28/10/2011

Libéralisme ou libéralisme ?

Libéralisme ou libéralisme ?

Lorsqu'on emploie le terme de libéralisme aujourd'hui, il est difficile de savoir exactement quel sens on lui donne, car ce terme recoupe des notions différentes. Petit tour de la question :

Originairement, le libéralisme philosophique s'est incarné en un mouvement politique qui renversa le féodalisme et transforma le système économique (qui était le mercantilisme durant l'époque féodale). L'analyse marxiste qualifie ce mouvement historique de révolution bourgeoise.

Le libéralisme politique (ou philosophique) a amené de nombreux bienfaits comme les droits fondamentaux (les droits de l'Homme), l'égalité politique, ou la liberté d'expression.
Selon la philosophe libérale, Catherine Audard, le libéralisme politique s'est aujourd'hui fondu dans le champ politique et idéologique européen.
En ce sens, quand on parle maintenant de libéralisme, on n'entend pas par là défendre les acquis du libéralisme politique, puisque ceux-ci vont de soi (bien que la signification qu'on leur donne varie).

Les acteurs politiques (de droite) qui se disent de nos jours les tenants du libéralisme font sémantiquement (et parfois idéologiquement) une référence historique au libéralisme politique.
Toutefois, le sens contemporain du terme libéralisme, celui que défendent les acteurs politiques dits libéraux, est celui du libéralisme économique.
Par libéralisme économique, on doit comprendre de manière assez simpliste, qu'il s'agit de réduire l'intervention de l’État (et donc du politique et de la démocratie) dans la sphère économique, ceci afin de laisser le plus de marge de manœuvre à l'économie de marché (au capitalisme).


A gauche, on entend aussi quelquefois des acteurs politiques employé le terme de libéralisme. Dans ce cas, il s'agit en fait de soutenir le libéralisme des mœurs, comme le mariage homosexuel, ou la légalisation des drogues.

Ceci étant dit, on retiendra donc que lorsque l'on parle de Libéraux (c'est à dire l'ensemble de la droite) aujourd'hui, il s'agit des ennemis de l'Etat-social (et donc des classes précarisées ou moyennes), et des suppôts du pire des capitalismes.

17:42 Publié dans Libéralisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : libéralisme, politique, économie, moeurs, etat | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

"capitalismes" est aussi une notion très vagues. Des termes plus précis serait mieux porteur pour vos exposés. Le petit patron d'une PME est un capitaliste, un indépendant aussi ? Préciser les termes.

Votre conclusion est délirante. Actuellement seul l'UDC est dans une position anti-social. Le PLR fait le grand écart. Quant au reste, clairement non.
Votre militantisme font de vous de quelqu'un totalement stérile pour votre cause et parti. Comme pour l'UDC, vos rhétoriques vous décridibilisent.
Un conseil, réfléchissez par vous même en regardant le monde autour de vous. Les livres idéologiques poussièreux sont juste bon pour caler les meubles.

Écrit par : roket | 28/10/2011

@ roket - Au fond, que l'on soit d'accord ou non avec M. Faure n'est pas le problème, ni même de savoir s'il a raison ou non. Ce qui est en revanche intéressant c'est la réaction plus ou moins épidermique des gens, comme vous, dès lors que l'on exprime une opinion différente de la leur, surtout dans la bien-pensance conservatrice qui prévaut sous nos latitudes.

Quant au livre dont il parle dans son billet, il a été publié il y a tout juste deux ans et s'intitule "Qu'est-ce que le libéralisme ? : Ethique, politique, société".

Écrit par : Patrick | 29/10/2011

@Patrick
Il existe des livres qui sont poussiéreux avant même d'être sortis...

Écrit par : Urs Anker | 29/10/2011

@ Urs Anker et Rocket, le livre de Catherine Audard est utilisé en sciences politiques pour étudier les différences entre idéologies. Je doute que l'on puisse donc le qualifier de poussiéreux^^

@ Rocket, les partis de droite ont des positions communes sur les questions socio-économiques : non à la 1:12, non au salaire minimum, non à des impôts plus progressifs, non à un déplafonnement de l'impôt sur l'héritage, non à l'étatisation des banques, etc.
Eh oui, le Blue Block est homogène quand il s'agit de maintenir les privilèges des plus riches!

Écrit par : Adrien Faure | 29/10/2011

Il ne faut pas tout mélanger ! Le libéralisme par définition, fait prévaloir le capital sur le travail, un patron de PME ou un ouvrier ne peuvent être classés de capitalistes, mais ils peuvent le devenir dès l'instant où leur travail devient accessoire et que leur capital produit par lui-même leur richesse.

Il est étonnant de constater l'hypocrisie politique des partis libéraux en n'osant pas clairement s'affirmer clairement comme néolibéraux ou ultralibéraux, car leurs préceptes n'ont qu'un but ultime, réduire le pouvoir de l’État à sa stricte fonction digestive en le soumettant en permanence à un régime draconien, un paradoxe comparé à l'explosion de l'obésité dans les pays sois-disant civilisés.

Calez vos meubles avec des livres, tant qu'il y en aura encore, la dictature ultralibérale aura réussi bientôt à abrutir la planète, il suffit de voir les statistiques américaines sur l'éducation, 50% des américains ne savent pas situer la France sur une carte, ou que de nos jours, 40% des américains n'ont pas accès aux soins médicaux...c'est pourtant eux qui donnent le tempo à l'économie ultralibérale.

L'économie mondiale s'est fracassée en 2008 à cause d'un manque évident de régulations étatiques que le libéralisme a exigé et il n'est pas certain que toutes les tentatives de sauvetage que nous continuons de constater vont arriver à stabiliser le plus grand crash économique depuis l'avènement de l'ère industrielle.

Les libéralistes politiques sont clairement des ennemis de la démocratie, de l’État souverain et de ses citoyens.

Écrit par : Androide | 29/10/2011

@ Androide
je rectifie, l'excès de libéralisme est clairement un ennemi de la démocratie

@ Adrien
votre langages simpliste et les énormes raccourcis que vous vous permettez de faire sont également un ennemi de la démocratie. Vous ne valez pas mieux que ceux que vous dénoncez.

Écrit par : Alfred | 29/10/2011

C’est indéniable que le libéralisme philosophique vise en priorité l’Homme dans toute sa totalité. En effet, on diverge maintenant sur le libéralisme suivant son étymologie et le libéralisme en tant que doctrine. Dommage que chacun le conçoit comme un moyen d’aboutir à ses fins mais pas une ressource pour le développement tant que social qu’économique.

Écrit par : recherche emploi | 13/11/2011

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