30/10/2011

Le mouvement des Indigné-e-s, vu par un Indigné

Le mouvement des Indigné-e-s, vu par un Indigné

Petit retour sur un mouvement que je fréquente depuis sa création en juin dernier.

Le mouvement des Indigné-e-s est a-partisan, c'est à dire qu'il n'est pas affilié à un quelconque parti politique (ce qui ne veut pas dire forcément que ses membres ne le soient pas).
Par contre, le mouvement n'est pas apolitique, puisque par essence il s'est fondé sur des revendications politiques. Le fait qu'il critique la démocratie représentative ne veut d'ailleurs pas dire qu'il ne soit pas politique.

Si le mouvement est politique, il est avant tout un mouvement social formé d'individus d'origine fort diverse et de sensibilités politiques variées. Ces individus, bien qu'ils ne soient pas d'accord sur tout, mènent des actions politiques sur des sujets spécifiques (on l'a vu par exemple avec le vote blanc).

La décision de fonctionner par consensus empêche le mouvement d'avoir une ligne idéologique clairement définie. Toutefois, cela permet de faire que personne ne se retrouve rebuter par un point quelconque et que chacun puisse amener ses idées. Finalement, c'est un élément rassembleur qui permet d'unir plutôt que de diviser.

Si des actions politiques spécifiques sont un apport intéressant à la dynamique du mouvement, ce dernier garde un avantage général très important, du fait que sa simple existence est un symbole de résistance et de contestation au système en place.

Par l'occupation libre et ouverte d'une portion d'un espace public, le mouvement invite la population à la mobilisation et à la politisation, c'est à dire à une réappropriation symbolique de la politique et de la démocratie. Cette réappropriation est un apport bienvenu à un système démocratique qui peine à rassembler et à intéresser.
En soi donc, le mouvement des Indigné-e-s œuvre au bien commun en tentant d'amener la population à prendre son destin en mains.

Enfin, il faut noter que le mouvement forme une société à l'intérieur d'une société plus grande, et qu'il tente d'organiser cette société (dans les limites qui sont les siennes bien entendu) comme une société tendant vers l'idéal recherché par la globalité du mouvement.
Ainsi, il défie ouvertement l'organisation sociétale actuelle, et permet de proposer (de manière partielle évidemment pour le moment) concrètement et quotidiennement, une expérimentation de ce que pourrait être une alternative à la réalité en place.

En conclusion, j'invite les citoyen-ne-s indigné-e-s, ou simplement curieux/curieuses, à se rendre au campement (au parc des Bastions) des Indigné-e-s, pour participer au mouvement, et amener leur pierre à la construction d'une utopie concrète, qui diffère de celles vécues jusqu'à aujourd'hui.

« CREER C'EST RESISTER.
RESISTER C'EST CREER. »

Appel du Conseil National de la Résistance, relayé dans le livre de Stéphane Hessel "Indignez-vous!"

 

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28/10/2011

Libéralisme ou libéralisme ?

Libéralisme ou libéralisme ?

Lorsqu'on emploie le terme de libéralisme aujourd'hui, il est difficile de savoir exactement quel sens on lui donne, car ce terme recoupe des notions différentes. Petit tour de la question :

Originairement, le libéralisme philosophique s'est incarné en un mouvement politique qui renversa le féodalisme et transforma le système économique (qui était le mercantilisme durant l'époque féodale). L'analyse marxiste qualifie ce mouvement historique de révolution bourgeoise.

Le libéralisme politique (ou philosophique) a amené de nombreux bienfaits comme les droits fondamentaux (les droits de l'Homme), l'égalité politique, ou la liberté d'expression.
Selon la philosophe libérale, Catherine Audard, le libéralisme politique s'est aujourd'hui fondu dans le champ politique et idéologique européen.
En ce sens, quand on parle maintenant de libéralisme, on n'entend pas par là défendre les acquis du libéralisme politique, puisque ceux-ci vont de soi (bien que la signification qu'on leur donne varie).

Les acteurs politiques (de droite) qui se disent de nos jours les tenants du libéralisme font sémantiquement (et parfois idéologiquement) une référence historique au libéralisme politique.
Toutefois, le sens contemporain du terme libéralisme, celui que défendent les acteurs politiques dits libéraux, est celui du libéralisme économique.
Par libéralisme économique, on doit comprendre de manière assez simpliste, qu'il s'agit de réduire l'intervention de l’État (et donc du politique et de la démocratie) dans la sphère économique, ceci afin de laisser le plus de marge de manœuvre à l'économie de marché (au capitalisme).


A gauche, on entend aussi quelquefois des acteurs politiques employé le terme de libéralisme. Dans ce cas, il s'agit en fait de soutenir le libéralisme des mœurs, comme le mariage homosexuel, ou la légalisation des drogues.

Ceci étant dit, on retiendra donc que lorsque l'on parle de Libéraux (c'est à dire l'ensemble de la droite) aujourd'hui, il s'agit des ennemis de l'Etat-social (et donc des classes précarisées ou moyennes), et des suppôts du pire des capitalismes.

17:42 Publié dans Libéralisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : libéralisme, politique, économie, moeurs, etat | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

26/10/2011

Le mythe mensonger du capitalisme vert

Le mythe mensonger du capitalisme vert

Comment analyser la « victoire » des Verts Libéraux aux élections fédérales ?

Après tout, le capitalisme vert est prôné par l'ensemble de la droite, par une partie des Verts, et par une partie du PS.

En soi, le résultat démontre simplement que une partie des Suisses qui votaient pour les Verts désiraient voter pour la cause écologique, mais que lorsqu'ils ont pu voter pour la cause écologique ET le libéralisme économique, alors ils ont préféré les Verts Libéraux.

Les Verts Libéraux défendent-t-ils la cause écologique ?
Ou plutôt : peut-on être en faveur du libéralisme économique (de la non intervention de l’État) et de l'écologie ?

Si je répondais oui, cela signifierait que je pense que en ne faisant rien les crises écologiques se résoudraient d'elles-mêmes. Cette position est particulièrement non pertinente quand on voit que la situation écologique va de mal en pis.

La vraie question est donc : capitalisme et écologie sont-t-ils compatibles ?

Le moteur du capitalisme c'est le productivisme, c'est à dire le toujours plus. Il faut toujours plus consommer, donc toujours plus produire, donc toujours plus travailler ; bref il faut de la croissance économique.
Cependant, croissance économique constante et écologie sont antinomiques !

La seule économie qui est écologique (ou écologiquement soutenable) est celle dont l'impact écologique ne dépasse pas les capacités de régénération de la biosphère. Ce type d'économie peut croître ou décroître, mais à l'intérieur de cette limite naturelle.
Le fondement de l'écologie politique vise donc à amener l'économie à décroître (en privilégiant l'essentiel sur le futile) jusqu'à ce que son impact écologique soit inférieur aux capacités régénératives de la Terre.

Une écologie politique qui viserait à croître sans cesse est un oxymore absurde ! Une invention typique des penseurs libéraux au service des intérêts des classes les plus riches !
Car « l'avantage » d'une économie productiviste, c'est qu'en augmentant sans cesse la taille du gâteau, il y a suffisamment de miettes pour contenter les plus pauvres sans avoir besoin de partager.
L'écologie libérale est donc de nature non partageuse, égoïste, et servile.

Certains à gauche ont trop longtemps cru dans ce mythe de capitalisme vert !
Les penseurs libéraux ont attaqué l'écologie politique pour mieux désarmer son potentiel révolutionnaire. Aujourd'hui, il s'agit pour la gauche de répliquer avec force en se ralliant derrière la bannière de l'anti-productivisme !

Si la gauche ne se rallie pas maintenant à l'anti-productivisme, elle sera incapable d'anticiper la prochaine mutation de l'idéologie libérale : à savoir, son adhésion au malthusianisme (« solution » dans la logique libérale, pour préserver le capitalisme et éviter tout partage !)

UNE CROISSANCE ECONOMIQUE VERTE ILLIMITEE EST IMPOSSIBLE DANS UN MONDE AUX RESSOURCES LIMITEES !!!

13:14 Publié dans Capitalisme vert | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : capitalisme, vert, écologie, libéralisme, anti-productivisme, économie, politique | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

25/10/2011

Élections fédérales : encore un échec pour la gauche !

Élections fédérales : encore un échec pour la gauche !

Cette année encore, la gauche n'a malheureusement pas obtenu de majorité au parlement fédéral !

Avec 61 sièges, elle devra comme d'habitude limiter la casse de l'Etat-social, orchestrée par le Blue Block (la droite), fort de son hégémonie de 139 sièges.
C'est donc encore une fois une victoire des tenants du capitalisme libéral sur les social-démocrates, les socialistes, les écologistes, et toutes les forces humanistes en général.

Voter en faveur du capitalisme libéral est-t-il favorable à une majorité de Suisses ?

Bien entendu que non, car on compte seulement 283 000 millionnaires (sans prendre en compte le capital immobilier) en Suisse.
Même en partant du principe qu'il existe une classe moyenne aisée (ou supérieure) qui désire rejoindre les rangs des plus riches, la pertinence de ce vote majoritaire en faveur du capitalisme libéral est incompréhensible, puisque le capitalisme libéral ne fait que précariser davantage les classes moyennes et les classes précarisées.
Ce vote ne s'explique donc que par l'aliénation dont sont victimes la large majorité de nos concitoyens : leur méconnaissance ou leur inconscience de leurs intérêts de classe les pousse à voter contre leurs intérêts.
Cette aliénation est créée et maintenue par le système capitaliste lui-même à travers un endoctrinement idéologique qui passe notamment par les médias dominants, une certaine production artistique grand public, et l'éducation.

Face à cet état de fait malheureux, il ne nous reste qu'une solution : davantage de mobilisation !!

18:29 Publié dans élections fédérales 2011 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : élections, fédérales, 2011, vote, échec, gauche, droite, aliénation | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

22/10/2011

Principes fondamentaux du Néo-Socialisme

Principes fondamentaux du Néo-Socialisme

-
Proposition idéologique

I. Démocratie (ou Liberté/autonomie) spatiale 

Les conditions nécessaires à l'autonomie et l'indépendance de l'individu passent par l'établissement d'une société décentralisée au maximum possible. La décentralisation (relocalisation) des activités humaines (notamment politiques et économiques) permet de construire une liberté réelle pour la société et les individus. La décentralisation induit une autosuffisance collective maximale et une autosuffisance individuelle (capacités d'autoproduction) minimale, au niveau des besoins fondamentaux.

II.
Démocratie (ou Liberté/autonomie) populaire

Grâce à la décentralisation, on peut tendre vers la démocratie directe par l'instauration généralisée d'assemblées populaires de quartiers ou de villages (c'est à dire de petites entités politiques).

III.
Démocratie (ou Liberté/autonomie) citoyenne

Dans le cas (probable) où des espaces communs de prise de décision politique subsistent à une échelle supérieure à celle de la plus petite entité politique (ceci malgré la décentralisation maximale possible), alors il faut passer par un processus de représentation politique. La démocratie représentative semi-directe (système helvétique) doit alors être combinée à la démocratie athénienne. 50% des députés doivent être élus, et 50% doivent être tirés au sort. Les outils de la démocratie directe restent bien entendu en place.

IV.
Démocratie (ou Liberté/autonomie) économique

La seule structure économique soumise à la démocratie étant l'outil étatique, l'économie privée est étatisée ; seules les petites entités économiques restent sous contrôle privé. 
La planification démocratique définit ce qui est nécessaire à l'accomplissement du bonheur collectif et individuel, toutefois la planification se fait à partir de la libre production privée des petites entités. 
C'est le principe d'une économie planifiée mixte.

V.
Démocratie (ou Liberté/autonomie) sociale

Les activités humaines socio-économiques se fondent sur le modèle de l'autogestion égalitaire (égalitarisme relatif).
L'autogestion définit un tournus des tâches dans l'organisation du travail, et/ou une prise de décision collective dans les choix économiques. 

VI.
Démocratie (ou Liberté/autonomie) écologique

Les activités humaines sont fondées sur le principe d'auto-limitation et de simplicité volontaire.
L'impact écologique des activités humaines ne doit pas dépasser les capacités régénératives de la biosphère.

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Comme on peut le voir, dans le néo-socialisme, la démocratie amène à l'autonomie/indépendance, qui amène à la liberté, qui amène à l'égalité pour parvenir à l'harmonie collective, individuelle et écologique.

Au final, ces grands principes axiologiques, que sont la démocratie, la liberté, l'autonomie et l'égalité, s'équivalent.

14:38 Publié dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : néo-socialisme, socialisme, démocratie, liberté, autonomie, égalité, décentralisation, écologie | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

21/10/2011

Historique et variations idéologiques du socialisme

Historique et variations idéologiques du socialisme

Le
marxisme prône la révolution des classes dominées (ne possédant que leur force de travail) contre les classes dominantes (possédant les moyens de production). Il s'agit de prendre par la force le pouvoir politique, et donc l’État, des mains des classes dominantes, afin d'établir une société égalitaire et sans classe. Le socialisme marxiste (la dictature des classes dominées) n'étant qu'une transition vers le communisme (la société sans classe). Le sens idéologique moderne du terme communisme se réfère aujourd'hui au marxisme originel.

Le
marxisme réformiste s'inspire d'une déclaration faite par Marx en Angleterre en 1852, selon laquelle les classes dominées pourraient fort bien établir une société sans classe en prenant le pouvoir politique par le jeu démocratique si le suffrage universel était instauré (à l'époque régnait encore le suffrage censitaire où seuls les plus riches votaient, car les classes dominantes se méfiaient déjà de la démocratie) et donc sans passer par la révolution. Le marxisme réformiste est la forme originelle et historique de la social-démocratie. Toutefois, le marxisme réformiste prend le sens idéologique moderne du socialisme.

La
social-démocratie, au départ découle du marxisme réformiste, mais elle a été par la suite et tout au long du XXème siècle vampirisée par un courant idéologique issu du nouveau libéralisme (ou social-libéralisme) qui prône l'intervention étatique dans le cadre capitaliste (selon une sorte de compromission entre libéralisme et socialisme). C'est pourquoi le sens idéologique moderne de la social-démocratie est extrêmement proche du social-libéralisme : quand on parle aujourd'hui de social-démocratie on ne signifie plus (au sens idéologique) marxisme réformiste, mais bel et bien social-libéralisme.

La difficulté découlant de cette analyse vient du fait qu'il semble délicat de différencier social-démocratie de gauche et social-libéralisme de droite. D'où la confusion moderne entre droite et gauche catégorisées comme
tous pareils et tous pourris.

On déduira de cette courte présentation que tout néo-socialisme passe nécessairement par un retour au marxisme réformiste (vu l'échec de la social-démocratie moderne comme on l'a vu en Grèce, au Portugal, et en Espagne).
Toutefois, l'héritage idéologique et expérimental de la social-démocratie moderne ne doit pas être perdu, mais doit servir à nuancer tout projet néo-socialiste trop catégorique dans ses moyens comme dans ses buts.

Enfin, tout néo-socialisme doit intégrer l'écologie politique (et sa forme moderne qu'est la
décroissance) ainsi que la mouvance altermondialiste, les deux courants allant de toute façon vers un champ de propositions idéologique fort proche.


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Source : Analyse historico-idéologique de John Dryzek et Patrick Dunleavy effectuée sur le socialisme (« Theories of the Demoacratic State »)

10:59 Publié dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : histoire, idéologies, socialisme, social-démocratie, marxisme, réformisme, révolution, communisme | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

20/10/2011

1 mois de Blog et de prospection idéologique !!

 

1 mois de Blog et de prospection idéologique !!

Le 17 octobre dernier, mon Blog a fêté ses 1 mois sur la Tribune de Genève !

A l'origine créé uniquement pour la publication de mes thèses antérieurement publiées sur Facebook, ce Blog s'est révélé en fait un outil intéressant et constructif pour faire évoluer mes idées, affiner mes connaissances, confronter mes convictions, et développer mon argumentation, tant l'interaction et l'échange avec les lecteurs et autres bloggeurs du site, s'est avéré intensément productif.

Je tiens donc à remercier celles et ceux qui me font le plaisir de se heurter plus ou moins joyeusement à mes cogitations idéologiques et politiques.

C'est en leur honneur que j'ai décidé d'épingler un podium des 4 meilleurs commentaires de ce premier mois de publications :

Médaille d'or

Sans hésiter :
Courant alternatif, avec sa description lyrique de mon Blog.

«
Dommage, on aurait presque pu croire que 'Utopies concrètes' était autre chose qu'un concept-valise, auto-contradictoire, sémantico-romantique et anarcho-théâtral, libertaro-dirigé, bref de la mélasse pseudo-intellectuelle et saccharino-philosophique héritée d'une lecture prétendument auto-comprise et self-générée du Livre. Rassurant de constater que vous ne tractez pas vos exubérances pileuses d'une manière trop véhémente, il aurait été fort mal auto-enregistré que vous ayez un semblant de self-connaissance quand à l'absurdité superfétatoire de votre écrit. Cheveux longs, idées courtes, qu'il disait. (...) Pour écrire ça, faut avoir été intoxiqué très, très tôt dans le processus de formation de l'esprit critique (de tout ce qui n'est pas à gauche de Solidarités) par la Doxa. »

Médaille d'argent

Parce qu'on y croit presque : Naith, avec sa sympathique prémonition.

«
Vous êtes terrifiant, vous savez. Il faudrait quand même songer à rendre obligatoire l'enseignement de l'économie en Suisse comme en Europe, parce qu'un de ces jours on va effectivement se retrouver réellement avec l'un de nos petits Pol Pot en herbe au pouvoir, et ce ne sera pas beau à voir, tout comme la confrontation entre les protections institutionnelles dont dispose la Suisse et les armées de petits éco-bolcheviks qui se lèvent par bataillons entiers dans les salles de cours, qui s'annonce de plus en plus musclée. »

Médaille de bronze

Parce qu'il fait des blagues marrantes :
Victor Winteregg

«
Votez UDC comme tout bon Suisse qui se respecte ! »

et

« Soyons sérieux, la presse en Suisse Romande est de gauche, bien de gauche. »



Médaille en chocolat

Et le mot de la fin de Val

«
Si l'on ne peut espérer un quelconque changement dans la nature humaine, alors autant se suicider tout de suite. Je ne crois pas vraiment au fatalisme. »

19:16 Publié dans Au sujet du Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : blog, commentaire, podium, idéologies, politique, débat | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

19/10/2011

Comment le capitalisme détruit la liberté et l'autonomie de l'individu – 2ème partie

Comment le capitalisme détruit la liberté et l'autonomie de l'individu – 2ème partie

1ère partie : http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/16/comment...

Quelle alternative à la centralisation capitaliste ?
En toute et bonne logique : la décentralisation socialiste !

L'échec du socialisme productiviste (qualifiable aussi de marxisme ou de socialisme scientifique) tient en (large) partie du fait qu'il fonde son système sur la centralisation (et la spécialisation de la production par régions sur un modèle organiciste).
Il s'agit aujourd'hui de proposer un système différent, véritablement émancipateur et libérateur pour l'être humain, loin de toute théorie en faveur de la centralisation.

Concrètement, quand on parle de décentralisation, il s'agit de relocaliser les activités humaines, et, de manière essentielle, les activités politiques et économiques.

Si l'on veut une économie a-croissante et non productiviste, c'est à dire une économie qui ne consomme pas davantage que les capacités régénératives de la biosphère, alors la relocalisation économique est la solution. La crise écologique trouve une large partie de sa résolution avec ce concept de décentralisation économique, car dans des sociétés décentralisées, les capacités d'autoproduction et d'autosuffisance doivent être nécessairement (question de faisabilité pratique) poussées au maximum envisageable (ce qui permet d'éliminer les transports polluants et de solutionner la question de la raréfaction croissante et inévitable des ressource naturelles).

En outre, la planification décentralisée offre la possibilité de produire au plus près des besoins, et donc de bâtir une société du bon usage et non plus du gaspillage consumériste et matérialiste.

Par ailleurs, la décentralisation permet de limiter la nécessité de l'intervention de l’État, car plus la société (prise dans son ensemble) est décentralisée, moins l’État a besoin d'intervenir et d'être présent, vu que les structures de l'économie privée restent des structures décentralisées (donc supposées prêtes techniquement et fonctionnellement à fonctionner en autogestion).

D'autre part, pour autonomiser un maximum l'être humain, il faut lui donner les moyens réels de se prendre en charge.
Décentraliser la prise de décision politique permet de construire une société indépendante, libre et mature. Dans les faits, on donnera davantage de compétences d'abord au niveau du quartier, puis de la commune, ensuite du canton, et enfin de la confédération.
Idéalement, la prise de décision démocratique devrait pouvoir se faire sur le modèle des assemblées de quartier. Mais la démocratie directe pure est délicate à instaurer (on ne peut que difficilement imaginer décentraliser systématiquement de manière à éviter une échelle commune plus élevée que celle du quartier). Il est donc possible que l'on en reste à une démocratie semi-directe (à laquelle on pourrait fort bien adjoindre un tirage au sort partiel des députés).

Enfin, on notera que le lien social se trouve revigoré dans une société décentralisée, vu que les individus auront enfin la possibilité de se connaître (de par les limites physiques).

En conclusion, il est important de prendre en compte que cette notion de décentralisation est fondamentale pour toute régénérescence d'une idéologie socialiste, tant elle permet de se différencier du socialisme productiviste ou marxiste (qui n'ont su amener qu'au capitalisme d'Etat). La décentralisation est donc la première pierre des principes de base d'un socialisme post-marxiste, anti-productiviste, et post-social-démocrate.

16/10/2011

Comment le capitalisme détruit la liberté et l'autonomie de l'individu – 1ère partie

Comment le capitalisme détruit la liberté et l'autonomie de l'individu – 1ère partie

Essai théorique

Le capitalisme nie la liberté de l'individu et réduit son autonomie, car il est fondé sur un mouvement fondamental qui est sa finalité : la centralisation.

La centralisation provoque l'atomisation de l'individu, car elle l'éloigne du lieu collectif de prise de décision. La centralisation représente l'antithèse de l'indépendance et de l'autonomie humaine, et en cela, elle réduit sa liberté. Plus une société est centralisée, plus l'individu se retrouve incapable d'agir sur sa vie et son quotidien. Je pense que cette notion peut expliquer partiellement la raison pour laquelle le mouvement des Indignés réclament une démocratie réelle aujourd'hui.

Regardons à présent l'Histoire de la centralisation.

Au temps des premiers Hommes, l'être humain primitif et nomade était mû par une logique coopérative. Étant faible, il lui était en effet impossible de faire autrement que de coopérer avec ses semblables pour faire face aux défis quotidiens nécessaires à sa survie.
Cette tendance naturelle à la coopération fonde les sociétés primitives humaines et nomades, qui fonctionnaient en une forme de communisme primitif puisque dans une société faiblement établie la propriété collective et le partage égalitaire sont nécessaires au maintien de la coopération entre tous.

Avec la sédentarisation vient la possibilité d'accumulation et donc la création de la propriété privée.
La sédentarisation consiste en la première centralisation fondamentale, alors que le nomadisme représente la décentralisation ultime.

Avec l'augmentation de la prospérité des sociétés humaines, due à l'augmentation des rendements alimentaires induits par la sédentarisation, les sociétés humaines ne sont plus autant menacées et la coopération n'est plus une logique nécessaire à leur survie. La propriété privée ayant été instituée, une logique de compétition se crée, encouragée par l'apparition des premières formes de commerce marchand remplaçant le troc ou le don.

A l'époque féodale, les sociétés humaines sont relativement décentralisées (comparativement à aujourd'hui). Cette décentralisation économique induit, selon Hanspeter Kriesi, une grande créativité des acteurs économiques qui innovent passablement (charrue lourde, fer à cheval, harnais d'attelage pour les bêtes de trait, etc.)
Mais les logiques de compétition induites par la propriété privée poussent les seigneurs de guerre à la lutte armée pour l'appropriation des possessions adverses. Ces conflits militaires à répétition forcent les seigneurs de guerre à centraliser le pouvoir politique et économique afin d'avoir la possibilité de tirer davantage de ressources de leurs territoires. L'époque absolutiste est marquée par un cercle de guerres, d'augmentation des dépenses, et de centralisation.

La création de l'Etat-nation représente un stade avancé de la centralisation économique et politique.
Mais le capitalisme, dont les fondamentaux (propriété privée, logique de compétition, commerce marchand) sont à présent bien établis, va renforcer cette centralisation.

La concurrence (c'est à dire la guerre économique), renforcée par l'extension du libre-échange, provoque une centralisation des capitaux dans quelques grandes entités économiques mondialisées : c'est la centralisation économique.

Le capitalisme, créant des crises mondiales (comme les crises écologiques), affaiblit d'autant l'autonomie des États, car ceux-ci sont contraints de tenter de régler des problèmes au niveau politique mondial et perdent ainsi en autonomie : c'est la centralisation politique.

Aujourd'hui, certains se demandent si il ne serait pas temps d'instaurer un État-mondial. Cette idée totalitaire fait froid dans le dos !

Dans ma prochaine note, j'aborderai la clef de l'émancipation humaine : la décentralisation !

13/10/2011

Retour en avant

Retour en avant

Recueil thématique de tous les textes publiés sur ce blog.

0. Qui suis-je ?

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/03/je-suis...

I. Socialisme post-marxiste

1) Le socialisme du XXIème siècle Valeurs et fondamentaux d'un socialisme du XXIème siècle.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/27/le-soci...

2) FREE in Socialism – Processus de transition, du capitalisme, au socialisme du XXIème siècle.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/02/61cb86c...

3) LOST in Capitalism – Critique du capitalisme et de ses conséquences.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/30/lost-in...

4) La social-démocratie : un paradoxe perdu - Critique de la social-démocratie et de ses limites.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/24/la-soci...

5) NEO-SOCIALISME – Buts, évolution idéologique et objets d'un socialisme du XXIème siècle.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/26/neo-soc...

6) Pour un renouveau du socialisme ! - Prises de notes pour un socialisme du XXIème siècle.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/18/pour-un...

II. Décroissance

1) La décroissance : un projet d'avenir - Présentation générale du projet de société de la décroissance et de ses implications politico-socio-économiques.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/17/la-decr...

2) LOST in Productivism – Critique du productivisme et de ses conséquences.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/01/lost-in...

3) Esquisse d'un programme politique de décroissance Une série de mesures clefs comme squelette d'un programme politique de décroissance.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/25/esquiss...

4) Décroissance ou Barbarie Présentation de la politique (probable) droitiste en cas de crise écologique majeure due au productivisme

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/23/decrois...

III. Idéologies en général

1) Petit glossaire des idéologies politiques traditionnelles (version III)

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/07/petit-g...

2) Petite évolution historique des idéologies Hypothèse évolutive des idéologies politiques.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/23/petite-...

3) La fin de la démocratie, la mort des idéologies Hypothèse sur une cause de la dépolitisation.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/25/la-fin-...

4) Indignation et mutation idéologique en Europe – Le mouvement des Indigné, la gauche et le socialisme.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/09/indigna...

IV. André Gorz

1) Socialisme, Écologie politique et Anti-productivisme Présentation de la pensée d'André Gorz, un des penseurs du socialisme post-marxiste et de la décroissance.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/20/sociali...

2) Approfondissement de l'analyse gorzienne - Réflexion à partir des écrits de André Gorz sur le socialisme, l'écologie politique, la démocratie et le capitalisme.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/23/approfo...

V. Divers

1) L'allocation universelle

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/28/l-alloc...

2) Sex, drugs and rock'n roll – Comment légaliser la drogue.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/05/sex-dru...

3) La sécurité, un thème de gauche – Réflexion sur la sécurité et sur le rôle des arts martiaux.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/10/la-secu...

10/10/2011

La sécurité, un thème de gauche à réinventer

La sécurité, un thème de gauche à réinventer

Une doxa droitiste, répétée et répétitive, avance souvent que la sécurité serait un thème de droite, parce que la gauche ne serait pas capable de l'empoigner de manière convaincante.
En fait, on devrait dire que la droite traite principalement de l'insécurité, et la gauche de la sécurité.

La droite pose le constat de l'insécurité et réfléchit à comment traiter le problème.
La gauche réfléchit d'abord aux sources de l'insécurité, pour ensuite en traiter elle-aussi les symptômes. Autrement dit, la droite pense à comment éliminer l'insécurité et la gauche à comment assurer la sécurité.

Dans une approche de gauche, on commence par désigner les sources de l'insécurité : le capitalisme.
Un système inégalitaire crée du malheur, de l'exclusion, de l'intolérance et de la pauvreté. En conséquence, le capitalisme produit des comportements déviants, et ces comportements créent l'insécurité.
La solution la plus efficace aux problèmes de criminalité et d'insécurité est donc le socialisme.

Bien entendu, il s'agit ensuite de traiter les symptômes, car je ne crois pas que le socialisme s'imposera cette année (mais demain est un autre jour !)
Une approche de gauche proposera à présent le développement de forces de police de proximité nombreuses et localement bien intégrées.

Ceci étant dit, j'aimerais maintenant proposer une approche d'anticipation de l'apparition de la criminalité et de l'insécurité : le développement des arts martiaux (à ne pas confondre avec les sports de combat).
Je sais que nombre de gens vont simplement sourire à ces mots, toutefois, tout pratiquant d'arts martiaux ne peut que reconnaître la justesse de mon raisonnement.

En effet, les arts martiaux, qu'on pourrait par exemple enseigner durant la formation scolaire, sont porteurs d'un nombre immense de vertus.
Petite liste non exhaustive basée sur mon expérience personnelle (11 ans de kung-fu) :

- la maîtrise de soi
du corps, des mouvements, de sa coordination, de sa force, de son souffle, de la pose de sa voix
de l'esprit, de l'expression de ses sentiments, de ses pulsions, du stress

- le développement personnel
de ses capacités physiques (souplesse, musculation, équilibre, adresse, agilité, etc.)
de ses capacités intellectuels (concentration, mémorisation, anticipation spatiale, etc.)

- l'apprentissage d'un grand nombre de pratiques et de valeurs positives
la persévérance, la dextérité, l'esprit d'entraide, la coopération, le perfectionnisme, l'humilité, le respect

Les arts martiaux représentent un élément novateur que nous pouvons proposer au traitement politique de la thématique de la sécurité. Il me semble que pour une véritable prise en compte de leur apport à la société en politique, il faudra nécessairement la création d'un lobby des arts martiaux. Que ceux qui partagent ma foi dans l'apport bénéfique de la pratique artistique martiale me contactent, nous avons un réseau à créer !

14:20 Publié dans La sécurité & les arts martiaux | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : sécurité, gauche, arts martiaux, insécurité | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

09/10/2011

Indignation et mutation idéologique en Europe

Indignation et mutation idéologique en Europe

Cette année 2011, la social-démocratie est, symboliquement et idéologiquement, morte.

Que ce soit en Espagne, en Grèce, ou au Portugal, partout les gouvernement sociaux-démocrates de centre gauche ont échoué à gérer les crises (systémiques) auxquelles ils ont été confrontées.

Ainsi, on a pu voir que la social-démocratie ne fonctionnait pas, tant elle dépend du bon fonctionnement du capitalisme pour mener à bien ses politiques humanistes (qui péjorent ensuite la bonne marche du capitalisme... la boucle est bouclée!)

L'échec de la social-démocratie sonne évidemment le retour du socialisme sur le devant de la scène idéologique.
Ce socialisme prend la forme, présentement, d'un rejet total du capitalisme, sans que ce refus se concrétise encore formellement en un mouvement socialiste politique et idéologique à part entière.
On peut interpréter ainsi le mouvement des Indignés. Ces derniers rejettent avec fracas le capitalisme, mais peinent à proposer une alternative. C'est pourquoi, peu à peu, ils construisent à grands traits une utopie socialiste tout ce qu'il y a de plus concrète.

Ces mouvements des Indignés, essaimant dans tout l'Occident, annoncent la fin des compromissions de la gauche avec le capitalisme, et la fin des sociaux-libéraux vendus au capital (ces derniers ayant pullulé dans d'honorables partis de gauche ces dernières années).

Victoire de la gauche au Danemark, adoption du PS suisse du dépassement du capitalisme, mort du New Labour du centre-droitiste Tony Blair avec sa reprise en main par un proche des syndicats, et enfin, apparition du concept de démondialisation dans le discours du PS français.
Tous ces faits marquent la fin de la droitisation de l'Europe : le capitalisme libéral a suffisamment dégoûté les gens !

Les futures victoires électorales annoncées de la gauche en France (PS), en Italie (PD) et en Allemagne (SP) représenteront des situations importantes et intéressantes à observer pour se faire une idée de l'évolution idéologique de la gauche européenne.
Espérons que celle-ci suivra la ligne du socialisme et abandonnera le paradoxe perdu de la social-démocratie !

18:17 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : indignation, social-démocratie, socialisme, politique, europe, gauche | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

07/10/2011

Petit glossaire des idéologies politiques traditionnelles version III

Petit glossaire des idéologies politiques traditionnelles version III


Nationalisme de gauche
: Adulation de la Nation, conservatisme des mœurs et conservatisme économique, rejet et stigmatisation de l'étranger (voire de l'Autre en général), anti-capitalisme, ou anti-libéralisme.
(On citera en exemple
Genève Non Conforme, Alain Soral ou encore le nazisme.)

Extrême gauche

Communisme libertaire ou anarchisme de gauche : Abolition de l'État et de la propriété privée, au profit de l'autogestion par libre association d'individus. Décentralisation économique et politique. Démocratie directe et participative.

Marxisme ou communisme productiviste : Économie majoritairement étatisée et planifiée, centralisation politique et économique, répartition égalitaire des revenus, et dictature de classe (afin d'abolir les classes). Système mis en place par la révolution. Aboutit finalement au capitalisme d’État. (URSS)

 

Gauche

 

Socialisme : Économie majoritairement étatisée et planifiée, répartition égalitaire des revenus. Système mis en place par la démocratie.

Socialisme anti-productiviste : Économie majoritairement étatisée et planifiée, répartition égalitaire des revenus. Décentralisation économique et politique. Conservatisme économique. Système mis en place par la démocratie. On tend à une démocratie directe et participative.

Centre Gauche

 

Sociale-démocratie : Économie de marché (capitalisme), mais interventionnisme étatique, pour limiter les inégalités par les lois, les impôts, les taxes, etc.
Le Parti Socialiste (PS) et les Verts sont majoritairement sociaux-démocrates.

Centre

Mélange entre le social-libéralisme et la social-démocratie.

Centre Droit

 

Social-libéralisme  : Mélange entre le libéralisme économique et la sociale-démocratie.

Droite

 

Libéralisme économique : Économie de marché (capitalisme), pas d'intervention étatique. Très fortes inégalités. Mais pas de privatisation de l'État!

Extrême droite

 

Ultra-libéralisme : Économie de marché (capitalisme), privatisation partielle de l'État. Crée une société ultra-inégalitaire.

Néo-libéralisme : Ultra-libéralisme auquel on adjoint un État répressif (pénalisation de la société). La justice, la police et l'armée restent donc sous le contrôle de l’État (selon le Consensus de Washington), permettant ainsi de privatiser l'État-social et dans le même temps de réprimer la population précarisée par la disparition de la redistribution étatique.
Le Parti Libéral-Radical (PLR), le Parti Démocrate-Chrétien (PDC) et les Verts Libéraux sont néo-libéraux.

Anarchisme de droite (aussi appelé anarchisme de droite, ou anarcho-capitalisme, libertarisme, ou libérisme, ou encore néo-féodalisme, ou tout simplement ploutocratie) :
Économie de marché (capitalisme), privatisation totale (abolition) de l'État. Crée à la longue une société ultra-inégalitaire dominée par une oligarchie (une caste de riches).
Le Tea-Party est majoritairement anarchiste de droite.

Nationalisme de droite : Adulation de la Nation, conservatisme des mœurs et conservatisme économique, rejet et stigmatisation de l'étranger (voire de l'Autre en général), économie de marché (capitalisme) et libéralisme (ou une forme plus extrême du libéralisme).
L'Union démocratique du Centre (UDC) ou le Front National (FN) sont nationalistes de droite.
________________________________________________________________________________

Glossaire version II :
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/25/petit-g...

Glossaire version I : http://www.facebook.com/note.php?note_id=204377546253443



17:43 Publié dans Idéologies politiques & projets de société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : idéologies, politique, société | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

05/10/2011

Sex, drugs and rock'n roll

Sex, drugs and rock'n roll

On a vu récemment que certains, parmi les jeunes droitistes, se sont positionnés en faveur d'une certaine forme de libéralisme des mœurs.
Bien entendue, à gauche, on a fort justement crié à la poudre aux yeux électoraliste. Cette analyse n'est pas dénuée de vraisemblance.
Toutefois, je tiens à saluer le fait que de jeunes droitistes aient décidé de rompre avec le consensus conservateur de leurs pairs (et ceci quel que soit leur degré de bonne foi). Je regrette en effet que la droite ne fasse que marteler le refrain du libéralisme économique, mais ait abandonné la défense du libéralisme des mœurs à la gauche.

Les questions de mœurs sont-elles plus ou moins importantes que les questions socio-économiques ? Lesquelles influent le plus sur les autres ?
Ce sont des questions que l'on peut se poser, mais auxquelles je n'ai pas de réponse (d'autant plus que si l'une est normative, l'autre est positive).

Le point qui m'intéresse dans le présent écrit est celui de la légalisation, ou pas, des drogues.
Traiter uniquement la question du cannabis (comme souvent en France), au motif que cela serait la drogue la plus consommée et la moins nocive, me semble un faux débat.
Si il nous faut traiter de la drogue, alors parlons de toutes les drogues.

Premièrement, je tiens à dire que je parle ici uniquement des drogues officielles, c'est à dire à celles considérées par la loi comme telles. Car on entend parfois dire que l'alcool et la cigarette sont des drogues, voire que tout produit addictif peut être considéré comme une drogue.
C'est peut-être, voire sûrement, vrai, mais c'est à nouveau une question trop multiple pour que je puisse trancher ou traiter ici de la question.

Donc, comment faut-il gérer la question de la drogue, l'approche répressive étant inefficace (d'après un consensus d'experts médiatisés) ?

Ce que je propose n'est pas forcément novateur. Il s'agit de prendre comme modèle le Portugal qui a légalisé les drogues ET qui a médicalisé le problème de sa consommation (avec comme conséquence que à présent il a un des plus bas taux de consommateurs de drogue d'UE!)
Ce qu'il faudrait faire, c'est permettre à la population majeure (évidemment) de consommer des drogues, mais d'obliger les consommateurs à suivre un suivi médical et psychologique. Il s'agit de comprendre pourquoi il y a consommation de drogue (l'usage festif non abusif étant bénin), afin de traiter non les symptômes, mais la source du problème.
Quand à la production, elle doit être contrôlée, encadrée et taxée par l’État. Les individus s'approvisionnant au dehors du marché étatique, pourraient toujours être repérés par la police qui procéderait à des injonctions à se rendre à un centre médical et à s'inscrire dans un suivi. Les coûts du ce surplus de travail médical serait assuré par la taxation des drogues. Bien entendue, l’État encadrant la production, le transit, la vente et la distribution, il serait impossible qu'un marché noir concurrentiel se crée.
L'avantage de ce système consiste dans l'élimination des coûts actuels de la répression du marché des drogues, le démantèlement des réseaux de trafics, la pacification de l'espace public, le gain sanitaire des usagers pouvant être aidés, et le temps gagné pour les forces de police ou judiciaire.

Bref, voilà une façon de traiter le problème des drogues en respectant le libre arbitre de l'individu et en se refusant à tout jugement moral.
Le conservatisme étant décidément bel et bien dépassé !

18:57 Publié dans Légalisation de la drogue | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : drogue, légalisation, médicalisation, société, moeurs | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

03/10/2011

Je suis candidat !

J'ai le plaisir de vous annoncer que, non content de rédiger des tas de notes politiques sur ce blog, je suis aussi engagé concrètement en politique.
Ainsi, je m'engage au sein de la Jeunesse Socialiste Genevoise (JSG), dont je suis le secrétaire.
En outre, j'ai été désigné, avec Romain de Sainte-Marie et Olga Baranova, comme candidat au Conseil National sur la liste (21) des Jeunes Socialistes.

La Jeunesse Socialiste Genevoise représente l'aile gauche du PS, c'est à dire que bien entendue elle adhère à son programme, mais désire aller plus loin et plus rapidement en direction du socialisme. Je pense pouvoir dire (et cela ne surprendra sûrement pas ceux qui me lisent régulièrement) que je représente l'aile gauche de la JSG. D'ailleurs, la citation que j'ai adopté sur nos flyers est la suivante : « Non seulement je ne suis pas modéré, mais j'essayerai de ne jamais l'être. » (Che Guevara)

Par ailleurs, je me suis engagé au sein du mouvement des Indignés genevois, même si malheureusement le mouvement n'est actuellement plus très actif (la coupure de l'été je suppose).
Bien sûr, je suis membre du Réseau Objecteur de Croissance genevois, car la décroissance est un pilier de ma réflexion et de mon engagement politique.

D'autre part, je suis le fondateur de la Gauche des collèges de Genève (rebaptisée plus tard Gauche du Post-obligatoire genevois), groupement des jeunes de gauche des collèges (puis incluant l'ECG) qui se bat pour pousser les jeunes à s'engager selon nos idéaux humanistes.

Enfin, je terminerai cette courte présentation de mon engagement politique, en ajoutant que j'ai 20 ans et que je suis étudiant en première année de Science Politique à l'Université de Genève.

http://jsg.blog.tdg.ch/archive/2011/09/26/l-affiche-de-la...
________________________________________________________________________________

En tant que socialiste post-marxiste et démocrate, je ne peux qu'adhérer au programme du PS et de la JS. Il me semble d'ailleurs extrêmement nécessaire que le PS et ses alliés (Verts et extrême gauche) obtiennent une majorité à l'Assemblée fédérale. Bien que cela représenterait une première historique en Suisse, je suis convaincu que cela finira par arriver d'ici quelques années si ce n'est pas à cette élection précisément.
Toutefois, je désire à présent proposer quelques mesures qui sortent éventuellement quelque peu du cadre des programmes actuels du PS et même de la JS, mais qui me semblent être néanmoins tout autant importantes :

- Écart salarial maximal de 1 à 5 dans toutes les structures économiques,
avec un salaire minimum de 4000 francs.
Ainsi, le maximum mensuel que pourra gagner un manager sera de 20'000 francs, somme déjà fort rondelette.

- Instauration de l'Allocation Universelle :http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/28/l-alloc...

- Expérimentation : Certains secteurs publics fonctionneront en autogestion (tournus des fonctions et rémunérations identiques sur la base du partage égalitaire des bénéfices).
Cette expérience devrait se faire sur la base du volontariat.


- Création d'un mécanisme d'expropriation automatique des zones villas lorsqu'il y a pénurie de logement et construction de logements étatiques.
Les logements étatiques appartiennent indéfiniment à l’État (y compris les HLM ou HBM).

- Étatisation des banques : le peuple doit pouvoir bâtir la société qu'il désire et pour cela il doit pouvoir décider du crédit à travers des banques étatisées.

- Création d'un organe de contrôles des licenciements.

- Réduction du temps de travail à 32h par semaine. Travailler moins pour vivre mieux!
Travailler moins pour partager le temps de travail.

- Expérimentation : 10% des députés devront être tirés au sort parmi la population dans tous les parlements, seuls 90% des députés seront élus. On peut imaginer changer ces 10% chaque année pour ne pas nuire à leur activités courantes. Si l'expérience est un succès, alors on pourra envisager d'augmenter ce pourcentage de députés tirés au sort.
Cette part de démocratie athénienne permettra d'améliorer notre démocratie et de lutter contre la professionnalisation des politiciens.

- Gratuité des Transports publics et extension de l'offre, financées par une taxation des véhicules motorisés, de l'aviation et des carburants. Il s'agit d'en finir avec la civilisation de la voiture, de développer le lien social et de renforcer la lutte écologique.

- Interdiction de la publicité consumériste (mais pas de la promotion artistique ou culturelle, ou de la promotion anti-tabac évidemment). Il s'agit de s'attaquer au moteur du productivisme : la société de consommation, le consumérisme matérialiste et son rouage qu'est l’obsolescence programmée.

- Création d'un Service fédéral d'échanges libres (SEL) : il s'agit d'encourager l'échange de biens et de services sur des bases non monétaires, et de créer du lien social.

- Autosuffisance alimentaire à 100%, basée sur une agriculture biologique et agro-écologique, c'est à dire ne contenant ni pesticides, ni engrais, et ne dégradant pas les sols.
En partant du taux actuel de 60%, il faudrait développer des jardins communaux, publics, ou associatifs, encourager la culture auto-productrice individuelle, construire des toits végétalisés, créer des potagers dans les lieux d'éducation et de formation, limiter notre consommation carnée, et simplement remplacer les structures économiques futiles (usine à Ipod par exemple) par des zones agricoles.
Assurer notre auto-suffisance est essentiel vu le futur qui nous attend : http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/01/lost-in...

Vous trouvez que les mesures que je propose risque d'augmenter les frais de l’État ?
Voici comment multiplier ses recettes :
- Taxe sur les transactions financières (vive l'économie réelle!)
- Sortie du FMI (marre de participer aux plans de privatisation de l'Etat-social), donc arrêt du financement suisse de cette organisation.
- Taux de TVA diversifiée sur les produits de luxe.
- Progressivité de l'impôt augmentée (notamment sur l'héritage).
- Déplafonnement de l'impôt (notamment sur l'héritage).
- Étatisation de secteurs rentables de l'économie privée pour en étatiser les bénéfices.



Voilà, si je vous ai convaincu,
ne votez pas pour moi, mais...
devenez militant !

Seul un mouvement social fort changera cette société !

Et ce mouvement social,
c'est vous,
c'est moi,
c'est nous !!

15:19 Publié dans Qui suis-je? | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : politique, socialisme, économie, engagement | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

02/10/2011

FREE in Socialism

 

FREE in Socialism

Ce texte se base sur ma critique du capitalisme et du productivisme.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/01/lost-in...

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/30/lost-in...

Il reprend la théorie sur le socialisme que j'ai développé auparavant.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/27/le-soci...

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Comment dépasser le capitalisme : processus de transition vers un projet de société alternatif.

I) Première étape pour commencer un douceur : un capitalisme social-démocrate. C'est à dire un fort interventionnisme étatique (lois, règles, taxes, impôts, services publics étendus et forts, etc.) dans un cadre capitaliste. On s'opposera alors à tout libéralisme économique. Les logiques socialistes de la social-démocratie (redistribution des richesses, justice sociale, égalité) permettent déjà d'appréciables améliorations, même si à la longue la social-démocratie se heurte à ses limites (qui sont les limites de sa dépendance au bon fonctionnement du capitalisme alors qu'elle le péjore par son interventionnisme étatique).

II) Dans un second temps, on passera à une social-démocratie étatiste, c'est à dire qui étend les secteurs de l'économie privée sous contrôle de l’État. Attention, il ne s'agit pas simplement d'avoir des services publics développés, mais d'étatiser des entreprises rentables pour en étatiser les bénéfices. Ces bénéfices permettent ensuite de financer de nouvelles logiques socialistes. Bien entendue, le contrôle de plus grandes parts de l'économie privée permet d’améliorer les conditions de travail des travailleuses et travailleurs. Dans les secteurs étatisés on instaurera l'autogestion (démocratie directe économique).

III) A présent, il s'agit d'étendre le contrôle étatique à toutes les grandes structures de l'économie privée. Toutefois, ce n'est nullement un dogme, nombre de structures économiques de petite taille peuvent fort bien rester privées (par exemple la paysannerie, les artisans, les indépendants, etc.)
A ce stade, le peuple est normalement libéré de la domination d'une minorité possédante. Maître de ses choix, il peut agir sur la société dans le cadre démocratique sans subir la domination d'une dictature des plus riches qui détruisent la démocratie. L'économie étatisée dans un cadre démocratique permet donc de libérer l'individu.

IV) Le contrôle de l'économie par la volonté populaire permet de planifier l'organisation économique. La planification (qui prend comme valeur des choses le travail) offre la possibilité de définir démocratiquement quel type de production et de consommation sont nécessaires pour combler les besoins (et non les envies) de chacun. Il s'agit de planifier la production en prenant en compte les limites des ressources naturelles et le respect de la biosphère.

V) Dans ce cinquième temps, on aura à cœur de donner davantage de liberté aux individus en décentralisant les activités humaines. La décentralisation économique (comprenant une planification décentralisée) et politique (le pouvoir au quartier, puis à la commune, puis au canton, puis à la confédération), donne toute son autonomie à l'individu. La démocratie directe pure (sans représentation) au niveau du quartier, voire de la commune, est souhaitable. La décentralisation permet de construire une société indépendante, auto-suffisante au maximum, avec de grandes capacités auto-productrices. Construire une société à taille humaine, c'est autonomiser l'être humain.

VI) Et nous y voilà ! Transition terminée.
Dans ce système socialiste abouti, l'individu est véritablement libre et autonome.
A partir de ce système, toutes les conditions seront réunies pour créer la société idéale.

Bon, j'ai beaucoup parlé de projet de société, parce que plus grand monde n'en parle aujourd'hui. Mais pour le moment je pense avoir fait un premier tour de la question. Je reviendrai donc prochainement avec une proposition de programme politique pour un autre monde, car il y a les rêves et les utopies, mais il y a aussi la politique concrètement et les mesures qu'il faut soutenir dans l'immédiat pour entamer une transition vers une société alternative.

« Il n'y a qu'une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d'impôts. »

« La propriété privée nous a rendu si stupides et si bornés qu'un objet n'est nôtre que lorsque nous le possédons. »

« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer. »

Karl Marx

 

18:26 Publié dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : socialisme, société, liberté, politique, économie, transition | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

01/10/2011

LOST in Productivism

LOST in Productivism

Les pics d'exploitation des ressources rares se succèdent depuis que l'être humain a vendu son âme au capitalisme productiviste.
Petit retour en arrière de cette évolution du développement humain mis en évidence par Alain Gras.


Pendant toute l'histoire humaine pré-productiviste, l'humanité a utilisé sa propre énergie, celle des animaux, celle de l'eau ou du vent (avec les moulins par exemple), celle du soleil, et bien entendue celle obtenue par l'utilisation du bois. Vers la fin du Moyen-Âge, la civilisation humaine est à deux doigts de s'écrouler : nous avons atteint le pic du bois, c'est à dire consommé la majeure partie des ressource forestières d'Europe (un galion espagnol nécessitait 3000 chênes tricentenaires). Pour pouvoir poursuivre son développement productiviste, l'humanité se tourne alors vers le charbon, puis vers le pétrole et le gaz.

Aujourd'hui, nous avons atteint le pic de production du pétrole.
Selon le groupe de chercheurs allemands Energy Watch, le pic de production mondial du pétrole aurait été franchi en 2006. Les chercheurs prévoient une division par deux de la production pétrolière entre 2006 et 2030. Ainsi nous sommes entrés dans l’ère du pétrole cher. L'Association for the Study of Peak Oil and Gas

prévoit un pic de production du gaz en 2020. Le pic de production du charbon devrait suivre.
Il faut savoir que nous dépendons à 85% de ces trois ressources pour notre consommation énergétique. Alors, que notre civilisation dépend de ces trois ressources, que se passera-t-il quand elles viendront à manquer ? Car, lorsqu'une ressource a dépassé son pic d'extraction, il devient alors de plus en plus cher en énergie (et donc en coût financier de production) d'extraire les ressources, jusqu'au moment où il n'est plus intéressant d'un point de vue énergétique de chercher à les exploiter (quand il faut davantage d'énergie pour extraire ces ressources, que elles-mêmes rapporteront ensuite).


La vie telle que nous la connaissons est donc terminée.

 

L'augmentation croissante des prix du pétrole va provoquer une augmentation croissante des prix du transport qui provoquera en premier lieu une inflation généralisée, puis qui étranglera progressivement le commerce mondial.

La fin du commerce mondiale signifie la fin du processus de mondialisation : nous entrerons dans une ère de relocalisation des activités humaines autour de nos besoins et non plus de nos envies (la nécessité nous y forcera). Il s'agit donc de la disparition de la société de consommation au profit d'une société de l'usage ou de la sobriété.

Par ailleurs, la voiture, et autre carcasses motorisées, seront remplacées par le vélo et la marche. Les transports publics pourront perdurer tant que nous pourrons produire suffisamment d'électricité, ce qui sera de plus en plus difficile vu que nos sources de production énergétiques dépendent d'échanges avec l'étranger que ces mêmes échanges ne se feront plus qu'au compte goutte. En effet, l'uranium de nos centrales nucléaires provient d'Afrique, les panneaux solaires sont construits grâce à des métaux de Chine, les éoliennes nécessitent du cuivre, le gaz nous vient d'Ukraine, etc.
Bien entendue, cela signifie aussi la fin d'une grande partie de notre production futile typique de notre système économique actuel.

L'humanité sera donc libérée du consumérisme, du productivisme, du matérialisme, de la publicité et du mercantilisme.

De plus, nous aurons le plein emploi. Avec la disparition des machines tous les postes mécanisés devront être repourvus. En particulier le secteur agricole qui aura besoin d'une forte main d'œuvre vu que engrais et pesticides ne seront plus disponibles.

Évidemment la transition d'une société de consommation à une société de sobriété ne se fera pas sans heurt. Avec des taux d'autosuffisance alimentaire actuellement assez bas dans le monde (en Suisse tout de même 60 %) et une baisse de la productivité de ce secteur due à la fin de l'utilisation d'engrais et de pesticides, il y aura des famines et des conflits pour le contrôle des terres agricoles.

D'ailleurs, en général, les conflits armés s'étendront partout dans le monde pour l'accaparement des ressources. Couplé avec les centaines de millions de réfugiés économiques ou écologiques (on en prévoit 1 milliard en 2050), les risques seront grands de voir des régimes fascistes ou éco-fascistes se mettre en place. Une ploutocratie, ou simplement une prise de contrôle armée de l'oligarchie est aussi envisageable (si celle-ci refusait par exemple de se restreindre).

Il y a toutefois une solution d'anticipation à cette crise qui se rapproche : une sortie du capitalisme productiviste, ou autrement dit, la décroissance.
Globalement cela consiste à créer des sociétés anti-productivistes fondées sur le partage et la sobriété heureuse avec de hauts taux d'autoproduction et d'autosuffisance dans les domaines les plus importants de l'économie (ceux servant à combler les besoins fondamentaux de l'être humain).
Toutefois, la mise en place de telles sociétés nécessitent certainement, à mon sens, un processus de transition (néo)socialiste.

Pour une présentation complète de la décroissance je vous renvoie à la note suivante :
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/17/la-decr...

17:54 Publié dans Productivisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : productivisme, décroissance, capitalisme, économie, ressources, écologie, politique, socialisme, pétrole, gaz | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg