12/01/2012

Soutien à mon camarade Romain de Sainte Marie

 

Soutien à mon camarade Romain de Sainte Marie

Mon camarade et ami Romain de Sainte Marie se présentant à la candidature pour la présidence du Parti Socialiste Genevois, il me tient à cœur de lui exprimer en quelques lignes mon enthousiaste et modeste soutien.

Enthousiaste, car avec Romain comme président, j'ai la conviction que le PSG ne peut que se renforcer.

Sa jeunesse, son énergie dynamisante, sa force de conviction, sa grande capacité d'écoute, et ses talents de communicateur, sont autant d'atouts qui devraient jouer en sa faveur.

Alors que nos sociétés occidentales prennent de l'âge, quel bel exemple ce serait que de donner une place favorable à un jeune convaincu par de bonnes idées ! 

De bonnes idées, car mon camarade porte en lui notre flamme pour une société meilleure, où chacun trouverait sa place et où une vie digne et harmonieuse serait possible pour tous : une société socialiste.

Car c'est bel et bien l'étendard du socialisme justicier qui se dresse dans les mains de Romain de Sainte Marie.
Cet étendard est notre espoir commun de faire progresser nos idées et nos causes. Cet étendard c'est toute l'espérance d'une génération pour une autre organisation de la société, plus égalitaire, et plus heureuse.

Avec Romain de Sainte Marie, j'ai confiance que le Parti Socialiste Genevois bouge !

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12:13 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : romain de sainte marie, psg, parti socialiste genevois | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

29/11/2011

Hésitation ?

Hésitation ?

On m'a dit que j'avais été présomptueusement alarmiste dans ma récente publication, et que je sombrais dans un déterminisme historique typiquement marxiste.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/11/25/generat...

Est-ce vrai ?

La réponse dépend de notre appréciation de la conjoncture économique : la crise de la dette va-t-elle se résorber rapidement ou va-t-elle entraîner la quasi disparition de l’État providence tel que nous le connaissions aujourd'hui ?

Imaginons que j'aie été inutilement alarmiste.
Il est possible que l'austérité porte ses fruits (les dettes seront résorbées et les budgets équilibrés), que l’État providence puisse être maintenu après une cure d'amaigrissement, et que malgré la plus faible intervention de l’État, l'économie de marché se remette à tourner.

Quelle forme prendra ce nouvel État providence ? Quel sera sa portée ? Les populations habituées à sa main bienfaisante accepteront-t-elles cette évolution ? Si oui, dans quelle mesure cette acceptation se fera dans l'harmonie sociale (cf. la Grèce, ou l'Espagne aujourd'hui) ?

On voit donc l'évolution conjoncturelle supposée la plus probable par la majorité des analystes actuels : le capitalisme et son État providence (sous une forme amaigrie) vont se maintenir, les populations se serreront la ceinture, et tout continuera comme avant.

A cette hypothèse j'aimerais faire une remarque.

Je n'ai jamais soutenu que c'est parce que le capitalisme allait s'effondrer qu'il était nécessaire de prôner et de penser un nouveau système d'organisation de la société et des activités humaines.
J'ai défendu l'idée que le capitalisme était déterminé à s'effondrer, dès le moment où l’État providence n'était plus capable d'assurer un seuil de conditions de bien-être aux classes non possédantes et non aisées.
La nécessité d'un nouveau système découle de l'imperfection, des limites, de l’État providence dans le capitalisme, et ceci même sous sa forme la plus évoluée possible.
Un nouveau système ne doit donc pas être une création par défaut, mais un véritable idéal.

Enfin, rappelons que le capitalisme n'est pas mariable à la survie de la planète. Seule l'auto-limitation permettra de résoudre la crise écologique. Et l'auto-limitation passe nécessairement par une rupture avec les fondements et les logiques du capitalisme.
Imaginer un nouveau système n'est donc pas uniquement utopique, mais aussi une nécessité technique pour anticiper ce changement, au lieu de le subir.

23:21 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : hésitation | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

21/11/2011

Instabilité et polarisation idéologique en Europe

Instabilité et polarisation idéologique en Europe

Comme prévu, la gauche (entendez le centre gauche sur un plan idéologique) espagnole a perdu aux dernières élections. Cette défaite est la copie-conforme de celle vécue par la gauche portugaise.
En toute et bonne logique, ce scénario devrait aussi se répéter en Grèce.

Comment expliquer ces résultats ?

Et bien tout bêtement par le fait que les électeurs de gauche ne se mobilisent pas pour un gouvernement social-démocrate qui a comme seul projet de société davantage d'appliquer des politiques d'austérité !

La réaction des électeurs de gauche est donc parfaitement saine et doit faire réfléchir la gauche sud-européenne. Il est temps pour eux d'abandonner la social-démocratie et d'embrasser le socialisme, car sinon ils sont contraints de n'être qu'une copie laide et affadie d'une droite décomplexée.

Les libéraux (et leurs dérivés extrémistes en tout genre) quant à eux, profitent de la crise de la dette pour saccager l'Etat-providence et revenir à un capitalisme plus autonome, exploiteur et opprimant (pour les classes moyennes et les classes précarisées).

Mais l'affaiblissement de l'Etat-providence polarise la société et renforce la lutte des classes.
Ce phénomène produit nécessairement une polarisation idéologique avec le retour du socialisme comme alternative au capitalisme sur la scène politique.

Les mouvements des Indignés sont annonciateurs de cette double polarisation. Ils préfigurent les futures forces contestataires radicales qui sont en voie de formation dans toute l'Europe, et particulièrement dans les pays où la destruction libérale est en cours (comme en Grèce où des manifestations de communistes et d'anarchistes ont rassemblé jusqu'à 50 000 personnes, ou encore en Espagne où l'extrême gauche a remporté de bons résultats électoraux).

La polarisation idéologique et sociale a commencé.
Le capitalisme peut trembler : la révolte est en marche !

*

NB

En France, en Italie, et en Allemagne, la gauche devrait probablement arriver au pouvoir lors des prochaines élections. Toutefois, ces résultats futurs s'expliquent de la même façon par le fait que la population votera contre l'austérité décidé par les gouvernements de droite dans ce cas-la.
Les majorités se renverseront encore la fois d'après, si, entre-temps, les gauches italiennes, allemandes, et françaises ont été incapables de passer au socialisme, et donc d'apporter une réponse humaniste, efficace sur le long terme, à la crise de l'endettement.

13:39 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : polarisation idéologique, polarisation sociale, politique, gauche, droite, austérité, dette | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg

09/10/2011

Indignation et mutation idéologique en Europe

Indignation et mutation idéologique en Europe

Cette année 2011, la social-démocratie est, symboliquement et idéologiquement, morte.

Que ce soit en Espagne, en Grèce, ou au Portugal, partout les gouvernement sociaux-démocrates de centre gauche ont échoué à gérer les crises (systémiques) auxquelles ils ont été confrontées.

Ainsi, on a pu voir que la social-démocratie ne fonctionnait pas, tant elle dépend du bon fonctionnement du capitalisme pour mener à bien ses politiques humanistes (qui péjorent ensuite la bonne marche du capitalisme... la boucle est bouclée!)

L'échec de la social-démocratie sonne évidemment le retour du socialisme sur le devant de la scène idéologique.
Ce socialisme prend la forme, présentement, d'un rejet total du capitalisme, sans que ce refus se concrétise encore formellement en un mouvement socialiste politique et idéologique à part entière.
On peut interpréter ainsi le mouvement des Indignés. Ces derniers rejettent avec fracas le capitalisme, mais peinent à proposer une alternative. C'est pourquoi, peu à peu, ils construisent à grands traits une utopie socialiste tout ce qu'il y a de plus concrète.

Ces mouvements des Indignés, essaimant dans tout l'Occident, annoncent la fin des compromissions de la gauche avec le capitalisme, et la fin des sociaux-libéraux vendus au capital (ces derniers ayant pullulé dans d'honorables partis de gauche ces dernières années).

Victoire de la gauche au Danemark, adoption du PS suisse du dépassement du capitalisme, mort du New Labour du centre-droitiste Tony Blair avec sa reprise en main par un proche des syndicats, et enfin, apparition du concept de démondialisation dans le discours du PS français.
Tous ces faits marquent la fin de la droitisation de l'Europe : le capitalisme libéral a suffisamment dégoûté les gens !

Les futures victoires électorales annoncées de la gauche en France (PS), en Italie (PD) et en Allemagne (SP) représenteront des situations importantes et intéressantes à observer pour se faire une idée de l'évolution idéologique de la gauche européenne.
Espérons que celle-ci suivra la ligne du socialisme et abandonnera le paradoxe perdu de la social-démocratie !

18:17 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : indignation, social-démocratie, socialisme, politique, europe, gauche | |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | | Adrien Faure |  del.icio.us | Digg! Digg