22/11/2011

Équilibre du bonheur néo-socialiste

 

- Graphique schématisant les 6 principes fondamentaux du Néo-Socialisme -

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/22/princip...
Equilibre du bonheur Néo-Socialiste version 2.png

 

 

15:54 Publié dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : néo-socialisme, socialisme, équilibre du bonheur | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Je suis déçu que vous ne publiez plus mes commentaires, pourtant ils n'étaient pas méchants.

Écrit par : Courant alternatif | 22/11/2011

Le graphique serait plus crédible s'il était rouge.

Écrit par : Amusé | 22/11/2011

Ca commence par: auto-limitation...

Qu'est devenu le slogan "vivre sans contrainte, jouir sans entraves"?

Les néo-socialistes sont encore plus tristes que leurs ancêtres, les proto-socialistes. Et n'oublions pas les crypto-marxistes ainsi que toutes leurs mutations marxistes léninistes, maoistes, polpotistes et castristes...

A ce dernier sujet, appeler Carlo Sommaruga de toute urgence. C'est un expert. Et puis, l'auto-limitation, il ne connaît pas.

Écrit par : Déblogueur | 23/11/2011

Ca commence par: auto-limitation...

Qu'est devenu le slogan "vivre sans contrainte, jouir sans entraves"?

Les néo-socialistes sont encore plus tristes que leurs ancêtres, les proto-socialistes. Et n'oublions pas les crypto-marxistes ainsi que toutes leurs mutations marxistes léninistes, maoistes, polpotistes et castristes...

A ce dernier sujet, appeler Carlo Sommaruga de toute urgence. C'est un expert. Et puis, l'auto-limitation, il ne connaît pas.

Écrit par : Déblogueur | 23/11/2011

@ Déblogueur, vous devriez lire Épicure : l'auto-limitation est la clef du bonheur et de la liberté selon lui.
Concrètement, il s'agit ici de respecter les limites naturelles, c'est à dire de limiter l'impact des activités humaines aux capacités régénératives de la biosphère. C'est aussi tout le concept de simplicité volontaire.

Écrit par : Adrien Faure | 23/11/2011

Raaahhhh.... La simplicité volontaire.... Ouaip, en théorie c'est bien, mais en pratique: qui l'impose aux autres?

En simplifié (volontairement): faut-il mieux aller dans le mur, faire de la casse et réaliser les choses par notre propre expérience, donnant ainsi une nouvelle base expérimentale à notre conscience? Ou bien faut-il proposer des lois autoritaires pour imposer "l'autolimitation".

Je vous lis régulièrement, c'est intéressant, vous faites un travail de théorisation, mais je trouve cela justement très théorique et je ne vois pas comment mettre en pratique sans autoritarisme et sans limiter les libertés. Ce qui conduirait à un échec à long terme car la contrainte désolidarise et provoque un comportement opposé quand elle s'arrête.

Écrit par : hmoelibre | 23/11/2011

@ hmoelibre, l'auto-limitation en tant que principe politique consiste à repenser notre mode de production et à privilégier, par une planification démocratique, une production basée sur l'essentiel et non sur le futile.
Ce processus doit être collectif et démocratique je suis bien d'accord.

Content que vous appréciez mon travail de rédaction en tout cas ;)

Écrit par : Adrien Faure | 23/11/2011

Je reviendrai débattre avec vous, si vous acceptez ma résistance viscérale au collectivisme (tel que l'écho nous le rappelle). Je ne suis pas fan du socialisme mais j'aime les idées et actuellement il en faut. Et désolé j'ai très mal écrit mon pseudo...

Écrit par : hommelibre | 23/11/2011

@ hommelibre, le collectivisme (entendez, l'économie planifiée) n'est pas un, mais multiple. La forme que je défends n'est d'ailleurs que semi-collectiviste puisqu'une part de son économie reste privée.
Votre résistance au collectivisme est fort compréhensible vu les résultats peu engageants obtenus dans les expériences passées. Mais découvrir quelle forme de collectivisme est possible, comme je tente de le faire, devrait permettre de l'envisager sous un autre aspect, d'offrir une nouvelle espérance post-capitaliste.

Écrit par : Adrien Faure | 23/11/2011

Tututut. Semi-collectiviste, ça n'existe pas. La part de l'économie qui reste privée se fait peu à peu vampiriser par l'Etat, comme en France où l'on pavoise sur les fameux partenariats public-privé sans prendre une nanoseconde la peine de se demander pourquoi on a attendu tellement longtemps pour les faire puisque c'est tellement génial, et pour cause, ce n'est pas financièrement viable - mais en période d'impression d'argent décomplexée et illimitée, peu importe.

La partie publique finira par détruire la partie privée de votre beau projet. C'est une simple question de statistiques et de probabilités. Comme le proposait l'intervenant précédent, passez à la partie concrète, et vous verrez que vous n'y parviendrez pas sans autoritarisme ni violence.

Et si vous voulez vraiment comprendre la société post-capitaliste, lisez le livre du même nom de Peter Drucker. Deux décennies et pas une ride.

Écrit par : Naith | 24/11/2011

@homme libre

Effectivement tout est théorique. Le passage à la pratique est toujours différent. Et si ca se trouve cela ne pourrait peut etre pas fonctionner. Mais on ne le saura que lorsqu'on aura essayé. Cela il y a quelque chose d'intéressant dans votre phrase :
"Je vous lis régulièrement, c'est intéressant, vous faites un travail de théorisation, mais je trouve cela justement très théorique et je ne vois pas comment mettre en pratique sans autoritarisme et sans limiter les libertés."

Vous parlez de limitation de liberté. Notre courant de pensé actuel, le liberalisme, limite pourtant les individus à leur pouvoir d'achat. De ce simple fait, le liberalisme impose un concept de la liberté limité. Il semblerait que par le passé et jusqu'à aujourd'hui, nous avons que des concepts de liberté limités.

Écrit par : plume noire | 24/11/2011

@Naith,

Par quelle magie la moindre once de collectivisme doit aboutir obligatoirement à une société autoritaire ? C'est une question de statistiques et de probabilité ? Alors, allez-y, régalez nous de votre exposé de mathématique sur cette question.

Pour ma part, je pense qu'il y a déjà une bonne part de collectivisme dans nos société, par exemple au travers de la vie des associations et par exemple de coopératives immobilières dont le coeur du fonctionnement est démocratique.

Écrit par : djinus | 24/11/2011

Où ai-je suggéré que nos sociétés actuelles étaient exemptes de collectivisme? Bien au contraire, elles reposent largement plus sur le collectivisme que sur la liberté individuelle. Mon propos est simplement de dire que dans un programme soi-disant "mixte" destiné à satisfaire tout le monde, la horde finit immanquablement par prendre le pas sur l'individu, les sophismes sur la raison, et ici l'économie publique sur l'économie privée. On vit déjà dans des économies dites mixtes où argent privé et public se mêlent allégrement. Résultat : la part du privé baisse partout et les dépenses publiques crèvent le plafond. Pire, l'Etat phagocyte le secteur privé en le rendant dépendant de ses financements. C'est ce qui se passe dans toutes les économies développées. Pourquoi? Parce qu'à valeur égale tout le monde va chercher l'argent d'Etat et sa légende de garantie illimitée. Pourquoi s'astreindre à des contraintes budgétaires dont on est si facilement libéré à partir du moment où il s'agit d'intérêt public et les moyens et la puissance de l'Etat rentrent en ligne de compte?

Si vous avez besoin d'un exposé de mathématiques pour comprendre ça, ce n'est pas à moi de vous le faire et encore moins ici où je ne suis pas chez moi. Le problème de toutes les théories collectivistes, c'est qu'elles reposent sur l'idée que l'Etat créera magiquement ce qui manque pour compléter l'équilibre de l'économie, assertion aussi stupide que ruineuse qui nous a menés à la dépendance d'une oligarchie politico-financière que nous connaissons aujourd'hui. Dans des sociétés qui ont tenté de mélanger libéralisme et socialisme, au sens le plus commun de la propriété privée versus la redistribution, c'est toujours l'accroissement de la redistribution qui a prévalu, jamais l'extension de la propriété et des prérogatives privées. Il y aura toujours des gens pour réclamer de nouveaux droits et de nouvelles subsides auprès de la sphère publique, laquelle ne peut les accorder qu'en prélevant toujours davantage ce dont elle a besoin sur les acteurs privés.

Écrit par : Naith | 24/11/2011

@ Naith, l'avantage de l'économie planifiée est qu'elle permet à l'Etat d'avoir ses propres recettes et qu'elle supprime les gaspillages du capitalisme (comme l'accaparement des bénéfices par les actionnaires).

Djinus a raison, une économie planifiée peut fort bien être démocratique, même sans toutes les améliorations démocratiques que je soutiens. Prenez l'exemple des critères des régimes politiques démocratiques en science politique, l'économie de marché n'y figure pas.

Plume Noire, +1

Écrit par : Adrien Faure | 24/11/2011

L'économie planifiée supprime les gaspillages du capitalisme? J'aurai tout entendu. Regardez donc ce qu'est devenu Cuba, pays en pleine expansion, une fois que les communistes de Castro ont imposé leur vision de l'économie planifiée... Et je ne devrais même pas donner d'exemples que les collectivistes transforment en prise pour invoquer leur mantra "c'était pas le vrai communisme!", la blague.

Ce n'est pourtant pas très compliqué : vouloir tout diriger d'en haut implique de se priver de quantités faramineuses d'information nécessaires à faire les ajustements idoines. L'économie soviétique ne s'est pas effondrée pour d'autres raisons. Marx lui-même, encore une fois, reconnaissait la nature systémique du fonctionnement de l'économie. Vouloir la planifier, c'est fondamentalement céder à la tentation de croire qu'on s'en sortira mieux en essayant de tout gérer d'en haut plutôt qu'utiliser le savoir spécifique des différents acteurs.

Et "l'accaparement des bénéfices par les actionnaires" qu'est-ce que c'est exactement, si ce n'est le retour sur investissement que les actionnaires ont mis dans la société? Tout un sujet, ça aussi. Sans les investisseurs, pas de société ; et le propre d'un investisseur, c'est d'investir pour obtenir un retour sur investissement. Qu'il investira ailleurs, créant à nouveau de la richesse. Il est de quel côté le gaspillage là-dedans?

Votre exemple de l'absence de l'économie de marché des critères des régimes politiques démocratiques est terrifiant. Cela révèle bien à quel point la science politique d'aujourd'hui se complaît dans l'idéologie et le constructivisme. Heureusement qu'on a quelques gars sincèrement intéressés comme vous qui viennent nous apprendre les insanités qui y circulent. Mais le marché est l'ennemi du pouvoir concentré dans les mains du politique désireux d'agir à sa guise...

Écrit par : Naith | 24/11/2011

@ Naith, pour répondre au problème du manque d'information dans une économie planifiée on répondra par une planification décentralisée, et...mixte.
Regardons Cuba effectivement, ils se rendent bien compte qu'un système entièrement étatisé est difficile à faire tourner et donc ils tendent vers une économie planifiée mixte, avec de petites entités économiques privées. En planifiant à partir de leur production et de manière décentralisée on obtient un système efficace.
L'investissement des actionnaires représente un coût d'opportunité trop élevé!
Lorsque l'Etat/les collectivités géreront ces capitaux elles les investiront en fonction du bien commun, et non de la maximisation du profit. En terme de progrès humain ce sera un grand bienfait.

Écrit par : Adrien Faure | 24/11/2011

"On vit déjà dans des économies dites mixtes où argent privé et public se mêlent allégrement."

Oui comme l'amitié de ceux qui sont à la tête de l'Etat et ceux à la tête des entreprises. Voilà LE gros problème.

Écrit par : plume noire | 25/11/2011

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