que sont la Francophonie et la Germanophonie, position inconfortable, certes, mais plutôt unique.
Je suis toujours estomaquée que l'on puisse affirmer n'avoir "rien" appris en 11 ( ou 7) ans de cours. Si on a appris à détester l'Allemand, c'est effectivement moche.
Les Allemands savent bien que leur langue est difficile et ils sont très bon public, lorsqu'on essaye de l'utiliser. Contrairement aux francophones, ils ne sont pas normatifs, moins puristes.
Connaissez- vous l"Europanto" ? C'est un mélange allègre des langues parlées en Europe, paraît-il utilisé à Bruxelles.
C'est très déconcertant, mais on comprend, si on maîtrise une langue romane et une langue germanique.Il y a quelque chose de très décomplexé dans cette démarche, car l'idée de correction et de règles est complètement dépassée.

Écrit par : Frau Schaudi | 04/01/2012

Quand je lis ces propos, j'ai envie de te dire que les Romands n'ont pas à être aussi nuls que leurs voisins germanophones.

C'est vrai que ce n'est pas motivant d'apprendre l'Allemand standard pour ne rien comprendre lorsqu'on est en Suisse alémanique. Je connais l'expérience. Bien sûr que l'anglais est indispensable aujourd'hui pour pouvoir échanger avec des gens de langues différentes.

Mais ce qui est dit de l'Anglais peut l'être de l'Allemand ou du Français. J'ai rencontré un coopérant qui avait travaillé pendant des années en Afrique et qui expliquait comment il enseignait le français. En 5 minutes, on pouvait conjuguer les verbes en ER au présent au passé au futur. Si tu dis "je vouloir" ou "un petit fille" tout le monde comprend.

Mais une langue est plus qu'un outil de communication. Une langue est une approche du monde, de la réalité. Une langue est le reflet d'une culture. Et là il faut être clair : le refus d'apprendre l'Allemand est le refus de comprendre réellement vos voisins germanophones comme ils refusent de comprendre les Romans d'ailleurs.

C'est quoi une langue inutile ? Combien de fois j'ai entendu cette phrase à propos de l'Occitan ou du Basque. L'enseignement doit-il n'être qu'utile ? Utile pour qui ? Pour la machine industrielle ? Non, l'enseignement ne doit pas que former des producteurs/consommateurs, mais des citoyens capables d'accéder à DES cultures.

Pour cela favorisons la biodiversité linguistique au lieu de favoriser l'utilitarisme.

Écrit par : Christian Berdot | 04/01/2012

Bonjour!

Merci à tous pour vos commentaires :)
Je réponds aux différentes critiques qui m'ont été faites dans ma dernière publication :
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2012/01/04/le-saint-empire-germanique.html

Jean-Paul Nerrière, j'adhère à vos propos et à votre vision des langues.

Écrit par : Adrien Faure | 04/01/2012

C'est à force de tels raisonnement qu'on crée un plus grand clivage entre la Suisse latine et germanique. Vous vous acharnez sur l'allemand et faite de cette différence linguistique un problème, alors que le problème est ailleurs.
L'allemand n'est pas une langue inutile, ni ingrate, car aucune langue ne l'est. L'allemand est une langue qui contient une culture, comme le français. C'est une langue d'une immense richesse.
Le réel problème, ce n'est donc pas la langue, mais celui qui l'apprend. Comment expliquez-vous que les suisse-allemand parlent plus et mieux français qu'un roman qui parle allemand. Alors que s'il y avait bien un membre d'une région linguistique en Suisse qui ne devrait pas apprendre une autre langue que sa langue maternelle, c'est bien l'habitant de Suisse allemande.
Alors comment expliquer ce paradoxe?
Tout simplement par le fait que le jeune écolier suisse allemand est plus enclin à apprendre une nouvelle langue, il est plus enclin à communiquer, car à l'inverse de certaines personnes, lui il veut communiquer et ne choisit pas la facilité. On pourrait même soutenir que le suisse allemand apprend le français par pitié du suisse romand qui est incapable d'apprendre une autre langue correctement.
Le suisse allemand fait l'effort d'apprendre le français et ce n'est de loin pas une broutille, car je ne crois pas que le français soit une langue plus simple à apprendre que l'allemand.
Voilà, peut être, ce qu'on devrait faire à l'école, en plus de l'enseignement de l'allemand: enseigner l'ouverture d'esprit, la diversité, la richesse d'une autre culture. Car apparemment il y a un certain nombre de personnes qui n'arrivent pas assimiler ces valeurs et font preuve d'une grave étroitesse d'esprit. Celui, qui voit dans la différence linguistique de la Suisse et l'apprentissage de langues nationales des traditions archaïques qui devraient être remplacées, fait juste l'aveu d'être incapable de communiquer et d'un stupéfiant manque d'intelligence.
Décider de communiquer en parlant une langue inexacte et qui n'existe pas vraiment, c'est faire preuve de lâcheté et de ne pas assumer l'histoire de son pays.
Vous soutenez que le globish serait un moyen de renforcer le côté multiculturel de la Suisse. Il est certes vrai que la Suisse multiculturelle n'est plus à son avantage depuis quelques années, vues les dernières votations, mais arrêter l'enseignement de l'allemand à l'école, c'est mettre un frein, voire guillotiner, le côté multiculturel de la Suisse.
Je crois simplement que celui qui est pour faire évoluer la Suisse, la faire grandir, et non la faire régresser comme un certain parti politique, opterait pour l'ouverture d'esprit et l'apprentissage d'autres cultures afin de mieux communier.
Au final encourager le globish, c'est renier un héritage socio-culturel et en plus, pour vous, renier vos propre convictions d'ouverture d'esprit et d'évolution. On dit que trop de liberté tue la liberté, on peut dire la même chose pour l'évolution que vous proposez: trop d'évolution tue l'évolution.
Je me permet une dernière pointe de mesquinerie et vous me l'excuserez parce que j'espère que vous êtes une personne ouverte d'esprit. Si vous étiez un élève "bon" en allemand, pourquoi n'avez vous alors pas compris l'ouverture d'esprit et la richesse que représente cette langue? Car s'il y a bien une langue qu'on peut faire facilement évoluer c'est bien l'allemand avec son vocabulaire infini. Je crois justement que vous étiez un mauvais étudiant en allemand et que vous ne supportez pas l'effort et avez peur de l'évolution.
Amicalement.

Écrit par : un idiot | 04/01/2012

Ce propos va dans une direction totalement fausse. D'abord il est naturellement utile d'utiliser l'anglais ou 'globish'. Mais ce n'est qu'un simple instrument qui nous aide à demander la rue dans une ville asiatique. On le parle quand on n'a que ce moyen. Cependant une vraie compréhension entre les peuples ne s'arrange pas à travers cette langue qui n'est rien qu'une espèce de pidgin French. Il est fort probable que le rapprochement des continents nous oblige à apprendre plusieurs langues puisque compréhension est beaucoup plus qu'un simple 'infotainment', une communication dépourvu de culture et d'histoire. Et une Suisse avec ses langues officielles est un grand modèle à suivre par les nations qui se veulent unilingues comme les États Unis d'Ameríque où l'espagnol est de plus en plus en vogue. L'allemand, le francais et l'italien sont de grandes idiomes parlées par beaucoup d'Européens, des héritages à suivre où se manifestent la Renaissance Italienne, la Révolution Francaise et la Philosophie Allemande, alors beaucoup plus que ce Globish.

Écrit par : kecke | 04/01/2012

Il me faut corriger l'impression de Monsieur Kecke qui parle du "globish" sans bien connaître le concept. Le terme "globish" est une marque déposée dans nombre de pays, et couvre un concept très précis. C'est un anglais tactiquement limité mais parfaitement correct et non "un instrument qui nous sert à demander la rue... qui n'est qu'une espèce de pidgin French". Commandez sur Amazon "Globish the World Over", je l'ai écrit entièrement en globish et mets quiconque au défi d'y trouver une seule faute d'anglais.
C'est en outre un outil pratique, démontré suffisant pour les échanges d'affaires et de tourisme partout dans le monde. Et même meilleur que le "full English" pour cet objectif.
Je souligne que c'est un ustensile et non une langue, puisqu'une langue est le véhicule d'une culture. Je vous encourage à maîtriser l'anglais si vous voulez déguster Oscar Wilde, l'allemand si Goethe vous tente, le castillan si vous aimez Cervantes, etc,... Pour faire du "business", globish est suffisant, et les langues locales sont superflues. Pourquoi? Parce que dans toute réunion internationale à Oulan Bator ou à Montevideo, il y aura toujours un participant ne parlant pas le mongolien ou l'espagnol, et la conversation se repliera automatiquement sur l'anglais, ou mieux, sur sa forme dépouillée, le globish que tout le monde comprendra mieux que l'anglais d'Oxford ou de Dallas.

Écrit par : NERRIERE | 04/01/2012

@ Un idiot, je vous enverrais une copie de ma maturité si vous le souhaitez. Vous verrez que j'ai terminé la maturité avec 5 de moyenne en allemand :)
Tout n'est pas une question de notes ou de résultats.
Comme je le disais, je suis plutôt choqué par le coût d'opportunité élevé que représente l'apprentissage de l'allemand pour un francophone.

Écrit par : Adrien Faure | 07/01/2012

Pour ce qui est de la maturité, comme je le disais, c'était un brin de mesquinerie de ma part. Je crois que je ne peux que vous félicitez pour cette note.
Cependant je ne vois pas en quoi le coût d'opportunité, "élevé" comme vous dites, serait un argument suffisant pour abolir l'allemand. Ce serait plutôt un argument pour valoriser plus cette langue, montrer son aspect utile en Suisse et en Europe, étant donné la position dominante de l'Allemagne. Je suis tout simplement de l'avis que l'école devrait être le "temple" du savoir, de l'éducation et surtout de l'effort et non des utopies.
Comme vous le dites, tout n'est pas qu'une question de notes ou de résultats et non plus d'opportunité. L'école suisse n'a pas pour ambition d'enseigner uniquement des choses utiles à tous, mais tout simplement de faire connaître, de faire découvrir. Sinon pourquoi aurais-je fait des maths jusqu'à ma maturité? Vais-je réellement réutiliser de la trigonométrie dans ma vie? Je peux vous dire qu'il y a peu de chance et pourtant je ne crache pas sur cet apprentissage, car j'ai appris quelque chose, j'ai élargi le champ de mes connaissances, je me suis cultivé, j'ai appris pour le plaisir d'apprendre et non pour le plaisir d'utiliser. Si l'école n'avait que pour objectif de donner aux élèves un enseignement utile avec un coût d'opportunité bas, l'école tomberait dans une situation plus que précaire. On commencerait l'école et on nous dirait: " tu feras ça plus tard, tu apprendras donc ça, ça et ça". L'histoire nous a déjà montrer à quoi cela menait... à une société désastreuse et malheureuse.
S'il n'est pas toujours question de notes et de résultats à l'école, alors il ne devrait non plus être question d'opportunité. Ce qui justifie amplement l'apprentissage de l'allemand selon vos arguments et selon les miens: l'allemand est bien au contraire un apprentissage essentiel pour la cohésion de la Suisse, comme l'apprentissage du français pour les petits Suisse-allemands.

Écrit par : un idiot | 08/01/2012

@ Un idiot, votre argumentation est impeccable bravo.
En soi j'adhère à vos propos, je me permets juste de vous faire remarquer que je ne prône pas l'abolition de l'allemand, mais simplement sa mise à option plutôt que l'obligation de son apprentissage.
Quant aux maths il me semble évident que les 4 années obligatoires du collège sont superflues, 2 ans suffiraient largement.

Écrit par : Adrien Faure | 08/01/2012

Justement vous n'adhérez pas à mon argumentation, car vous voulez réduire un apprentissage, car vous le considérez inutile. Je crois simplement que l'école n'a pas pour vocation d'enseigner que des choses utiles à tout un chacun, mais c'est à l'élève de tirer de l'enseignement une utilité et non à l'école de le rendre utile. C'est pourquoi je suis content d'avoir tout au long de mon parcours fait des maths, bien qu'aujourd'hui je n'en ai guère besoin. Je ne suis donc pas pour une diminution du temps d'étude d'une branche, comme vous l'êtes (bien que je pense que votre allusion aux deux ans de maths n'est qu'une simple provocation), ni pour la mise en option de branches. Ce n'est pas à l'élève de choisir toutes les branches qu'il veut étudier, car alors on créerait encore plus d'inégalité, or l'école a pour ambition de donner les mêmes chances à tous. Si on appliquait votre raisonnement de mettre en option l'allemand à cause de son coût d'opportunité élevé et de son manque de succès, on devrait alors le faire pour les maths, l'anglais, la géographie, l'histoire, les sciences etc... Car chaque individu trouve plus ou moins une branche intéressante, mais alors dans un tel système une énorme égalité apparaitrait: l'élève studieux prendrait plus d'options que l'élève qui ne l'est pas, l'élève qui viendrait d'un milieu plus aisé serait poussé par son entourage à plus étudier que celui qui vit dans un milieu précaire.
L'école ou le collège n'enseigne pas ce que l'élève veut ni n'a besoin, mais lui fait découvrir ce dont il aurait besoin, je vous l'accorde ce n'est pas toujours le cas, mais la plupart du temps ça l'est. Ces institution sont plus des écoles de culture générale. Puis par la suite, on se spécialise par le biais de son travail. Si ces institutions se mettent à enseigner à la carte, alors leur rôle primaire serait annuler, le fait de faire connaître.
Imaginons votre proposition, qui n'est pas d'abolir l'allemand, vous m'en excuserez, mais de mettre en option l'allemand. L'allemand serait dont une option, il est notoire que l'allemand n'a pas bonne réputation auprès des élèves, ce qui ferait qu'un grand nombre d'étudiant délaisserait cette branche sans même savoir ce que c'est. A terme cette branche deviendrait quasi ignorée, ce qui conduirait à son abolition à l'école, mais qui représenterait un énorme manque à gagner (non pécunier) pour les élèves, car ils seraient vite rattraper par la réalité suisse. Notre pays est gouverné, en majeure partie, par la langue allemande. Ce qui ferait que le romand serait isolé et incapable de faire carrière au niveau national. Le romand serait alors à la merci du suisse-allemand, car il ne pourrait plus participer aux débats. Ceci n'est qu'une hypothèse, il en existe d'autres dont vous êtes surement adepte, mais vous devez reconnaître qu'elle serait plausible.
C'est pourquoi, il est nécessaire que l'école continue à enseigner avec force obligatoire la plupart des branches et en mettent à option une, car sinon on assisterait alors à un nivellement par le bas et à une injustice encore plus croissante qu'aujourd'hui. Les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, car on fixe nos objectifs en fonction des moyens qu'on a pour les atteindre, or l'école actuelle est un antidote face à cette thèse, car elle donne avec force obligatoire les mêmes moyens à tous, après c'est à l'élève d'en faire quelque chose et comme je le disais, l'école n'a pas pour vocation de donner un enseignement utile, mais c'est à l'élève d'en faire quelque chose d'utile.

Écrit par : un idiot | 09/01/2012

Cher "idiot", le mal-nommé,
Vous expliquez la réalité avec grande précision, en dépassant le simple cas de l'Allemand.
J'aimerais juste ajouter, qu'au Collège, l'Allemand est déjà en option, les élèves ayant l'obligation d'apprendre une langue nationale. Certains choisissent donc l'Italien. Je ne connais pas les chiffres actuels, mais il y a quelques années de cela, le 85% des collégiens gardaient l'Allemand, certes coachés par leurs parents.
Votre réponse fait également partie du débat sur le possible élitisme de l'école qu'Adrien poursuit dans son billet intitulé "Le Saint Empire Germanique".
Au moins depuis la publication des résultats des tests PISA , il est reproché à l'école de progressivement baisser ses exigences et de ne pas
former les jeunes assez performants. Cela est répété sur tous les tons et par beaucoup de milieux.
L'opinion d'Adrien serait-elle minoritaire ?
Personnellement, je pense que l'école a fort à faire face aux multiples tâches paradoxales qu'on lui attribue, dans un climat souvent hostile. Il faut être courageux pour devenir prof aujourd'hui.

Écrit par : Frau Schaudi | 09/01/2012

Le rôle si paradoxal que la société donne à l'école, c'est tout simplement à cause de ces critiques qui lui sont faites. On attribue à l'école beaucoup de maux qui se répercutent dans la vie professionnel, c'est le bouc-émissaire actuel, or cela est faux. A force d'idées telles que Monsieur Faure propose, l'école public deviendra encore plus mauvaise et finira par donner des élèves moins performants. Or je suis de l'avis que ce n'est pas la faute de l'école, mais de la faute de ceux qui y vont, qui ne voient plus la chance qu'ils ont de recevoir un panel de connaissances aussi varié, car l'élève est devenu trop fainéant et la société blâme l'enseignant pour cela, d'où le climat difficile, mais ce n'est pas l'enseignant le responsable, mais la tendance de l'assistanat et le fait de ne plus récompenser ceux qui travaillent. Celui qui aura le courage de s'attaquer au dur dossier de l'école ne proposera pas des refontes du système scolaire, ni une modification de la méthode d'enseignement, comme il est dans cet article proposé, mais s'attaquera à l'élève, à sa manière d'être éduqué. L'élève performant est celui qui veut apprendre, quel est le meilleur moyen pour toucher tous les élèves et de les motiver à apprendre? A leur faire prendre conscience de la chance qu'ils ont d'aller à l'école et leur faire comprendre que rien n'est inutile dans la vie. Il ne faut donc pas s'adapter à l'élève, car sinon on encourage l'assistanat et la fainéantise, mais il faut s'adapter à l'école, ainsi le climat pour les enseignants redeviendra paisible, car on reconnaitra leur travail.

Écrit par : un idiot | 10/01/2012

@ Un idiot, votre conception de l'école rejette tout relativisme culturel ou axiologique!
Vous sélectionnez certains savoirs pour les mettre en haut de la pyramide des connaissances et vous les encensez sans vous demandez si les élèves ont un quelconque intérêt pour vos dogmes!
Vous êtes ainsi non seulement moraliste, élitiste, mais aussi conservateur.
Je rejette votre conception méritocratique de l'école.
L'école doit libérer l'élève non l'aliéner.
Et puisque c'est ainsi, j'écrirai à nouveau sur l'école.

Écrit par : Adrien Faure | 10/01/2012

Mais écrivez seulement, vous en avez le droit, comme vous avez le droit de croire ce que vous voulez.
Je tiens juste à vous faire remarquez que ce que vous me reprochez, le fait d'être moralisateur et élitiste, vous l'êtes aussi. Vous voulez introduire le globish et rabaisser d'autres branches. Au final, le résultat est le même, mais pas avec les mêmes branches. Vous procédez à un classement de ce qui est bon ou mauvais d'enseigner.
Je suis peut-être le conservateur aujourd'hui et selon votre pensée, mais dans le monde que vous proposez, vous le deviendrez bien vite aussi.

Écrit par : un idiot | 10/01/2012

@A. Faure, je me réjouis d'en savoir plus sur votre vision de l'école. Le lecteur voit d'ores et déjà que pour vous, les élèves devraient pouvoir dire ce pour quoi ils ont de l'intérêt, spontanément. Et que c'est cela qu'ils apprendraient.
L'école ainsi organisée, selon votre utopie concrète, ressemblerait à un vaste supermarché.
Vous n'entrez pas en matière sur le dialectique société-école, tout en considérant que Monsieur idiot devrait tenir compte des problèmes liés milieu social de l'élève et de valeurs morales.
Vous l'aurez compris, je suis prof. ( 32 ans de métier au CO) J'ai vu défiler des cohortes d'élèves et je dois faire le même consat que M. idiot : il faut que l'élève veuille apprendre, pour que ça marche.
Certes, notre boulot consiste à aller chercher l'élève là où il est et ensuite, le faire aller plus loin. On devrait pouvoir éveiller son intérêt, en ça, je suis d'accord avec vous.
A la rentrée de janvier, il y a déjà au moins 15ans de ça, une élève a raconté qu'elle avait nagé en Floride avec des dauphins pendant ses vacances. Mon cours ne pouvait pas rivaliser avec ça ! Elle est restée distante tout le reste de l'année, n'a plus participé au cours. Pour moi, cela a été une prise de conscience brutale.
De nos jours, les élèves sont sur facebook, jouent avec des trucs sur écran, ont des écouteurs vissés sur les oreilles en permanence.
Je me demande ce qui les intéresserait vraiment et si on partait sur votre piste, comment se ferait l'aterrissage à la fin du parcours scolaire.
Nous vivons l'école dans une ambiance de contrainte, selon vous. Je crois que c'est plus subtil que ça, car beaucoup d'élèves ont encore du plaisir, ils admettent que l'école est faite pour apprendre. D'autres sont là pour rencontrer des copains et on les dérange avec nos matières et nos exigeances.
Le clivage entre ces deux groupes ne correspond pas forcément aux clivages sociaux.
Si l'ascenseur social n'était pas en panne, l'école reprendrait des couleurs. Pour moi, le noeud du problème de la motivation se trouve pour au moins 50% en-dehors de l'école.

Écrit par : Frau Schaudi | 10/01/2012

@ Un idiot, vous avez raison, le fait de remplacer l'allemand par l'anglais comme apprentissage obligatoire est d'ores et déjà un choix coercitif. Néanmoins je m'exprimais là dans un cadre que je qualifierais davantage de pragmatique que utopiste. Il est certain que imposer cela ne colle pas avec mon idée de l'école de la liberté. C'est une contradiction typique entre discours normatif et empirique...

Écrit par : Adrien Faure | 10/01/2012

@ Frau Schaudi, vous avez mis le doigt sur la question centrale : qu'est ce qui intéresse réellement les élèves ?
Demandons-nous aussi l'impact du capitalisme libéral consumériste et matérialiste sur l'élève et ses capacités à choisir réellement librement, mais ceci rejoint plutôt une analyse sur l'aliénation idéologique et axiologique de l'individu en général.
On peut enfin questionner les limites du libre-arbitre dans le cadre du déterminisme social de Bourdieu : les élèves ont-t-ils intériorisé les choix qu'ils doivent faire?

Écrit par : Adrien Faure | 10/01/2012

Je reprends le débat avec ma nouvelle publication :

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2012/01/10/l-allemand-et-l-ecole-contemporaine.html

Écrit par : Adrien Faure | 10/01/2012

@ A. Faure, J'ai bien lu votre nouvelle entrée sur l'enseignement de l'Allemand, mais bute un peu sur le diagramme. Si j'ai bien compris, vous garderiez malgré tout des savoirs scolaires traditionnels.
Votre insistance sur le libre choix des matières,et le postulat selon lequel l'on aiderait les enfants à devenir des citoyens responsables par cette liberté, m'a rappelé des expériences et lectures de jeunesse.
D'abord l'école de Summerhill, dont on parlait beaucoup dans les années 1970-80. Wikipédia donne plusieurs articles au sujet de ce courant pédagogique, que l'on peut placer dans la mouvance rousseauiste. Il s'agissait d'un internat et les élèves passaient la majeure partie de la journée à discuter du fonctionnement, faisaient donc de l'auto-gestion. Personnellement, j'aurais trouvé ça très ennuyeux. La personnalité du fondateur et directeur, M.Neill, était primordiale. Il était à la fois très charismatique et probablement assez manipulateur.
D'autre part, j'ai vécu une expérience brève et éclairante à l'Ecole Autogérée. Le collectif des enseignants m'avait demandé de donner des notions d'Allemand à des élèves qui se destinaient à des études longues. Ceux-ci n'en voulaient pas et me l'ont fait payer et comprendre de la façon la plus explicite. Je suis partie, car c'était franchement une situation débile. Nota bene : je suis en mesure d'enseigner l'Anglais, je ne me cramponne donc pas à l'Allemand pour des raisons alimentaires. Ceci pour répondre à votre idée que les enseignants maintiendraient le système en place pour justifier leurs études et par besoin de gagner leur vie, sur le dos des souffrances des élèves.
Que désirent les élèves ? Vous décrivez bien la difficulté de choix éclairés.
Lorsqu'on fait, en première année du CO, l'activité "Mein Traumstundenplan", voici ce que ça donne : d'abord les élèves réduisent drastiquement le nombre d'heures hebdomadaires, ensuite ils choisissent des matières comme le Sport, l'Alimentation, l'Informatique, la Musique, les Travaux manuels et ...l'Anglais. Exeunt le Français, les Maths, la Biologie, l'Histoire , la Géo. Souvent, la personnalité du prof qui enseigne une matière est déterminante ("Je garde le Français, parce que j'aime bien Madame Telle et telle.")
Ce témoignange vaut ce qu'il vaut.
En ce qui me concerne, je ne trouve pas qu'il y a violence et contrainte inacceptable à imposer un cursus de culture générale aux élèves. Comment imaginer faire l'économie de la Biologie, de la Géographie et de l'Histoire ? Est-ce être conservateur que de penser que ces domaines ne sont pas systématiquemen abordés dans les familles et que seule l'école est en mesure d'apporter ce savoir-là à des enfants? Si oui, je me revendique d'un conservatisme farouche.

Écrit par : Frau Schaudi | 10/01/2012

@ Frau Schaudi, mon ami Julien Cart me proposait de m'intéresser à l'Education Nouvelle : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_nouvelle
A voir si cela fait la jonction entre une école du libre choix et les contraintes sociales inévitables.
Je vais étudier vos pistes, merci pour les informations.
Mais bon, peut-être que l'école idéale est indissociable de la société idéale...

Écrit par : Adrien Faure | 10/01/2012

Merci de me répondre si sérieusement.
L'article sur l'Education nouvelle montre combien le débat est ancien et fourni.
Ce sujet est tellement complexe et les mutations de la société ne font que poser de nouveaux défis. En tant qu'enseignant,on se trouve entre le marteau et l'enclume.
Dans ce métier l'on souffre, paraît-il, beaucoup de burn-out, justement à cause de ce sentiment d'impuissance face au système et la difficulté de réconcilier toutes les choses qui se présentent comme des priorités.
En ce qui concerne les élèves, le libre choix des matières me semble effectivement pas la bonne voie, une participation qui favorise l'implication personnelle est certainement plus prometteuse.

Écrit par : Frau Schaudi | 11/01/2012

De nos jours, les élèves sont sur facebook, jouent avec des trucs sur écran, ont des écouteurs vissés sur les oreilles en permanence.
Je me demande ce qui les intéresserait vraiment et si on partait sur votre piste, comment se ferait l'aterrissage à la fin du parcours scolaire.
Nous vivons l'école dans une ambiance de contrainte, selon vous ?

Écrit par : scratch2cash | 19/09/2012

cet article date de janvier !

Écrit par : lovsmeralda | 19/09/2012

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