07/11/2011

La lutte des classes au XXIème siècle

La lutte des classes au XXIème siècle


Aujourd'hui, on peut proposer un découpage en classes sociales en fonction du mode de vie et du mode de consommation, découlant du niveau de fortune et de revenu, eux-mêmes conséquences du mode de production et de la place dans le mode de production.

Hypothèse pour Genève (mais on devrait obtenir plus ou moins les mêmes résultats pour la Suisse)

Classes dominantes – 10% de la population genevoise
[Nombre de millionnaires à Genève, ils détiennent plus de 85% de la fortune totale du canton.]

Classes moyennes supérieure – 20 à 30 %
- classe moyenne supérieure très aisée
- classe moyenne supérieure aisée

Classe moyenne inférieure – 40 à 50 %
- classe moyenne inférieure peu aisée
- classe moyenne inférieure précarisée

Classes précarisées – 15 à 20% de la population genevoise
[moyenne suisse officielle + moyenne genevoise basée sur étude de la précarité des HUG]

NB : Les pourcentages en ce qui concerne les classes moyennes sont une hypothèse basée sur les travaux de l'économiste Alain Lipietz.


La lutte des classes n'est fortement visible et ressentie par les individus que lorsqu'une polarisation sociale élevée est en place. Cette polarisation sociale était clairement présente jusqu'à l'instauration et le développement de l'Etat-social en Europe. La lutte des classes, dans une société fortement polarisée, amène forcément à un renversement des classes dominantes par les classes dominées.


3 facteurs amenant progressivement, de nos jours, à une polarisation sociale importante


1. L'idéologie néo-libérale

Expression idéologique des désirs et des fantasmes des classes dominantes, l'idéologie néo-libérale précarise les classes moyennes en abattant pallier par pallier l'Etat-social. En agissant ainsi, la classe dominante œuvre à sa propre destruction puisqu'elle renforce la polarisation sociale qui finira par l'abattre en provoquant un soulèvement (réformiste ou révolutionnaire).

2. Les limites de la social-démocratie

Dans le cas où l'Etat-social a dû s'endetter passablement pour mener à bien ses politiques sociales et qu'il atteint ses limites de financement, il se retrouve contraint (dans le cadre des logiques capitalistes) d'appliquer une politique d'austérité renforçant les inégalités et par conséquent la polarisation sociale.

3. Les limites naturelles

La croissance économique, nécessaire au bon fonctionnement du capitalisme, dépend de l'accès aux ressources, notamment des ressources énergétiques. 85% de l'énergie consommée provient du pétrole, du gaz, et du charbon. Avec la raréfaction prochaine de ces ressources, les gouvernements pro-capitalistes devront forcément restreindre leurs dépenses, réduire l'Etat-social, et polariser la société.


L'Histoire est encore en marche.
La lutte des classes est notre réalité.
Le renversement du capitalisme et des classes dominantes est inévitable.
Reste à œuvrer pour que le bon système le remplace!

Commentaires

Si l'on considère la perspective historique, toutes les fois où le capitalisme a été renversé, ce n'est pas "le bon système" qui l'a remplacé, mais des régimes autoritaires et sangunaires qui ne répondaient en aucun cas aux aspirations des peuples... N'avez-vous vraiment rien compris?

Je vous en supplie, rouvrez vos livres d'histoire.

Et puis, de quelles "classes" parlez-vous? Celle des gauchos caviar, nantis et arrogants, à la Sommaruga? Car ceux-là, ils sont pire que les capitalistes.

Écrit par : Déblogueur | 08/11/2011

Si l'on considère la perspective historique, toutes les fois où le capitalisme a été renversé, ce n'est pas "le bon système" qui l'a remplacé, mais des régimes autoritaires et sangunaires qui ne répondaient en aucun cas aux aspirations des peuples... N'avez-vous vraiment rien compris?

Je vous en supplie, rouvrez vos livres d'histoire.

Et puis, de quelles "classes" parlez-vous? Celle des gauchos caviar, nantis et arrogants, à la Sommaruga? Car ceux-là, ils sont pires que les capitalistes.

Écrit par : Déblogueur | 08/11/2011

Votre haine du capitalisme vous aveugle. Vos théories sont complètement déconnectées de la réalité, on dirait que lors que lorsque le mur de Berlin est tombé vous étiez frappé d'amnésie.

Écrit par : bruno | 08/11/2011

"on dirait que lors que lorsque le mur de Berlin est tombé vous étiez frappé d'amnésie."
=> Il n'était surtout pas né ;)

Cependant je vous rejoins sur un point : Ses billets sont rédigés sur un fond de haine viscérale du capitalisme et reposent sur des opinions parfaitement subjectives.

Écrit par : Nom/Prénom | 08/11/2011

De la connerie à l'état pur !
Adrien ... quelle est votre drogue ?
Elle est bien puissante !

Écrit par : Victor Winteregg | 08/11/2011

Le capitalisme, comme toutes les autres dictatures tombera,la chirurgie soustractive a ses limites, patience.

Écrit par : Androide | 08/11/2011

@ Androide, +1

@ Les autres commentateurs précédents, franchement je suis déçu!
Vous ne démontrez nullement que j'ai tort dans mon argumentation en vous exclamant comme des oies outrées!

Écrit par : Adrien Faure | 09/11/2011

Je suis mort de rire!

J'ai l'impression qu'il y a une maladie qui est récurrente chez les commentateurs de blog de la tdg. C'est qu'ils savent lire mais sont dans l'incapacité de faire une déduction.

@Déblogueur

"2. Les limites de la social-démocratie

Dans le cas où l'Etat-social a dû s'endetter passablement pour mener à bien ses politiques sociales et qu'il atteint ses limites de financement, il se retrouve contraint (dans le cadre des logiques capitalistes) d'appliquer une politique d'austérité renforçant les inégalités et par conséquent la polarisation sociétale."

Dans CE paragraphe, Adrien met justement en avant les limites de la sociale démocratie et par conséquent il ne met pas en avant la gauche caviar voir la politique de Sommaruga. Bien qu'elle ait l'étiquette parti socialiste (oui c'est son parti) ces idées sont totalement de droite. Il ne faut pas ce contenter de lire les étiquettes politiques il faut les comprendre et faire la différence entre une politique sociale et libérale. Dès lors votre intervention tombe totalement à l'eau. Pire cette analyse est incompréhensible.

"Si l'on considère la perspective historique, toutes les fois où le capitalisme a été renversé, ce n'est pas "le bon système" qui l'a remplacé, mais des régimes autoritaires et sanguinaires qui ne répondaient en aucun cas aux aspirations des peuples... N'avez-vous vraiment rien compris?"

Justement je crois que vous n'avez pas du tout compris la démarche d'Adrien. Notre bloggeur met en avant le problème et sait pertinemment à quoi ça va déboucher. Nouvelle dictature l'histoire nous l'enseigne et les heures sombres que nous vivons ne nous épargnera pas d'un nouveau régime autoritaire si les peuples ne prennent pas conscience de la gravité de la situation économique mondiale. Cela dit un régime autoritaire existe déjà aujourd'hui. Des guerres sont faites pour la paix ou la démocratie et des milliers de morts pour ce faux prétexte. La réalité c'est que dès qu'il y a une grosse crise, une guerre en ressort automatiquement. Celle en Libye étant terminée nous avons la suivante celle en Iran.

Par conséquent, l'histoire nous enseigne que tout empire et idéologie a ses limites. Le simple fait de se rendre compte de cela permet justement d'anticiper. Pour les autres, les moutons, ils accepteront la solution toute faite de leurs chers politiciens sans se poser de question.

Bien à vous!

Écrit par : plume noire | 10/11/2011

Les seuls qui ne croient plus aux classes sociales, sont ceux qui appartiennent aux classes supérieures. Les mêmes qui croient encore au dogme libéral, basé sur des théories vieilles de 300 ans, et qui viennent traiter ceux qui parlent des "classes" d'archaïques. Je rigole.
Je rigole aussi à ceux qui pensent que les visions marxistes du monde sont tombées avec le mur de Berlin, et à ceux qui pensent que le capitalisme ne peut pas être autoritaire.
Je remarque aussi que tous ceux qui critiquent le font sans d'autres arguments que "amnésie" ou encore "prise de drogue". Voilà qui est constructif et qui fait avancer le débat.

Cordialement.

Écrit par : Ostpolitik | 12/12/2011

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