22/10/2011

Principes fondamentaux du Néo-Socialisme

Principes fondamentaux du Néo-Socialisme

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Proposition idéologique

I. Démocratie (ou Liberté/autonomie) spatiale 

Les conditions nécessaires à l'autonomie et l'indépendance de l'individu passent par l'établissement d'une société décentralisée au maximum possible. La décentralisation (relocalisation) des activités humaines (notamment politiques et économiques) permet de construire une liberté réelle pour la société et les individus. La décentralisation induit une autosuffisance collective maximale et une autosuffisance individuelle (capacités d'autoproduction) minimale, au niveau des besoins fondamentaux.

II.
Démocratie (ou Liberté/autonomie) populaire

Grâce à la décentralisation, on peut tendre vers la démocratie directe par l'instauration généralisée d'assemblées populaires de quartiers ou de villages (c'est à dire de petites entités politiques).

III.
Démocratie (ou Liberté/autonomie) citoyenne

Dans le cas (probable) où des espaces communs de prise de décision politique subsistent à une échelle supérieure à celle de la plus petite entité politique (ceci malgré la décentralisation maximale possible), alors il faut passer par un processus de représentation politique. La démocratie représentative semi-directe (système helvétique) doit alors être combinée à la démocratie athénienne. 50% des députés doivent être élus, et 50% doivent être tirés au sort. Les outils de la démocratie directe restent bien entendu en place.

IV.
Démocratie (ou Liberté/autonomie) économique

La seule structure économique soumise à la démocratie étant l'outil étatique, l'économie privée est étatisée ; seules les petites entités économiques restent sous contrôle privé. 
La planification démocratique définit ce qui est nécessaire à l'accomplissement du bonheur collectif et individuel, toutefois la planification se fait à partir de la libre production privée des petites entités. 
C'est le principe d'une économie planifiée mixte.

V.
Démocratie (ou Liberté/autonomie) sociale

Les activités humaines socio-économiques se fondent sur le modèle de l'autogestion égalitaire (égalitarisme relatif).
L'autogestion définit un tournus des tâches dans l'organisation du travail, et/ou une prise de décision collective dans les choix économiques. 

VI.
Démocratie (ou Liberté/autonomie) écologique

Les activités humaines sont fondées sur le principe d'auto-limitation et de simplicité volontaire.
L'impact écologique des activités humaines ne doit pas dépasser les capacités régénératives de la biosphère.

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Comme on peut le voir, dans le néo-socialisme, la démocratie amène à l'autonomie/indépendance, qui amène à la liberté, qui amène à l'égalité pour parvenir à l'harmonie collective, individuelle et écologique.

Au final, ces grands principes axiologiques, que sont la démocratie, la liberté, l'autonomie et l'égalité, s'équivalent.

14:38 Publié dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : néo-socialisme, socialisme, démocratie, liberté, autonomie, égalité, décentralisation, écologie | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

L'idée même du collectivisme ambiante me débecte ... au plus haut point !

Écrit par : Victor Winteregg | 22/10/2011

ce que vous proposez est une dictature :
Ceux qui ne seraient pas d'accord avec ce système, le mettraient en péril. Donc le système ne pourrait rester en place que par la force, la prison, ou l'execution sommaire de ceux qui ne rentraient pas dans le moule.

Les idéologie ont montrer que ce ne sont que des âneries qui ont coûté la vie à des millions de personnes. La raison de base est qu'on ne peut pas faire une société qui sied à une partie seulement des personnes. La psychologie humaine et ses attentes sont trop diverses pour prétendre à faire un système préfabriqué pour tous et en plus dans la durée.

Ce qui marche c'est le bon sens lié à des notions de justice, d'humanisme.
La société bouge, s'adapte, mais ne doit pas être coincé par une idéologie communiste, populiste ou libérale.

Écrit par : roket | 22/10/2011

Mon cher Adrien,
tu es un stalinien qui s'ignore.
Gros bisous sur ton petit bout.

Écrit par : ramuel | 22/10/2011

Votre néo-socialisme, c'est Staline, plus le Moyen-âge !Plus vos merveilleuses entités démocratiques de base seront décentralisées, donc petites, et plus vous courrerez le risque que leurs intérêts divergents, donc concurrents, les conduisent à se taper sur la gueule.

Écrit par : Lev Davidovitch | 23/10/2011

Après le terme "néolibéral", opprobre ultime que la gauche lançait il y a quelques années aux gens de droite, voici maintenant les néosocialos... Comme quoi, tout passe, mais rien ne change.

Allez, votons con, nous n'avons pas le choix.

Écrit par : Déblogueur | 23/10/2011

La peur de la liberté est une émotion normale pour beaucoup de gens. Les premiers libérés du communisme ne savaient d'ailleurs plus quoi faire pour remplir leur vie puisqu'ils étaient pris par le main nuit et jour.

Une économie pour l'homme fait très peur parce qu'il ne voit plus en quoi il serait supérieur à son voisin. Alors la meilleur clé possible est qu'il faut le faire prendre très peur dans des situations économique graves et des tensions entre pays afin que les gens acceptent mieux les voies sécuritaires.

Ces gens là connaisse le mot liberté mais n'en ont jamais pris conscience. Il ne la mérite pas car comme disait Benjamin Franklin "quiconque est prêt à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité, ne mérite ni l'une ni l'autre. Noyons-nous dans le libéralisme qui nous tue à petit feu. La solution est kiff kiff à la stalinienne.

Écrit par : plume noire | 23/10/2011

@ Victor Winteregg, je trouve dommage que vous réduisiez ma présentation à un simple collectivisme!

@ Ramuel, le stalinisme est caractérisé par la centralisation, pas par la décentralisation! Revoyez vos définitions!

@ Déblogueur, le néo-libéralisme est une forme particulière du libéralisme qui renoue avec le libéralisme classique pour en finir avec le courant du nouveau libéralisme. Il s'agit d'en finir avec l'Etat-social et de privatiser un maximum tout ce qui est possible. Enfin, il prône le moins d'impôt des plus riches.
Catherine Audard, philosophe libérale, a très bien défini tout cela dans son libre " Qu'est ce que le libéralisme?"
Bref, ne dites donc pas en l'air comme cela que le néolibéralisme est une invention de gauchiste! C'est l'inverse qui est vrai.

Écrit par : Adrien Faure | 25/10/2011

@ Lev Davidovitch, le stalinisme est caractérisé par la centralisation, pas par la décentralisation (certes marqué par une décentralisation), votre propre propos est donc de nature antithétique!
Dans le néo-socialisme, la concurrence et la compétition sont remplacées par la planification et la coopération. De plus, en limitant la propriété privée nous réduisons les motivations de conflit de possession. Bref, les guerres (militaires ou économiques) dont vous parlez sont celles que nous vivons aujourd'hui, pas celles que nous vivrons dans le système que je décris.

@ Rocket, si je ne suis pas d'accord avec le capitalisme, me met-t-on pour autant en prison? Non, eh bien ce sera la même chose dans un autre système!

Écrit par : Adrien Faure | 25/10/2011

@ Rocket, toute construction collective ou individuelle est idéologique!
Evidemment puisqu'elle s'appuie sur des théories, des concepts et des approches.
Enfin, une société néo-socialiste assurera le bonheur de tous, pas seulement de certains.

@ Plume Noire, quand je parle de liberté je parle de la liberté comme non domination et comme autonomie/autodétermination (liberté positive).

Écrit par : Adrien Faure | 25/10/2011

J'approuve une bonne partie du contenu de cet article, particulièrement le point IV ou vous séparer petites et grandes entreprises. Ce serait un bon compromis qui permettrait de garder de la concurrence entre les petites entreprises, ainsi que de préserver la liberté d'entreprendre. Ce n'est pas cela qui pose problème dans le capitaliste. La concurrence des petites et moyennes entreprises est seine, elle permet une diminution globale des prix, donne une motivation aux travailleurs et entrepreneurs sans pour autant créer des inégalités sociales. Les grandes entreprises multinationales sont elles une plaie pour la société, créatrices de désastres sociaux, avec les écarts de salaire indécents que l'ont retrouve, et écologiques.
Là où je n'adhère pas à vos propos, c'est le point III qui n'a pour moi aucune légitimité. Le pouvoir n'est rien si il n'est la légitime. Je ne comprends pas l'intérêt de cette proposition et ne voit pas comment vous pouvez la justifier.

Écrit par : comeonroger | 25/10/2011

@ Comeonroger, je suis content de voir que vous appréciez globalement mon texte.
Sur la question de la démocratie mixte (représentative et par tirage au sort), il s'agit de prôner la compétence des incompétents, de partir du principe que n'importe qui (avec l'aide accessoire et éventuelle de rapport d'experts indépendants) peut prendre des décisions sensées et qui vont dans le sens du bonheur collectif et individuel.
Certes, cela introduit un élément hasardeux assez élevé. Peut-être qu'un rapport de 60%-40% serait plus judicieux en effet.

Écrit par : Adrien Faure | 25/10/2011

et la nature de l`argent dans votre texte.... c`est quoi? de la dette comme toujours?

Écrit par : Bleulacleman | 21/11/2011

@ Bleulacleman, en évitant les gaspillages propres au capitalisme (tout l'argent versé aux actionnaires ou encore par l'étatisation des bénéfices des grandes structures économiques) on n'aura jamais besoin de s'endetter :)

Écrit par : Adrien Faure | 21/11/2011

La démocratie athénienne avait prévu des précautions contre l'incompétence possible de ceux qui étaient tirés au sort.
Par exemple :
-Seul ceux qui voulaient, étaient tirés au sort
-Il y avait un examen de son mandat
-La personne pouvait être révoquée.
Et d'autres encore...

Le concept était que vu qu'il y a un risque d'avoir des incompétent, on diminue le risque.

Le concept du tirage au sort permet aux parlements d'être plus représentatif. Non, pas comme maintenant avec "des élites politiciennes".

Écrit par : Grégoire | 22/11/2011

J'aime bien le principe de la stochocratie. Je suis persuadé qu'il y a quelque chose de faux dans le fait de donner le pouvoir à ceux qui le veulent ! (donc à ceux qui sont candidats).

Mais en même temps, c'est bien aussi de donner la possibilité à des gens motivés de mettre en place leurs idées.

Donc le mixe 50% est une excellente idée.

En ce qui concerne la planification mixe, je ne suis pas certain de tout comprendre.
Pour moi, le terme de planification me fait toujours penser à une centralisation. Ici, j'ai cru comprendre que l'on planifie à petite échelle. Ok, c'est vrai que chaque personne un peu sensée planifie son budget personnel.
Par contre, quand on parle d'étatiser les structures économiques. Pour les grandes entreprises, j'y vois une planification à grande échelle. Ce qui me semble contredire la volonté de décentralisation !?

Personnellement, je pars du principe qu'un système économique est un système collaboratif. Il dépend des mathématiques issues de la théorie des jeux.

Le moyen le plus efficace de construire un tel système est de définir un nombre restreint de règles de bases que tout le monde a en tête tout le temps. Puis, c'est le grand nombre d'acteurs qui va faire émerger une entité plus grande du système.

Le dogme du prix le plus bas fonctionne bien comme système. Il est même décrit comme "naturel" par de nombreux économistes. Moi je pense qu'il n'est pas plus naturel qu'un autre critère. Si l'on avait choisi "le coût énergétique" le plus bas comme critère, on aurait un système dit "naturel" fonctionnerait aussi, mais serait bien différent !

Ainsi, je me méfie souvent des planifications. C'est moins efficace qu'un système avec quelques règles de base. Je prend l'exemple du carrefour:

On peut le gérer avec un feu ou avec un giratoire. Le système du feu est planifié. Il fonctionne dans un cas normal, mais la nuit avec moins de traffic il n'est plus adapté, on est tenté de le transgresser. De plus, si on ajoute une route, il faut tout repenser la planification.

Alors que le giratoire dépend d'une règle simple. C'est la personne à gauche qui a la priorité. Le traffic est plus fluide. La nuit ça marche et on peu ajouter des routes sans changer le système.

Je trouve tout à fait pertinente la remarque de Bleulacleman. Si l'on continue à créer de l'argent avec le système d'argent dette, on continue à créer une inégalité spatiale et temporelle entre les gens.

La réponse "en évitant les gaspillages propres au capitalisme (...) on n'aura jamais besoin de s'endetter" ne me convient pas du tout.

Dans un système à argent dette, il FAUT s'endetter pour créer de l'argent ! C'est le principe de base. Que le système gaspille ou non, la dette est nécessaire dans ce système.

Donc on doit changer de système monétaire. Il y a plein de possibilités. Par exemple, on peut utiliser un système à crédit mutuel, un dividende universel, voir une monnaie fondante. Mais pas d'argent dette svp !!


Personnellement, je trouve qu'il manque un point dans ce projet de néo-socialisme. Il s'agit d'une allocation universelle ou revenu de base inconditionnel.

C'est un moyen qui permet d'intégrer tout le monde dans la société sans reposer sur le dogme du plein emploi, qui lui même repose sur le dogme de la croissance infinie, et donc sur du productivisme effréné dont les produits devront être consommé à grand coup de manipulations mentales apprises en cours de neuromarketing !

Cette solution permet de viser le même objectif qu'une économie planifiée sur les besoins, mais sans avoir à définir ce que sont les besoins de chacun. Ce qui est impossible !

Favoriser une économie de fonctionnalité, une économie ou l'on échange des droits d'usage sur des objets plutôt que des objets eux-mêmes, est également une idée qui va dans le sens de la sauvegarde de nos ressources naturelles et de la (re)création de lien social.

Écrit par : Martouf | 22/11/2011

Vous répandez et répondez du vent, jeune homme. Je comprend pourquoi Kaspar Hauser trouve vos idées intéressantes ! Les soviets (plus l'électricité) ont été mis en place par Valdimir Oulianov (alias Lénine). Et qu'est-ce qui en est sorti ? Josip Dougachvili, dit Staline. Parce que "la coopération" et "la planification" ne remplaceront jamais la concurrence entre les hommes, l'appétit du pouvoir et ce genre de choses.
Historiquement, on connaît des exemples de petites structures autonomes pratiquant la propriété collective des moyens de production (essentiellement agricoles à l'époque): les Celtes et aussi les Germains d'ailleurs. Qui passaient leur temps à se taper sur la gueule entre petites entités collectivistes, pour un oui ou pour un non. Et aussi pour se piquer leurs récoltes et leurs troupeaux. Idem des Indiens d'Amérique et aussi des ethnies pastorales d'Afrique de l'Est.
Plus près de nous les Cantons Suisses se sont chamaillés, occupés et asservis parmi durant des siècles, y compris là où il y avait des landsgemeinde. Si la démocratie empêchait les guerres, cela se saurait... Un groupe est un groupe, à priori hostile aux autres groupes, quelle que soit la manière dont il se gouverne. La seule manière de lutter contre, c'est d'organiser ces groupes à l'échelon supérieur en leur ôtant tout pouvoir d'agression pour le réserver à l'échelon supérieur.
Tiens, cela me rappelle les théories de Philippe Souaille.

Écrit par : Lev Davidovitch | 23/11/2011

@ Lev Davidovitch, tout projet concret doit s'appuyer sur une base théorique. De même, tout projet de société politique doit s'appuyer sur une base idéologique et axiologique. Alors mon vent me semble avoir du sens merci!

Vous posez votre conception de la nature humaine, naturellement hostile, comme un dogme! Mais je la réfute volontiers : l'Homme est naturellement bon!

Écrit par : Adrien Faure | 23/11/2011

@ Martouf, sur la planification décentralisée, on peut se rapporter à l'analyse de Włodzimierz Brus.
Vous croyez dans l'efficacité du capitalisme?
Je vous invite à lire ma petite critique du capitalisme :
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/30/lost-in-capitalism.html
Mais nombre d'autres auteurs ont fait de même, et l'actualité devrait vous amener constamment de nouveaux exemples.
L'allocation universelle est une manière de formuler une part du projet (néo)socialiste, mais elle ne règle pas nombre de problèmes majeures (le droit à la survie n'étant pas l'idéal en tant que finalité idéologico-politique).

Écrit par : Adrien Faure | 23/11/2011

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