15.05.2012

JSS : choix du contenu de notre prochaine initiative fédérale ce samedi

JSS : choix du contenu de notre prochaine initiative fédérale ce samedi

Ce samedi, je vais faire 8 heures de train pour me rendre avec mes camarades genevois à Frauenfeld, en Thurgovie, à l'Assemblée des délégués de la Jeunesse Socialiste Suisse.
Cette AD est particulièrement importante, car c'est elle qui décidera du contenu de notre future initiative fédérale.

Voici les différentes propositions sur lesquelles nous nous prononcerons :


- JS Genève :
Initiative pour l'étatisation des banques.

- JS Zürich :
Initiative pour l'autogestion en entreprises (les entreprises sont autogérés par les travailleurs).

- JS Genève :
Initiative pour la socialisation de l'héritage.

- JS Winterthur :
Initiative pour la transparence dans les activités des entreprises.

- JS Vaud :
Initiative pour la transparence du financement des partis politiques.

- JS Tessin :
Initiative pour le remplacement de la TVA pour une taxe fondée sur des critères socio-écologiques.

- Comité directeur de la JSS :
Initiative pour l'interdiction de la spéculation sur les matières premières agricoles.

- JS Berne :
Initiative pour la régularisation de tous les sans-papiers diplômés.

JS Berne + JS Bâles + JS Zürich + JS Appenzell + JS St-Gallen + JS Thurgovie :
Initiative pour une harmonisation de l'impôt sur les entreprises en fonction du taux européen.

- JS Zoug + JS Zürich :
Initiative pour l'abolition de la séparation juridique entre les entreprises mères et leurs filiales.

- JS Lucerne :
Initiative pour que les communes possèdent 10% de leur territoire, et pour que l’État ne puisse plus vendre pendant 15 ans ses biens fonciers.

http://www.juso.ch/fr/node/3243

Quelle proposition sera choisie en assemblée ?

Réponse ce samedi !

13.05.2012

Grèce : peur ou espérance ?

Grèce : peur ou espérance ?

Alors que la plupart des médias tentent de faire croire que la situation politique est catastrophique en Grèce, cette dernière n'a jamais été aussi bonne.

Selon les derniers sondages, le score de Syriza lors des prochaines nouvelles élections tournerait autour des 25 à 30%, ce qui lui permettrait d'obtenir la prime de 50 députés offerte au parti arrivant en tête, et d'obtenir ainsi suffisamment de députés pour former une majorité avec un ou l'autre des autres partis de gauche anti-austérité (les communistes ou Dimar).

De cette façon la future coalition de la gauche radicale pourra en finir avec les politiques néo-libérales d'austérité en étatisant le grand capital afin d'assurer à son État-providence les recettes nécessaires à la relance du système économique grec, à l'investissement public, et à l'emploi.

La gauche au pouvoir pourra ainsi rapidement redresser les services publics pour assurer à tous les citoyens des conditions de vie décentes, et étendre l'Etat-social à d'autres prestations.

Quant au pauvre score des nationalistes en tout genre, ce n'est qu'un épouvantail dressé servant à faire oublier l'excellent score de la gauche.

Alors au diable la peur, et vive l'espérance, car enfin le calvaire de l'austérité va prendre fin pour le peuple grec !


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11.05.2012

Crise & keynésianisme : des limites du capitalisme

Crise & keynésianisme : des limites du capitalisme

La crise de 1929 est une crise de suproduction (hypothèse de Roger Garaudy) : la concurrence contraint le patronat à baisser les salaires du salariat dont la consommation (la demande) ne peut plus suivre la production (l'offre).
Cette incapacité de la demande à suivre l'offre provoque la baisse de la valeur de la production, c'est à dire de la déflation. La production ne pouvant plus se vendre le patronat doit licencier et baisser davantage les revenus des travailleurs.

Pour faire face à ce type de crise découlant d'un modèle de capitalisme très libéral, le keynésianisme est mis en place : à travers un État interventionniste et un État redistributeur, l’État met en place des plans d'investissement public visant à distribuer travail et pouvoir d'achat aux masses travailleuses. En permettant aux masses laborieuses d'accéder à davantage de consommation, le keynésianisme règle le problème de la surproduction.

La société de consommation découlerait-elle partiellement du modèle capitaliste keynésien ?

Ce qui est certain, c'est qu'avec la croissance de la productivité et le progrès technologique la production n'a fait que croître, contraignant l'économie capitaliste à accroître la consommation, notamment en transformant des envies en besoins sociaux (par le mécanisme de la publicité et du marketing notamment).

Néanmoins, si la suproduction n'est plus un problème sur le plan de l'efficacité économique grâce au keynésianisme, elle se traduit toutefois largement aujourd'hui par une surconsommation.

Le problème de la surconsommation doit donc être pris à sa racine : la suproduction induite par le fonctionnement chaotique du capitalisme de marché (le marché produisant afin de maximiser les profits, et non en fonction des besoins réels des individus).

Surproduction et surconsommation ont donc provoqué la crise écologique.
Crise écologique que nous ne pourrons résoudre que par une planification rationnelle et intelligente de la production en fonction des capacités régénératrices de la biosphère.

Mais le keynésianisme pourrait aussi être à l'origine d'un deuxième effet pervers.
Les dépenses publiques nécessaires à l'investissement étatique nécessitent des fonds pour pouvoir stimuler la demande et créer emplois et croissance économique (mécanisme du multiplicateur keynésien). 
Toutefois, pour éviter trop de pertes sèches induites par l'usage de la taxe et de l'impôt, les gouvernements européens ont eu recours passablement à l'emprunt, créant de la dette.

Cette dette finit par croître tant et si bien, que lorsqu'arrive une crise de suproduction sur le marché immobiliser étasunien induisant des défauts de crédit massifs et une chute de la valeur de ces crédits sur le marché boursier, et qu'à ce moment-la les Etats se retrouvent contrains de dépenser des milliards pour sauver les banques qui avient investi sans précaution, cela provoque une crise de la dette massive.

Ainsi, le keynésianisme pourrait-il être partiellement et involontairement (ou peut-être par mauvaise application) à l'origine de deux crises majeures de notre société contemporaine : la crise écologique, et la crise de la dette.

Comment résoudre ces crises me direz-vous ?

Certainement pas par le passage à davantage de libéralisme comme on le fait actuellement avec les politiques d'austérité.
Les effets sur les populations et sur l'économie sont désastreux.
Mais d'une part, comme je l'ai dit plus haut, par une décroissance planifiée et sélective de l'activité économique.
Et d'autre part, par la socialisation des moyens de production.

Car le problème de la dette est lié au fait que le keynésianisme ne peut bien fonctionner économiquement que lorsque l’État dispose des moyens nécessaires pour se passer de l'emprunt, état de fait difficile à obtenir dans un système capitaliste où la majeure partie des fruits de la production et des richesses échappe à la gestion collective et va engraisser la classe dominante des ultra-riches.
Donc, en socialisant les bénéfices du grand capital, on cesse de dilapider des ressources en les transférant à la gestion individuelle d'actionnaires, et on les transfère directement à l'Etat-social qui peut ainsi se financer de manière adéquate.

Ainsi le socialisme affirme-t-il sa supériorité en terme d'efficacité économique et écologique sur le capitalisme.

09.05.2012

Comment je suis devenu socialiste

Comment je suis devenu socialiste


Cela peut surprendre, mais je n'ai pas toujours été socialiste.
Auparavant, j'ai même été carrément centriste !

Voici le récit de ma conversion.



15 ans

Je me découvre un intérêt pour la politique et l'actualité.
Pour assouvir cette soif naissante, je me tourne vers le seul journal qui me semblait accessible, le 20 Minutes.
A l'époque, je suis encore incapable de me positionner à gauche ou à droite, mais je me sens d'ores et déjà farouchement anti-UDC.

16 ans et 17 ans

Deux années de petits réflexions, et de premières lectures politiques.
Deux années de tâtonnements à se chercher politiquement.
Je découvre avec plaisir la Tribune de Genève et le Courrier.

18 ans

Les lectures de Susan George et Jean Ziegler me gagnent à la cause altermondialiste.
L'impérialisme occidental et le néo-colonialisme des multinationales sont la cause de tous les maux sur cette Terre.
Pour sauver les pays pauvres, il faut convaincre mes camarades du collège, et c'est pourquoi je fonde la Gauche des collèges de Genève, structure militante qui rédige et distribue des manifestes à l'attention des collégiens (et des professeurs).

Puis la Gauche des collèges mute en devenant Gauche du post-obligatoire genevois lors de notre extension à l'ECG.
Et moi je mute en devenant objecteur de croissance, car la lecture de Paul Ariès, de Serge Latouche, de André Gorz, et de Nicolas Ridoux, m'a convaincu de la nécessité d'une décroissance pour sauver la planète et ses habitants.

Enfin, pour conclure cette année pleine de changements, je suis recruté par une certaine Olga Baranova, à l'époque secrétaire de la Jeunesse Socialiste Genevoise.
Certes, j'aimais bien être indépendant, mais j'aime encore mieux avoir les moyens d'être davantage efficace dans mon engagement, ce que la JSG m'offre.

19 ans

Découverte de l'opposition entre social-libéraux (dits social-démocrates) et d'autres courants (socialisme, marxisme, communisme, libertaire) au sein de la JS.
Je me situe alors clairement en faveur du courant social-libéral, car je suis favorable au capitalisme même si je souhaite le voir encadré par l’État.

Je me mets à lire le Courrier International, le Temps, Gauchebdo, et La Décroissance, et je rejoins le Réseau Objecteur de Croissance.

Durant l'année, je deviens secrétaire de la JSG.

20 ans - été

C'est la crise.
Les gouvernement social-libéraux (dits social-démocrates) du sud de l'Europe se livrent à une politique néo-libérale d'austérité, seule solution selon eux pour sauver l'économie capitaliste.

Pour moi, c'est tout mon modèle politique qui s'effondre.
L'échec de ces gouvernements social-libéraux représentent l'échec du social-libéralisme.
Toutes mes convictions sont à terre, c'est un violent choc idéologique.

Je rejoins alors le mouvement des Indigné-e-s, réponse mondiale des peuples à l'austérité.
Car si le capitalisme social-libéral a échoué, alors il faut trouver une autre voie.
C'est pourquoi je crée ce blog sur le site de la Tribune de Genève.

Une autre voie doit être possible, et il faut bien essayer de la définir le mieux possible.
Assez vite, je comprends que la solution à la crise, c'est le socialisme !

Je suis donc le produit idéologique de la crise contemporaine du capitalisme.
Ainsi le capitalisme produit-il son antithèse.
Et ainsi cette antithèse finira-elle par le reléguer aux oubliettes de l'Histoire.

20 ans – jusqu'à aujourd'hui

La plupart de mes recherches, de mes interrogations, et de mes propositions de cette récente période sont visibles sur mon blog.

J'ai été fortement influencé par la lecture de Marx, mais aussi par mon entrée à l'université de Genève en science politique, où j'ai découvert des penseurs comme Gramsci ou Bourdieu auxquels je me réfère régulièrement.

En outre, je me suis mis à la lecture du Monde Diplomatique.

Durant cette année, je me suis aussi présenté aux élections fédérales avec un score glorieux de 0,5%, puis j'ai été élu à la co-présidence de la JSG.

Et l'Histoire poursuit sa course, amenant un social-libéral au pouvoir en France, et des socialistes aux portes du pouvoir en Grèce.

Et à présent me voilà à l'approche de mon anniversaire.
Socialiste.

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08.05.2012

Pragmatisme : socialisme de transition

Pragmatisme : socialisme de transition

La finalité du projet socialiste est la société sans classe.
La société sans classe est une société sans riches, ni pauvres, où il n'y a plus qu'une vaste classe moyenne.
Cela nécessite une équité égalitariste, non une égalité totale.

L'intérêt que la classe moyenne a avec le socialisme réside dans la pérennisation et l'amélioration de ses conditions de vie.
On le voit avec la crise, le capitalisme n'est plus capable d'assurer le niveau de vie des classes moyennes, les politiques pro-capitalistes d'austérité les précarisant gravement.
La solution se trouve dans le socialisme, un système bien plus stable que le capitalisme.
Le socialisme c'est la cohésion, le capitalisme c'est la lutte des classes.

Néanmoins, les classes moyennes ne peuvent adhérer d'un coup à un socialisme trop abouti, et il me semble nécessaire d'esquisser un socialisme de compromis, un socialisme de transition, qui permettra d'unir les classes moyennes avec les autres classes naturellement pro-socialistes (classe ouvrière, classe précarisée, classe populaire, classe intellectuelle éclairée).

Quelle forme doit prendre ce socialisme de transition ?

Je dirais qu'il sera nécessaire d'instaurer une économie mixte composée d'un État producteur et planificateur, ET d'une économie privée.

La phase suivante consistera à passer de secteurs étatiques et privés à un secteur général de coopératives autogérées.

Dans le socialisme de transition la planification jouera donc encore un rôle minime, et ne concernera que le secteur étatique.
C'est d'abord dans ce secteur étatique producteur que l'on pourra mettre en place progressivement une autogestion dans la prise de décision.

Le marché définira la production dans l'économie privé.

Bien entendu, cette économie privée correspondra à la composition des classes moyennes.
Le grand capital, les grandes entreprises et les multinationales, seront socialisés (étatisés dans un premier temps pré-autogestionnaire).
Cette économie privé du marché de ce socialisme de transition sera composée de PME, et le salariat n'y sera pas aboli.

A la fin de la transition, on devrait pouvoir arriver au socialisme abouti et se passer du libre marché, du libre entreprenariat, et des PME.

La période de transition devrait aussi permettre de réformer l’État et les institutions (sans parler des aspects juridiques) afin de décentraliser, et relocaliser les activités et structures politiques et économiques, de mettre en place une transparence généralisée, et d'améliorer la représentativité des députés par le tirage au sort partiel.

Bien sûr, l'économie privé ne sera pas laissée à elle-même, que ce soit sur le plan macro-économique où le crédit et les banques seront étatisés (démocratisés), que sur le plan micro-économique où un écart salarial de 1 pour 5 pourra être établi (ainsi qu'un revenu maximal).

Pour conclure, je joins ma théorie néo-socialiste de la démocratie, puisque je me réfère souvent à elle dans les débats sur ce blog :

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2012/02/23/nouvell...

Il est intéressant de noter que cette théorie correspond à une forme de socialisme abouti, alors que la première esquisse correspondait davantage à un socialisme de transition (que j'établissais comme finalité à l'époque).

07.05.2012

Débat autour du socialisme avec John Goetelen (deuxième partie)

Débat autour du socialisme avec John Goetelen (deuxième partie)

En réponse à mon article sur les PME et le socialisme, John Goetelen, alias Homme Libre, a publié une réaction en deux parties.

Voici la seconde, à laquelle je réponds à travers le présent écrit :


http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/05/05/socialis...

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« Le temps libre rendrait plus créatif, paraît-il dans la théorie socialiste. Non. Cent fois non. On est créatif par ses qualités personnelles, pas par son temps libre. Pour la plupart des gens le temps libre est une occasion de consommer des loisirs, pas d’être créatif. »

Et pourtant, en libérant l'être humain du travail aliénant, et en réduisant le temps de travail au profit du temps libre, le socialisme démocratique donne la possibilité à l'individu de s'engager dans des activités bénévoles, militantes, associatives, humanitaires, artistiques, culturelles, etc.
N'est ce pas dans ce que l'on aime faire que l'on est le meilleur ?
Chacun sera libre de donner davantage de temps à ses préférences.
N'est-ce pas ainsi avantager la créativité ?

«
Il faudra ensuite que cela entre dans le plan du super-Etat centraliste socialiste qui voit tout, sait tout et gère tout. »

Tel que développé dans ma théorie néo-socialiste de la démocratie, l’État socialiste se doit d'être décentralisé au maximum, afin de maximiser la capacité de l'individu à influer sur l’État démocratiquement. La planification se fera de même à un niveau d'échelle très rapproché de l'individu (sauf dans le cas de production nécessitant un niveau d'échelle supérieur).

«
Donc une minorité d’Etat imposera à la majorité ce qui est bien et décidera in fine de ce qui doit être produit. Il n’y a là pas de liberté. Les seuls gens libres seront les membres de l’Etat central. »

L’État socialiste, sera non seulement décentralisé, mais surtout démocratique.
Et parce qu'il est démocratique il représentera réellement les intérêts de la population.
A nouveau, tel que développé dans ma théorie néo-socialiste de la démocratie, des garde-fous devront être mis en place afin de maximiser le degré de démocratisation de l’État socialiste.
Notamment le tirage au sort d'un pourcentage de parlementaires, une transparence totale en économie et en politique, et des assemblée populaires de quartiers.

«
Le socialisme n’aurait éventuellement pas laissé créer les avions pour éviter de «faire mourir la planète»? Donc pas de voitures non plus? Mais leur technologie va avec l’ensemble de la technologie: ordinateurs, téléphones, dentisterie, scanners, anesthésie et chirurgie, CERN, électricité, chauffage, recherche fondamentale pour produire un jour une énergie propre et abondante, etc, tout se tient. Toute évolution dans un domaine fait avancer les autres. Renoncer aux avions c’est aussi, d’une certaine manière renoncer aux nano technologies, à l’enseignement des langues par la vidéo, à soigner les caries sans douleur, à opérer les cancers, à pouvoir analyser notre environnement et le comprendre, etc, puisque c’est la technologie elle-même qui est mise en cause. »

Ce paragraphe est intéressant, car il confond productivisme et progrès, scientisme et science.
Non, tout progrès technologique n'est pas souhaitable.
Oui, il faudrait que la collectivité puisse se prononcer sur le développement scientifique.
Démocratiser la science est souhaitable.
Dans le socialisme démocratique le progrès et la recherche se poursuivront, mais ils seront soumis aux limites écologiques. L'impact écologique des activités humaines ne devra pas dépasser les capacités régénératrices de la biosphère.

«
Le capitalisme n’est pas une dictature. C’est un système d’investissement par le privé. Il multiplie les centres de décision. »

Au contraire, la loi de la concurrence amène toujours à une concentration du capital (multinationales, fortunes privées gigantesques, grandes entreprises, etc.)
Cette concentration donne énormément de pouvoir à quelques individus qui en profitent pour influer sur la sphère politique.

«
Sans capitaux privés c’est l’assemblée des employés de la coopérative autogérée qui investit. »

C'est certes une possibilité, néanmoins les banques de l’État socialiste et l’État socialiste lui-même seront là pour permettre l'investissement et le crédit.

«
Peut-être faudrait-il relire «1984» avant de promouvoir ce socialisme de fourmilière. »

Sauf que George Orwell prônait justement le socialisme démocratique... en opposition avec le capitalisme et le stalinisme.

Débat autour du socialisme avec John Goetelen

Débat autour du socialisme avec John Goetelen

En réponse à mon article sur les PME et le socialisme, John Goetelen, alias Homme Libre, a publié une réaction en deux parties.

Voici la première, à laquelle je réponds à travers le présent écrit :


http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/05/05/socialis...

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«
Je crois à l’individu, à sa créativité, et à la liberté d’agir et d’entreprendre. »

Je crois à l'individu, et c'est justement pour le préserver de toute exploitation et de toute aliénation de type économique que j'adhère au socialisme.
En organisant collectivement la production, et non égoïstement, on préserve l'individu de toute production qui va à l'encontre de ses intérêts, puisque toute production allant à l'encontre la société ou de son cadre (l'environnement, l'écologie) va au final à l'encontre des intérêts réels de l'individu.

La créativité des individus est aujourd'hui borné par les limites du marché, nécessité d'une rentabilité et de faire du profit.
Grâce à la création collective, on pourra distribuer richesses, ressources, et fruits de la production, de manière à assurer les moyens à chacun de développer sa créativité, y compris hors des limites castratrices du marché et de ses lois limitatives.
Le socialisme est donc un vecteur de créativité et de progrès.

Quant à ce qu'on appelle la liberté d'entreprendre, elle existera dans le socialisme toujours, mais à travers la propriété commune (ou collective) des moyens de production, et elle sera donc filtrée par l'intérêt de tous (donc par l'intérêt réel de l'individu).

«
Pas d’accord. Si le pouvoir économique est entre les mains d’une minorité, le droit de vote fait qu’il est possible d’édicter des lois qui limitent ce pouvoir. »


Selon la théorie du reflet de Marx, la superstructure (le rapport de force politique et idéologique) n'est que le reflet de l'infrastructure (le rapport de force socio-économique).
Gramsci a montré que le capitalisme et les intérêts d'une minorité se maintenaient en place par le maintien d'une hégémonie culturelle, morale, idéologique, et intellectuelle.
La pensée des classes dominantes dominent donc malgré la démocratie représentative, et le rapport de force politique n'est que la conséquence de cette aliénation idéologique et politique généralisée dans la société capitaliste.
Bourdieu ajoute lui que l'individu est forcé à intérioriser sa position de classe et son statut social, et à accepter l'ordre établi par la société (capitaliste).
Et puis très concrètement, on constate bien à chaque votation ou élection en Suisse que les moyens financiers des forces politiques sont très différents entre droite et gauche, entre intérêts de la minorité disposant du pouvoir économique, et la majorité dépossédée.
Bref, sans démocratie économique, pas de démocratie réelle !

« [Le contrat] c’est l’opposé de l’esclavage, c’est la reconnaissance des droits des deux parties. »

Entre le propriétaire du capital et celui qui ne possède que sa force de travail (manuelle, intellectuelle), il ne peut y a voir d'égalité contractuelle.
Celui qui ne possède rien doit se vendre ou accepter de vivre mal (en tout cas en Occident où les restes de l'Etat-social protège encore un peu un certain droit à la survie). Il n'a donc pas le choix de se vendre.
Le contrat, c'est donc l'illusion de la liberté.
Le contrat c'est la liberté du plus fort d'exploiter le plus faible.

«
Le salariat n’est pas un esclavage et il est simplement abusif de lui superposer la traite des esclaves. »

Selon la théorie de Marx de la plus-value, le propriétaire des moyens de production (aujourd'hui l'actionnaire ou le patron) exproprie une part de la valeur du travail des travailleurs (des salariés) afin de s'offrir une rente (le revenu du capital) sans travailler.
Le revenu du capital privé c'est donc le revenu de l'oisiveté et du vol.

«
La répartition équitable équitable des fruits de la production est un thème central dans le socialisme proposé. Equitable doit-il être compris dans le sens de justice ou d’égalité? »

Voici un point sur lequel je diffère de mes amis communistes, car je ne crois pas que le revenu du travail (le salaire) doive forcément être égalitaire. Je penche justement plutôt pour une répartition équitable des fruits de la production. Un écart salarial maximal de 1 pour 5 me paraît raisonnable (si on prend comme salaire minimum 4000 francs, cela correspond à un maximum mensuel de 20 000 francs, une somme encore fort rondelette).

«
La politique gère, la morale juge ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. » 

Toute conception idéologique (donc politique) s'appuie sur des conceptions morales (une vision de ce qui est bien ou mal, de ce qui est souhaitable). Il est illusoire de vouloir séparer les deux.

«
Par ailleurs, à la place du chef d’entreprise on aura une sorte d’entité abstraite: l’assemblée de la coopérative autogérée. C’est la majorité des votants qui sera responsable de l’entreprise, et non pas une personne ou un groupe de personnes bien défini. Donc personne en réalité ne sera responsable nominativement. »

Attention, démocratie économique au sein de l'entreprise (ou autogestion), ne signifie pas suppression des fonctions dans l'entreprise, mais prise de décision collective dans les choix.
Concrètement, cela signifie qu'il y aura toujours des coordinateurs (aujourd'hui managers) qui exerceront une activité de gestion et de planification (donc il y aura toujours des responsables).

«
Pourquoi l’humain serait-il soudain différent sous le socialisme? »

Comme prouvé en sociologie, l'individu est socialisé par son contexte social, par le système dans lequel il vit. Dans une nouvelle organisation de la société, on aura un nouvel être humain : un individu réellement libre.

06.05.2012

Victoire de la gauche en Grèce

Victoire de la gauche en Grèce

L'austérité et les politiques néo-libérales ne peuvent que renforcer la crise, non la résoudre.

Les partis centristes du Pasok (centre gauche) et de la Nouvelle Démocratie (droite) paient donc aujourd'hui leur soumission aux intérêts des classes dominantes (les deux partis passent de 77% du corps électoral à 35% environ).

Dans le même temps, on peut saluer la victoire de la gauche qui d'après les prévisions atteindraient au moins 1/3 des voix.

En Grèce, le socialisme est en marche !

03.05.2012

PME & petits patrons : socialisme ?

PME & petits patrons : socialisme ?

Je constate avoir à nouveau touché un point sensible, et je m'en réjouis, car rien n'est plus nuisible qu'un nœud idéologique non dénoué.

Quelle est la place des PME et des petits patrons dans le socialisme ?

Les PME n'ont pas de place dans le socialisme et les petits patrons non plus.
Attention toutefois, je ne dis pas qu'il faut supprimer les PME et mettre les petits patrons au chômage.
Je dis que le principe des PME et que la fonction de petit patron (ou de patron tout court) n'a pas sa place dans le socialisme.

Nulle domination économique ne doit être pour nous un modèle, même lorsque cette domination d'un petit entrepreneur sur ses salariés prend des formes qui peuvent paraître acceptables.
Car le socialisme c'est l'abolition de tout rapport de domination économique.

Mais le petit patron est-il heureux aujourd'hui dans le capitalisme ?

Dans les faits on constate que la plupart des petits patrons, des petits entrepreneurs, travaillent beaucoup, gagnent peu (parfois moins que leurs employés), et ne jouissent donc pas d'une condition de vie idéale.
Le socialisme est donc la solution à leurs difficultés.

Le socialisme est dans l'intérêt des petits patrons, car en transformant toutes les entreprises, y compris évidemment les PME, en coopératives autogérées propriétés collectives des travailleurs, le socialisme instaure la démocratie économique, c'est à dire une juste et égalitaire répartition de la prise de décision dans l'entreprise (ou plus exactement dans la coopérative).
En agissant ainsi on libère le petit patron de ses soucis et on lui offre une coopération égalitaire (et donc harmonieuse) avec ses nouveaux collègues.

L'abolition du salariat par la socialisation des moyens de production est donc une mesure avantageuse pour les petits patrons et les petits entrepreneurs.

Mais il y a un deuxième point que je souhaiterais aborder, c'est la question du libre-entreprenariat.
Quel est sa place dans le socialisme ?

Le libre-entreprenariat n'a pas sa place dans le socialisme.
Un individu ou un groupe d'individus ne devrait pas pouvoir choisir comme bon lui semble ce qui doit être produit ou non.
Comment saurait-il ce qui est souhaitable socialement ou écologiquement ?

C'est par une planification démocratique et décentralisée que nous devrions établir ce qui doit être produit, ou en tout cas ce qui ne doit pas être produit. 

Mes chères et chers camarades de l'aile social-libérale, je vous le dis, ne vous contentez pas de prôner les PME comme fin de l'Histoire en remplacement des multinationales, car cela contredit au principe de non domination économique qui est essentiel au socialisme.

A force de combattre uniquement le néo-libéralisme, nous autres socialistes, laissons les social-libéraux présenter leur discours comme uniques solutions, alors que ces mêmes social-libéraux ont échoué à résoudre la crise actuelle dans tout le sud de l'Europe...!


12:58 Publié dans PME & petits patrons | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pme, petits patrons, socialisme | |  Facebook

02.05.2012

Qu'est ce qu'être social-libéral aujourd'hui ?

Qu'est ce qu'être social-libéral aujourd'hui ?

Être social-libéral c'est ne pas être marxiste.
Être social-libéral c'est ne pas être néo-libéral.
Être social-libéral c'est ne pas être socialiste.*
Être social-libéral c'est être éventuellement social-démocrate.**
Être social-libéral c'est être keynésien.
Être social-libéral c'est être en faveur du capitalisme.
Être social-libéral c'est être en faveur de l’État-providence.

*Une question qui me taraude ces derniers-temps : peut-on être socialiste sans être marxiste ?
**Être marxiste réformiste, ou socialiste, aussi.

Être social-libéral aujourd'hui, c'est faire partie de la deuxième plus grande famille politique en Europe (après l'aile dominante néo-libérale).

La critique du néo-libéralisme est facile, surtout en ces temps de mise en application drastique de cette politique dans les pays d'Europe du sud, avec les résultats désastreux que l'on peut observer de jour en jour.
Mais critiquer le social-libéralisme est bien plus ardu, puisque ce courant représente la norme en terme de bien-pensance et de politiquement correct.

Être social-libéral c'est aimer les PME.
Le petit patron est un gentil patron puisqu'il est petit, dit le social-libéral.
Le petit patron gagne parfois moins que ses employés. Comme il est vertueux, pense le social-libéral.
Le petit patron a investi ses économies, ou bien il a pris un empreint, dans tous les cas, il a pris un risque. Comme il est louable, se dit le social-libéral.

Être social-libéral c'est donc être prétentieux, car c'est croire que les choix égoïstes (puisque dictés par un soucis de rentabilité de l'investissement) d'un individu sont dans l'intérêt de toute la société.
Comment un individu pourrait-il savoir mieux que la collectivité elle-même ce qui est souhaitable ou pas pour elle-même ? L'actionnariat et la création d'entreprise dans un marché libre sont donc le signe d'une grande arrogance.
Cette prétention social-libérale explique son attachement au marché.

Être social-libéral c'est penser que la domination économique d'un individu sur d'autres n'est pas un problème. Le salariat est une forme acceptable de division du travail. L'expropriation de la valeur du travail des salariés par le propriétaire des moyens de production est donc une pensée qui lui est étrangère.

Pourquoi le social-libéral accepte-t-il tout cela ?

Parce qu'il a peur du communisme, et que tout ce qui est à gauche du social-libéralisme, c'est du communisme.
D'un autre côté lire la description que Marx fait du communisme (dans son texte sur la Commune de Paris notamment) est trop ésotérique pour lui. Mieux vaut lire encore un coup de Keynes.

Être social-libéral c'est ne pas avoir compris que la crise actuelle du capitalisme a détruit la crédibilité du social-libéralisme. Les gouvernements social-libéraux du sud de l'Europe ont abandonné leurs théories et sont passés au néo-libéralisme (qui s'est traduit par l'austérité), car autrement la seule solution aurait été de passer au socialisme afin de faire face au niveau d'endettement élevé.

Être social-libéral aujourd'hui c'est être dans le mauvais sens de l'Histoire.
Mais ça, il va falloir encore un peu de temps pour que cela devienne clair à toutes et à tous...

29.04.2012

Espaces de débat politique sur Facebook

Espaces de débat politique sur Facebook

Facebook est passablement utilisé comme espace général de débat politique, d'information, d'actualité, et de propagande.

Mais on y trouve aussi des groupes de discussions politiques qui offrent volontairement et spécifiquement des espaces privilégiés de débat.


Voici les groupes que j'ai référencé :


- Discussions et sujets: Politique suisse

http://www.facebook.com/groups/250397595009515/

Le premier des groupes du genre (à ma connaissance), le modérateur est plutôt nationaliste, libéral, et conservateur, même s'il ne l'assume pas clairement.
Peu de liberté.

- Discussions politiques - En autogestion

http://www.facebook.com/groups/326614294053419/

Tous les membres sont modérateurs.
Liberté très élevée.

- Discussions politiques suisses - Sans restrictions

http://www.facebook.com/groups/110735975716130/

Pas de modérateur officiel.
Liberté élevée.

- Débats Politiques

http://www.facebook.com/groups/270666533011554/

Le modérateur est membre du Front de Gauche.
Liberté élevée.

- Discussions politique suisse et ailleurs

http://www.facebook.com/groups/170843059701201/

Le modérateur est membre de Genève Non Conforme.
Liberté correcte.


Intéressé à débattre avec moi sur Facebook ?
Vous me trouverez sur chacun de ces groupes.

22:50 Publié dans Politique & Facebook | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, politique, débat, net | |  Facebook

28.04.2012

100 publications, cent interrogations, sans compromission, sang politique

100 publications, cent interrogations, sans compromission, sang politique

Voilà atteint un chiffre symbolique pour mon blog.
Je ne pensais pas avoir autant écrit, et pourtant les voici.
Ces 100 billets, fruits de mes lectures, et de mes réflexions.

100 publications que l'on peut lire comme autant d'interrogation que je me fais à moi-même.
Revenant volontiers sur mes pas, j'admets tout à fait errer souvent sans trouver de réponse exacte, ou aussi exacte ou pertinente que je le souhaiterais.

Le propos de ce blog n'a jamais été de traiter l'actualité en tant que telle, certains le font bien mieux que moi, et je m'y livre rarement.
Mon propos est d'interroger le sang de la politique.
Les parlements, les médias, les partis, sont autant de veines et d'artères porteurs de ce liquide vitale.
Mais le sang de la politique, ce qui irrigue le cœur, c'est à dire la société, c'est l'idéologie.

Il s'agit donc pour moi de revenir aux fondements de la construction humaine collective, d'interroger à ma façon les projets de société pour lesquels s'enflamment les Hommes, et de comprendre les différents modèles de société qui s'offrent à nous.

Certes, je suis parfaitement et totalement partial et engagé.
Mais c'est justement parce que mes publications n'ont de sens que parce qu'elles ont un but militant derrière elles : celui d'essayer de définir le meilleur chemin pour la société hors du capitalisme.

Il est clair que beaucoup de gens pensent que je perds mon temps.
Personnellement je reste néanmoins convaincu qu'il est plus que jamais temps de nous poser des questions fondamentales, et de tenter d'y apporter des réponses.

Le sociologue Pierre Escofet disait dernièrement dans Gauchebdo : « Les jeunes sont plutôt conservateurs et le monde capitaliste et libéral leur va très bien. De toute façon, ils n'ont pas la culture politique pour le remettre en question. »

Si elle veut à nouveau arriver à porter un nouveau projet de société, une nouvelle utopie, ma génération doit revenir aux fondements de la société, aux idéologies.
J'espère donc que nous serons plus nombreux à l'avenir à nous offrir le droit et les moyens de repenser le monde.

Car ce dont la société a besoin aujourd'hui, ce n'est pas d'une nouvelle cohorte de gestionnaires pragmatiques ou de jeunes cadres dynamiques vendus au capital, mais c'est d'une nouvelle génération d'utopistes engagés !

24.04.2012

Questionnements autour d'un programme de parti majoritaire

Questionnements autour d'un programme de parti majoritaire

Comme je le disais récemment, il faut aux partis de gauche un programme de parti majoritaire, et pas uniquement un programme de parti minoritaire (un programme de petits pas).
Non pas que je réfute le bon sens d'un programme pragmatique, conscient du rapport de force politique historique en Suisse, mais c'est que je crois fermement dans l'utilité mobilisatrice et la force rassembleuse des idées. Ainsi, un programme de parti majoritaire aurait comme avantage d'ouvrir à nouveau le monde des possibles aux militants, et de déverrouiller la porte de l'espérance idéologique à la population.

Le programme du PS de 1959 a cela de bon (malgré sa modération) qu'il identifie avec précision les secteurs économiques appelés à être transformés sous un gouvernement socialiste et les mécanismes à mettre en place. De cette façon, il ne se contente pas de parler du rôle de l’État-providence ou de l’État interventionniste keynésien, mais les dépasse par un État producteur et planificateur. On notera que c'est un peu de cette manière qu'est articulé certains aspects du programme du Front de Gauche.

Il y a donc un très grand nombre de réponses auxquelles il nous faudrait répondre pour aller au-delà des valeurs, et au-delà des principes généraux.

Quelle forme doit prendre la socialisation des moyens de production ?
Quel équilibre faut-il rechercher entre étatisation et socialisation de l'économie ?
Quelles limites à la socialisation de l'héritage ?
Quelles limites à l'étatisation du logement par rapport aux coopératives ?
Dans quelle mesure faut-il laisser les coopératives productrices autogérées libre de tout contrôle ?
Quels domaines économiques faut-il planifier, quels domaines faut-il laisser se gérer par les mécanismes du marché ?
Quels sont les secteurs prioritaires à étatiser ou à socialiser ?
Quels sont les secteurs prioritaires à planifier ?
Comment réaliser une planification écologique efficace ?
Comment établir une transparence générale des acteurs économiques privés et étatiques ?
Faut-il auto-gérer les services publics ?
Quelles limites à l'autogestion ?
Comment développer un tournus des fonctions dans les entités économiques productrices ?
Quelle forme devrait prendre la prise de décision collective dans les activités économiques ?
Comment inscrire ces mutations dans le cadre juridique suisse ?
Comment adapter la sphère juridique aux exigences de la réalisation du socialisme ?
Comment réformer l'enseignement de manière à mettre fin à sa fonction de reproduction des inégalités sociales ?
Quelle étendue à la redistribution des richesses ?
Qu'est-ce qu'une distribution égalitaire des fruits de la production dans une économie socialiste ?
Quel commerce international et avec qui ?
Etc.

Je pourrais proposer d'ores et déjà des réponses.
Mais ce travail devrait être réalisé collectivement, soit par le cercle Gramsci, soit par la Jeunesse Socialiste, soit par une autre structure encore à définir. 

21.04.2012

Le PSS et son programme de 2010

Le PSS et son programme de 2010


J'ai entrepris la lecture du programme du PS suisse, adopté en 2010 au congrès de Lausanne.


Après une lecture partielle du document je peux d'ores et déjà affirmer deux choses :

- L'analyse du PS sur la société et l'économie contemporaine n'est pas une analyse marxiste.


- Les solutions programmatiques avancées par le PS vont vers un socialisme de marché, mais ne s'arrêtent pas au capitalisme social-libéral.
En cela, il est donc faux de dire que le PS n'a pas d'ores et déjà théorisé le dépassement du capitalisme qu'il prône.


Pour revenir sur mon historique publié précédemment, on ne peut donc pas parler de tournant marxiste réformiste en 2010, mais d'amorce de tournant socialiste (quoique le programme de 1982 prévoyait déjà une sorte de dépassement du capitalisme via l'autogestion généralisée).


Je note sur le coup l'importance de différencier social-libéralisme, socialisme marxiste réformiste, et socialiste démocratique non marxiste.


La JS suisse, avec son propre document de fond Démocratie Socialiste, n'en reste pas moins davantage visionnaire, quant aux modalités du dépassement du capitalisme.


Pour conclure, je ne peux résister à l'envie de vous citer un fragment du programme du PS suisse de 1904 :

« La démocratie socialiste pose en fait que les moyens de réalisation de son programme lui sont donnés par le développement économique lui-même: le transfert des moyens de production de la propriété privée à la propriété sociale, et la substitution, à l'ordre économique capitaliste, d'un ordre communiste, à bases démocratiques.
Dans les conditions actuelles, l'activité de la démocratie socialiste prend la forme de la lutte des classes. Mais alors que les luttes de classe de la bourgeoisie ont pour but de renforcer et d'élargir ses privilèges particuliers, la classe ouvrière travaille en vue de la disparition de toute domination de classe et de toute exploitation. C'est pourquoi le but final de la lutte des classes prolétarienne consiste en la prospérité et en un avenir assuré du peuple tout entier. »

20.04.2012

Historique idéologique du Parti Socialiste Suisse

Historique idéologique du Parti Socialiste Suisse

1888 : Fondation

1904 - 1935 : marxisme révolutionnaire (majoritaire) - marxisme réformiste (minoritaire)

1935 - 1959 : marxisme réformiste (majoritaire) - social-libéralisme (minoritaire)

1959 - 1968 : social-libéralisme (majoritaire) - marxisme réformiste (minoritaire)

1968 – 2010 : influence de la nouvelle gauche (post-matérialiste) / social-libéralisme (majoritaire) - marxisme réformiste (minoritaire)


2010 : Le Congrès du PSS de Lausanne entérine le dépassement du capitalisme.
La roue tournerait-elle à nouveau en faveur du marxisme réformiste ?

Par social-libéralisme, j'entends le développement de l’État-providence (redistribution des richesses, assurances, et services publics) et de l’État interventionniste keynésien au sein du capitalisme.
Je me refuse en effet de confondre (comme on le fait souvent aujourd'hui) social-démocratie avec social-libéralisme.
La social-démocratie a toujours été composée de deux ailes, une marxiste réformiste, l'autre social-libérale. Ce qui la fonde, c'est son adhésion au réformisme, et non à la révolution.

Ce petit historique ne fait que dresser quelques grandes lignes générales.
Une véritable étude nécessiterait une analyse de l'ensemble des programmes du PSS depuis sa fondation.

11.04.2012

Le socialisme est de retour, que les riches tremblent à nouveau !

Le socialisme est de retour, que les riches tremblent à nouveau !

Le socialisme est de retour.

La crise systémique du capitalisme et les attaques des libéraux (néo-libéraux et social-libéraux confondus) contre l’État providence ont provoqué l'appauvrissement d'une large partie de la population européenne, renforçant ainsi la lutte des classes et ramenant aux goûts du jour l'idéal socialiste qui semblait disparu du champ idéologique et politique contemporain dominant.

Les partis de gauche européens se sont tellement centrisés ces dernières années que pour le moment ils sont totalement désemparés et perdus dans cette crise qui vient anéantir leurs belles théories de l'équilibre vertueux entre productivité capitaliste et État redistributeur.
C'est pourquoi c'est actuellement l'extrême gauche qui se renforce comme le prouve l'incroyable score de Monsieur Mélenchon, les intentions de vote en Grèce, ou les résultats la dernière élection régionale espagnole.

Le socialisme est de retour, que les riches tremblent à nouveau !

Mais les contradictions du capitalisme ne doivent pas être l'unique moteur du socialisme. Le matérialisme historique ne saurait être la finalité de notre réflexion, un peu d'idéalisme hégélien me semble en effet bienvenu. Car la force de nos idées peut faire évoluer la société, ou en tout cas le rapport de force politique, notamment sur le plan idéologique.

La Jeunesse Socialiste Suisse en entérinant son dernier document de fond, Démocratie Socialiste, a marqué sa volonté de dépasser le capitalisme autrement que par des incantations, mais concrètement par le socialisme.
Ce retour au marxisme réformiste, à un réformisme radical sans concession, rappelle les belles années du socialisme de 1920, voire de 1935, époque où le Parti Socialiste n'avait pas qu'un programme de parti minoritaire, mais aussi un programme de parti majoritaire.
Comment pouvons-nous espérer avoir une majorité sans proposer aux citoyens un programme de parti majoritaire ?
Nous devons proposer aux citoyens un véritable programme socialiste de transformation globale et systémique de la société.
Sans cela nous ne serons jamais majoritaires et la société sans classe restera simple rêve.

15:07 Publié dans Socialisme & Néo-socialisme | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : socialisme | |  Facebook

06.04.2012

Nouvelle initiative fédérale JS : le choix de la JSG

Nouvelle initiative fédérale JS : le choix de la JSG

Mercredi soir en assemblée générale, la Jeunesse Socialiste Genevoise s'est prononcée au sujet de ses deux propositions d'initiative fédérale JSS.

Les propositions suivantes (classées par ordre alphabétique) avaient été énoncées par les membres de la JSG :

- Autogestion dans l'organisation du travail.

- Donner droit à une diminution de loyer de 5 % au moins pour les locataires respectant l’environnement et exiger du bailleur, pour les nouveaux bâtiments locatifs, un espace faisant office de compost.

- Droit de vote à 16 ans.

- Étatisation des banques.


- Étatisation du logement.

- Gratuité des transports publics.

- Introduction d’une initiative législative fédérale.

- Remplacement du service militaire par un service civil obligatoire.


- Rendre déductible les charges des entreprises liées au recyclage des déchets et aux mesures pour lutter contre la pollution.

- Socialisation de l'héritage.


Au vote final, c'est en premier lieu l'étatisation des banques qui l'a emporté, et en deuxième position, la socialisation de l'héritage.

A présent, nous nous rendrons le 19 mai à la prochaine assemblée des délégués de la Jeunesse Socialiste Suisse pour débattre du choix final et défendre nos deux propositions.

A suivre donc.


03.04.2012

Autogestion dans l'organisation du travail

Autogestion dans l'organisation du travail

Dernière proposition d'initiative fédérale pour la JSS avant le vote de la JSG.

Le cœur du socialisme consiste en la libération réelle de l'individu de toute exploitation ou de toute domination socio-économique.
Cette libération passe par la socialisation des moyens de production et la transformation de l'organisation du travail.

Cette socialisation peut certes être réalisé via la propriété collective étatique.
Néanmoins, l'étatisme primaire n'est pas souhaitable, car l’État n'est pas bénéfique en soi, mais bien lorsqu'il ne sert pas les intérêts des classes dominantes, mais les intérêts de tous.

C'est dans cette optique, conscient du rapport de force politique et économique actuel, que je soutiens une socialisation des moyens de production par la transformation de l'organisation du travail via l'instauration d'une nouvelle forme de propriété des moyens de production : la propriété collective des travailleurs.
Cette propriété collective des travailleurs correspond à la généralisation du modèle de coopératives autogérées et à l'abolition su salariat.

« Le régime des coopératives civilisées, quand les moyens de production appartiennent à la société et que le prolétariat a triomphé de la bourgeoisie comme classe, c'est le régime socialiste. » Lénine

Par coopérative autogérée, j'entends deux critères essentiels :

- Une prise de décision collective des travailleurs dans la gestion et la coordination de la coopérative.

- Un tournus dans les fonctions coordinatrices de l'entreprise.


L'autogestion dans l'organisation du travail est un grand pas ambitieux sur la voie du socialisme et du dépassement du capitalisme, et sur le chemin de la libération de l'individu de la domination capitaliste.

02.04.2012

La Rom-anie, une fausse bonne idée

La Rom-anie, une fausse bonne idée

Il y a quelque temps, j'avais publié de manière un peu hâtive quelques lignes concernant l'idée de la création d'un État rom.

Si cette idée pouvait à l'origine paraître attirante, elle va en réalité dans le plus mauvais des sens.

Certes la création d'un État rom aurait le mérite de permettre aux Roms d'échapper à leurs actuelles mauvaises conditions de vie, mais ce type de raisonnement nie la nécessité d'une intégration de la population rom dans leur lieu de vie.

En effet, il est souhaitable de soutenir une meilleure intégration de la population rom dans leur lieu d'habitation, et un renforcement de leurs droits.

Plutôt que de s'emballer pour une idée illusoire, mieux vaut donc réfléchir pragmatiquement comment améliorer le niveau de vie de la population rom là où elle réside, notamment en leur assurant un accès réel aux services publics et aux prestations étatiques.

09:01 Publié dans Les Roms | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roms | |  Facebook

28.03.2012

Socialisation de l'héritage

Socialisation de l'héritage

Encore dans le cadre de l'élaboration de notre nouvelle initiative fédérale JSS, quelques mots en faveur de la socialisation de l'héritage.

Tout d'abord, je tiens à rappeler que la socialisation de l'héritage n'est pas qu'une mesure essentielle à la construction du socialisme, mais aussi à l'accomplissement de la vision philosophique du libéralisme politique.
C'est d'ailleurs pourquoi des chantres de la méritocratie, comme les Jeunes Libéraux-Radicaux, soutiennent une telle mesure, puisque l'héritage n'est jamais quelque chose de mérité. 

Dans une optique socialiste, à laquelle j'adhère, il s'agit non de mérite, mais d'égalité.
En effet, la socialisation de l'héritage signifie le partage égalitaire et collectif des héritages de tous.

Ce partage permettra de donner à tous la même égalité des chances, et de limiter la reproduction
sociale (stratification sociale) par capitaux hérités, telle que décrit par Bourdieu.
Certes, on ne limite pas ainsi l'héritage de capitaux sociaux, culturels, ou symboliques, mais on limite déjà dans une large mesure la propension d'un ordre social à se reproduire.
Bien entendu, il faudra différencier héritage des biens privés, des biens immobiliers, et des capitaux mobiliers. La socialisation de l'héritage pourrait uniquement concerner les biens immobiliers et les capitaux mobiliers, sans toucher aux biens privés.

Ce qui est certain, c'est qu'avec la socialisation de l'héritage, chacun recevra dans une proportion équitable une part de l’héritage collectif, ce qui représentera un grand pas en faveur de l'égalité des chances, essentielle à la construction d'une société juste et harmonieuse.

Pour toutes et pour tous, sans privilèges !

27.03.2012

Étatisation du logement

Étatisation du logement

Toujours dans le cadre de l'élaboration de notre nouvelle initiative fédérale JSS, voici quelques mots en faveur de l'étatisation du logement.

« La propriété privée nous a rendus si stupides et si bornés qu'un objet n'est nôtre que lorsque nous le possédons. » Karl Marx

Je soutiens que le logement devrait être propriété de la collectivité à travers l’État, et que ce dernier devrait le gérer et répartir de manière égalitaire.

Pourquoi aurions-nous besoin de posséder un logement de manière privée ?
Ne pouvons-nous pas nous satisfaire d'en être propriétaire à travers la société ?

Notons que à Genève, seule 20% de la population a la propriété privée de son logement.

La propriété collective, sociale, du logement, permettra d'en finir avec les grandes inégalités entre individus concernant l'accès à un logement décent qui leur permette de vivre dans de bonnes conditions.
Nous pourrons partager équitablement le logement, et ne pas laisser des familles de 5 personnes s'entasser dans un trois pièces, alors que certains individus privilégiés vivent dans de vastes logements personnels. De même, nous pourrons régler le problème des jeunes qui galèrent longuement pour trouver un logis à des prix abordables.

L'étatisation du logement, via expropriation et indemnisation, est donc la solution à la crise du logement.
La propriété collective du logement est la solution égalitaire pour que tout le monde puisse vivre dans de bonnes conditions.

Pour toutes et pour tous, sans privilèges !

26.03.2012

Étatisation des banques

Étatisation des banques

Dans le cadre de notre réflexion collective sur le lancement d'une nouvelle initiative populaire fédérale de la JSS, je développe ci-dessous un petit argumentaire en faveur d'une des idées d'initiative qui me tient à cœur : l'étatisation des banques. Cette proposition a notamment été soutenue par le comité directeur de la JSS. Elle est aussi intégrée au programme de la JSG.

Les banques ont provoqué la crise financière par leurs investissements et leurs crédits pourris.
Cette crise financière s'est ensuite transmise à l'économie réelle créant chômage et pauvreté.
Mais ce n'est pas tout.
Les banques ont ensuite dû mendier à la collectivité pour éviter la faillite, endettant ainsi les États qui se sont retrouvés avec la crise de la dette que l'on connaît.
A la suite de cela, les gouvernements européens ont profité de cet endettement étatique pour mettre à bas l'Etat-providence et pour renverser les institutions démocratiques, remplaçant des gouvernements élus par des pantins technocrates.
On assiste ici à une contradiction systémique flagrante du capitalisme : soit l’État sauve les banques en saccageant l'Etat-social et par conséquent en jetant dans la misère sa population tout en détruisant son économie, soit l’État ne sauve pas les banques, mais alors l'économie capitaliste s'écroule et la population se retrouve dans la misère...
Une seule résolution possible de cette contradiction propre au capitalisme : le socialisme !

Les banques sont le cœur du problème et de la solution.
Le problème vient du fait qu'elles ne sont pas contrôlées par la collectivité et par des instances démocratiques. Des managers surpayés, des traders avides, et de gros actionnaires cupides, forment le trio infernal qui guide les choix stratégiques des banques.
Reprendre le contrôle des banques est donc essentiel si l'on veut éviter toute nouvelle crise financière induite par les logiques capitaliste qui prévalent lorsque les banques sont laissées à elles-mêmes.
La solution vient du fait que si le peuple contrôle démocratiquement les banques, il se donne les moyens d'auto-déterminer son avenir économique. Car contrôler les banques, c'est contrôler le crédit. Et contrôler le crédit, c'est contrôler le développement économique, donc c'est avoir le pouvoir de choisir ce qui est nécessaire et ce qui ne l'est pas au bien-être collectif.
Démocratiser les banques passe donc évidemment par une étatisation.

Avec le contrôle démocratique des banques, la population pourra en plus de cela imposer un fonctionnement égalitaire au sein de ces institutions, limiter les écarts salariaux, imposer une réelle transparence, etc.

Enfin, l'étatisation des banques représentera une source de revenus bienvenus pour la collectivité qui pourra ainsi financer de nouvelles avancées sociales.

25.03.2012

Nouvelle initiative fédérale de la Jeunesse Socialiste Suisse

 

Nouvelle initiative fédérale de la Jeunesse Socialiste Suisse

Lors de l'assemblée annuelle de la JSS du weekend dernier, nous avons décidé de lancer une nouvelle initiative populaire fédérale.

Cette initiative doit être pour nous un nouveau symbole de mobilisation et d'union de la jeunesse socialiste autour d'un objectif commun et fédérateur.

L'expérience de l'initiative 1:12 a prouvé que la Jeunesse Socialiste est capable de récolter le nombre de signatures voulu dans le temps requis.

Notre détermination à changer l'organisation de la société en Suisse passera donc par cette nouvelle initiative, qui nous permettra ainsi d’œuvrer concrètement en faveur d'un des thèmes développés dans notre document Démocratie Socialiste.

http://radikaledemokratie.ch/?page_id=7&lang=fr

En mai, nous choisirons notre projet d'initiative.

Personnellement, je soutiendrai devant l'assemblée de la JSS potentiellement 3 idées, importantes et nécessaires selon moi dans la construction du socialisme démocratique :

- l'étatisation des banques

- l'étatisation du logement

- la socialisation de l'héritage

Je développerai ces idées dans mes prochaines publications.

Je me réjouis en tout cas que nous nous lancions dans cette nouvelle aventure politique que représentera le lancement de cette nouvelle initiative.

Vive la Jeunesse Socialiste !

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24.03.2012

La nation n'existe pas !

La nation n'existe pas !


Celles et ceux qui lisent la presse libérale auront eu l'occasion hier de me voir dans le Temps au sujet du nationalisme de gauche.
Je profite donc de cette occasion pour clarifier ma position concernant le nationalisme, vu que certains semblent ne pas avoir très bien compris que l'ensemble de ma réflexion portait sur des aspects de stratégie politique et sur des fluctuations électorales, et non sur les idées nationalistes.


Qu'est ce que le nationalisme ?

Le fondement de la société, pour le nationalisme, réside dans la nation.
Une nation est une communauté culturelle homogène.
Donc pour le nationalisme l'organisation de la société doit se faire entièrement en fonction de l'appartenance culturelle (forme de communautarisme à large échelle).

La Suisse est un pays multinational qui s'est développé grâce aux migrations et au métissage de sa population. Cette diversité est une richesse et fait de notre pays une expérience réussie d'un vivre-ensemble multiculturel.

Qu'est ce que la culture suisse aujourd'hui ?

Principalement, une culture qui passe par des institutions (démocratie semi-directe, fédéralisme, plurilinguisme, etc.) Cette culture n'est pas dominante, elle ne détermine pas nos faits et gestes.
Non, la culture dominante en Suisse, du moins dans les villes, est la culture européenne (ou occidentale). C'est elle qui fait que nous mangeons, pensons, consommons d'une certaine façon.

Toute idée nationaliste est donc absurde !
Il n'y a pas de communauté culturelle homogène en Suisse.

La nation n'existe pas !

Quant au socialisme, il peut certes être mis en place à l'échelle d'un pays, mais il est encore mieux si il est mis en place à l'échelle d'une région comme l'Europe, ou bien carrément à l'échelle du monde.

Le nationalisme doit être combattu car il est porteur d'un message de haine : si vous n'êtes pas comme nous, alors nous ne voulons pas de vous.

Le socialisme est internationaliste car il cherche à réunir les populations opprimées par le capitalisme dans une nouvelle organisation égalitaire de la société.

Nous combattrons donc le nationalisme !

Je souhaite à présent publier de manière anonyme quelques réactions qui me sont parvenus suite à l'article publié dans le Temps.

« Salut a toi Adrien au départ je ne te soutenais pas, mais ce que le journal le Temps à fait contre toi c'est dégueulasse, moi je suis aussi pour état interventionniste et protectionniste, moi aussi je n’adhère pas aux nationalisme ni à leur thèse,et je sais que c'est violent de se faire traiter d’extrême-droite quand on ne l'est pas. »
J. M.

«
Le fait que Le Temps ait braqué le projecteur sur le blog de Adrien Faure afin de créer une polémique qui n'en est pas une, est bien dommage. Confondre un jeune socialiste en pleine confrontation de concepts, de notions, d'élaborations d'une sensibilité politique en devenir, avec les imprécisions, les erreurs, les hésitations nécessaires, les audaces, tout cela démontre davantage un climat extrêmement tendu chez certains officiels... alors que dans les bords politiques adverses, on entend des propos bien plus malsains de la part de certains jeunes membres de partis de droite dure... Je trouve très sympathique, moi, ce que fait Adrien Faure. Je l'encourage à continuer et à ne pas être contrarié par les frilosités ambiantes. Il faut bien commencer par être maladroit avant d'être adroit... La liberté d'expression est bien plus vaste que ce que certains essaient de faire croire. Evoquer le "national-socialisme" dans cette affaire, tout cela est vraiment grotesque. Pour le coup, les excès ne viennent pas toujours de la jeunesse... Peut-être faut-il être d'aucun parti pour pouvoir penser librement ?... »
C.

« Et bien moi, à 20 ans, je ne me préoccupais absolument pas de politique. J'aurais été dans l'incapacité totale de maîtriser la moindre notion, quelle qu'elle soit. Et cela ne relève pas de l'indignité, mais de l'inexpérience. Je trouve donc que Adrien Faure a bien du mérite de s'y exercer publiquement. Donc, s'indigner ici est bien dérisoire; alors que nombre de scandales se perpétuent impunément à l'échelle nationale par des hommes politiques élus et confirmés. Exonérations d'impôt des entreprises qui délocalisent, abaissement des impôts pour les riches, libéralisation des services sociaux, du livre; accroissement de la production, des bénéfices, du PIB, sans compensation sur les salaires ou les jours de congés; masse considérable d'argent issus de la corruption politique étrangère, des dictatures et probablement des trafics de toute sorte dans les coffres des banques suisses; spéculation sur les loyers; quelques milliards chaque années qui partent du 2ème piliers vers la finance actionnariale; sans parler de la xénophobie et du populisme qui nous valent des initiatives et des lois absurdes. Il y a des lieux pour s'indigner, et d'autres pour débattre. Pourquoi n'aurait-il pas le droit de faire de son blog un think tank, avec le risque toujours évident, de dire des choses un peu déplacées ? Ce problème arrive également à des organisations comme Terra Nova, en France, par exemple. Par moment, ça dérape. Bon. On a quand même pas affaire à un terroriste... ;-) Les donneurs de leçons, de gauche comme de droite, ne veulent pas débattre; ils ne veulent que juger et condamner. Ils sont trop autoritaires et gardiens du Temple pour être de vrais démocrates. L'interdiction les fascine toujours beaucoup. Laissez respirer la pensée, merci... Pour ma part, l'idée de "nationalisme de gauche" m'a fait penser au souverainisme de gauche, qui n'est pas d'extrême droite et qui défend les intérêts socio-économiques d'un pays en refusant qu'une instance extérieure y impose une idéologie contraire. Exemple : la commission européenne. Ca peut se défendre, avec d'autres mots et d'autres visées que de la pure tactique politicienne... »
C.

Et je conclurai par l'Internationale en estonien.



 

22.03.2012

Glossaire schématique des tendances idéologiques et partisanes en politique

 

Glossaire schématique des tendances idéologiques et partisanes en politique

Au lieu de mon habituel glossaire de plus en plus verbeux, j'ai réalisé quelques schémas sous formes d'axes analytiques afin de représenter les tendances idéologiques et partisanes en politique.

Axe socio-économique.png


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21.03.2012

No pasarán

No pasarán

Le 11 février, j'ai publié sur ce blog une analyse théorique concernant les conséquences potentielles de la création d'un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2012/02/11/du-nati...

Je désire aujourd'hui revenir sur cette analyse.

En effet, après réflexion supplémentaire, je pense à présent que l'on peut établir que la création d'un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques ne serait pas souhaitable, même d'un point de vue stratégique.

Car un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques risquerait non seulement de prendre une (large) part de l'électorat UDC, mais aussi d'attirer à lui de nouvelles franges de la population. Cet afflux potentiel, cet appel d'air, représente un danger politique pour les forces de gauche.

Le risque que représente politiquement un parti nationaliste de gauche sur les questions socio-économiques est donc élevé, et par conséquent on ne peut que espérer que ce type de parti ne se développe jamais.






19.03.2012

Assemblée Annuelle de la JSS : retour aux sources de la social-démocratie

Assemblée Annuelle de la JSS : retour aux sources de la social-démocratie

Durant le weekend du 17 et 18 mars s'est tenue l'Assemblée Annuelle de la Jeunesse Socialiste Suisse qui a réuni 300 Jeunes Socialistes de tous les cantons.

Le samedi, nous avons débattu pendant 6h30 (et 169 amendements) d'un nouveau document de fond pour notre parti.
Ce document, que j'avais présenté précédemment sous le nom de Démocratie Radicale, a été rebaptisé Démocratie Socialiste.

Ce texte présente la tendance idéologique de la JSS qui consiste à marier réformisme radical démocratique et socialisme.

Concrètement, l'objectif est de démocratiser radicalement la société, la politique, et l'économie, afin de dépasser le capitalisme.
Il s'agit clairement d'un projet de société d'orientation marxiste réformiste, rappelant parfaitement les premiers courants idéologiques de la social-démocratie (ou du socialisme démocratique).
On y trouve notamment, en ce qui concerne l'axe socio-économique, la socialisation des moyens de production, l'abolition du salariat, et l'autogestion dans l'organisation du travail.

Qu'est ce qui nous différencie alors de l'extrême gauche réformiste ?

Principalement le fait que nous avons une grande conscience du rapport de force politique et économique qui prévaut en Suisse aujourd'hui.
Cette conscience des rapports de force nous pousse à ne pas nous enfermer sur nous-mêmes dans un sectarisme improductif, mais à développer un certain, et pertinent, pragmatisme (une forme d'aptitude au compromis intelligent).

Ainsi, la JS manie d'une main une radicalité idéologique qui lui permet de réellement penser différemment la société de manière systémique, et de l'autre, elle déploie une activité politique efficace et pragmatique, adaptée et adaptable à la situation contemporaine helvétique.

A la Jeunesse Socialiste Genevoise, nous souhaitons suivre l'exemple de cette performance de la JSS, en développant, en sus de notre activisme politique habituel, un manifeste qui nous permettra de présenter notre vision de la société et du socialisme démocratique.

Réjouissons-nous en tout cas de cette belle et ambitieuse concrétisation théorique par la JSS, de la volonté du PS de dépasser le capitalisme.

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Élection à la co-présidence de la Jeunesse Socialiste Genevoise

Élection à la co-présidence de la Jeunesse Socialiste Genevoise

Mercredi 14 mars, lors de notre assemblée annuelle, j'ai été élu à la co-présidence de la Jeunesse Socialiste Genevoise avec ma camarade Olga Baranova.

Cette élection est la conclusion enthousiasmante de deux années d'engagement au sein de la JSG, et c'est pour moi un grand plaisir que d'avoir cette opportunité de m'investir davantage encore pour défendre nos idées et nos valeurs. Je remercie donc mes camarades de leur confiance.

Si l'on fait le bilan de nos activités de ces dernières années, marquées par la présidence de mon camarade Romain de Sainte-Marie, l'évolution de notre jeunesse de parti est tout à fait positive et réjouissante.

Nous avons en effet gagné en visibilité et en efficacité, en développant un style décalé et ludique, lors de nos actions et de nos campagnes, qui correspond à un militantisme davantage attractif et moderne.

Pour l'avenir, il nous tient à cœur de poursuivre cet activisme joyeux, tout en agissant sur de nouveaux axes (que je présenterai dans mes prochaines publications).

Vive le socialisme !
Vive la Jeunesse Socialiste !

13.03.2012

News socialistes

News socialistes


Je sais, je ne publie plus beaucoup ces temps-ci.
Un peu par manque de temps, et un peu par manque d'inspiration.
Alors, pour changer un peu de mes réflexions sur les idéologies, je vous fais un petit tour de ces derniers et prochains jours en ce qui concerne mon engagement socialiste.


Cercle Gramsci

Ce dimanche 4 mars, la première rencontre (post-fondation) du cercle a réuni une dizaine de personnes (comme lors de la réunion de fondation) autour d'une discussion riche en débats pluralistes et en échanges constructifs sur la critique du capitalisme.
Cette première discussion est fondamentale, car elle permet de jeter les bases de notre travail de recherche et de prospection idéologique.
En effet, toute théorisation du dépassement du capitalisme commence par une définition large et détaillé de ce mode d'organisation et de production, ainsi que par une critique fournie et approfondie des mécanismes et des tribulations empiriques de ce modèle de société.

Notre cercle se réunira à nouveau le dimanche 18 mars.
Nous y poursuivrons notre critique collective du capitalisme.


Assemblée annuelle de la Jeunesse Socialiste Genevoise

Demain soir se tiendra l'assemblée annuelle de la Jeunesse Socialiste Genevoise.

Ce sera notamment l'occasion de dire au revoir et de féliciter notre co-président Romain de Sainte-Marie, étant donné que ce dernier va quitter la présidence de la JSG pour celle du PSG.

Nous ferons en outre le point sur nos activités passées, présentes, et futures.


Club Socialiste Genevois des Arts Martiaux

Le mardi 20 mars, la JSG lancera son Club Socialiste Genevois des Arts Martiaux.


La création de ce club s'inscrit dans l'idée de développer des activités interactives entre membres du parti, tout comme les anciens mouvements ouvriers organisaient autrefois moult activités entre leurs membres.

Le Club Socialiste Genevois des Arts Martiaux organisera chaque semaine, au Temple des Pâquis, des rencontres inter-martiales autogérées ouvertes aux pratiquants adhérant aux idéaux socialistes.


Assemblée annuelle de la Jeunesse Socialiste Suisse

Ce weekend, nous nous rendrons à Berne pour participer à l'assemblée annuelle de la Jeunesse Socialiste Suisse.

Le très intéressant et enthousiasmant document « Démocratie Radicale » y sera notamment discuté.

http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2012/02/27/la-demo...

Pour rappel, ce dernier prévoit (dans sa version actuelle) la socialisation des moyens de production, l'abolition du salariat, et l'autogestion dans l'organisation du travail.
Bref, le dépassement du capitalisme.

A suivre.

02.03.2012

Réponses au Carnet vert

Réponses au Carnet vert

J'ai eu récemment le plaisir de rencontrer une lectrice de mon Blog, cette dernière ayant entrepris de m'inviter à faire sa connaissance lors d'une rencontre IRL (In Real Life).
J'ai reçu de ses mains un petit carnet vert de notes, de questions, et de remarques, concernant mes derniers écrits.
Je me suis donc intéressé à répondre et à réagir au contenu de ce carnet. En voici le résultat.

Démocratie spatiale

Par démocratie spatiale, j'entends marquer l'importance d'un échelon dans l'échelle démocratique idéale de la construction collective. En me basant sur les théories de l'écologie politique / décroissance (Serge Latouche, Paul Ariès, André Gorz, Nicolas Ridoux), ainsi que sur les théories fédéralistes, je retire l'idée qu'il est important de bien appuyer le fait que toute organisation politique commence par un découpage spatial articulant de fait une certaine conception de l'ordre et de la hiérarchie dans les rapports de force entre régions (comme on peut le voir avec une analyse géographique centre-périphérie par exemple). D'où la nécessité selon moi de décentralisation (maximale possible) politique et économique, étant donné que la décentralisation induit l'autonomie.

Assemblée populaire

La question du degré de compétence et de souveraineté de l'assemblée populaire de quartier ou de village dépend essentiellement du degré de décentralisation et de relocalisation économique et politique. Dans une organisation sociale communautaire (par exemple sur un modèle anarchique, écologiste, ou communiste), l'assemblée populaire dispose évidemment d'un degré de compétence fortement élevé, alors que dans une organisation sociale individualiste (socialiste ou capitaliste) l'assemblée populaire se retrouve avec moins de prérogatives. De manière évidente, un système centralisé ôterait du sens à l'assemblée populaire en réduisant sa capacité d'action.

Science et politique

J'adhère à l'idée de la création d'organes scientifiques spécifiques de consultation pour les acteurs politiques et médiatiques tant que cette idée ne s'amalgame pas à une forme de corporatisme de spécialistes ou de vampirisme technocratique. Il me semble que Dominique Bourg développe une idée à ce sujet : à creuser.

Tirage au sort

Une théorie de la démocratie extrêmement bien présenté par Etienne Chouard. L'idée de parrainage que je lui reprends signifie simplement que tout citoyen volontaire pour être tiré au sort doit recueillir pour cela un certain nombre de signatures de citoyens acceptant de le parrainer.
J'aimerais ajouter que des éléments de la sociocratie pourraient être utilisés avec la théorie du tirage au sort.

Les banques et le crédit

Une étatisation des banques est-elle une si grosse affaire qu'elle nous paraisse si ardu ?
Je suis certain que les forces de gauche finirons par se saisir de cette excellente idée de démocratisation du crédit et de contrôle sain du développement économique. Assez de laissez-faire !

Publicité consumériste

Certes, interdire n'est jamais agréable, ni toujours efficace. Mais toutefois, transiger sur l'interdiction de la publicité consumériste est difficilement envisageable selon moi. La publicité consumériste est le moteur du productivisme matérialiste qui provoque la crise écologique... Si nous voulons l'arrêter nous devons bien passer par une interdiction, question de survie pour l'humanité.

Transparence

Instaurer la transparence dans le secteur économique étatique et privé, ainsi que dans la sphère politique, n'est pas si compliqué il me semble. Il s'agit principalement de donner à l'ensemble de la population l'accès à toutes les informations que ce soit par l'intervention de l’État, l'établissement de règles de transparence contraignantes, ou par le contrôle d'organes indépendants. Par exemple, on pourrait commencer comme dans certains pays de Scandinavie où les impôts de chacun sont publiés sur internet dans un site accessible à tous.

Démocratie économie

Tendre vers une société égalitaire nous amènera naturellement vers une société sans classe où l'harmonie régnera entre les individus puisque les rapports de domination et d'exploitation économique seront supprimés.

Rapports sociaux

Le projet socialiste va supprimer les rapports de domination et d'exploitation économique, mais cela ne signifie pas que tout rapport de force ou de domination disparaîtra pour autant... Les théoriciens élitistes de l'organisation (Michels il me semble) ont bien montré que dès qu'il y a organisation collective il y a création d'un rapport de domination. Il s'agit donc de mettre en place les bons garde-fous politiques pour éviter toute dérive imprévue.

Auto-limitation

Comme pour la publicité consumériste, certains ne vont pas trouver ça très drôle, mais cela est néanmoins écologiquement (et donc socialement) nécessaire si nous voulons régler la cris écologique. Techniquement, une planification négative collective permettrait de mettre le principe d'auto-limitation en place. On se contente de filtrer les activités économiques écologiquement nuisibles jusqu'à atteindre le seuil des capacités régénératives de la biosphère.

Socialisme

Le socialisme est une idéologie, entendu comme un projet de société collectif articulé politiquement. Il s'agit concrètement d'une vision de comment organiser la société en abolissant les rapports de domination et d'exploitation économique, donc en construisant une société égalitaire.

Extrême gauche, Anarchistes et Objecteurs de croissance

Ces acteurs politiques mènent une lutte proche de la nôtre, même si nous ne sommes pas forcément d'accord sur la finalité (et c'est là notre principale différence). Ainsi, je rejette fortement l'idée d'organisation sociale communautaire qui est intrinsèque au communisme, à l'anarchisme, et l'écologisme. Seul le socialisme représente la voie qui correspond à ma vision du monde.


Les mythes et les symboles

Développer nos programmes, nos idées, notre action sur le terrain politique sont des éléments essentiels de notre lutte. Toutefois, nous devons effectivement développer de nouveaux symboles, de nouvelles représentations, de nouveaux mythes, à notre mouvement. Nos adversaires jouissent ce niveau d'une omniprésence de fait (systémique), et c'est pourquoi il est d'autant plus important de développer notre réflexion sur ce champ-la. J'avoue que c'est un point qui me paraît encore peu abordé et sur lequel nous devrions davantage nous pencher.

Marché et planification

Je pense qu'il faut utiliser les deux tout en restant pertinent dans la sélection des secteurs économiques. Le modèle d'ex-Yougoslavie pendant la Guerre Froide est intéressant à ce niveau-la.
Un système de coopératives autogérées étatiques et privées (propriété collective des travailleurs) en concurrence sur des marchés et planifiés sur certains secteurs me semble une forme d'organisation socialiste pertinente et efficace.

Méritocratie et économie planifiée

Cela peut surprendre, mais il y a un socle méritocratique assez fort dans l'économie planifiée (pure). Ainsi, dans l'économie planifiée, les postes de travail dépendent de la planification de la production en fonction des besoins collectifs. Ces postes de travail induisent la formation d'individus compétents. Il y a donc compétition méritocratique entre les individus en formation pour l'accès à ces postes, étant donné que l'héritage est socialisé et l'égalité instauré.

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Un grand merci encore à la lectrice au petit carnet vert !