20/11/2011

Économie néo-socialiste

Économie néo-socialiste

Document appelé à évoluer

Il n'y a pas de dépassement du capitalisme possible, pas de solutions aux crises que traversent l'Europe, pas de solution à la crise écologique, sans une économie planifiée.

Comme il existe un grand nombre de modèles de capitalisme (du capitalisme social-démocratie au capitalisme ultra-libéral), il existe de même de nombreux modèles d'économie planifié.

Deux critiques faites à l'encontre de l'économie planifiée ne manquent pas de justesse et c'est pourquoi elles appellent des réponses :

- A la critique de Hayek sur l'incapacité des structures étatiques à accéder à l'information à temps, on répondra par une nécessaire décentralisation spatiales et économiques (logistiques).

- A la critique général sur le caractère contraignant de l'économie planifiée, on répondra par une économie mixte et démocratique.

Le modèle d'économie planifiée que je soutiens s'inscrit donc (et c'est essentiel) dans mes 6 principes fondamentaux du néo-socialisme :

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/22/princip...

Le néo-socialisme doit rompre avec le socialisme scientifique (le marxisme classique et ses dérivées léninistes, trotskistes, maoïstes, cubains et même néo-marxistes), aussi bien que du socialisme utopiste trop communautariste.
Le dépassement de la social-démocratie est induite par la logique du dépassement du capitalisme.

Le modèle d'économie planifiée néo-socialiste est un modèle mixte :
Les grandes structures économiques (nécessaires à la bonne marche de l'économie, puisque les autres grandes structures sont décentralisées) sont sous contrôle étatique/collectif, mais les petites entités (paysans, artisans, indépendants, petits producteurs, etc.) restent sous contrôle privé.

La liberté d'entreprendre subsiste donc. Toutefois, le principe d'autogestion égalitaire (égalitarisme relatif s'entend) assure un fonctionnement démocratique dans ces petites structures privées. De plus, l'intervention étatique/collective tend à contrôler l'activité économique privée pour éviter tout abus.

La planification (décentralisée) doit prendre d'abord en considération la production (libre) des petites entités privées, et ensuite, définir la production des grandes structures économiques collectives.

Le crédit n'est accessible que par les banques (décentralisées), soumises au contrôle collectif (démocratique) évidemment.

L'économie sert essentiellement à combler les besoins des individus, ou leurs envies immatérielles. Les envies matérielles sont soumises au principe d'auto-limitation (démocratie écologique), ce qui ne veut pas dire qu'elles soient in-envisageables dans l'absolu, mais qu'elles doivent être écologiquement réfléchies (principe utilitariste à mon sens).

Les prix sont fixés en fonction de la quantité de travail (présente et passée) contenu dans chaque production.

L'économie est centré sur son développement interne (intérieur) : elle tend vers une autosuffisance de la production fondamentale. L'auto-production individuelle est donc encouragée (nouvelle division du travail). Le protectionnisme peut aussi être souhaitable selon les cas.

*

Comme on peut le voir, une économie néo-socialiste est un équilibre qui respecte l'individu sans toutefois permettre à certains de péjorer la collectivité.
Avec ses 6 principes démocratiques, elle résistera à toute tentation autoritaire ou élitiste.

Il est temps d'être un peu ambitieux si l'on veut en finir avec notre capitalisme archaïque, incapable d'assurer l'avènement d'une véritable société du bonheur ! 

Commentaires

"Il est temps d'être un peu ambitieux si l'on veut en finir avec notre capitalisme archaïque, incapable d'assurer l'avènement d'une véritable société du bonheur !"

Tout a fait d'accord. Cependant pour y arriver il faut que la population se rende compte de la vitesse à laquelle on va dans le mur... ces prochains temps sera celui des alternatives. Je m'explique. L'Europe n'arrête pas de verser de l'argent pour remettre à flot un pays tel que la Grèce. Les sommes sont tellement infimes par rapport à ce que la bourse a perdu que ca en devient pathétique. La réaction des urnes en Grèce et en Espagne va s'essoufler quand le peuple vera que ses politiciens ne peuvent rien faire si ce n'est remettre en cause le traité de Maastricht et le traité de Lisbonne.

Lorsque la prise de conscience sera général le mouvement indigné aura une plus grande ampleur. Se sera l'occasion de travailler ensemble pour pouvoir faire en sorte que CHAQUE être humaine puisse vivre décemment!

Écrit par : plume noire | 21/11/2011

Les commentaires sont fermés.