27/09/2011

Le socialisme du XXIème siècle

Le socialisme du XXIème siècle

Correction, reformulation et amélioration de mon texte « Pour un renouveau du socialisme »


1)
Démocratie

La démocratie consiste en le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple.
Un peuple est formé d'une collectivité d'individus politisés.
Au contraire, les masses sont formées d'ensemble d'individus dépolitisés. Plus les masses sont nombreuses, plus il est facile de manipuler la société.
La politisation, c'est à dire la conscience d'appartenir à une collectivité ou communauté politique, est la clef d'un juste fonctionnement de la démocratie.
En 1789, quand la société fut capable de se penser en tant que corps social, et donc politique, elle prit le pouvoir sur ses oppresseurs et se libéra du joug monarchique.
La modernité, au sens des Lumières, consiste en la capacité pour une société de s'autonomiser des tutelles oppressives ou aliénantes. De nos jours, le haut degré de dépolitisation menace le fonctionnement de la démocratie. Par le biais de la société de consommation, et par une production industrielle du divertissement débilitante, le capitalisme produit cette dépolitisation.
En vidant de son sens la démocratie, le capitalisme la nie.

Un nouveau socialisme aura à cœur de développer la démocratie et non de la nier.
Pour cela, il est nécessaire de tendre au maximum en direction de la démocratie directe, celle-ci étant l'essence même de la véritable démocratie, et donc de la possibilité pour chacun de prendre réellement des décisions sur sa vie collective et politique. Toutefois, dans un espace commun étendu, il faut passer par une démocratie parlementaire semi-directe, auquel on devrait adjoindre un certain pourcentage de députés tirés au sort. Afin de tendre au maximum à la démocratie directe, un nouveau socialisme devra obligatoirement décentraliser (ou relocaliser) les activités humaines.
En cela, le nouveau socialisme que je propose se place dans la continuité des socialistes utopistes comme Babeuf, Fourrier ou Cabet.


2)


Économie privée

L'économie privée n'est pas démocratique.
Elle appartient par essence à des propriétaires privés, et ceux forment une minorité possédante, car la concurrence amène toujours à l'accumulation de capital (les plus gros avalant les plus petits).
Le monopole privée est donc le stade ultime du capitalisme, d'où le caractère oligarchique qu'il prend.
L'économie privée n'est pas soumis au politique, c'est à dire qu'elle échappe au contrôle démocratique, bref le peuple ne peut influer sur cette économie. En effet, le peuple ne peut se décider collectivement que sur l'économie publique, entendez l'économie étatique.
Ainsi, l'économie privée qui règne sur des pans immenses des activités humaines, ne dépend-t-elle pas de la volonté démocratique. Les individus doivent se soumettre à la minorité possédante et se vendre.
L'économie privée agit, elle, directement sur la politique et influe sur les résultats démocratiques.
La politique s'en trouve manipulée et les choix politiques ne représentent plus les intérêts de la majorité, mais ceux de la minorité possédante.

Un nouveau socialisme devra dépasser l'économie privée en la réduisant à des entités de petites tailles collaborant avec la volonté populaire. L'intérêt de tous passe donc avant l'intérêt d'une minorité.

3)

Démocratie réelle

La seule structure que la volonté populaire peut contrôler, la seule structure économique sur laquelle le peuple peut influer et décider, c'est bien entendue la structure publique, comprenez la structure étatique.
Seul l’État est soumis à la démocratie, aux décisions politiques prises par le peuple, et à la volonté de tous. L’État est l'instrument du peuple dans la construction d'une société idéale, il est l'outil qui permet à la volonté démocratique de tailler le monde qu'il désire.
Il n'y a nulle limite aux capacités de l’État. Seul la démocratie, la volonté populaire, décide des limites à mettre à la mise en pratique de ses capacités.
Plus l'économie privée est sous contrôle de l’État, plus elle est étatisée, plus elle est sous contrôle du peuple, et de la démocratie. Une économie très étatisée est donc une économie très démocratique, ou démocratisée.

4)

Liberté

La liberté de la société et des individus dépend de la démocratie. Plus une société est démocratisée, c'est à dire plus son économie dépend de l’État démocratique, plus les individus s'émancipent de la domination de la minorité possédante.
En se libérant de la minorité possédante, les êtres humains acquièrent en liberté.
Autonomes, décidant démocratiquement par eux-mêmes, de ce qu'ils veulent comme société, les citoyens vont naturellement aller vers un socialisme harmonieux ; c'est à dire vers un partage du temps de travail, un partage égalitaire des ressources, et une autogestion pertinente (autant qu'il est possible).
Afin d'être le plus libre possible, les individus doivent ensuite décentraliser la prise de décision politique et la prise de décision économique (appelée aussi planification).
En rapetissant les structures économiques, en les morcelant quand c'est possible, l'individu acquiert en indépendance et en possibilités d'influer sur sa réalité.
L'indépendance ultime des individus dépendra du développement de leurs capacités à l'autoproduction et à leur penchant pour l'auto-limitation.
Simplicité volontaire et partage sont les clefs de la liberté, de l'émancipation collective et de l'autonomie individuelle joyeuse.
Un nouveau socialisme devrait, à ce moment-la, avoir atteint son stade final de développement et l'on pourrait considérer que les conditions sont réunies pour assurer à la société et à l'individu l'accès au bonheur.
Car tout projet d'un nouveau socialisme ne doit avoir comme finalité que le soucis de construire une société où règne la joie de vivre !


Les notions présentées ci-dessus ne sont pas suffisantes, j'en suis bien conscient, mais elles permettent de proposer une lecture moderne de ce que pourrait être un nouveau socialisme du XXIème siècle.
Dans ma prochaine note, je présenterais le processus que pourrait proposer un nouveau socialisme pour accomplir le changement global que je prône.

12:07 Publié dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : socialisme, démocratie, liberté, autonomie, politique, économie | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Miam miam, la belle apologie du post-marxisme.


"Un peuple est constitué d’individus politisés." Autrement dit, dont la conscience citoyenne et vigilante incitera à la délation de ceux qui envisageraient de marcher hors des clous. C’est ce qui se passe, dans les pays où le peuple est constitué d’individus "politisés". C’est parce que ce n’était pas du vrai socialisme c’est ça ? Ah, bon.


"un certain pourcentage de députés tirés au sort" Ah, la belle histoire. Comme dirait Fénelon en parlant de l’Egypte ancienne, il n’était pas permis d’être inutile à l’Etat. Kamarade Citoyen, cette année tu seras député, au mépris de tes compétences individuelles et de l’investissement que tu es prêt à y mettre.


Sur l’économie, je passe, c’est tellement idéologisé que ça en deviendrait touchant si vous n’étiez pas aussi sérieux. Marx (qui admettait la nécessité d’un processus systémique de détermination des prix au lieu de fantasmer sur le volontarisme politique, lui) ferait presque modéré, à côté. Juste comme ça : vous estimez sérieusement vivre dans des économies de type capitaliste ?


"la seule structure que la volonté populaire peut contrôler" : c’est quoi au juste, la volonté populaire ? Qui détermine l’impulsion qu’elle prend ? C’est qui, le peuple ? 50% des votants +1, sur la foi d’informations bien évidemment parfaites et non biaisées ? Etes-vous assez naïf pour imaginer qu’un Etat omnipotent délivre ceux qui le servent de la recherche de la préservation de leur intérêt individuel avant toute autre considération ?


"Une économie très étatisée est donc une économie très démocratique, ou démocratisée." Intéressant. On devrait se pencher sur les indices économiques et sociaux des économies les plus "étatisées", pour voir.


"Plus une société est démocratisée, c'est à dire plus son économie dépend de l’État démocratique" Ca, c’est certainement la phrase la plus juste de votre plaidoyer, il est regrettable que vous ne puissiez saisir à quel point et ce qu’elle implique pour nous tous.


"Autonomes, décidant démocratiquement par eux-mêmes, de ce qu'ils veulent comme société, les citoyens vont naturellement aller vers un socialisme harmonieux" Si l’on considère la vigueur des idées socialistes aujourd’hui partout dans le monde, il est pour le moins étonnant qu’on ne baigne pas encore dans l’harmonie en question.


"L'indépendance ultime des individus dépendra du développement de leurs capacités à l'autoproduction et à leur penchant pour l'auto-limitation." Voilà. Surtout, pas de grand projet, un potager et un appareil à fabriquer du tofu bio fourni par le Parti, et on fera tous la ronde en se donnant la main.


"Simplicité volontaire et partage sont les clefs de la liberté" Souffrez donc que votre vision de la liberté soit très personnelle et qu’il puisse exister un paquet de monde qui envisage différemment l’utilisation qu’ils envisagent d’en faire.


Vous vous dites inspiré de Fourier. Pour paraphraser Jünger, son idée fondamentale est excellente, celle qui consiste à croire que la création est mal fondue. Son erreur est de croire que ce défaut dans la coulée est réparable, et que le monde peut n’être pensé qu’en termes de "problèmes" et de "solutions" à y apporter, ce qui est rien moins qu'une fainéantise intellectuelle coupable qui permet d'imaginer assujettir l'autre à sa propre vision fantasmée de l'existence.



Ah la la… Tant que les socialos dans votre genre seront condamnés à courir derrière les intentions supposées mauvaises des uns et des autres pour leur substituer celles des Bons et des Gentils, à penser les groupes d’intérêt comme univoques, à voir la société idéale comme un ensemble de corporations, vous passerez votre vie à fantasmer sur l’Etat et les merveilles que vous imaginez pouvoir en sortir, en passant à côté de l’essentiel, c’est-à-dire l’individu et ses possibilités. Bref, z’êtes en plein fantasme sur la fumeuse notion de collectivisme, mon bon. Heureusement que la démocratie directe nous protège encore de l’arrivée au pouvoir de gens comme vous.

Écrit par : Naith | 27/09/2011

Naith, vous distordez mes concepts, jamais je n'ai prôné délation ou autoritarisme étatique.

Quand je parle de tirage au sort (démocratie athénienne au cas où), il s'agit d'appliquer le principe selon lequel la démocratie c'est la compétence des incompétents.

Au sujet de la fixation des prix il y a processus systématique de formation des prix dès qu'il y a planification économique. Bien entendue que nous vivons dans une économie capitaliste, regardez les critères d'une économie de marché et vous verrez qu'ils sont remplis.

Un Etat développé et étendu soumis au peuple par la démocratie ne pose pas de problème.

Les indices de développement humain de Cuba sont supérieurs à ceux des USA.

A part ça, certains de vos commentaires m'ont bien fait rire^^
Pour comprendre l'idéal d'autonomie, d'autoproduction et d'autolimitation il faut comprendre tous les maux de nos sociétés modernes capitalistes. A ce sujet je vous invite à lire Paul Ariès, Serge Latouche, Nicolas Ridoux, Vincent Cheynet, André Gorz, Alain Accardo et tous ces autres penseurs antiproductivistes.

Écrit par : Adrien Faure | 27/09/2011

"Naith, vous distordez mes concepts, jamais je n'ai prôné délation ou autoritarisme étatique."

Encore heureux, l’ami ; seulement c’est ce qui débouchera immanquablement de toutes vos belles intentions, if history is of any indication.

La démocratie athénienne, c’était pas mal à Athènes à l’époque. On a quelque peu évolué depuis. Face it : la plupart des gens s’en moquent, de participer au processus démocratique autrement qu’en votant de temps en temps sur les sujets essentiels. C’est une faute très commune des socialistes de croire que leur attirance pour le fait politique devrait être partagée par tous au point d’être imposée. Comme pour bien d’autres choses d’ailleurs.

"Au sujet de la fixation des prix il y a processus systématique de formation des prix dès qu'il y a planification économique."

Non. C’est exactement le contraire, de plus vous confondez systématique et systémique. La planification économique vise à centraliser la gestion des ressources et contrôler les prix là où le processus systémique les laisse s’adapter à l’offre et à la demande, pour faire très succinct. Sans vous faire injure le simple fait que vous ignoriez les distorsions faramineuses dont ces dernières font l’objet aujourd’hui pour asséner de bonne foi que nous sommes encore dans des économies de marché (postulat de base dont ont besoin tous les décroissants pour imposer leurs théories, d’ailleurs) témoigne du chemin qu’il vous reste à faire en matière d’économie, comme la plupart des socialistes qui considèrent comme acquis qu'on est dans un système économique libéral duquel il n'y a qu'à bouter les vilains capitalistes pour que ce soit réglé.

"Pour comprendre l'idéal d'autonomie, d'autoproduction et d'autolimitation il faut comprendre tous les maux de nos sociétés modernes capitalistes. A ce sujet je vous invite à lire Paul Ariès, Serge Latouche, Nicolas Ridoux, Vincent Cheynet, André Gorz, Alain Accardo et tous ces autres penseurs antiproductivistes."

Mais cher Adrien, je vois très bien la logique et de quel type de penseurs elle émane. Simplement, pour exposer tout cela ainsi vous avez l’air sincère, et moi je ne suis pas idéaliste au point d’imaginer vous faire changer d’avis avec quelques boutades assénées au détour d’un billet. Mon but est seulement de vous rappeler ceci : plus vous vous enfoncerez dans ce système d’idées économiquement faux et intrinsèquement pervers, car ne reposant fondamentalement sur rien d’autre que sur des postulats apocalyptiques, de belles intentions et la coercition nécessaire pour y assujettir les autres, plus vous devrez faire face à des gens comme moi qui interviendront avec d’autant plus de vigueur que vous voudrez à toute force leur imposer ces conceptions. La logique productiviste et consumériste que vous dénoncez est le fruit du keynésianisme, qui n’est qu’une perversion du capitalisme utilisée depuis des décennies par tout ce que l’Occident compte de gens de pouvoir pour accroître sans cesse ce dernier, ce qui vous permet aujourd’hui d’envisager sérieusement qu’il fait bon vivre à Cuba par rapport aux States. Ce modèle va s’écrouler, vous et moi le savons, mais nous différons grandement sur les remèdes à y apporter. Ariès et compagnie se plantent dans les grandes largeurs, y compris sur les ressources naturelles pour lesquelles leur postulat de base est faux : on n’est pas près d’être à court, ne vous inquiétez pas.

Si ce que vous voyez vous révolte, je vous propose Hayek, Mises ou Sowell plutôt que vos prêcheurs d’apocalypse qui ont ce péché mignon, cette petite tendance à s’imaginer qu’on les a attendus pour découvrir les discours du style "si vous voulez encore que ce soit le bonheur sur Terre, faites ce qu’on vous dit". En termes de réflexion, c’est d’une autre hauteur, soit dit sans mépris aucun pour les auteurs que vous citez, mais dont les développements ont ce défaut qu’ils s’appuient sur des postulats largement erronés et une recherche de solutions radicales et coercitives au dernier degré, si bien pensés qu’ils puissent être dans leur domaine propre.

Écrit par : Naith | 27/09/2011

Naith, je vois bien vers quoi tend votre argumentation : une forme de libertarisme qui proposerait d'atteindre la liberté totale par une économie de marché ayant avalé toute structure étatique. Je me trompe?
Si c'est ce genre de système que vous prônez, vous savez comme moi que cela entraîne l'apparition de classes extrêmement paupérisés de par le taux d'inégalités qui survient sans intervention étatique.

Écrit par : Adrien Faure | 27/09/2011

" Les indices de développement humain de Cuba sont supérieurs à ceux des USA. "

C'est sûrement pour ça que les cubains veulent tous quitter Cuba pour aller aux Etats-unis et que ceux qui y sont ne veulent plus y retourner.

D.J

Écrit par : D.J | 27/09/2011

D.J
Le problème est qu'il nous est difficile de savoir vraiment si ce que vous dites est vrai. Dans la presse majoritaire c'est parfois le sentiment qu'on a, toutefois des amis qui s'y sont rendus ont rapporté des témoignages différents (tout comme une certaine presse alternative).

Écrit par : Adrien Faure | 27/09/2011

Disons que le "tous" de DJ est sans doute exagéré. Il doit bien y avoir quelques pour cents de la population qui soutiennent le régime, sinon il s'effondrerait, et comme par ailleurs, il est extrêmement dangereux de dire ce que l'on pense vraiment à qui que ce soit, car n'importe qui peut-être un espion, y compris les étrangers, on peut voyager à Cuba en rencontrant des cubains heureux. Ou prétendus tels, un peu comme Jésus marchant sur l'eau... Heureux et tremblant de peur d'être jetés en prison. D'ailleurs même en Libye, il y a des soutiens du régime...
Il est vrai aussi qu'il est moins coûteux de faire des études de médecine à Cuba qu'à Miami, du moins si l'on n'est pas fiché comme anti-communiste, donc si l'on n'a pas parlé en mal du pays à un étranger ou si l'on n'est pas l'heureux propriétaire (ou l'enfant de...) d'un odieux bistrot capitaliste nouvellement autorisé, parce que là les études c'est terminé. En revanche, si l'on est un fils de héros de la safra (la coupe de la cane) ou de ponte du régime, là, c'est la voie royale.
Au final, il y a tellement de toubibs qu'on ne sait plus où les mettre, alors Tonton Raul les envoie soigner les gens chez son pote Chavez, au Venezuela. Sans qu'on leur demande vraiment leur avis...

Écrit par : Gracchus Baboeuf | 27/09/2011

Tout d'abord, je tiens à vous féliciter pour votre blog. J'ai beaucoup d'admiration pour les jeunes qui millitent.

Je suis tout à fait d'accord avec la réponse que vous avez donné à notre ami républicain D.J.

J'ai fait l'expérience plusieurs fois, et j'ai fini par me dire qu'on est meiux servi que par soi-même. Il ne faut pas se fier à une seule source. Nous avons la chance de nos jours d'avoir internet et les voyages sont presque à la porté de tout le monde.

Bonne continuation

Écrit par : Fatima | 27/09/2011

Adrien, pas le temps pour une réponse développée, mais ce que vous décrivez est un croquemitaine de socialiste ;-) Personne de sérieux n’envisage réellement un système anarcap façon école de Chicago qui laisserait des franges entières de la population sur le flanc, et moi je n’ai pas vocation à opposer une utopie à une autre. A titre de comparaison jetez donc un œil sur le programme économique et social d’un paléo-libertarien dur de dur comme Ron Paul, par exemple, vous risquez d’être surpris.

J’ajouterai ceci : le système de pensée qui consiste à croire que la société est modelable à l’envi au gré de l’action de l’Etat et des groupes de pression qui modifient son orientation en fonction du vent est voué à l’échec. Le rôle de l’Etat est appelé à être repensé dans les années à venir, et les choses iront dans le sens d’un reflux, car il ne peut plus s’étendre davantage sans violence et encore moins continuer à servir de garantie illimitée à toutes les utopies économiques. On aura peut-être l’occasion d’en débattre une autre fois.

Écrit par : Naith | 28/09/2011

La démocratie athénienne, c’était pas mal à Athènes à l’époque. On a quelque peu évolué depuis.

La technologie a évolué...l'homme lui a peu évolué...je dirai même qu'il a dévolué ces dernières années.

Pour en venir à Cuba j'ai une amie dont le père est un réfugié politique. Cet homme d'exception à la particularité d'être sage. Il pourra ne pas être d'accord avec Jean Ziegler mais plaisanter avec lui en buvant un verre. La situation à Cuba est simple. Le régime n'est quasiment plus soutenu mais les gens vivent avec par habitude de la même manière que nous vivons avec nos démocraties. Ceux qui partent sont simplement ceux qui veulent tenter la fortune ailleurs et les personnes fuient (et qui réussissent) pour raison politique. Je ne soutiens pas cette façon de penser car c'est de la discrimination.

L'autre jour j'allume la télé et tombe sur un reportage je ne savais pas de quoi on parlait. Je vois un jeune étudiant aux USA. C'est alors que le jeune étudiant expique que son profil facebook étant un pro-palestinien mais pas terroriste, et oui il y en a, se retrouve dans une black liste au sein de son université. Il explique qu'il l'a appris via une tierce personne et que c'était normal. Bon rien de grave car aucun de nous n'est touché et il n'en est pas mort. Mais il sait qu'il aura des difficultés professionelles par la suite. C'est une forme de discrimination à cause de la politique.

L'injustice est internationale et il y a des endroits ou c'est mieux que d'autres mais aucun lieu n'est parfait.

Écrit par : plume noire | 29/09/2011

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