02/10/2011

FREE in Socialism

 

FREE in Socialism

Ce texte se base sur ma critique du capitalisme et du productivisme.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/01/lost-in...

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/30/lost-in...

Il reprend la théorie sur le socialisme que j'ai développé auparavant.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/27/le-soci...

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Comment dépasser le capitalisme : processus de transition vers un projet de société alternatif.

I) Première étape pour commencer un douceur : un capitalisme social-démocrate. C'est à dire un fort interventionnisme étatique (lois, règles, taxes, impôts, services publics étendus et forts, etc.) dans un cadre capitaliste. On s'opposera alors à tout libéralisme économique. Les logiques socialistes de la social-démocratie (redistribution des richesses, justice sociale, égalité) permettent déjà d'appréciables améliorations, même si à la longue la social-démocratie se heurte à ses limites (qui sont les limites de sa dépendance au bon fonctionnement du capitalisme alors qu'elle le péjore par son interventionnisme étatique).

II) Dans un second temps, on passera à une social-démocratie étatiste, c'est à dire qui étend les secteurs de l'économie privée sous contrôle de l’État. Attention, il ne s'agit pas simplement d'avoir des services publics développés, mais d'étatiser des entreprises rentables pour en étatiser les bénéfices. Ces bénéfices permettent ensuite de financer de nouvelles logiques socialistes. Bien entendue, le contrôle de plus grandes parts de l'économie privée permet d’améliorer les conditions de travail des travailleuses et travailleurs. Dans les secteurs étatisés on instaurera l'autogestion (démocratie directe économique).

III) A présent, il s'agit d'étendre le contrôle étatique à toutes les grandes structures de l'économie privée. Toutefois, ce n'est nullement un dogme, nombre de structures économiques de petite taille peuvent fort bien rester privées (par exemple la paysannerie, les artisans, les indépendants, etc.)
A ce stade, le peuple est normalement libéré de la domination d'une minorité possédante. Maître de ses choix, il peut agir sur la société dans le cadre démocratique sans subir la domination d'une dictature des plus riches qui détruisent la démocratie. L'économie étatisée dans un cadre démocratique permet donc de libérer l'individu.

IV) Le contrôle de l'économie par la volonté populaire permet de planifier l'organisation économique. La planification (qui prend comme valeur des choses le travail) offre la possibilité de définir démocratiquement quel type de production et de consommation sont nécessaires pour combler les besoins (et non les envies) de chacun. Il s'agit de planifier la production en prenant en compte les limites des ressources naturelles et le respect de la biosphère.

V) Dans ce cinquième temps, on aura à cœur de donner davantage de liberté aux individus en décentralisant les activités humaines. La décentralisation économique (comprenant une planification décentralisée) et politique (le pouvoir au quartier, puis à la commune, puis au canton, puis à la confédération), donne toute son autonomie à l'individu. La démocratie directe pure (sans représentation) au niveau du quartier, voire de la commune, est souhaitable. La décentralisation permet de construire une société indépendante, auto-suffisante au maximum, avec de grandes capacités auto-productrices. Construire une société à taille humaine, c'est autonomiser l'être humain.

VI) Et nous y voilà ! Transition terminée.
Dans ce système socialiste abouti, l'individu est véritablement libre et autonome.
A partir de ce système, toutes les conditions seront réunies pour créer la société idéale.

Bon, j'ai beaucoup parlé de projet de société, parce que plus grand monde n'en parle aujourd'hui. Mais pour le moment je pense avoir fait un premier tour de la question. Je reviendrai donc prochainement avec une proposition de programme politique pour un autre monde, car il y a les rêves et les utopies, mais il y a aussi la politique concrètement et les mesures qu'il faut soutenir dans l'immédiat pour entamer une transition vers une société alternative.

« Il n'y a qu'une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d'impôts. »

« La propriété privée nous a rendu si stupides et si bornés qu'un objet n'est nôtre que lorsque nous le possédons. »

« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer. »

Karl Marx

 

18:26 Publié dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : socialisme, société, liberté, politique, économie, transition | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Blablabla. Va faire un peu d'économie politique positive.

Deux lectures indispensables rien que pour commencer.

Enrico Barone (1908)."Il Ministro della Produzione nello Stato Collettivista", Giornale degli Economisti, Sept./Oct., 2, pp. 267–293, 392-414. Traduit en anglais et publié comme "The Ministry of Production in the Collectivist State," dans F. A. Hayek, ed. (1935), Collectivist Economic Planning, pp. 245-90.

Von Mises, L.E. (1920). "Economic Calculation in the Socialist Commonwealth".

Le premier montre mathématiquement que la planification de l'économie n'est pas efficace, le second explique avec des mots pourquoi.

Écrit par : mais tout à fait | 02/10/2011

Jeune homme,

Si vous aviez vécu le socialisme de l'intérieur, dans un pays de l'Europe de l'Est, vous arrêteriez tout de suite de faire son apologie.
Le socialisme est mort et enterré , faites vous une raison !

Votez UDC comme tout bon Suisse qui se respecte !

Écrit par : Victor Winteregg | 03/10/2011

N étant ps marxiste je soutiens malgré tout votre vision. Effectivement le pouvoir doit partir du quartier. Cela amènera une nouvelle proximité entre les gens plutôt que l ignorance de nos jours. Cela aurait pour effet de baisser là criminalité. Les habitants solidaires pourront mieux répondre aux besoin de leur quartier et de leur région. La finalité doit rester la même donner l indépendance à l individu. Rénover le socialisme en lui retirant sa croyance en le liberalisme est une bonne chose. Cependant le programme devra être solide car le peuple, lui, a toujours peur de la liberté. Il préfère donner son pouvoir plutôt que de l utiliser!
Bien à vous

Écrit par : plume noire | 03/10/2011

Sur un blog qui s'appelle "utopies concrètes" on est adepte de l'oxymore. Quoi de plus naturel dès lors qu'un billet au titre de "free in socialism"?

@Victor Winteregg:

Par contre, il n'est pas question de quitter Charybde pour se précipiter dans les griffes de Scylla. UDC ou socialisme il n'y a aucune différence de fond, ce sont les mêmes monstres avec des visages différents.

Mrale différence certes, certes; patriotisme d'un côté lutte des classes de l'autre, certes, certes. Mais sur le fond, même tendance dictatoriale et volonté de contrôler les citoyens et de discriminer.

Derrière l'artifice idéologique c'est juste le vocabulaire ségégationiste qui change. Que l'on parle de suisses contre étrangers ou de chrétiens contre musulmans d'un côté, et de bourgeois contre prolétaire ou patron contre ouvrier de l'autre, à l'aune de la liberté les deux courants conduisent à créer des catégories de gens, à les opposer et à vouloir la dictature des uns sur les autres. Les deux ont une vision moralisante de la société et veulent de force changer tout le monde pour que chacun comme un petit soldat colle à cette vision.

J'adore votre: "comme tout bon suisse qui se respecte". Très révélateur. J'aurai beau m'y escrimer tant que je veux pour ouvrir les yeux des lecteurs, mille mots de moi ne suffiraient pas à donner la même impression neuséabonde que ces six mots de vous. Merci.

C'erst pourqoi, entre la dictature marxiste ou celle du "national-catholicisme" je préfère n'en choisir aucune. Vous me pardonnerez donc, mais je préfère la liberté de chacun de vivre comme il l'entend et ne voterai jamais, au non jamais, ni socialiste ni UDC.

Écrit par : mais tout à fait | 03/10/2011

@Mais tout à fait, ne vous inquiétez pas, je compte bien entendue me renseigner davantage sur la planification. Mais le concept d'efficacité que vous mettez en avant demande à être développé. Personnellement, je pense qu'une économie est efficace quand ses membres sont heureux. Est-ce le cas actuellement? Peut-on être heureux quand on vit dans la précarité, alors que d'autres sont riches?

@Victor Winteregg, vous devriez différencier le marxisme, qui prône un socialisme productiviste et totalitaire, et qui a débouché sur l'URSS et son capitalisme d'Etat ; de ma vision post-marxiste d'un socialisme décentralisé et démocratique.
Sinon, désolé, mais je ne voterai pas UDC, car c'est un parti libéral et nationaliste, donc à l'opposé de mes idées!

@Plume Noire, même si je préconise un certain retour au marxisme, c'est bien pour dépasser le marxisme. En fait, je soutiens le modèle d'économie planifié et étatisé, sans soutenir un tout-étatisme, en refusant la centralisation, et en préférant à la dictature de classe la démocratie la plus directe possible.
Je ne suis donc pas dans une vision marxiste classique, mais plutôt dans une forme de socialisme post-marxiste moderne.

Écrit par : Adrien Faure | 03/10/2011

Salut,

Merci pour votre article, j’apprécie votre style. Auriez-vous des forums ou blogs à me recommander ? Bonne continuation.

Fabienne

Écrit par : palace rome | 24/11/2011

Salut,

je tiens à vous féliciter pour votre apport sur ce thème. Votre analyse est la bonne. Bonne continuation.

Écrit par : hotel luxe | 09/01/2012

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